Tag: syriens

  • [On passe à table] Fatteh croustillant, ratatouille syrienne et sa sauce blanche

    [On passe à table] Fatteh croustillant, ratatouille syrienne et sa sauce blanche

    C’est une cuisine généreuse et savoureuse. Une cuisine qui raconte une histoire, que l’on aime partager et que l’on a du mal à oublier. Rencontre avec Nahed et Samar qui réalisent pour vous la ratatouille syrienne accompagnée de fatteh croustillant.

    Plusieurs préparations

    Pour commencer, coupez tous vos légumes en petits cubes. L’aubergine, elle se pèle à moitié pour ne pas s’écraser à la cuisson et se coupe en tronçons. Déposez-la sur un plat, arrosez d’huile et mettez au four à 200° pendant 30 à 40 minutes. Les cheffes vous conseillent de les saler et de les laisser dégorger toute une matinée pour faire sortir l’eau et ainsi éviter qu’elles s’imprègnent d’huile.

    Pendant le temps de cuisson, mettez une casserole sur le feu avec un fond d’huile d’olive et déposez-y directement les oignons. Le tout à feu moyen. Ajoutez ensuite la moitié de l’ail haché. Laissez cuire tranquillement et préparez votre sauce blanche en attendant.

    Pour la sauce blanche, mélangez dans un saladier le yaourt grec, le tahina ou crème de sésame, une pincée de sel et le reste d’ail haché. Mélangez au fouet et terminez en pressant la moitié d’un citron sur le dessus, mélangez à nouveau. Si la sauce est trop épaisse, n’hésitez pas à ajouter un peu d’eau pour la délayer.

    Une assiette généreuse

    Dans votre casserole, rajoutez la coriandre en poudre, les poivrons puis les concentrés de tomates et de poivrons. Viennent ensuite les tomates et un petit fond d’eau pour permettre à l’aubergine de cuire dans le tout et d’avoir une texture fluide et non sèche. Une fois les aubergines sorties du four, mettez-les avec les autres légumes puis le paprika et laissez mijoter. Attelez-vous ensuite au fatteh, pain libanais coupé en morceaux que vous allez frire dans de l’huile. Quand il est doré, sortez le pain et égouttez-le dans une passoire avec du sopalin.

    Pour le dressage, déposez en fond d’assiette le fatteh, recouvrez avec la ratatouille, la sauce et de nouveau du fatteh. Décorez avec la grenade, les pistaches et le persil haché. Bon appétit !

    Pour 2 personnes,
    il vous faudra
     :

    – 3 aubergines, 2 tomates, 1 oignon, 1 poivron vert et un rouge, 30g d’ail haché

    – 1 càs de concentré de tomate et une de concentré de poivron

    – De la coriandre sèche en poudre
    et du paprika fumé

    – Du sel, de l’huile de tournesol et de l’huile d’olive

    – 150g de yaourt Grec, 70g de tahina, du jus de citron

  • Plusieurs organisations mobilisées contre la guerre à Aix-en-Provence

    Plusieurs organisations mobilisées contre la guerre à Aix-en-Provence

    Philippe Sénégas, de la Ligue des droits de l’Homme, a pris la parole au nom des organisateurs pour dénoncer les conflits meurtriers à Gaza, en Ukraine, ainsi que les violences en Iran et en Syrie, évoquant également les tensions ravivées par l’offensive impérialiste menée contre le Venezuela par le président américain, Donald Trump.

  • Raymond Depardon superstar du 47e Cinemed

    Raymond Depardon superstar du 47e Cinemed

    Une édition qui s’annonce haute en couleurs. Pour ses 47 bougies, le festival du cinéma méditerranéen de Montpellier Cinemed met la barre très haut. Il démarre sur les chapeaux de roues puisque dès la soirée d’ouverture, le 17 octobre, sera projeté L’Étranger, très attendu film de François Ozon (20h30, au Corum). « Je pense que les gens ne seront pas déçus car François Ozon réussit là où Luchino Visconti a échoué, c’est-à-dire adapter un monument de la littérature française en restant fidèle à Albert Camus mais en apportant une touche de modernité. C’est une réussite avec un formidable Benjamin Voisin dans le rôle de Meursault », sourit Christophe Leparc, directeur du Cinemed.

    Mais l’acmé du festival sera à n’en pas douter la présence de Raymond Depardon et de son épouse, la cinéaste Claudine Nougaret. Si le photographe est mondialement connu pour ses photographies, il l’est moins pour son œuvre cinématographique réalisée avec sa femme. Le Cinemed y remédie et programme une grande partie de sa filmographie (21 projections) avec notamment Journal de France, que le couple présentera au Corum (19/10, 14h). « Claudine Nougaret revient sur l’histoire du cinéma chez Depardon, elle retrouve des chutes de films non montés et brosse un portrait de lui absolument passionnant », précise Christophe Leparc. L’œuvre du photographe témoigne des bouleversements sociétaux depuis les années 70. « C’est un cinéaste à part entière qui a inventé son propre langage comme pour la photographie. C’est une œuvre assez foisonnante et éclectique. »

    Fidèle à son ADN, le Cinemed élargit sa focale sur le bassin méditerranéen et met à l’honneur l’Espagne, notamment, avec la venue du réalisateur Fernando León de Aranoa (rencontre le 24/10, 17h). « C’est un cinéaste plutôt intéressé par les petites gens, les conflits de classe. Son dernier film, El buen patrón, reflète la lutte sociale tout en étant caractérisé par l’humour et la tendresse des gens », souligne le directeur du Cinemed.

    Focus sur le cinéma syrien

    Mais le Cinemed ne s’emploie pas uniquement à mettre sur le devant de la scène des pointures de renommée nationale ou internationale. En ce sens, le festival met en lumière le jeune cinéma syrien, victime depuis dix ans de la guerre et aujourd’hui à un moment charnière de son histoire, depuis la chute du régime de Bachar al-Assad. « On se demandait quel était l’état de la production cinématographique syrienne. On s’est aperçu qu’il y avait beaucoup de choses intéressantes, une créativité foisonnante que ce soit en Syrie ou de la part des cinéastes en exil », précise Christophe Leparc. Une sélection de courts et longs métrages sera proposée – coconstruite avec le collectif d’artistes syriens Al-Ayoun – ainsi que plusieurs tables rondes pour dresser un état des lieux du cinéma syrien (22/10). « Il est important de leur donner la parole, de la visibilité. On leur permet de se rencontrer, de montrer leurs projets à des producteurs. »

    En somme, pléthore de films présentés dont la diversité est représentée sous toutes ses formes. « On a une volonté d’être un festival populaire puisqu’on n’aime pas une seule forme de cinéma, mais toutes les formes, les cinémas. »

    *Programme complet à retrouver sur cinemed.tm.fr

  • Les nouveaux dirigeants syriens reçus par Poutine

    Les nouveaux dirigeants syriens reçus par Poutine

    Les sourires cachent-ils de sourdes tensions ? Devant les caméras, Vladimir Poutine a accueilli chaleureusement Ahmad al-Chareh au Kremlin tandis qu’en coulisses un responsable syrien a affirmé à l’AFP que Damas allait demander à Moscou de livrer Bachar al-Assad, réfugié avec sa famille en Russie depuis sa fuite de Syrie en décembre 2024.

    « Au cours de toutes ces décennies, nous avons toujours été guidés par une seule chose : les intérêts du peuple syrien. Nous avons vraiment des liens très profonds avec le peuple syrien », a déclaré Vladimir Poutine, aux côtés du dirigeant syrien, lors de cet accueil filmé par la télévision d’État russe. Il a affirmé que plus de 4 000 jeunes Syriens étudiaient actuellement en Russie, disant espérer qu’ils renforceront à l’avenir « l’État syrien ». « Nous sommes très heureux de vous voir. Bienvenue en Russie », a conclu Vladimir Poutine.

    Pour sa part, Ahmad al-Chareh, accompagné d’une délégation de hauts responsables syriens, a dit vouloir « redéfinir » les relations Damas-Moscou, tout en saluant également « des liens historiques anciens » entre la Syrie et la Russie et les « intérêts communs » entre les deux pays. « Nous respectons tous les accords précédents et cette grande histoire et nous essayons de restaurer et de redéfinir d’une nouvelle manière la nature de ces relations afin que la Syrie puisse jouir de son indépendance, de sa souveraineté, ainsi que de son unité et de son intégrité territoriales (…) de sa sécurité et de sa stabilité », a-t-il ajouté. Moscou avait participé à la guerre que Bachar a menée contre son peuple. Mais pour le nouveau dirigeant syrien, son pays ne peut tourner le dos à la Russie. Il a ainsi précisé qu’une partie des besoins alimentaires de la Syrie dépendaient de « la production russe » et que « de nombreuses centrales » électriques syriennes ont besoin de « l’expertise russe ».

    Après la rencontre, qui a duré deux heures trente selon des médias russes, le vice-ministre russe Alexandre Novak a affirmé que les délégations avaient discuté de la livraison d’aide humanitaire à Damas, ainsi que de projets dans les domaines de l’énergie, des transports, du tourisme, de la santé et de la culture. Selon M. Novak, la Russie est prête à participer à la reconstruction de la Syrie, ravagée par près de 14 ans d’une guerre déclenchée en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie. Moscou est aussi prêt à travailler dans le secteur pétrolier syrien : « Il y a des gisements qui nécessitent d’être développés, d’autres en sommeil, et de nouveaux gisements. Nous sommes prêts également à participer », a-t-il déclaré, cité par l’agence Ria Novosti.

    Quel avenir pour les bases militaires russes ?

    Plus tôt mercredi, un responsable gouvernemental syrien ayant requis l’anonymat a affirmé à l’AFP que Damas demanderait à Moscou lors de cette visite de livrer Bachar al-Assad et « tous ceux » ayant commis des « crimes de guerre » et se trouvant en Russie. En fin d’après-midi, aucun dirigeant russe ou syrien n’avait évoqué publiquement cette question. Lundi, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait réaffirmé que Moscou avait offert à Bachar al-Assad et sa famille l’asile pour « des raisons purement humanitaires ».

    Outre le sort de l’ex-dirigeant syrien, se pose celui des bases militaires russes de Tartous et de Hmeimim, situées sur la côte méditerranéenne, et qui constituent les seuls avant-postes militaires officiels de la Russie en dehors de l’ex-URSS.

  • La DZ Mafia blanchissait ses recettes en lingots d’or

    La DZ Mafia blanchissait ses recettes en lingots d’or

    On touche du doigt le caractère massif et les profits considérables du narcotrafic. Il n’y a qu’avec le démantèlement des réseaux de blanchiment que nous pourrons porter des coups durables et affaiblir les organisations criminelles », a déclaré samedi le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone, tirant les leçons aux côtés du colonel Olivier Leblanc, commandant de la section de recherches Paca de la gendarmerie de l’opération de coopération franco-italienne, du démantèlement d’un vaste réseau international de conversion en lingots d’or des recettes du narcotrafic marseillais, ensuite exportés vers le Kosovo puis la Turquie.

    L’enquête commune avec la Guardia di Finanza de Milan s’est appuyée sur les dispositifs européens d’entraide
    – l’agence Eurojust et le service Europol – mais aussi le soutien technique de la toute nouvelle Unité nationale de police judiciaire (UNPJ) de la Gendarmerie. Une centaine de gendarmes ont été mobilisés sous l’égide de la section de recherches de Marseille avec les SR de Paris, de Strasbourg, de Chambéry ainsi que du GIGN. Ce succès a été rendu possible par l’excellence des relations déjà anciennes nouées entre les autorités policières et judiciaires franco-italiennes, « leur grande réactivité et leur confiance totale » a salué le chef du parquet de Marseille.

    Le démantèlement s’est opéré en deux phases à partir d’un renseignement de la Guardia di Finanza, fin décembre 2024, sur une importante organisation criminelle basée à Milan où elle était dotée d’une fonderie, spécialisée dans le blanchiment de numéraire, et notamment les flux financiers très importants de la DZ Mafia. La récupération du numéraire en France et son transport vers l’Italie était assurée par des équipes de Syriens et de Maghrébins qui utilisent des voitures embarquant des « caches particulièrement sophistiquées ».

    « Ces collectes de fonds représentaient d’octobre 2024 à août 2025 plus de 30 millions d’euros et c’étaient des collectes hebdomadaires principalement à Marseille, ses environs mais aussi à Lyon, Paris et à l’Italie. Chez un des collecteurs, il a été retrouvé 2,4 millions d’euros. C’était le produit d’une semaine de collecte à Saint-Etienne et Clermont-Ferrand » a ainsi détaillé le procureur pour qui 70% de la collecte était fournie par des trafiquants marseillais liés à la DZ Mafia. « Marseille, malheureusement une fois de plus, se taille la part du lion », a-t-il relevé.

    Le 7 septembre 2025, un convoi détecté entre l’Italie et l’Espagne déclenchait les interpellations. 55 lingots d’or 24 carats de 1 kilo cachés dans des voitures et plus de 2,4 millions d’euros en espèce étaient trouvés, ce qui représente une saisie de 8 millions d’euros. Sept individus (3 hommes et 4 femmes) de cette équipe de transporteurs ont été mis en examen et écroués pour blanchiment aggravé de stupéfiants et association de malfaiteurs.

    La deuxième vague d’interpellations est survenue ce 23 septembre lancée à Vitrolles, Marignane, Martigues, Marseille et Berre-l’Étang ainsi qu’en Italie. Sept personnes ont été mises en examen dont 4 en détention provisoire. Ont été saisis 300 000 euros, 6 véhicules, de la maroquinerie et de la joaillerie de luxe. Les Italiens ont arrêté 4 personnes et mis la main sur 238 kilos d’or, 400 kilos d’argent, 7 kilos de palladium, 5 kilos de platinium, une somme globale d’1,3 million d’euros et 24 biens immobiliers.

    « Marseille,
    une fois de plus, se taille
    la part du lion »