Stupeur dans le peloton de la Vuelta. A 33 kilomètres de l‘arrivée de la huitième étape, entre Puçol et Xeraco, Tadej Pogacar a lourdement chuté dans la montée du col de Brax. Le Slovène, porteur du maillot rouge de leader, vainqueur du dernier Tour de France et qui comptait près de quatre minutes d’avance sur son dauphin, l’Espagnol Enric Mas, a tenté de remonté sur son vélo. Mais son épaule gauche en sang ne lui a pas permis de poursuivre la course. Il a dû se résoudre à monter dans une ambulance, direction l’hôpital.
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[Tour de France] Tadej Pogacar se rapproche d’une cinquième couronne
Personne ne peut rivaliser avec lui lorsqu’il évolue au sommet de son art. Au cœur d’une foule immense, Tadej Pogacar a effacé un retard de 3 min 30 au pied de l’ultime ascension pour avaler ses adversaires un à un et décrocher sa 26e victoire d’étape sur le Tour de France, la première de sa carrière à l’Alpe d’Huez.
« C’est vraiment cool de gagner ici », lance-t-il. « L’atmosphère était folle pendant toute la montée et c’est grâce à toute l’équipe que j’ai pu la pousser au fond à l’arrivée. Je courais pour mes coéquipiers aujourd’hui, je suis vraiment content de gagner. Quand j’ai entendu que certains coureurs lâchaient au moment où Felix (Grosschartner) imprimait un gros rythme au pied de la montée, je savais qu’on allait y aller à fond pendant toute l’ascension parce que l’échappée était super forte. Au pied, dans les premiers kilomètres, j’avais de bonnes jambes et il ne restait pas beaucoup de gars qui auraient pu suivre donc j’y suis allé. J’y suis allé à fond jusqu’au sommet, avec Adam (Yates) au milieu qui m’a donné du boost, je suis très heureux qu’il soit de retour. »
Le Slovène a devancé le Français Lenny Martinez et l’Équatorien Richard Carapaz de 6 et 9 secondes grâce à une accélération foudroyante à la flamme rouge. Les deux hommes ont payé leur excès de prudence, s’étant trop observés dans les derniers kilomètres de l’ascension.
Derrière, Remco Evenepoel a conforté sa place de dauphin au classement général en se détachant dans le final du groupe des prétendants au podium. Le Belge a terminé à 2 min 29 du vainqueur, reprenant quelques secondes à Isaac del Toro (2 min 41) et à Paul Seixas (2 min 45).
Au classement général, Pogacar possède désormais 7 min 11 d’avance sur Evenepoel, 9 min 42 sur Del Toro et 10 min 06 sur Seixas, à la veille de l’étape-reine qui se conclura, elle aussi, à l’Alpe d’Huez, cette fois après le passage par le col de Sarenne.
Lenny Martinez profite quant à lui de son échappée et de la défaillance de Juan Ayuso, distancé dès les premières pentes de l’Alpe d’Huez, pour gagner deux places et grimper au cinquième rang du classement général, à treize minutes du maillot jaune.
Le grimpeur français pourra toutefois nourrir quelques regrets. Plus entreprenant dans l’ascension finale, il aurait sans doute pu offrir à la France sa première victoire d’étape de cette 113e édition. Trop attentiste, Martinez s’est contenté de répondre aux offensives de Richard Carapaz sans jamais prendre l’initiative.
Les deux hommes ont longtemps joué au chat et à la souris, en compagnie de Sepp Kuss, auteur d’une montée parfaitement maîtrisée. Le trio constituait la pointe d’une échappée de 42 coureurs partie sous un soleil radieux et portée par un public venu en masse sur les pentes mythiques de l’Alpe d’Huez, en Isère.
Au pied de la montée finale, une douzaine d’échappées disposaient encore de 3 min 30 d’avance sur le petit peloton du maillot jaune. Déterminé à inscrire son nom au palmarès de l’étape, Pogacar est passé à l’offensive à 12 kilomètres de l’arrivée. Le Slovène a alors commencé à dévorer les coureurs partis à l’avant, tel un Pac-Man jaune insatiable.
Il s’est d’abord appuyé sur son coéquipier Adam Yates, présent dans l’échappée et visiblement remis de sa gastro-entérite, avant de poursuivre son effort en solitaire au milieu d’une foule compacte pour aller chercher sa cinquième victoire d’étape dans ce Tour de France 2026.
« J’ai dû me battre contre de très bons coureurs mais ils se couraient après à la fin, ça m’a permis de revenir et de remporter l’étape. Nous y allons étape après étape, [samedi], c’est l’étape reine du Tour et j’espère que la dernière étape à Paris sera une belle journée ensoleillée. [Samedi] c’est la journée la plus dure du Tour », prévient Pogacar, décidé à garder son maillot jaune jusqu’au bout, et ainsi, décrocher sa cinquième étoile.
