Tag: surveillance

  • Des personnels pénitentiaires inquiets ont prêté serment

    Des personnels pénitentiaires inquiets ont prêté serment

    Un rassemblement d’une cinquantaine de conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation, de personnels de direction, de personnels administratifs, de personnels de surveillance, personnels socio-éducatifs, psychologues venus prêter serment comme un décret le leur impose désormais, s’est tenu jeudi à 12h45 devant le tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence, boulevard Carnot, pour dénoncer les « pressions et intimidations » dont ils sont l’objet en haut lieu.

    La CGT insertion probation et le Snepap-FSU, avec le soutien du Syndicat des avocats de France (section de Marseille) et du Syndicat de la magistrature (section régionale Aix-en-Provence) ont voulu ainsi dénoncer les « attaques et dénigrements » dont ces agents sont l’objet. Depuis le début de l’année, « Gérald Darmanin a multiplié les interventions et instructions dénigrant et fragilisant le travail des personnels chargés de l’application des peines, qu’il s’agisse des personnels de surveillance, des services d’insertion et de probation ou des juridictions de l’application des peines », dénoncent-ils dans un communiqué commun.

    « Des attaques

    sans précédent »

    « À Aix ou à Marseille, un conseiller de probation suit 130 personnes. Est-ce que le garde des Sceaux qui parle de sécurité à tout va devant les caméras de télévision va parler de ça alors que 200 détenus à Luynes dorment sur un matelas au sol ? », déclare Olivier Caquineau, secrétaire départemental du Snepap-FSU. « Des collègues sont KO quand ils entendent les déclarations de leur ministre de tutelle dénonçant des “activités ludiques et provocantes”. Ils ont le sentiment d’être insultés, eux qui travaillent depuis des semaines en amont. Des permis de sortir sont annulés au dernier moment que personne ne comprend. »

    Sentiment partagé par Élodie Bartolini de la CGT Insertion Probation selon laquelle « le moral des agents est très très bas car ils se sentent dans le viseur. Il faut sortir des réactions à chaud et retrouver un cadre de travail serein. Pour cela, il faut faire confiance aux professionnels. Notre métier, c’est d’accompagner les gens, de travailler sur le passage à l’acte, la gestion des émotions pour les réintégrer, pour qu’ils redeviennent des citoyens. On ne peut pas continuer à mettre au ban de la société des gens, les entasser en détention. Trois personnes dans une cellule de 9 m², c’est indigne. »

    Marie-Blanche Régnier, co-déléguée de la section régionale du Syndicat de la magistrature, les comprend. « On est là pour soutenir les agents face aux attaques sans précédent sur les permissions de sortir sous couvert dans la communication politique d’être des narcotrafiquants, alors qu’en fait les personnes en détention sous main de justice ne sont pas majoritairement de ce profil. » Ces attaques qui ont débuté en février se sont accentuées ces dernières semaines. Le garde des Sceaux critique les activités socio-éducatives culturelles en détention qui sont freinées voire ont disparu. « La hiérarchie pénitentiaire ajoute des critères pour contrecarrer des permissions de sortie accordées par les juges d’application des peines. Les détenus étrangers en situation irrégulière sont particulièrement visés même lorsqu’ils ne font même pas encore l’objet d’une obligation de quitter le territoire français », observe-t-elle.

  • Le procès en appel de Rocher Mistral repoussé à février

    Le procès en appel de Rocher Mistral repoussé à février

    Le procès en appel de Rocher Mistral et de son gérant Vianney d’Alençon a été renvoyé au 4 février 2026, juste avant les élections municipales. On sait que le maire de La Barben, Franck Santos, pourfendeur des infractions commises par ce parc d’attractions médiévales ouvert en 2021, brigue un nouveau mandat.

    Rocher Mistral et son gérant ont été condamnés en correctionnelle le 13 février 2024 à respectivement 70 000 et 20 000 euros d’amende avec sursis pour une série de violations assumées aux codes de l’urbanisme et du patrimoine commises dans et aux abords de ce château classé au titre des monuments historiques. Le tribunal a sanctionné des réalisations « effectuées volontairement et en fraude » et ordonné la remise en état des lieux dans un délai de neuf mois sous astreinte de 200 euros par jour de retard, à savoir démolir la dalle en béton avant l’entrée de la grande galerie, purger plusieurs galeries et retirer un baraquement, remettre dans son état initial l’ancien potager, son esplanade et deux parkings pour la clientèle. Toutes ces mesures sont suspendues du fait de l’appel. « Tous ces travaux ont été réalisés sans l’autorisation prévue sur un immeuble classé aux monuments historiques » et parfois « avec l’avis contraire de l’Architecte des bâtiments de France » fustigeait le jugement qui souligne la volonté du châtelain « d’ouvrir le site coûte que coûte ».

    Un chemin rural et public

    Rocher Mistral vient de connaître un nouveau revers judiciaire dans sa croisade contre la mairie de La Barben. Le parc expansionniste revendique depuis mars 2021 la propriété d’un chemin pour en fermer l’accès au public. Le tribunal judiciaire l’a très nettement débouté. « Il ressort des éléments du dossier que le chemin dit du vallon de Maurel, matérialisé dans son assiette actuelle depuis le cadastre napoléonien et qualifié de chemin rural par le plan cadastral de 1962 versé aux débats, est affecté à l’usage du public, notamment des promeneurs, randonneurs et cavaliers. » Pour les juges, la commune « justifie d’actes réitérés de surveillance ou de voirie de l’autorité municipale concernant le chemin litigieux ». En revanche, « les éléments produits par [Rocher Mistral] sont insuffisants à renverser la présomption de propriété de la commune de La Barben » tranche le tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence dans son jugement du 13 novembre qui condamne la société à verser 3 000 euros de frais à la commune. Entre-temps, le châtelain du « Puy du Fou provençal » a rendu publique une énième plainte déposée contre le maire, cette fois pour un prétendu « vol d’eau ».

  • Les Baumettes 3 ouvrent, un soulagement temporaire

    Les Baumettes 3 ouvrent, un soulagement temporaire

    « C’est un début de soulagement qui ne sera que temporaire. Forcément les établissements surpeuplés d’Aix, de Nice et d’autres directions régionales vont se faire un plaisir de nous envoyer des détenus », observe Aicha Khelfa, secrétaire régionale adjointe de la CGT Pénitentiaire qui souligne le manque de 60 surveillants. Preuve d’une surpopulation prévisible et déjà anticipée, des lits superposés sont installés et les détenus sont déjà placés par deux en cellule. Tous ne sont pas emballés car « qui dit bascule, dit une fouille réglementaire qui est crainte par certains et donc grand ménage », note la syndicaliste.

    « On ne peut que se réjouir de l’ouverture d’un établissement supplémentaire à Marseille qui permettra au moins dans un premier de temps de désengorger les Baumettes 1 et 2. Cela va améliorer les conditions de détention et d’exercice professionnel des personnels pénitentiaires », se félicite le président du tribunal judiciaire de Marseille, Olivier Leurent, qui livre à La Marseillaise les derniers chiffres de population carcérale : l’ensemble des Baumettes comptait hier 1 214 détenus incarcérés, soit un taux d’occupation de 208%, quand le protocole de régulation carcérale instaurée à Marseille fixe le seuil d’alerte à 175%. « Si la progression se poursuit, on peut craindre que ce nouvel établissement n’arrive lui aussi rapidement à une population très importante. Après avoir désengorgé les Baumettes 1 et 2, ce nouvel établissement va également servir à désengorger d’autres établissements de la région pénitentiaire », ajoute M. Leurent pour qui « l’explosion de la population carcérale est liée à des causes profondes multifactorielles. »

    Il faut noter que 434 autres détenus purgeaient mardi leur peine sous détention à domicile sous surveillance électronique (DDSE) quand 23 autres étaient en placement extérieur (aménagement de fin de peine). Un nouveau juge de l’application des peines (JAP) a été nommé. Un second le sera bientôt, ce qui portera à terme à 9 le nombre de JAP pour mieux traiter les demandes d’aménagement de peine. Le narcotrafic pèse sur la détention provisoire qui est majoritaire. 2 000 personnes sont actuellement mises en examen dans des cabinets d’instruction à Marseille pour trafics de stupéfiants dont 900 sont en détention provisoire aux Baumettes et ailleurs.

  • La pollution de l’air diminue mais il reste encore beaucoup à faire

    La pollution de l’air diminue mais il reste encore beaucoup à faire

    À l’échelle régionale, les émissions annuelles de polluants dans l’atmosphère sont en baisse. C’est là le principal enseignement de l’inventaire des émissions publié en ligne ce 6 novembre par l’association de surveillance de qualité de l’air, AtmoSud. Cet outil permet de suivre sur chaque commune l’évolution des polluants atmosphériques, les consommations et productions d’énergie en région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur.

    Plus précisément, les émissions de particules fines (PM 2,5), produites notamment par le chauffage au bois, ont réduit de 15%, les oxydes d’azote (Nox), principalement issus du trafic routier et maritime, de 7,6%, les gaz à effet de serre (GES) de 5%. Mais « malgré ces progrès, notre territoire reste loin de ses objectifs : 97% de la population vit au-dessus des seuils de l’OMS, 11% au-dessus de la valeur limite 2030, et loin de la neutralité, puisqu’il ne compense encore que 12% de ses émissions de GES », analyse AtmoSud.

    Un outil pour anticiper

    Cette année, les particules ultrafines ont été intégrées dans l’inventaire communal, une « première mondiale », se félicite AtmoSud. Ces dernières sont principalement émises par le trafic routier mais si la contribution de l’aérien est faible, il reste le premier contributeur des particules les plus fines des ultrafines, comprises entre 10 nanomètres et 13 nanomètres, en étant responsable de 35% de ces émissions.

    Le calcul des émissions maritimes a aussi été revu « grâce au partage des données réelles avec les acteurs portuaires ». Les résultats sont sans appel : « À Marseille, le secteur maritime demeure un contributeur majeur aux émissions de polluants atmosphériques. Il représente 37% des émissions d’oxydes d’azote (1 456 tonnes), juste derrière le transport routier (45%). » À Fos-sur-Mer, ce secteur reste le premier émetteur, avec 6 212 tonnes de NOx, soit 57% des émissions totales de la commune. Les axes routiers secondaires sont également pris en compte et le calcul de « la séquestration carbone » amélioré « avec la prise en compte de la mortalité des végétaux ».

    Cette étude sert également de base pour « comprendre les phénomènes de pollution, mieux anticiper la pollution de l’air et évaluer la performance environnementale de notre territoire ».

    Pour en savoir plus : cigale.atmosud.org

  • À Marseille, la vente d’un taudis confisqué au « Campus 1 » interroge

    À Marseille, la vente d’un taudis confisqué au « Campus 1 » interroge

    L’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC) met aux enchères en ligne, à partir du 16 décembre, un studio occupé et son box au sein de la résidence « Le Campus 1 », au 5 avenue du Merlan (14e), à Marseille. Cette copropriété dégradée de 276 lots d’habitation était à l’origine, en 1997, une résidence pour étudiants qui l’ont progressivement désertée comme pour Le Gyptis, rue Cristofol (3e). Les désordres, la paupérisation, l’insécurité, les mutations entre marchands de sommeil et autres investisseurs « CAFistes » ont alimenté la spirale de sa chute. Le squat massif de studios a ensuite plongé les comptes de la copropriété.

    Un administrateur judiciaire a fini par être nommé en juillet 2023, dans un contexte sécuritaire lourd. Caméras de surveillance et accès sécurisé par badge ont été installés en août 2024, avec un maître chien. Trois mois plus tard, le 14 novembre, la préfecture prêtait le concours de la force publique pour déloger des squatteurs retranchés dans 14 appartements. En juin dernier, un incendie a ravagé plusieurs appartements, entraînant l’évacuation d’une trentaine d’occupants.

    369 ventes en 5 ans

    Pour ne rien arranger, la copropriété est, depuis août, sous le coup d’un arrêté de mise en sécurité des équipements communs. Les propriétaires ne peuvent plus percevoir de loyer, réduisant à peau de chagrin des capacités déjà réduite de financement de travaux. C’est dans ce contexte périlleux que l’AGRASC met à prix, pour 8 864 euros, un studio de 18m2 avec son box. Si l’établissement public prend soin de rappeler que la perception de loyer (450 euros par mois) est interdite tant que la mainlevée du péril n’est pas intervenue, cette enchère interroge.

    Qui a les moyens d’acquérir dans une copropriété dégradée, au prix d’une voiture d’occasion, un logement qui, loin de générer du profit, va produire du déficit ? Le risque de captation par un marchand de sommeil à l’affût ou une société qui serait son faux-nez n’est pas négligeable. En bradant un taudis, le ministère de la Justice ne s’expose-t-il pas à nourrir le cycle de l’habitat indigne que sa décision de confiscation était censée fustiger ? Comment l’état peut se prêter à être le relais entre le portefeuille d’un délinquant et celui d’un autre prédateur de l’immobilier dégradé ? Car, pour l’heure, aucune collectivité ou acteur institutionnel n’est positionné pour préempter au Campus et lancer une maîtrise foncière publique qui semble pourtant nécessaire pour sortir l’ensemble immobilier du naufrage. Le turnover des ventes y est considérable. En 5 ans, Le Campus a fait l’objet de 369 mutations. Une adjudication a même atteint en janvier 2024 le prix dérisoire de 4 000 euros.

  • La police municipale, un corps mais une variété de métiers

    La police municipale, un corps mais une variété de métiers

    La Police municipale de Marseille organisait samedi sa Journée porte ouverte. Un événement en réalité à ciel ouvert pour cette 3e édition qui se tenait sur l’esplanade Gisèle Halimi face au Mucem. Un site très pratique pour la brigade maritime qui a pu faire la démonstration de sauvetage et la brigade de la prévention qui a pu monter un circuit de sécurité routière.

    « La police municipale de Marseille s’est tellement agrandie et diversifiée. Elle compte des brigades équestre, cynophile, VTT, scooters, motos, une brigade de nuit, une brigade environnement. Elle est dotée d’un centre de supervision urbain (CSU), d’un PC radio, d’une formation armement avec nos propres moniteurs en maniement des armes, d’une brigade, d’une brigade spécialisée fourrière aussi », décrit Laurie Carrillo, responsable de la division communication et attractivité des métiers.

    Cette journée de présentation des différentes spécialités visait aussi à communiquer sur l’ouverture de 100 nouveaux recrutements au sein de cette police du maire qui compte actuellement 703 agents. Les policiers municipaux sont armés depuis 2016, et équipés du semi-automatique Glock 17 de calibre 9mm.

    « On aura doublé les effectifs. C’était l’objectif de monsieur le maire. La police municipale de Marseille séduit énormément les jeunes parce qu’on a plusieurs métiers dans le même métier », ajoute Mme Carrillo. « On postule pour être policier municipal à la brigade de nuit, à la maritime, à l’équestre. Pour la brigade équestre il faut un galop minimum 7. pour la maritime, il faut être muni d’un BNSSA. Pour la brigade de nuit, il faut avoir une appétence pour la nuit et certaines conditions physiques. Chacun va trouver ce qui lui plaît. Chacun peut trouver sa place. On recrute à partir de 18 ans avec un brevet de collège pour pouvoir passer le concours. Il y a ensuite une formation initiale d’application (FIA), puis des formations continues obligatoires. »

    Les chevaux Juno, Griotte, Jac et Kraken

    La brigade équestre de 8 agents écuyers, c’est une maréchalerie avec déjà 4 chevaux, Juno, Griotte, Jac et Kraken qui gîtent à Pastré et dont la fonction est principalement la dissuasion, la surveillance et le lien avec la population en particulier le long du littoral, des Goudes aux Catalans de mai à octobre, dans les parcs publics et les massifs forestiers des Calanques Marseilleveyre, Luminy et Samena. Les chevaux ont d’ailleurs participé aux recherches du retrouver le Patou égaré dans le massif de Marseilleveyre et retrouvé vendredi. La brigade assure aussi la sécurisation d’événements sportifs et culturels (Course Marseille-Cassis, Parc Chanot, stade Vélodrome).

    La police municipale est sectorisée depuis juin 2024 avec trois bases de police municipale pour les secteurs, nord, centre et sud. Deux antennes de proximité vont ouvrir très prochainement à la base nord : l’antenne 13-14 et l’antenne Loubon.

  • Clap de fin pour la campagne de sécurité des loisirs nautiques en mer Méditerranée

    Clap de fin pour la campagne de sécurité des loisirs nautiques en mer Méditerranée

    La campagne de sécurité des loisirs nautiques touchant à sa fin, au crépuscule de la saison estivale, l’heure était au bilan pour le Préfet maritime de la Méditerranée, le vice-amiral d’escadre Christophe Lucas, et le directeur du Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de Méditerranée (Cross Med, implanté à la Garde), Aymeric le Masne de Chermont.

    En préambule, le Préfet maritime a tenu à saluer le rôle des bénévoles de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), « qui réalisent quasiment 50% des primo interventions ». Des acteurs primordiaux sur une zone Méditerranée qui couvre 2 000 km de côtes et 115 000 km² de zone de sauvetage, mobilisant 70 moyens nautiques, 30 aériens, 19 sémaphores et 47 stations SNSM. D’autant plus avec une saison « qui commence de plus en plus tôt, au week-end de Pâques, marquée par une densification et une diversification des usages ». Quatre piliers ont structuré cette campagne : « sensibiliser, informer, contrôler et réglementer. »

    Cette saison, le Cross Med et la Préfecture maritime ont recensé 3 536 opérations (+14%), soit 30 événements par jour en moyenne. 8 072 personnes ont été impliquées (+4%), mais les décès, au nombre de 38, sont en baisse (-17%), parmi lesquels 15 liés à la baignade et 6 à la plongée, avec une moyenne d’âge élevée (respectivement 75 et 60 ans). « Ces drames doivent nous pousser à ne pas relâcher la garde », souligne Christophe Lucas.

    La baisse de l’accidentologie (-10%) et de la mortalité (-33%), deux domaines fixés comme prioritaires avant la saison, est donc une satisfaction. Même si cela ne doit pas masquer les efforts à maintenir sur les activités en particulier (+9% d’accidents liés à la baignade), et la nécessité de conserver « un dialogue avec les collectivités et les maires, qui gèrent leurs zones de baignades, et avec les acteurs du milieu nautique », insiste le vice-amiral Lucas.

    La diversification des pratiques, notamment avec l’essor du paddle, a également été marquante : « 99 opérations » ont concerné cette activité, observe Aymeric le Masne de Chermont, qui parle d’un « effet boomerang après une hausse des achats. Les paddles doivent être marqués pour éviter une opération lorsqu’il y en a un à la dérive, alors que le pratiquant a juste égaré sa planche ».

    Le 196, un numéro d’urgence à connaître

    Car ce qui fait encore défaut se résume à « trois facteurs : manque de préparation, inexpérience et comportements irresponsables. Le volet prévention et contrôle doit garantir une meilleure sécurité. Il n’y a pas de bonne pratique sans contrôles », martèle le Préfet maritime. Ainsi, 11 971 contrôles ont été menés (+10%), donnant lieu à 3 928 infractions (+12%), principalement pour trois raisons. « vitesse, mouillage dans des zones interdites et défaut de matériel de sécurité. Il faut partager l’évolution de la réglementation pour permettre une meilleure sécurité. Par exemple, qu’il y ait un deuxième coupe-circuit et un téléphone chargé sur les bateaux », ou « l’obligation de porter un shorty en néoprène pour le jet-ski depuis 2024, ce qui réduit considérablement les dégâts corporels », ajoute Muriel Vergne, médecin urgentiste, responsable médicale du Samu de coordination médicale maritime Méditerranée (SCMM).

    Il en va également de la responsabilité de chacun, en ce qui concerne son propre danger : « On n’a pas le même état physique à 20 ou 80 ans. La durée de vie augmente, les loisirs continuent, donc on a forcément plus d’accidents. Il faut savoir dire non », prévient-elle, relevant tout de même une note positive sur les accidents de plongée : « On est appelé de plus en plus tôt. Certaines douleurs ne se voient pas, il faut être responsable plutôt que se taire pour ne pas inquiéter le groupe. » Dans tous les cas, un seul numéro d’urgence à retenir : « le 196, y compris en club de plongée. Il faut appeler au bon moment, au bon endroit », conclut le médecin.

    Infos et préventions sur l’application Nav&Co.

  • Une copieuse amende pour des recours abusifs

    Une copieuse amende pour des recours abusifs

    Un requérant qui bombarde le tribunal administratif de Marseille de centaines de requêtes toutes irrecevables, s’est vu infliger une nouvelle amende particulièrement salée pour le sanctionner et enrayer son délire processif.

    Le tribunal administratif de Marseille a rejeté la semaine dernière dans une même ordonnance un lot de 14 requêtes émanant d’un même administré marseillais et lui a infligé 21 000 euros d’amende – 1 500 euros par requête – pour ce que le président qualifie de recours abusifs. Ces derniers mois, le tribunal avait déjà écarté comme étant manifestement irrecevables des lots identiques de requêtes fantaisistes. Plus de 200 décisions ont déjà rejeté ses requêtes. Le serial requérant avait déjà été condamné en février 2023 à 10 000 euros d’amende pour recours abusif.

    Point commun à toutes ces demandes, ses demandes rejetées de communication par la ville de Marseille mais aussi par celle d’Aix-en-Provence d’enregistrements vidéo des caméras de surveillance. Ce singulier administré mitraille depuis plusieurs années de courriels les centres de supervision urbaine de ces communes, lesquelles lui opposent soit un silence valant refus implicite, soit en lui expliquant qu’il n’est pas une « personne intéressée » au sens que donne le code de la sécurité intérieure pour lui permettre de consulter les vidéos. Ce refus est pour le requérant une « atteinte grave et manifestement illégale au droit d’accès à des données à caractère personnel et à la liberté d’aller et venir ».

    Le syndrome de quérulence processive

    Dans sa dernière ordonnance du 17 septembre 2025, le président du tribunal administratif de Marseille énonce que « depuis le 1er janvier 2024, M. A. B. a déposé plus de 1 000 requêtes toutes rejetées pour irrecevabilité ». Ce même tribunal n’a pourtant eu de cesse de lui rappeler que les contestations de refus de communication d’enregistrements vidéo des caméras de surveillance, doivent d’abord obligatoirement faire l’objet d’une saisine préalable de la commission d’accès aux documents administratifs.

    Qui est donc ce mystérieux procédurier qui ne semble pas être militant d’une organisation ? C’est en réalité un avocat du barreau de Marseille que des confrères disent atteint du syndrome de « quérulence processive », un délire paranoïaque. « Les requêtes revêtent un caractère abusif, il y a lieu, en conséquence, de condamner M.A. B. au paiement d’une amende 1 500 euros pour chaque dossier, soit un total de 21 000 euros », s’est borné à trancher le tribunal.

    L’article R. 741-12 du code de justice administrative confère au juge le pouvoir propre d’infliger une amende pour recours abusif. Cela concerne le plus souvent des demandes réitérées d’un même requérant qui ont le même objet ou des requêtes manifestement non fondées ou qui remettent systématiquement en cause les mêmes questions déjà tranchées. Un avocat interrogé nous dit connaître le phénomène de quérulence qui peut frapper des clients. « Cela fragilise notre légitimité à faire nos recours car cela décrédibilise nos actions qui elles ont un sens. »

  • Un été calme au niveau des infractions et des sauvetages

    Un été calme au niveau des infractions et des sauvetages

    Alors que l’ambiance générale est à la rentrée, la cellule de veille estivale signe ce lundi 22 septembre sa dernière réunion. L’occasion pour ce dispositif partenarial créé en 2004 de dresser le bilan de la saison qui s’achève, d’un point de vue de la tranquillité et de la salubrité publiques et des actions de prévention sur les aspects techniques et environnementaux.

    Côté sécurité, plus d’une centaine d’infractions ont été relevées par la police nationale sur les plages ainsi qu’une cinquantaine en mer, principalement concernant le matériel de sécurité. Les vols de bateaux ont été moins fréquents que l’an passé, bien que la police municipale ait interpellé cinq personnes en début d’été.

    La saison a été un peu plus animée pour les pompiers. « Cette année, trois gros incendies ont été à déplorer : un sur le quartier de Réveilla, un autre majeur qui a démarré sur le quartier de Saint-Lazare avec une reprise sur le quartier de Saint-Julien », rappelle l’élu de quartier Jean-Marc Villanueva. Le commandant Alexis Mollier note : « Au mois de juin on a eu un bond de 30% d’activité par rapport à la même période de 2024. » Au niveau local, 27 départs de feu ont été recensés, représentant 230ha brûlés « principalement liés au feu du 17 juillet qui concernait plus de 200 hectares ».

    Côté assistance aux personnes, Christophe Sola, pompier chargé de la surveillance de la baignade, souligne une baisse des chiffres : « Nos 18 sauveteurs ont soigné 575 victimes, on a eu quatre débuts de noyade, 12 évacuations. Ce qui est certain, c’est qu’on a eu 2 noyades le 27 juin. Ce jour-là il n’y avait pas de surveillant de baignade et une personne est décédée. À savoir qu’en 2018 on surveillait 94 jours contre 80 aujourd’hui. Est-ce que la baisse des chiffres vient de là ? Je ne sais pas. Je ne sais pas non plus si c’est logique vu les périodes caniculaires qui vont être de plus en plus fréquentes. » Pour l’an prochain, la Ville réfléchit à une extension de la surveillance des plages.

    La collecte des déchets pointée

    Manon Mamano, du service Allô Martigues dédié aux remontées des habitants relatives aux dysfonctionnements sur le domaine public, affirme : « Les signalements qu’on a eus le plus concernaient les algues sur la plage de Ferrières et les problèmes de collectes de déchets -qui nous ont été rapportés de manière très récurrente, quasi journalière. »

    Sur ce point, le représentant de la Métropole Thomas Fiant précise : « Comme tous les ans, on a ajouté une tournée supplémentaire qu’on a cette fois mise en œuvre un mois plus tôt, début juin. » Un effort jugé insuffisant par les services municipaux. Odile Teyssier Vaisse, adjointe de quartier (Carro, Laurons, Saint-Julien), assène : « On a l’impression que les tournées n’étaient pas finies. Cette année on a fait deux pas en arrière. La Ville a compilé tous les agacements des habitants qu’elle a reçus et on est dépourvus, sans solution et agacés par un service qui n’est pas satisfaisant. »

  • FO Justice alerte sur le manque de moyens en milieu ouvert

    FO Justice alerte sur le manque de moyens en milieu ouvert

    Depuis « plusieurs mois, les équipes du SPIP 13 travaillent dans des conditions de plus en plus dégradées, faute de moyens humains, matériels et de soutien hiérarchique », résume dans ses premières lignes le courrier rédigé par le syndicat FO-Justice. Sous forme de lettre ouverte, rédigée ce vendredi 19 septembre, le syndicat interpelle le directeur pénitentiaire d’insertion et de probation (DFSPIP) des Bouches-du-Rhône. « Le contexte est particulier, on manque énormément de personnel. Depuis deux ans, sur Aix-en-Provence, le milieu ouvert suit à peu près 300 personnes sous bracelet électronique pour seulement quatre surveillants pénitentiaires affectés au SPIP, au lieu de six. Or il faudrait un surveillant pour cinquante détenus. On est à environ 120 personnes par conseiller d’insertion et de probation (CPI) », contextualise Frédéric Belhabib, surveillant pénitentiaire et représentant départemental pour FO – Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) indiquant qu’en France. L’arrivée récente de CPI n’ont pas permis de soulager la charge de travail. Une carence qui « compromet gravement la capacité du SPIP à gérer efficacement les mesures de placement sous surveillance électronique, déjà en forte augmentation. Il est illusoire de prétendre trouver des solutions par le biais de groupes de travail sans disposer au préalable des moyens humains et matériels nécessaires », indique le courrier de FO Justice. Sont aussi pointés un manque de « plusieurs adjoints administratifs (AA), tant sur le centre de détention (CD) de Salon-de-Provence que sur le milieu ouvert d’Aix-en-Provence, où un poste supplémentaire d’AA s’avère indispensable pour garantir la continuité du service (…). À cela s’ajoute un déficit de Directeurs pénitentiaires d’insertion et de probation (DPIP) », indique FO-Justice.

    Matériel dégradé

    La détérioration du matériel en milieu ouvert est lui aussi, largement pointé du doigt. Véhicules « hors d’âge », « locaux infestés de nuisibles » dont frelons, punaises de lits et cafards selon les syndicats. Sur site, les ascenseurs sont également en panne depuis plusieurs semaines dans les locaux situés avenue du Club hippique. Le syndicat, après constat, revendique entre autres un « renfort immédiat en personnel », « des conditions de travail et d’accueil dignes d’un service public avec un engagement réel à défendre les personnels auprès de la hiérarchie interrégionale », « l’intervention urgente auprès du bailleur pour éradiquer durablement les nuisibles dans les locaux ». Sollicité, le SPIP des Bouches-du-Rhône n’a pas pu répondre à nos sollicitations.