Tag: Taradeau

  • Plusieurs reprises de feu ont empêché de fixer l’incendie dans le Gros Bessillon vendredi

    Plusieurs reprises de feu ont empêché de fixer l’incendie dans le Gros Bessillon vendredi

    Les vents d’ouest du début de semaine, qui avaient posé de grandes difficultés dans la lutte contre l’incendie du massif du Gros Bessillon, devaient se calmer vendredi. Ce sont des vents « très tourbillonnants », selon la préfecture du Var, qui s’y sont finalement substitués, provoquant de nombreuses reprises de feu, notamment à partir de 14h, après une nuit durant laquelle une reprise sur le secteur de Sainte-Catherine, à Pontevès, a embrasé 1,5 hectare, tandis que les 800 pompiers et 109 militaires mobilisés étaient parvenus, une fois encore, à préserver Cotignac des flammes.

    Les 1 000 sapeurs-pompiers, dotés de 265 véhicules feux de forêts, un avion DASH, quatre Canadairs, dont un Croate, dans le cadre du Mécanisme de protection civile de l’Union européenne (MPCU), et trois hélicoptères bombardiers d’eau, dont un lourd, se sont employés à contenir des feux qui menaçaient désormais, en plus de Pontevès, les communes de Barjols, Châteauvert et Correns, un peu plus tard dans l’après-midi.

    Des orages sont attendus ce samedi

    300 nouvelles évacuations ont été réalisées en plus de celles de jeudi, certaines personnes n’ayant toujours pas pu regagner leur domicile. 12 communes ont activé au moins un centre de regroupement : Barjols, Le Val, Correns, Brignoles, Brue-Auriac, Pontevès, Carcès, Sillans-la-Cascade, Salernes, Montfort-sur-Argens, Lorgues et Châteauvert. Les personnes qui avaient été évacuées à Pontevès et Montfort-sur-Argens ont toutefois pu regagner leur domicile, en début de soirée.

    Deux axes routiers (RD45 et RD 554) étaient partiellement filtrés pour faciliter les évacuations, tandis que des portions des RD560, RD60, RD22 et EV8 étaient fermées à la circulation.

    La journée de ce samedi, où des orages sont prévus – et même espérés – dans le département du Var, pourrait permettre aux pompiers d’avancer dans leur entreprise de fixation. En espérant que, cette fois, la météo ne leur joue pas de tours.

    Deux enquêtes ouvertes

    Le parquet de Draguignan a ouvert deux enquêtes au sujet des incendies dans le Var : une pour celui de Pontevès, et une autre pour celui des Arcs-Taradeau. La piste criminelle serait privilégiée pour ce dernier selon BFM Var, qui indique qu’un suspect en scooter ayant mis le feu à l’aide de bidons d’essence aurait été identifié et serait recherché. Un appel à témoins a été lancé par la gendarmerie du Var. Les coupables encourent entre 5 ans de prison (incendie involontaire ayant généré des blessures) et la perpétuité (feu volontaire ayant causé des décès).

  • Aux Arcs, un soulagement mesuré après la fixation de l’incendie

    Aux Arcs, un soulagement mesuré après la fixation de l’incendie

    Mardi matin, c’est un sentiment « d’apaisement » qui animait le maire (DVC) des Arcs-sur-Argens, Marcel Florent, après la fixation, lundi soir, de l’incendie qui a parcouru 200 hectares sur sa commune et celle de Taradeau. Pendant près de 48h, il a, avec son équipe, participé à l’appui du Sdis 83 (fourniture de repas, mise à disposition de douches, aide aux évacuations…) tout en se mobilisant pour ses administrés. Ex-sapeur-pompier, il est rompu à ces moments où chaque minute compte, comme ce fut déjà le cas aux Arcs, en 2003, lorsqu’un feu s’était déclaré « déjà sur la colline de Taradeau, suivant le même chemin que dimanche, à part qu’il n’avait pas touché les maisons », se remémore-t-il.

    Des habitations depuis lesquelles il a assisté, alors qu’il participait aux évacuations des habitants dimanche, au passage « d’une boule de feu », décrit-il, qui « a transpercé sur 200 à 300 mètres les villas des quartiers résidentiels de la partie haute de la ville », avant de mettre feu à des végétaux dans la forêt environnante. Le bilan reste limité : onze habitations endommagées, quatre détruites, et onze familles relogées. Les habitants sont appelés à se signaler pour recenser les dégâts, alors qu’un assureur va épauler la municipalité pour la prise en charge des sinistres. Une demande de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle a par ailleurs été adressée à la préfecture. « Les pompiers ont sauvé une centaine de maisons. Ils ont mis le paquet dès le départ et ont été d’une grande efficacité », salue Marcel Florent.

    Le vent ne va pas s’arrêter

    Toute la nuit durant, ces derniers ont réalisé « un travail de fourmis afin d’aller sur chaque point chaud, chaque lisière pour qu’on ait très peu ou pas de risque de reprise de feu en limite de celles-ci », décrit le lieutenant-colonel François Barretti. Car les conditions annoncées ce mardi, entre vent chaud et hygrométrie (humidité de l’air) très faible, autour de 15% contre 40 à 60% en temps normal, étaient particulièrement défavorables. Les opérations de noyage se sont ainsi poursuivies durant la matinée grâce à 220 sapeurs-pompiers, mais ont été largement ralenties suite au départ de feu déploré à Pontévès à la mi-journée.

    Il convient désormais, dans une saison record (42 000 hectares brûlés en France depuis début 2026), et alors que le vent va continuer de souffler en fin de semaine, d’améliorer, à court terme, ce qui peut l’être, en attendant des politiques plus engageantes vis-à-vis du changement climatique. « Il faut prendre toutes les précautions : améliorer le débroussaillement notamment sur les haies de résineux, élaguer les branches qui passent au-dessus des habitations, et à moyen terme, mettre des sens uniques dans des chemins très étroits pour favoriser l’accès des pompiers », soumet le président (LR) du conseil départemental, Jean-Louis Masson.

  • À Pontevès, 1 700 hectares brûlés, triste record de l’année en Provence

    À Pontevès, 1 700 hectares brûlés, triste record de l’année en Provence

    L’incendie qui s’était déclaré dimanche après-midi, ravageant 200 hectares de forêt sur les communes des Arcs-sur-Argens et de Taradeau, tout juste fixé lundi en début de soirée, un nouveau feu a embrasé un champ à Ponetvès, village situé à 20 km au nord de Brignoles, mardi vers 12h30. Pour éviter que les flammes ne se propagent, eu égard aux vents chauds qui étaient redoutés ce jour, 111 sapeurs-pompiers, 15 véhicules feux de forêts, 4 véhicules de commandement et 2 hélicoptères bombardiers d’eau ont rapidement été dépêchés sur place. Cela n’a toutefois pas suffi à endiguer l’incendie, qui s’est largement étendu aux vignes environnantes ainsi qu’au massif du Bessillon.

    1 000 ha brûlés en 1 heure

    Le dispositif a, en conséquence, été largement renforcé tout au long de l’après-midi : 800 sapeurs-pompiers, 60 gendarmes nationaux et policiers municipaux, 200 véhicules feux de forêt, cinq canadairs, quatre hélicoptères bombardiers d’eau, dont un hélicoptère lourd Super Puma, et 2 avions DASH étaient à pied d’œuvre pour circonscrire le feu. Quatre militaires avec un engin chenillé pour l’ouverture de pistes, ont ensuite été appelés en renfort.

    Les moyens aériens ont constitué le principal mode d’attaque jusqu’à la tombée de la nuit, permettant aux hélicoptères et aux Canadair d’intervenir efficacement. En fin d’après-midi, les vents se sont toutefois renforcés, comme l’annonçait le préfet du Var, Simon Babre : « Plus de 100 largages d’eau ont été réalisés, les DASH ont appliqué du retardant. Il est impératif de continuer l’action aérienne, sur une surface très étendue avec des parties du Gros Bessillon peu accessibles par véhicules terrestres. L’autre stratégie consiste à mettre du retardant sur les flancs de l’incendie, qui progresse de l’ouest vers l’est, pour qu’il ne s’élargisse pas. » Mais le feu s’est tout de même propagé à une vitesse monumentale, en direction de Cotignac. Alors que 700 hectares avaient brûlé à 20h, le préfet en déplorait 1 700 à 21h, soit 1 000 hectares de plus en une heure. La lutte s’est ainsi poursuivie pendant la nuit.

    Le camping municipal de Cotignac a été évacué, en plus des 400 personnes qui l’ont été sur la commune ainsi qu’à Pontévès, Correns, Sillans-la-Cascade puis Montfort-sur-Argens. Quatre habitants de Pontévès et deux sapeurs-pompiers ont été légèrement intoxiqués par les fumées, et un véhicule feu de forêts a été détruit. La zone de baignade de Sainte-Croix a également été évacuée, et plusieurs axes routiers (RD22, RD 554, RD 560 et RD13) fermés. Deux stations-service, à Barjols et Cotignac, ont par ailleurs été réquisitionnées.

    ET AUSSI

    Bouches-du-Rhône : accès interdit dans 23 massifs

    Face à un risque d’incendie de forêt jugé « très sévère », la préfecture des Bouches-du-Rhône interdit, ce mercredi 22 juillet, l’accès, la présence, la circulation et la réalisation de travaux dans 23 des 25 massifs forestiers du département. Sont notamment concernés les Alpilles, la Sainte-Victoire, le Garlaban, la Sainte-Baume, les Calanques, la Côte Bleue et le Cap Canaille.

    Seuls les massifs de Concors et de Trévaresse bénéficient d’un régime assoupli : les travaux y seront autorisés uniquement de 5h à 13h, sous réserve de mesures de prévention.

    Toute personne témoin d’un départ de feu doit contacter immédiatement le 18 ou le 112.

    Var : trois massifs interdits

    La préfecture du Var annonce, pour ce mercredi 22 juillet, la fermeture des massifs de la Sainte-Baume, des Monts Toulonnais et du Haut-Var en raison d’un risque d’incendie très sévère. L’accès, la circulation, les promenades et les travaux y sont interdits.

    Le risque est classé sévère dans six autres massifs : la Corniche des Maures, l’Estérel, le plateau de Canjuers, les Maures, le Centre-Var et les îles d’Hyères.

    Dans ces secteurs, l’accès est déconseillé et les travaux restent autorisés uniquement entre 5h et 13h, avant une interdiction l’après-midi.

    Vaucluse : cinq massifs fermés

    La préfecture de Vaucluse annonce la fermeture de cinq massifs forestiers, ce mercredi 22 juillet, en raison d’un risque d’incendie très sévère. L’accès est interdit toute la journée dans l’Enclave des Papes, le secteur Bollène-Uchaux, la Vallée du Rhône, le Petit Luberon et les Monts de Vaucluse. Les autres massifs du département demeurent accessibles, mais les autorités appellent à la plus grande vigilance.

  • Optimisme mais prudence quant à la fixation de l’incendie à Taradeau et aux Arcs-sur-Argens

    Optimisme mais prudence quant à la fixation de l’incendie à Taradeau et aux Arcs-sur-Argens

    La situation est maîtrisée, mais demeure précaire. Le violent incendie déclaré dimanche vers 15h30 à Taradeau, et qui a gagné la commune voisine des Arcs-sur-Argens, pour près de 200 hectares de forêt partis en fumée, n’a pas progressé ce lundi. Cela grâce au travail des 360 pompiers du Sdis 83, qui se sont employés toute la nuit durant à noyer le feu pour éviter toute reprise et éliminer les foyers résiduels qui menaçaient d’empirer la situation.

    Les autorités ont indiqué que le feu avait été fixé, lundi soir. Cela n’avait pas été possible plus tôt dans la journée « à cause de la reprise du mistral et de l’effet de fœhn [vents d’ouest chauds et secs, Ndlr.], qui a provoqué deux reprises de feu sur des secteurs déjà calcinés, à Taradeau et aux Arcs », explique le préfet du Var, Simon Babre. « Ces départs ont été repris par les pompiers, à l’aide de trois canadairs, deux bombardiers d’eau et un avion DASH, mais ils prouvent la fragilité de la situation pour les pompiers, avec de la matière inflammable et des troncs calcinés qui peuvent reprendre feu avec le vent. »

    Les secteurs d’habitations sécurisés

    Pour limiter encore les risques de reprise, une voie forestière a été ouverte aux Arcs par le 1erRégiment d’instruction et d’intervention de la sécurité civile (1er RIISC) de Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir), prépositionné en renfort, pour avoir « un point d’appui au sol », précise le préfet et afin de répandre « du produit retardant, par DASH et par camion, pour créer une barrière qui permettra de juguler les flammes si elles reprennent ».

    L’espoir était donc permis quant à une fixation du feu dans la soirée, « au bénéfice d’une brise marine qui [était] en train de se former et d’atteindre les flammes aux Arcs, provoquant une hausse du taux d’humidité, mais on restera très vigilent car des rafales de vent chaud sont prévues mardi, et à aucun moment il ne faudra considérer que la partie est gagnée », note Simon Babre.

    Le bilan matériel et humain reste quasi similaire à celui annoncé dimanche : un pompier légèrement blessé, quatre maisons détruites, 11 impactées et 15 véhicules brûlés. Tous les secteurs d’habitation sont sécurisés et à l’abri des flammes.

    Le préfet a par ailleurs tenu à saluer « les sapeurs-pompiers qui luttent depuis 48h avec des renforts de Moselle, de la Meuse, des Ardennes, des Alpes-Maritimes et des Hautes-Alpes, ainsi que le préfet de zone pour les moyens aériens qu’on a eu à titre préventif, ce week-end, et qui étaient déjà en survol quand le feu a été détecté, avec deux canadairs prépositionnés, et les avions DASH qui effectuaient des rondes dans le cadre du passage en alerte maximale feux de forêts, samedi ».