Tag: Table ronde

  • Top départ pour le congrès de l’Union départementale CGT

    Top départ pour le congrès de l’Union départementale CGT

    En pleine crise politique et après un début de mouvement social intersyndical avec plusieurs journées d’actions en septembre, les militants de l’UD CGT 13 vont plancher, pendant trois jours, sur l’avenir de l’organisation, à partir de ce lundi à la Halle de Martigues. « Plus de 600 délégués sont attendus. Ils viennent d’Unions locales de tout le département et de tous les secteurs », campe Jessica Jadé, secrétaire de l’organisation.

    Votes sur l’activité financière, établissement des instances décisionnaires avec l’élection du bureau et du secrétariat de l’organisation, discussion générale et retour sur les luttes menées ces dernières années… Le programme allie sujets techniques et débats de fond. Pour rappel, le dernier congrès de l’organisation, en 2022, avait abouti à la réélection d’Olivier Mateu comme secrétaire général. Avant que ce dernier ne soit candidat à la tête de la confédération lors du congrès de 2023, sur fond de vives critiques du bilan de Philippe Martinez. Candidature qui n’avait pas fait l’unanimité parmi les militants. Olivier Mateu est en retrait depuis plusieurs mois.

    « Dans cette période de guerre ouverte contre les travailleurs et de volonté de casse totale des conquis sociaux, on a un intérêt, presque une obligation, que l’ensemble des syndiqués et des organisations CGT soient rassemblés et unis pour être efficace et utile aux travailleurs », développe Jessica Jadé. En résumé, ce congrès s’annonce comme un moment de débats intenses et de réflexion sur les « orientations » de l’organisation.

    Sécurité sociale

    et santé au travail

    « On va débattre des enjeux, des réalités de terrain dans la période et de quelle Union départementale on a besoin pour mettre en échec les stratégies patronales dans les entreprises », poursuit la secrétaire. Mais aussi la riposte « aux attaques des gouvernements via des coupes budgétaires ».

    Côté programme, le congrès s’ouvre avec un discours du maire de Martigues, Gaby Charroux (PCF), et plusieurs temps forts sont prévus. Notamment avec l’organisation d’une table ronde autour des 80 ans de la sécurité sociale et un débat sur la santé au travail et les risques industriels. De quoi faire le lien entre politique menée nationalement et conditions de travail dans le département. Et sur fond de poursuite, ou pas, de la démarche départementale initiée par l’organisation depuis plusieurs années déjà.

  • Les socialistes veulent faire de Marseille un exemple national

    Les socialistes veulent faire de Marseille un exemple national

    Comment répondre à la crise provoquée par Emmanuel Macron ? « Avec l’union évidemment et dans les Bouches-du-Rhône, on sait faire ! » À la Fête de la Rose, ce samedi 11 octobre, le premier secrétaire de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, Yannick Ohanessian, annonce la couleur, du rose à l’arc-en-ciel. Il ne s’agit pas là d’une réunion de militants, mais d’un « rendez-vous avec l’histoire ». Où le contexte national s’entrechoque avec les enjeux des municipales. Et d’ériger Marseille en exemple, un « terrain d’union, témoin d’une gauche rassemblée et responsable » qui « redonne de la dignité » quand, à droite, la candidate Martine Vassal (DVD) lorgne sur l’extrême. « Elle veut se servir de Marseille, pas servir Marseille », balance Yannick Ohanessian, pour qui elle représente « toujours la même droite rigide et rance ».

    Dans la salle des Tables de la Friche, on retrouve presque toutes les composantes de la gauche, du sénateur PCF Jérémy Bacchi à l’écologiste Didier Jau, en passant par l’Après 13 avec Katia Yacoubi, des syndicalistes aussi.

    « Revenir à ce que

    nous sommes »

    Les maires PS d’Avignon, Cécile Helle, et de Vitrolles, Loïc Gachon, celle des 1-7 à Marseille, Sophie Camard (GRS), rappellent, lors d’une table ronde, combien ils sont en prise directe avec les citoyens. Loin de « l’ego trip de la présidentielle », commente cette dernière.

    Kamel Guemari, pilier de l’Après M, McDo devenu resto solidaire à Sainte-Marthe (14e), insiste : « il ne faut pas reproduire ce que l’on a déjà subi, les échéances sont courtes. »

    Pierre Jouvet, secrétaire général du PS, lui, martèle : « Faites de Marseille un exemple national, nous devons gagner les municipales avec la gauche rassemblée », avant de laisser la place à celui qui l’incarne : le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG). « Il est temps de revenir à la genèse de qui nous sommes », s’enflamme l’élu, rappelant l’histoire du congé maternité, de l’abolition du travail des enfants ou de la réduction du temps de travail, des « conquêtes sociales », dont les « mêmes toujours nous disaient que ça allait être une catastrophe ». Il n’oublie pas de tirer sur LFI, affirmant sa « honte » quand il entend « certains députés pointer du doigt les communistes, oubliant que le parti des fusillés s’est levé avec les socialistes, les gaullistes, pour défendre nos libertés ». Vient le tour de la droite, avec sa honte « pour ceux qui oublient leur passé qui, se réclamant de l’héritage du général de Gaulle, sombrent et rampent devant les héritiers de Vichy ». Avant d’asséner, solennel : « nous n’avons pas été élus pour faire des compromissions mais pour changer la vie des gens. »

  • « Notre affaire » : un procès, une BD, un débat au Prolé

    « Notre affaire » : un procès, une BD, un débat au Prolé

    C’est un rendez-vous où littérature, justice et actualité se croisent. Vendredi 10 octobre, à 18h30, le Prolé, rue Jean-Reboul à Nîmes, accueille une table ronde consacrée à Notre affaire, bande dessinée collective publiée aux éditions L’Iconoclaste. Un ouvrage qui revient sur le procès des viols de Mazan, l’une des affaires judiciaires les plus marquantes de ces dernières années. Et la date n’a rien d’anodin : la rencontre a lieu au lendemain du procès en appel (6-9 octobre), devant la Cour d’assises du Gard, du seul accusé ayant choisi de maintenir son recours, quand cinquante autres hommes avaient été condamnés en première instance pour les violences sexuelles infligées à Gisèle Pélicot.

    Au cœur de cette soirée, deux invités majeurs. Louise Colcombet, grand reporter et chroniqueuse judiciaire au Parisien, fut la première à révéler l’affaire. Elle a suivi de bout en bout les audiences de la Cour d’assises d’Avignon, devenant la voix par laquelle ce récit s’est construit. À ses côtés, le journaliste et romancier Mathieu Palain, dont les travaux interrogent sans relâche les racines de la violence masculine. Auteur du podcast Des hommes violents sur France Culture, de l’essai Nos pères, nos frères, nos amis ou encore du roman Les hommes manquent de courage, il poursuit ici un engagement au long cours.

    Ensemble, ils ont coordonné une œuvre graphique ambitieuse : 23 dessinateurs et 12 experts ont prêté leur plume et leur regard pour découper ce procès en trente séquences. Chaque chapitre mêle récit, portraits et pages documentaires, pour dénoncer la culture du viol et éclairer le travail de la justice.

    Mais cette sortie s’est accompagnée d’un épisode douloureux. Le lendemain de la publication de Notre affaire, l’illustratrice Flore Baudry a pris la parole publiquement pour accuser l’un des dessinateurs participants, Hippolyte, de violences graves commises à l’époque de leur relation. L’éditeur, ainsi que les coordinateurs et l’ensemble des auteurs, ont affirmé n’avoir jamais eu connaissance de ces accusations. Dans un communiqué, les éditions L’Iconoclaste ont dit leur désarroi : « Nous sommes rattrapés par notre sujet. » Une polémique qui a profondément marqué l’équipe éditoriale.

    Malgré cette controverse, la table ronde organisée par la librairie L’Eau Vive entend replacer le livre dans sa fonction première : restituer une affaire judiciaire qui a bouleversé l’opinion et poser les jalons d’un débat citoyen. L’animation de la soirée sera assurée par Marine Del Rio, professeure d’Histoire-Géographie et référente égalité filles-garçons au sein de l’Éducation nationale. L’événement arrive à un moment où la justice continue de s’écrire. Le procès en appel rappelle que, au-delà d’un verdict historique, les questions soulevées restent brûlantes : comment entendre la parole des victimes, comment juger équitablement, comment prévenir la répétition de tels crimes ?

    Pour les organisateurs comme pour les auteurs, Notre affaire n’est pas seulement un livre, mais un outil. Un outil pour dire, pour transmettre et pour comprendre. Comme le rappelle l’esprit du projet, cette histoire n’appartient pas qu’à une victime ou à un prétoire. Elle interroge l’ensemble de la société. En ce sens, « ce n’est pas seulement son affaire, c’est la nôtre ».

    Entrée libre, dans la limite des places disponibles.

  • Une conférence sur la rafle du 24 janvier et une exposition sur Mauthausen

    Une conférence sur la rafle du 24 janvier et une exposition sur Mauthausen

    Alors qu’une exposition présente l’ensemble des fonds d’images existants du camp de Mauthausen à la Galerie de l’histoire, à partir de ce mardi et jusqu’au 25 octobre, une conférence aura lieu ce mardi soir à 18h, pour l’inaugurer. Le collectif « Saint-Jean 24 janvier 1943 », qui œuvre contre l’oubli de la rafle marseillaise du 24 janvier 1943, reviendra les destructions et les déportations qui ont frappé ce quartier populaire.

    Antoine de Gennaro, qui sera présent, explique : « Nous, les survivants et les descendants, nous nous sommes occupés tardivement de faire reconnaître cet événement à sa juste valeur comme un événement à part entière, car les 22 et 23 janvier, il y a eu les rafles de l’opéra. Le dimanche, c’est la rafle du Vieux-Port, et c’est ça qui est oublié. Il y a quand même eu 20 000 Marseillais déplacés ce jour-là dans trois camps de Fréjus. C’est la plus grande rafle de 1943, qui a été voulue par l’État de Vichy et le IIIe Reich pour épurer et raser totalement le Panier et Saint-Jean. Trois personnes sont décédées, dont mon grand-père, le reste a pu revenir une semaine plus tard mais ils sont dépouillés et le 1er février les Allemands dynamitent le quartier. »

    Après cette table ronde, le public pourra observer les clichés des SS, les photos prises par les détenus libérés et par les libérateurs américains du camp de Mauthausen. Entre le fichage bureaucratique des détenus, l’exaltation du modèle disciplinaire et hygiéniste et les tentatives d’évasion, les documents émis par les soldats allemands sont nombreux et des centaines de négatifs ont été sorties clandestinement du camp, dissimulées puis confiées à une habitante du village avant d’être récupérées à la Libération.

  • Une centaine de chercheurs en commerce en conférence

    Une centaine de chercheurs en commerce en conférence

    Martigues accueille un colloque universitaire sur la recherche en commerce et distribution, la semaine prochaine, à l’occasion de la 28e conférence Étienne Thil, organisé par l’association du même nom.

    Le co-président du comité d’organisation est Gilles Paché, professeur en sciences de gestion à Aix-Marseille université. « Le 9 octobre, des professionnels de haut niveau participeront à des tables rondes et le président de l’université d’Aix-Marseille se déplacera pour l’ouverture de la conférence, aux côtés du maire de Martigues », promet-il.

    La particularité de cette édition est, pour Gilles Paché, d’être « pour la première fois » organisée « dans une ville moyenne n’ayant pas le statut universitaire, puisque les précédentes conférences se sont tenues dans des universités et écoles de commerce », indique le professeur, comme à Montpellier l’année dernière, ou Paris Dauphine auparavant.

    Le programme n’est pas déconnecté du territoire. L’ouverture du colloque est à 9h jeudi 9 octobre, en compagnie du maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux. La première table ronde sur le thème de la redynamisation des centres-villes par le commerce est animée par Béatrice Siadou-Martin, professeure en marketing à l’université de Montpellier, avec comme intervenants le Pr Pierre Lescoat de l’école de commerce Neoma, ainsi que Louis Roux, chef de projet à l’Agglomération de Montélimar.

    L’après-midi à 14h, une autre table ronde sur la distribution à l’ère de la décarbonation et la circularité est proposée avec Aurélien Rouquet, ingénieur de l’école centrale de Lille et rédacteur en chef de la Revue Française de Gestion.

  • Les conducteurs de train en grève pour leur salaire

    Les conducteurs de train en grève pour leur salaire

    Les conducteurs débrayent à l’appel de la fédération CGT des cheminots ce mercredi 24 septembre. Une date « qu’on ne sort pas du chapeau », affirme Rémi Hours. C’est le jour où doit se tenir la deuxième table ronde sur la prime de travail des agents de conduite de la SNCF. « Ça fait des années qu’on discute avec la direction sur ces sujets-là sans que ça aboutisse, poursuit le secrétaire général CGT des cheminots de Marseille. On demande à ce que cette prime de traction soit pérenne, avec une base garantie pour l’ensemble des personnels et une part variable. »

    Actuellement, « les conducteurs ont un traitement de base assez faible compte tenu de leurs qualifications, et en fonction de ce qu’ils produisent (le nombre de kilomètres, de trains différents, leurs particularités), ils obtiennent une prime de traction ». Un mode de calcul « imaginé il y a trente ans » qui concerne plus de 15 000 salariés et qui mérite d’être réajusté vu la mutation du système ferroviaire, selon le syndicaliste.

    « C’est un vrai sujet pour la SNCF parce qu’on est un des métiers de l’entreprise en tension, affirme Rémi Hours. Le poste est de moins en moins attractif : il n’y a plus de statut pour les personnes embauchées depuis 2021, elles relèvent du privé, ont la retraite à 64 ans et ne sont jamais chez elles. »

    Après les journées de mobilisation du 10 et du 18 septembre, la CGT n’attend pas un mouvement massif, même si des perturbations sont à craindre. « On a relancé l’appel vendredi pour demain, donc le délai est serré, explique le secrétaire général. Ça ne veut pas dire que les conducteurs sont pas sensibilisés et qu’ils ne sont pas prêts, si besoin est, d’aller sur une grève longue et dure. »