Tag: Sylvie Vinceneux

  • [Sénatoriales] Les Républicains perdent un siège, le RN confirme sa montée en puissance dans le Var

    [Sénatoriales] Les Républicains perdent un siège, le RN confirme sa montée en puissance dans le Var

    C’était le scénario redouté, mais qu’il semblait pratiquement impossible d’empêcher. Renforcée par les dernières élections municipales, la liste RN menée par Frank Giletti apparaissait en mesure d’obtenir deux sièges. Seule une dispersion des voix, eu égard à la présence de deux autres listes d’extrême droite, laissait espérer une issue différente, mais il n’en fut rien. Le (désormais ex) député de la 6e circonscription du Var et Carine Leroy, adjointe de David Rachline à Fréjus, accèdent au Palais du Luxembourg.

    Un de ces deux strapontins a été obtenu au détriment des Républicains. Arrivée en tête (39,6% des suffrages, contre 30,2 pour le RN), la liste conduite par la seule sortante à se représenter, Françoise Dumont, réélue en compagnie du maire de La Crau Christian Simon, perd un siège. « C’est un très beau score. Le contexte de 2026 n’est pas celui de 2020, avec 11 listes et le RN qui a remporté des communes », relativisait la cheffe de file LR, qui refuse de voir ce nouveau succès électoral du RN comme une bascule : « Absolument pas. Je considère qu’avec plus de 900 voix, on résiste quand même pas mal. »

    La gauche trop loin

    L’autre a été pris à la gauche, qui perd son seul siège. La liste d’union (Écologistes, PP, PS) de Michel Gros arrive 4e (8% des voix). Celles d’Aurélien Lacour (LFI, 0,9%) et de Sylvie Vinceneux (PCF, 0,8%) n’obtiennent que des miettes. « Une union n’aurait servi à rien », constate cette dernière, résignée : « C’était pareil aux législatives, même si on était moins loin. Le Var vire à l’extrême droite, il faut voir comment changer ça, arriver à parler aux gens. » La secrétaire départementale du PCF regrette toutefois que des élus « désemparés, en colère », se tournent vers le RN, « responsable d’un amendement qui prive les collectivités de 6 milliards d’euros. Ils vont avoir un groupe au Sénat, on s’appuiera sur ce qu’ils font pour montrer leur vrai visage. »

  • [Sénatoriales] Dans le Var, gauche, droite et extrême droite partent dispersées

    [Sénatoriales] Dans le Var, gauche, droite et extrême droite partent dispersées

    Trois à gauche, autant à droite et à l’extrême droite, une au centre et une sans étiquette : avec onze listes candidates aux élections sénatoriales, pour quatre strapontins, le Var figure dans le top 5 des départements français qui comptent le plus de postulants à l’entrée au Palais du Luxembourg.

    Parmi les sortants, seule Françoise Dumont (LR) tentera de conserver son siège. Investie par son parti, suite au retrait (malheureusement) forcé de celui dont elle était deuxième de liste en 2020, Michel Bonnus, cette dernière a vécu une campagne mouvementée, durant laquelle elle s’est très peu exprimée publiquement. Déjà, car le candidat républicain aux dernières élections municipales à Toulon ne lui a pas apporté son soutien, se rangeant derrière la candidate UDI Véronique Maurel, présidente de l’Union patronale du Var (en sixième position, donc non-éligible). Un désaveu qui n’a rien de surprenant, les relations entre les deux ex-partenaires politiques étant particulièrement froides depuis les dernières élections législatives, durant lesquelles Michel Bonnus avait soutenu la liste de Yannick Chenevard (REN), ce pourquoi Françoise Dumont avait demandé son exclusion des Républicains.

    La multiplication des listes à droite a également eu de quoi l’irriter, entre celle de la candidate UDI, donc, et celle d’un dissident LR, en la personne de Marc Lauriol. Le conseiller départemental jouit d’une belle cote de popularité auprès de certains élus. Tous deux pourraient ainsi contrecarrer les plans des Républicains, qui avaient pris trois sièges en 2020.

    La gauche affaiblie, l’extrême droite divisée

    À gauche, il y aura également trois listes : celles du LFI Aurélien Lacour, de l’ancien maire de La Roquebrussanne Michel Gros (DVG), désormais conseiller municipal d’opposition, à laquelle se sont notamment joint Julia Peironet-Brémond (PS), Nicolas Plazanet (LE) et Elsa Nardini (PP), et de la secrétaire départementale du PCF Var Sylvie Vinceneux. Aucune liste d’union n’est donc parvenue à émerger, cette dernière refusant de s’allier à un candidat « se présentant comme centre gauche ». L’espoir de voir la gauche, affaiblie lors des dernières municipales, prendre sa part du gâteau, comme elle pensait l’avoir fait en 2020 avec le PS André Guiol, qui avait ensuite rejoint le camp présidentiel, semble mince.

    En revanche, l’extrême droite devrait, sauf grosse surprise, y avoir droit pour la première fois. Renforcée par des victoires dans plusieurs villes importantes en mars (La Seyne, Fréjus, La Valette, Six-Fours), son poids n’est plus le même qu’en 2020. Frank Giletti, député de la 6e circonscription du Var et délégué départemental du RN, devrait a priori rejoindre la chambre haute. Mais les deux listes concurrentes menées par l’ancien député LR Philippe Vitel (UDR) et Christian Bousquières (REC), pourraient limiter son emprise.

    Enfin, Jean-Pierre Colin (Hor), au centre, et Stéphane Michel (Div), ne semblent pas être les mieux armées au vu de la configuration électorale du département.

  • Une Fête de la Cride solidaire après les incendies

    Une Fête de la Cride solidaire après les incendies

    « La Fête de la Cride, c’est la rentrée des communistes de l’Ouest Var depuis plus de 35 ans. Elle a toujours été un instant de solidarité. Solidarité pour les victimes des incendies, mais aussi pour Cuba, pour Gaza. Notre solidarité n’est pas à géométrie variable. C’est une solidarité du cœur et de la raison », indique Jean-Pierre Meyer, secrétaire de la section PCF Ouest Var et ex-conseiller municipal de Sanary-sur-Mer.

    Il se réjouit de la présence de nombreuses associations « à travers des stands accueillies sans condition, ici à la Cride ».

    Ravi d’avoir vu « plus de 250 personnes prendre part d’une manière ou d’une autre » à cette fête, le communiste se félicite d’un soutien à près de 90% des membres de sa section à la candidature de Fabien Roussel à l’élection présidentielle (lire par ailleurs).

    « L’écologie avec le capitalisme, ça ne fonctionne pas »

    Sur le podium, il est rejoint par Sylvie Vinceneux, secrétaire départementale du PCF. « Le Var a payé un lourd tribut aux incendies de cet été. Plus de 6 000 hectares partis en fumée. 70 habitations touchées, dont une vingtaine complètement détruites. Voilà les conséquences des politiques austéritaires et de la non-anticipation du dérèglement climatique », cingle-t-elle en dénonçant les manques de moyens « financiers, humains et en équipement pour les sapeurs-pompiers ».

    Pour elle, dans un « département obsédé par la sécurité, on voit bien que la première priorité, c’est la sécurité civile ». « Dans les mois à venir, le Parti communiste s’emploiera à faire des propositions pour corriger les suppressions de moyens faits à l’ONF et chez les pompiers et pour mettre en œuvre notre plan climat », annonce-t-elle, convaincue que « même les plus climatosceptiques ont constaté l’impérieuse nécessité de changer de modèle. L’écologie avec le capitalisme, ça ne fonctionne pas ».

    La communiste remet un chèque de 4 500 euros à Olivier Masini, le représentant du Secours populaire. « Dès le départ, nous avons organisé la solidarité avec les victimes des incendies avec le Secours populaire, qui porte avec nous les mêmes valeurs de solidarité. Des centaines de communistes, durant tout l’été, sont allés à la rencontre de la population pour présenter nos propositions, mais aussi pour collecter l’argent de la solidarité », se félicite-t-elle.

    Refusant le fatalisme, Sylvie Vinceneux considère que ces drames « doivent servir à réindustrialiser notre région et notamment le Var, où des projets existent, portés par la CGT de l’Atelier Industriel de l’Aéronautique (AIA) de Cuers-Pierrefeu pour développer sur la base, pour l’entretien et la décarbonation des bombardiers d’eau ».

    Présents avec un stand à la Fête de la Cride, les Amis de La Marseillaise ont relayé auprès des participants l’appel à la souscription pour permettre à notre journal de continuer à jouer son rôle dans un paysage médiatique toujours plus entre les mains des puissances d’argent et de l’extrême droite.

  • [Sénatoriales] Les progressistes du Var en résistance

    [Sénatoriales] Les progressistes du Var en résistance

    Cette fois, avec le faible nombre de grands électeurs dont elle dispose la gauche, qui part en plus en ordre dispersé, peut difficilement prétendre pouvoir renouveler l’exploit. À moins que la maire sans étiquette de Toulon Josée Massi, et ceux d’autres grandes municipalités, comme Hyères, fassent le choix de privilégier la pluralité démocratique contre l’extrême droite en embuscade. Le RN a ici de grandes ambitions qu’il va falloir en toute responsabilité réfréner pour éviter qu’il n’envoie deux des siens au Palais du Luxembourg. La liste PCF sera conduite par la secrétaire de la fédération Sylvie Vinceneux.

  • La direction communiste renouvelle son exécutif

    La direction communiste renouvelle son exécutif

    Suite logique du XLe congrès qui s’est tenu début juillet à Lille, la direction communiste nouvellement élue s’est dotée, lors de sa première réunion en marge de l’université d’été du PCF, d’un exécutif remanié.

    Composé à parité, il compte 36 membres*. Sa moyenne d’âge se situe à 48 ans. 16 membres sortants n’ont pas été reconduits et 16 autres changent de responsabilité.

    Parmi les principales responsabilités, Igor Zamichiei est en charge de la vie du parti, Christophe Grassullo de la trésorerie, Charlotte Balavoine de l’international, Cécile Cukierman des élections, Frédéric Mellier du monde du travail ou encore Léon Deffontaines de la communication.

    Cinq membres issus de nos régions

    Dans le sud de la France, Jérémy Bacchi (Bouches-du-Rhône) se voit confier le projet communiste, Sophie Delfino (Hautes-Alpes) le suivi des nouvelles adhésions, Clara Gimenez (Hérault) le développement des cellules, Patricia Tejas (Vaucluse) l’économie et Sylvie Vinceneux (Var) le logement.

    Enfin, Pierre Dharréville continuera d’animer la commission culture nationale mais ne sera plus membre du CEN.

    *Liste complète sur lamarseillaise.fr

  • Le nouvel exécutif national du PCF

    Le nouvel exécutif national du PCF

    Suite logique du 40e congrès qui s’est tenu début juillet à Lille, la direction communiste nouvellement élue s’est doté, lors de sa première réunion en marge de l’université d’été du PCF, d’un exécutif remanié. La liste proposée a été élue avec 108 voix pour (89%), 13 contre et 10 abstentions.
    Composé à parité, il compte 36 membres. Sa moyenne d’âge se situe à 48 ans. 16 membres sortants n’ont pas été reconduits et 16 autres changent de responsabilité.

    Fabien Roussel (59) Secrétaire national Reconduit au CEN

    Jérémy Bacchi (13) Projet communiste ; suivi Provence-Alpes-Côte d’Azur Reconduit au CEN

    Charlotte Balavoine (93) International, déploiement des campagnes auprès des fédérations Entrée au CEN

    Amar Bellal (35) Écologie Reconduite au CEN

    Hélène Bidard (75) Relations avec le Parti de la gauche européenne (PGE) Reconduite au CEN

    Stéphane Bonnéry (94) Coordination du CEN, lien au CN, suivi des commissions nationales et coordination des revues Reconduit au CEN

    Vincent Boulet (75) Politique de paix, de défense et relations avec les partenaires internationaux Reconduit au CEN

    Ian Brossat (75) Porte-parolat, suivi Île-de-France Reconduit au CEN

    Fanny Chartier (75) Développement des pratiques militantes Entrée au CEN

    Taylan Coskun (93) Coordinateur des moyens institutionnels et juridiques Reconduit au CEN

    Cécile Cukierman (42) Élections, institutions et collectivités Reconduite au CEN

    Léon Deffontaines (80) Communication et suivi des Hauts-de-France Reconduit au CEN

    Sophie Delfino (05) Suivi des nouvelles adhésions Entrée au CEN

    Bénédicte Dupont (59) Discussion à finaliser Entrée au CEN

    Fabien Gay (93) Directeur de L’Humanité Reconduit au CEN

    Clara Gimenez (34) Développement des cellules Reconduite au CEN

    Marie-Jeanne Gobert (14) Médiation et règlement des conflits Reconduite au CEN

    Christophe Grassullo (94) Trésorier national Reconduit au CEN

    Gladys Grelaud (29) Ruralités et suivi Bretagne Reconduite au CEN

    Fatima Khallouk (94) Handicap Entrée au CEN

    Pierre Lacaze (31) Relations extérieures ; relations avec les groupes parlementaires et les partis ; suivi Occitanie et relations avec l’Outre-mer Reconduit au CEN

    Céline Lecat (62) Campagnes de solidarité concrète Entrée au CEN

    Véronique Mahé (44) Lien avec les fédérations Reconduite au CEN

    Frédéric Mellier (33) Entreprises et lieux de travail Entrée au CEN

    Yannick Monnet (03) Affaires sociales Reconduit au CEN

    Özer Öztorun (94) Politique des cadres et quartiers populaires Entrée au CEN

    Nadège Plaineau (50) Discussion à finaliser Entrée au CEN

    Léna Raud (93) Jeunesse Entrée au CEN

    Guillaume Roubaud-Quashie (92) Mouvement des idées ; Président de la Fondation Gabriel Péri Reconduit au CEN

    Aymeric Seassau (44) Relations avec les syndicats Reconduit au CEN

    Patricia Tejas (84) Économie, Finances publiques Reconduite au CEN

    Muriel Ternant (90) Éducation et suivi Bourgogne-Franche-Comté Reconduite au CEN

    Sylvie Vinceneux (83) Logement Entrée au CEN

    Shirley Wirden (75) Droits des femmes et féminisme Reconduite au CEN

    Bora Yilmaz (54) Lutte contre le racisme et l’antisémitisme et suivi Grand-Est Entrée au CEN

    Igor Zamichiei (75) Vie du Parti Reconduit au CEN

    Membres invités

    Bastien Bonnargent (75) Secrétaire général du Mouvement des jeunes communistes de France (MJCF)

    Stéphane Peu (93) Président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) à l’Assemblée nationale

    Philippe Rio (91) Président de la Coopérative des élu·es communistes, républicain·es et citoyen·nes

    Camille Mongin (29) Secrétaire nationale de l’Union des étudiants communistes (UEC)

  • [Tribune] L’austérité génère l’insécurité

    [Tribune] L’austérité génère l’insécurité

    L’insécurité climatique frappe de plein fouet des centaines de milliers de Françaises et de Français. 125 000 hectares de forêt partis en fumée, des centaines de milliers d’évacués, des centaines de maisons calcinées dont près de cinquante dans le Var. Des régions dévastées par les incendies, des exploitations agricoles, et des PME sinistrées. Des centaines d’emplois impactés par ces méga feux. Sans l’engagement exemplaire des soldats du feu, des services publics locaux, des bénévoles, des élus des communes concernées, le bilan aurait été bien plus lourd.

    Les politiques d’austérité budgétaires ont désarmé la République : toutes les forces politiques qui par leurs votes au Parlement les ont soutenues sont comptables devant les populations. Leurs choix ont fragilisé les services publics et plongé les habitants dans l’insécurité dramatique dont sont victimes des milliers de Français.

    Le PCF propose de réorienter le budget de l’État vers les besoins réels du pays. En arrêtant de servir les grands groupes industriels et financiers et en réorientant les dépenses militaires uniquement vers la défense nationale et non au service des marchands de canons pour satisfaire au diktat des USA. Plus de 200 milliards d’euros annuels seraient disponibles pour mettre en œuvre une véritable politique au service de la Nation.

    Pour doter les services de secours des moyens terrestres et aériens, en regagnant notre souveraineté industrielle pour les bombardiers d’eaux qui pourraient être construits et entretenus en France avec les projets Frégates F-100 à Istres et celui AIA de Cuers Pierrefeu dans le Var. Doter la flotte aérienne de vision nocturne et thermique.

    Réarmer nos Sdis qui ont perdu 1 800 centres de secours et 1 000 véhicules. Revaloriser le statut des pompiers volontaires et professionnels, les doter de protections efficaces contre la chaleur et les fumées toxiques.

    Renforcer l’ONF de 2 000 emplois alors que 25% des postes ont été supprimés.

    La gestion forestière doit être repensée, le Var un des départements les plus boisés, la forêt a progressé de 17% depuis 1980 mais l’exploitation et entretien n’ont pas suivi. Avec 70% de surface privée, la prévention et l’exploitation sont plus complexes.

    Dans son plan Climat 2050 le Parti communiste français propose une grande loi de programmation forestière et une gestion démocratique incluant tous les acteurs concernés. Réfléchir ensemble pour une efficience maximale. Toute aide publique doit être conditionnée aux objectifs définis démocratiquement en termes de plantation, de biodiversité, de tracé des DFCI nécessaires. L’agropastoralisme et le sylvopastoralisme doivent être soutenus pour entretenir et créer des coupures de combustibles et les projets bois-énergies doivent être soumis à évaluation. Cela nécessite un réel débat national et départemental, la sécurité de nos concitoyens et de nos territoires sont en jeu. Le coût financier, économique et matériel sera astronomique mais pourra être absorbé. Les traumatismes individuels et collectifs seront plus difficiles à quantifier.

    Mais comment la solidarité nationale va pouvoir jouer à plein, si nous laissons les sinistrés individuels ou collectifs, les communes, les entreprises ou les exploitations agricoles au bon vouloir des groupes d’assurances privées, qui projettent des augmentations de cotisations de plus de 12%, quand elles n’informent pas leurs souscripteurs qu’elles ne renouvelleront plus le contrat d’assurance ? Oui, il faut un pôle public assurantiel pour faire jouer la péréquation et la solidarité nationale.

  • Dans l’agglo Sud Sainte-Baume, la gauche mènera le combat de la pédagogie

    Dans l’agglo Sud Sainte-Baume, la gauche mènera le combat de la pédagogie

    Parmi les 49 élus de la communauté d’agglomération Sud-Sainte-Baume, aucun représentant de gauche. Pourtant, Sylvie Vinceneux, à Saint-Cyr, et Jean-Pierre Meyer, à Sanary, tous deux candidats (PCF) aux élections municipales 2026, étaient présents dans l’audience pour ce premier conseil. Et ils assisteront aux prochains avec assiduité, conscients de l’importance que revêt l’échelon communautaire pour le quotidien des habitants.

    « Nous sommes en contact avec les progressistes d’autres villes », soutiennent les deux candidats aux municipales 2026, bien décidés à « porter ce débat » dans leurs communes respectives, reprochant notamment à leurs maires sortants d’avoir « très peu parlé de la communauté d’agglomération. »

    Leur cheval de bataille : réaliser un « travail pédagogique » auprès des citoyens sur le rôle de la collectivité, ce qu’« aucun des trois candidats n’a mentionné dans son discours, alors que les plus grandes décisions s’y prennent », pointe Jean-Pierre Meyer. Avec des dossiers chauds : « Le plan local d’habitat, la mobilité, l’eau, l’enclavement de la zone économique de Signes », énumère Sylvie Vinceneux, qui insiste sur « la question de la dette du Grand Prix du Castellet [pour laquelle une aide de 184 000 euros a été votée par le conseil en octobre, Ndlr] : est-ce normal que l’habitant paye des sommes astronomiques pour quelque chose qui ne lui apporte rien ? Qu’une petite agglomération ait financé un événement qui est un trou sans fond ? »

    Des sujets pour lesquels le référendum d’initiative locale, qu’ils ont tout deux porté durant les élections, « prendrait tout son sens. » « L’Agglo éloigne les citoyens de la décision. Certains n’avaient pas conscience qu’ils votaient aussi pour le conseil communautaire lors des municipales. Il y a un travail civique à mener, et on a l’intention de le faire », ajoute Jean-Pierre-Meyer.

  • Le Parti de la gauche européenne veut une Europe des peuples

    Le Parti de la gauche européenne veut une Europe des peuples

    Les représentants des communistes et progressistes issus de 40 partis organisés dans les différents pays du continent européen se sont retrouvés à Bruxelles pour le congrès du Parti de la gauche européenne (PGE) qui les fédère.

    À l’ordre du jour : créer les conditions d’un autre avenir en Europe, « en rupture avec l’austérité et la militarisation ».

    Le communiste autrichien Walter Baier, a été reconduit à la présidence du PGE. Quant au PCF qui a défendu sa volonté d’aboutir à une « Europe des peuples et nations, libres, souverains et associés », rompant avec les traités actuels qui fonde l’Europe libérale, il sera représenté par trois membres dans la nouvelle direction. La communiste parisienne Hélène Bidard devient vice-présidente du PGE. Le responsable des relations internationales, Vincent Boulet et la communiste varoise en charge des questions de logement au PCF, Sylvie Vinceneux, intègrent quant à eux le bureau exécutif.

    Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF, a participé à une table ronde intitulée « L’union fait la force : la classe ouvrière se soulève contre l’austérité » au côté du ministre slovène de la Solidarité Simón Maljevac, du syndicaliste suédois Claes-Mikael Ståhl, de la députée allemande Janina Böttger ou encore de l’altermondialiste grecque, Rena Dourou. « Face à l’austérité et aux logiques libérales, la gauche doit se rassembler autour du combat pour la Paix et le respect des travailleuses et des travailleurs. Construire une Europe des peuples, de la justice sociale et de la paix, c’est notre priorité », a insisté le dirigeant communiste français.

    Un message d’unité

    et de solidarité

    Le congrès du PGE, fut également l’occasion de réaffirmer l’engagement internationaliste de ses membres au-delà du continent européen avec des temps forts sur Gaza et Cuba. Emilio Lozada García, chef du département des relations internationales du Comité central du Parti communiste cubain s’est notamment entretenu avec Fabien Roussel. Des rencontres avec une délégation du Parti communiste chinois comme avec les représentants des « Démocrates socialistes » américains, conduits par Megan Romer.

    La délégation du PCF a également saisi l’occasion de ce congrès pour une rencontre bilatérale avec le Parti du travail de Belgique en présence de son secrétaire général Peter Mertens. Le PTB, membre récent du PGE, travaille étroitement avec le PCF notamment.

    Dans un continent marqué par la montée de l’extrême droite et les divisions des adversaires de l’Union européenne libérale avec la création par LFI de « L’Alliance de gauche européenne pour les peuples et la planète » avec d’autres partis réformistes radicaux, ce congrès du PGE a été l’occasion d’envoyer un message d’unité et de solidarité à toutes celles et tous ceux qui souhaitent une alternative progressiste en Europe.

  • Dans le Var, la gauche perd beaucoup de terrain

    Dans le Var, la gauche perd beaucoup de terrain

    Dans quatre des cinq plus importantes villes du Var, les progressistes n’ont pas passé le premier tour. Il n’y a qu’à La Seyne où Stéphane Sacco, 4e, ira au second tour, maintenant sa liste malgré la menace de l’arrivée du RN, pour conserver une voix de gauche à la mairie. À Draguignan, où tout était à faire après 12 années de quasi-disparition de la gauche et des écologistes, il n’y avait guère d’illusion. « On partait de 0, donc 8,4%, c’est une étape, même si on aurait préféré passer les 10% », analyse la tête de liste (Les Écologistes) d’Uni.es pour Draguignan Christophe Terras, qui a pu jauger « la nécessité de l’union. La division aurait donné un très mauvais résultat. On va continuer de travailler sur cette dynamique. Il reste beaucoup de travail qu’on n’a pas pu faire en un an », affirme-t-il avec optimisme.

    Peu d’illusions à Fréjus, également, où la réélection de David Rachline (RN) au premier tour, quasi certaine avant le scrutin, a ironiquement permis à « Fréjus Riposte ! » de sauver le siège qu’elle détenait au conseil municipal. À Toulon, en revanche, ne pas passer la barre des 10% représente une sacrée déception. Certes, Magali Brunel réalise un score proche de celui de Guy Rebec en 2020 (8,38% contre 9,12). Mais ce dernier avait bénéficié de la victoire au premier tour d’Hubert Falco pour obtenir trois sièges, ce qui n’est pas le cas cette année puisque l’élection se jouera en deux tours. Et malgré sa « main tendue » à Josée Massi, celle-ci ne l’a pas saisie, ce que « regrette » le collectif, qui ne sera donc plus présent dans l’opposition municipale, mais promet de « continuer à porter ses propositions dans l’intérêt des Toulonnais et des Toulonnaises ».

    Déceptions à Sanary et St-Cyr, espoirs au Pradet et à La Garde

    À Hyères, il y aura un second mandat de suite sans élu de gauche. La liste d’union conduite par Caroline Moulin (Les Écologistes) ne franchit pas le premier tour, comme Philippe Dao en 2020, mais affiche une légère progression (7,86% contre 6,63) et une dynamique enclenchée.

    Il est des endroits où le cœur est plus lourd. À Sanary, Jean-Pierre Meyer (PCF), qui avait ramené la gauche au conseil municipal 12 ans après sa disparition, n’a pas pu réitérer cette performance. « Avec 76 voix de plus nous pouvions être au second tour. Mais ce résultat n’efface pas notre belle progression depuis 2014 » positive le candidat, qui veut continuer de favoriser le « vivre tous mieux à Sanary, y compris sans élu, même s’il faudra parler plus fort ». Situation similaire à Saint-Cyr, sevré de ses deux élus de gauche, où la communiste Sylvie Vinceneux veut poursuivre « le combat pour la justice sociale, la solidarité, la paix, la transition écologique et le pouvoir d’achat par d’autres voies ».

    Pas davantage de réussite à Six-Fours, où la liste de Pascal Cabras ne verra pas le second tour. Notons cependant des éclaircies au Pradet, où le Printemps Pradétan de Laurent Bailloux sera au second tour, tout comme la liste (apparentée DVG) de Julia Peironet-Brémond à La Garde, qui, avec 30,65%, n’est qu’à 793 voix de la maire sortante Hélène Arnaud-Bill (LR).