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  • Rugby : le RC Toulon veut finir avec les honneurs à Mayol

    Rugby : le RC Toulon veut finir avec les honneurs à Mayol

    En observant le calendrier en septembre dernier, on se disait que la réception de l’Union Bordeaux-Bègles, à deux journées du terme de la saison, revêtirait un enjeu sportif important pour deux équipes, qui se voulaient prétendantes aux deux premières places. Il n’en est finalement (presque) rien.

    Si les hommes de Yannick Bru luttent pour une place dans le top 6 et peuvent encore envisager une qualification directe pour les demi-finales, ce n’est pas le cas du RCT. D’ores et déjà éliminé de la course au top 6, le club de la Rade a aussi vu la perspective du top 8 et d’une qualification en Champions Cup grandement s’éloigner après sa défaite face au Racing, il y a deux semaines. « On va jouer avant le Racing. En fonction des points qu’on prend, si on gagne, je ne dis pas qu’il y en a une grande, mais il y a peut-être encore une chance sur le dernier match pour finir dans le top 8 », veut encore croire Pierre Mignoni, même si l’essentiel est ailleurs. « C’est plus l’honneur qu’on doit jouer. »

    Pour l’entraîneur toulonnais, « chacun aura une bonne raison d’être motivé. Certains, ça va être la déception de la saison. D’autres, ça peut être la frustration. Pour nos supporters aussi, qu’on a déçus. Ça peut être aussi ceux qui partent ». Parmi eux, Gilles Allou, le préparateur physique de l’équipe, qui vivra son dernier match à Mayol, ce dimanche : « Il a quand même 30 ans de club, ce n’est pas rien. C’est aussi une des raisons pour lesquelles on doit faire un grand match », salue Pierre Mignoni. Même s’il n’est pas dans le groupe, Ma’a Nonu prendra lui aussi (vraiment, cette fois) sa retraite dans une semaine. « Il a fait une immense carrière, la motivation sera toute trouvée », appuie Matteo Garcia.

    « Finir ensemble à Mayol »

    Transfuge de l’UBB cet été, le jeune demi d’ouverture retrouvera ses coéquipiers, tout juste auréolés de leur deuxième titre consécutif face au Leinster, à Bilbao, samedi dernier. De quoi apporter un surplus de motivation. Mais aussi des regrets d’avoir été stoppés par les Irlandais aux portes de la finale, au regard de leur performance face aux Girondins ? « Tu en as toujours. Mais, si on n’y était pas, c’était comme ça. Je savais qu’on pouvait gagner là-bas », répète le technicien Varois, qui pense toutefois que « le Leinster a vraiment loupé son match contre Bordeaux ». Un match qui a mis en évidence les forces des coéquipiers de Maxime Lucu, qui se sont montrés « très opportunistes. Ils sont terribles, tueurs, terrifiants. Ils marquent des essais à une ou zéro passe. Et quand ils en marquent trois comme ça, c’est très dur ».

    S’il y aura, forcément, de la rotation dans les rangs bordelais, malgré un top 6 encore loin d’être assuré, côté toulonnais, on devra encore composer avec une pléiade d’absents (Abadie, Ollivon, Ribbans, Ludlam, Dréan, Villière, Rebbadj…). De quoi compliquer une nouvelle fois la tâche et se poser des questions sur ce mal trop récurent : « C’est à l’image de notre saison, estime l’entraîneur toulonnais. C’est une question légitime, mais on fera le bilan après. Ce n’est pas une excuse. On a certainement fait beaucoup d’erreurs. Mais il y a des choses positives, avec des jeunes qui ont pris beaucoup de maturité, même si ça n’a pas toujours été le niveau qu’on voulait. »

    Pour ce qui pourrait aussi être sa dernière sur le banc, s’il venait à prendre de la hauteur et à se concentrer sur son rôle de directeur du rugby, Mayol sera à guichets fermés malgré une saison en deçà des attentes : « Ça montre que les supporters sont quand même avec nous, la demi-finale a certainement redonné des frissons. On voulait tellement offrir une finale et un titre, mais ce n’est pas le cas. On peut finir ensemble à Mayol, avec l’honneur et la fierté. » Pour mieux recommencer dans quelques mois.

    25e journée de Top 14

    Dimanche 31 mai, 16h30

    Stade Félix-Mayol, Toulon

    Arbitre : Adrien Marbot

    RC Toulon (probable) : Gros, Baubigny, Gigashvili ; Javakhia, Alainu’uese ; Kpoku, Coulon, Mercer ; Serin (C), Albornoz ; Ferté, Frisch, Brex, Tuicuvu ; Jaminet.

    UBB (probable) : Poirot (C), Sa, Falatea ; Palu, Jacobs ; Swinton, Mattiu Gazzoti ; Page-Relo, Reus ; Tambwe, Moeafana, Rayasi, Mousquès ; Buros

  • Le désespoir des supporters olympiens

    Le désespoir des supporters olympiens

    « Vivement la fin de la saison ! » Cette phrase a souvent été entendue chez les supporters marseillais. Après les espoirs de l’été, entretenus cet automne, l’Olympique de Marseille n’a fait que sombrer lors de l’année 2026. Des résultats très décevants, des éliminations en coupes et les fans se sont progressivement détachés de leur équipe favorite. Un manque d’attachement, voire un désintérêt, lié à la difficulté de se reconnaître dans ce groupe.

    « Cette équipe a manqué de leaders et de caractère durant toute la saison. Trop de joueurs dits expérimentés n’ont pas tenu leur rôle, que ce soit sur le terrain ou dans le vestiaire. Il a manqué trop de choses pour réaliser une belle saison », nous confie-t-on notamment.

    Le manque de combativité avait été justement pointé du doigt par Roberto De Zerbi, à plusieurs reprises, lors de ses conférences de presse. L’Italien a pu se montrer insistant à ce sujet et le mal était réellement profond. Certains supporters ont été « écœurés » par le départ de l’entraîneur qu’ils appréciaient et n’ont pas vu d’un bon œil le remue-ménage de l’hiver.

    Les rêves évaporés des fans olympiens

    Finalement, ce sont les regrets qui apparaissent en haut de la liste cette année. À moins de trois points d’une qualification en Ligue des Champions, il y a de quoi être déçu. « Tous ces matches où nous perdons des points à la dernière minute, ça fait juste mal au cœur », martèle Aurélien, la déception dans la voix. Les rêves ont laissé la place à une peine globale à la suite d’une nouvelle saison manquée.

  • [Chroniques méditerranéennes] Être ou ne pas être espagnol

    [Chroniques méditerranéennes] Être ou ne pas être espagnol

    L’extrême droite par la voix du porte-parole de Vox au Parlement catalan, Joan Garriga, estime qu’être espagnol c’est avoir les deux parents espagnols, ce que ne dit pas la loi. Une déclaration qui se situe dans le contexte du débat sur la priorité nationale que veut imposer le parti pro franquiste dans les régions.

    C’est au Parlement de Catalogne que le député d’extrême droite, Joan Garriga, porte-parole de Vox a affirmé récemment « est espagnol celui qui est né de père et mère espagnols ». Le Roi Felipe VI appréciera, lui dont la mère est Sophie de Grèce, elle-même fille de Paul Ier de Grèce et de la princesse Frédérika du Danemark. Plus sérieusement, ces héritiers idéologiques de Franco ne supportent pas la récente décision du gouvernement de régulariser plus de 500 000 étrangers dans des conditions très réglementées. Culturellement, économiquement, humainement l’Espagne a tout à gagner à régulariser les immigrés qui sont exploités par des patrons voyous proches de l’extrême droite. Régulariser ne veut pas dire naturaliser, mais quand bien même, un travailleur qui contribue à la prospérité d’un pays, devrait avoir les mêmes droits qu’un Espagnol « pure souche ». Mais pour ces partis de droite et d‘extrême droite, au service des exploiteurs de main-d’œuvre immigrée, l’étranger n’est bon qu’à permettre d’engendrer du profit et s’il est sans-papiers c’est encore mieux, car plus corvéable à merci comme dans la province de Castellon où un réseau de trafic d’êtres humains a été démantelé par la Guardia Civil courant avril. 70 travailleurs immigrés sans-papiers étaient logés dans des conditions indignes et travaillaient 12 heures par jour sur des exploitations agricoles.

    Pour revenir aux déclarations des députés catalans d’extrême droite, la palme revient à celle d’Alberto Tarradas du même parti que Joan Garriga qui, lui, a fait référence en séance parlementaire, au slogan raciste de supporters, lors du match amical Espagne Égypte : « Qui ne saute pas est musulman. » Ce triste sire de Vox, a ainsi interpellé la députée de Esquerra Republicana Catalana (ERC) Najat Driouech, qui est de confession musulmane au cours d’un débat parlementaire, le député devait ajouter « si vous ne sautez pas ce n’est pas grave, on ne vous déportera pas pour ça, tout au moins pour le moment… ». Pour le moment l’Espagne et son gouvernement de gauche ne sombrent pas dans l’ignominie trumpiste relayée par les sbires de Vox, elle fait preuve d’humanisme et de pragmatisme.

    La nationalité n’exige pas « la pureté du sang ». Si un étranger vient s’installer et répond aux critères légaux, il pourra prendre la nationalité espagnole, comme ça était le cas des parents du jeune et célèbre footballeur du Barça, Lamine Yamal, qui aujourd’hui est espagnol.

    Et puis, rappelons un point d’histoire qui a marqué ce pays. Ces étrangers qui sont venus de 53 pays pour défendre la République, il y a 90 ans, alors qu’elle était agressée par le fascisme, ces femmes et ces hommes des Brigades Internationales qui ont versé leur sang pour la paix, la justice, la liberté, fidèles à ces valeurs universelles, méritaient la nationalité espagnole. Elle fut accordée sous la pression des associations mémorielles, en 1996 par le gouvernement socialiste de l’époque, à 600 brigadistes survivants dont 80 Français. Une décision qui faisait écho 58 ans plus tard au discours d’adieu aux brigades internationales prononcé par Dolorès Ibarruri « la Pasionaria » le 1er décembre 1938 « … Camarades des Brigades Internationales ! (…) Nous ne vous oublierons pas ; et quand l’olivier de la paix se couvrira de nouveau de feuilles mêlées aux lauriers victorieux de la République espagnole, revenez ! ». Je ne sais pas vous, mais moi c’est cette Espagne humaine et chaleureuse que j’aime, vivement des lauriers victorieux pour une nouvelle République espagnole.

    Journaliste, président de l’Association pour le souvenir de l’exil républicain espagnol (Aseref)

  • L’OM rectifie le tir mais reste dans le rôle du chasseur

    L’OM rectifie le tir mais reste dans le rôle du chasseur

    Après les deux défaites face à Lille et Monaco, les Olympiens étaient attendus au tournant à l’occasion de la réception de Metz.

    Face à la lanterne rouge, les hommes de Habib Beye savaient que seule une victoire permettrait d’effacer les frustrations. Avec le soutien d’un Vélodrome qui avait retrouvé sa voix avant même le coup d’envoi, ils sont parvenus à leurs fins. Avec un score certes flatteur (3-1) qui permet de revigorer leur différence de buts.

    Sous l’œil de Stéphane Richard et de Frank McCourt, l’OM est allé à l’essentiel. Sans vraiment convaincre. « Le match est moins abouti qu’à Monaco, mais cette fois nous gagnons », admet l’entraîneur marseillais. Il souligne « notre cohérence dans ce que nous avons proposé et la continuité dans les offensives ». Sur cet aspect, l’OM a fait presque aussi bien qu’en Principauté, avec 18 tirs face aux Messins, contre 19 à Louis II.

    Néanmoins, à l’image des spectateurs, Habib Beye a conscience que son équipe aurait pu faire mieux. « Le but encaissé est le bémol de cette soirée, nous aurions aimé garder cette cage inviolée pour la confiance et pour Gero [Rulli, Ndlr]. Mais avec la pression induite par nos deux défaites d’affilée, il était important de s’imposer. »

    Son équipe a inscrit trois buts. Dont le premier signé Pierre-Emerick Aubameyang, qui était dans le dur depuis quelques matches. En ouvrant le score, il a débloqué la situation et permis à son équipe d’aller de l’avant.

    Différence de but à soigner

    Tout comme le soutien retrouvé du peuple du Vélodrome, qui s’est fait entendre de bout en bout, après plusieurs soirées de grève partielle. « Cela fait du bien parce que nous étions dans une dynamique négative », reconnaît Habib Beye. Il souligne l’importance des supporters dans le résultat final. « Il fallait profiter de ce public qui nous a supportés d’un bout à l’autre. Je pense que nous aurions mérité de mener davantage à la pause. Mais l’équipe s’est un peu tendue… C’est pour cela que j’ai densifié le milieu. »

    L’OM a poussé pour marquer le troisième but, après la réduction du score messine. « La différence de buts sera décisive pour la fin de saison, c’était important de marquer ce troisième but à la fin », a confessé l’entraîneur phocéen.

    Ce succès a permis à son équipe de profiter du faux pas de Monaco face au Paris FC
    (1-4) pour reprendre de la marge sur les Monégasques. Il lui a permis aussi de remonter sur le podium quelques heures. Mais dimanche, en fin d’après-midi, Lille est allé chercher une victoire nette à Toulouse (4-0) qui permet aux Dogues de repasser devant l’OM.

    Un OM qui est à un point des Nordistes. Mais dont la différence de buts, sur laquelle insiste Habib Beye, est pour le moment en leur faveur, car elle est à +20 pour les Marseillais, contre +15 pour les Lillois.

    Mais il reste ce point de handicap à combler. Pour cela, il reste désormais cinq rendez-vous pour relever ce challenge capital.

  • Les supporters regardent vers l’avenir avec optimisme

    Les supporters regardent vers l’avenir avec optimisme

    Sa première prise de parole semble avoir convaincu une grande partie des supporters marseillais. Stéphane Richard a su trouver les mots pour apporter de l’optimisme quant à l’avenir de l’OM. « C’est quelqu’un de très humain, un excellent communicant qui va nous apporter son calme et nous faire du bien », souligne Jérôme, salarié chez Orange, l’entreprise que le Girondin a dirigé entre 2011 et 2022. Ce dernier prendra ses fonctions le 2 juillet, date jusqu’à laquelle Alban Juster, président intérimaire depuis le départ de Pablo Longoria, restera à la tête du club phocéen. « M. Richard va devoir restructurer l’ensemble du club, le cas échéant changer d’entraîneur et pas mal de joueurs pour repartir la prochaine saison sur une base saine et stable », estime Thierry, conscient qu’il n’aura pas d’impact direct sur la fin de saison des Olympiens, toujours en course pour la troisième place du championnat, qualificative pour la Ligue des Champions. « Je pensais que McCourt allait faire une plus grosse annonce qu’un simple président », indique Hocine, pour qui la question d’un nouvel investisseur, afin de peser dans le capital de l’OM, était plus primordiale. « Mais pour revenir sur Stéphane Richard, je pense que c’est différent de diriger un club de football et une entreprise. J’espère juste qu’on va trouver une stabilité, avec des nouvelles personnes dans l’encadrement », ajoute-t-il, en valorisant tout de même la « rigueur » de l’entrepreneur bordelais, qui va inévitablement avoir besoin de moyens financiers pour aller de l’avant. « Est-il assez fou pour prendre la tête de l’OM sans avoir de garanties d’un nouvel actionnaire ? », s’interroge Hocine, persuadé qu’il y a anguille sous roche.

  • Les Spartiates de Marseille veulent se racheter devant leurs supporters

    Les Spartiates de Marseille veulent se racheter devant leurs supporters

    L’heure a sonné pour les hockeyeurs marseillais. Menés deux à zéro dans leur série des quarts de finale de play-offs face aux Boxers de Bordeaux, ils vont devoir profiter du double retour à la maison pour réduire l’écart au tableau d’affichage. Et ainsi aller de l’avant après les deux désillusions sur la glace girondine. « Le premier match a été serré sur le plan du score, parce qu’on a été solidaires défensivement et que Libor (Kasik, le gardien) a fait un match excellent, mais on a été dominés dans pas mal de parties du jeu, mais pas parce qu’on a été un peu approximatifs avec le palet », déplore Luc Tardif, l’entraîneur des Spartiates de Marseille, conscient que ses protégés n’ont passé que huit minutes en zone offensive, « ce qui est très faible », contre vingt-quatre minutes pour les Boxers de Bordeaux. Cela ne les a pas empêchés d’inscrire deux buts, sur des situations de power-play (supériorité numérique), pour aller en prolongations (défaite aux tirs au but).

    Avantage maison

    « Au bout du compte, on aurait pu aller chercher cette victoire », martèle le technicien marseillais, frustré d’être passé à côté d’une superbe opportunité dès le premier match de la série. Malgré un score plus lourd dans le deuxième match (3-0), les Spartiates ont montré plus de solidité dans tous les aspects. « On retourne à la maison avec des certitudes défensives, mais il va falloir qu’on fasse mieux offensivement à 5 contre 5 », lance Tardif, qui compte sur le soutien du public marseillais pour faire la différence.

  • L’OM a deux matches pour reconquérir les cœurs

    L’OM a deux matches pour reconquérir les cœurs

    Samedi dernier, la victoire ramenée de Toulouse a stoppé la chute sportive. L’OM a profité du nul de Lyon face au Paris FC pour remonter sur le podium de la Ligue 1, grâce à une meilleure différence de buts. Néanmoins, si elle s’est améliorée, la situation reste précaire. « Cette victoire n’enlève en rien du début 2026 calamiteux », clame Thierry.

    Au Stadium, samedi dernier, la délégation des supporters marseillais a fait la grève des encouragements. Qu’en sera-t-il vendredi, pour le retour de l’OM au Vélodrome à l’occasion de la réception d’Auxerre ? « Les joueurs ne méritent pas d’être encouragés. Ils auront droit à l’accueil qu’ils méritent. Je sais que la plupart des abonnés seront au stade, car l’amour du maillot est plus fort. Mais je pense que le meilleur moyen de faire comprendre la déception, ce sera le silence. » Gilbert a d’ailleurs tranché. « Mes places, je vais les donner à mes petits-neveux. Moi, je serai devant la télé vendredi », continue celui qui ne compte plus les décennies à suivre les matches.

    Nouveau départ ?

    « Auxerre, cela doit être le coup d’envoi d’un nouveau départ ! » Thierry n’arrive pas à se défaire de sa carapace de supporter viscéral. « C’est vrai qu’il y a eu les déceptions, la rouste face au PSG, l’élimination en Coupe qui est peut-être la défaite de trop. Mais il reste encore la troisième place à aller chercher », insiste-t-il.

    Alain est plus radical : « C’est vrai que le nom OM reste vendeur. Mais les vrais supporters ont fini par se lasser. Moi le premier. » Quant à savoir comment le peuple du Vélodrome doit se manifester vendredi, lui reste sur sa position. « Je le répète depuis plusieurs semaines. Il faut un stade vide ! Les banderoles, les chants hostiles ne mènent à rien. »

    Contre Strasbourg, les deux virages s’étaient signalés de la sorte, boycottant le premier quart d’heure. « Ce qu’il faudrait, c’est passer tout le match dehors. à chanter comme si nous étions à l’intérieur, faire la fête. Montrer que l’on est là, sans y être. »

    Florence, quant à elle, a une autre vision. Celle d’une personne qui s’apprête à traverser toute la France pour assister à OM-Lille : « Chaque fois que je peux venir au Vélodrome, c’est une bouffée d’oxygène. » La Boulonnaise voit le verre à moitié plein. « Je me dis qu’il reste encore une fin de saison qui peut tout changer, remarque-t-elle. Même si je comprends la déception d’une nouvelle saison sans trophée. » Elle note que « chaque fois que je viens, il y a la victoire ! » La dernière fois, c’était pour la Ligue des Champions, contre Newcastle.

    Une saison perdue

    Toutefois, Florence reconnaît « comprendre la lassitude de ceux qui attendent en vain quelque chose ». De son côté, Gilbert rumine depuis qu’il a assisté aux deux humiliations de Liverpool et du PSG. « Pour moi, cette saison est perdue depuis début janvier. Elle va se terminer dans l’indifférence totale. »

    « Le mal est profond, car mes amis Dodger’s, grâce à qui je pourrai venir assister au match de Lille, envisagent de ne pas reprendre leur abonnement la saison prochaine, alors que certains n’ont rien raté depuis plus de trente ans », souligne Florence.

    Une chose est sûre. L’OM n’a plus le droit à l’erreur s’il veut regagner les cœurs. Mais battre Auxerre ne suffira pas. « Il faut faire le plein sur les deux réceptions consécutives », clame Thierry. Mais il avertit que « les victoires ne suffiront pas. Il y faudra la manière. Faire le travail avant la trêve et enchaîner à Monaco. Pour terminer le championnat à fond jusqu’au bout ! ».

    Ligue 1 : l’appel des sept

    Frank Mc Court fait partie des sept patrons de clubs de Ligue 1 demandant une réforme du football professionnel français.

    Le propriétaire de l’OM s’est joint à ceux de Lyon, Rennes, Lens, Metz, Le Havre et du Paris FC pour interpeller l’Assemblée nationale afin qu’elle inscrive à son calendrier la proposition de loi sur la réforme du football français, en sommeil depuis son vote au Sénat, en juin 2025. Elle prévoit le remplacement de la LFP par une société de clubs, sur le modèle de plusieurs grands championnats européens et évoque les droits TV à renégocier.

  • Les supporters ont animé un Olympico enflammé

    Les supporters ont animé un Olympico enflammé

    Avec tous les épisodes troublants qu’ont connus l’Olympique de Marseille ces dernières semaines, le premier Olympico du millésime 2026 n’avait pas, de prime abord, la saveur d’un derby entre deux grandes institutions du football français. Quelques heures avant le coup d’envoi, les vagues de supporters qui se dirigeaient vers le Vélodrome n’étaient pas aussi intenses qu’à l’accoutumée. Une succession de visages inexpressifs, comme si l’envie d’assister à la rencontre était absente. « Je sens que cette soirée ne sera pas grandiose », lance Thierry, abonné chez les Commando Ultra 84, dans le virage sud. Comme tous les passionnés marseillais, il a appris samedi soir la destitution de Pablo Longoria. « Au-delà de la décision, est-ce qu’annoncer une telle nouvelle à vingt-quatre heures d’un des matches les plus importants de la saison est une bonne chose ? », questionne-t-il, persuadé qu’il faut à tout prix rester concentré sur la saison en cours avant de penser à la refonte du projet olympien. Même si leur moral n’était pas au beau fixe, plus de 66 000 supporters ont assisté au 127e Olympico de l’histoire depuis les tribunes.

    Des encouragements aux sifflets

    Si les supporters avaient l’espoir que la semaine de stage allait porter ses fruits, à l’image des matches fructueux qui ont suivi ceux des ritiro à Rome lors de la saison 2024-2025, le but éclair de Tolisso à deuxième minute de jeu a calmé leurs ardeurs. À tel point que les cris d’encouragement se sont rapidement transformés en sifflets. Et même si Paixão, grâce à son but fantastique, a redonné vie au Vélodrome tout entier, la réalisation de Rémi Himbert a éteint le stade une deuxième fois. Mais l’acharnement d’Aubameyang a permis aux supporters de repartir avec le sourire.

  • Top 14 : Jiuta Wainiqolo, un danger bien connu pour le RC Toulon

    Top 14 : Jiuta Wainiqolo, un danger bien connu pour le RC Toulon

    Il a quitté Toulon le cœur lourd, l’été dernier, lui qui avait découvert l’Europe sur la Rade et était tombé amoureux de cette dernière. Un amour réciproque terminé prématurément par manque de garantie sur son temps de jeu et un statut de non-Jiff (Joueur issu des filières de formation) qui limitait ses perspectives, le club en ayant recruté deux autres (Mercer et Brex) cet été. Depuis, Jiuta Wainiqolo fait le bonheur du LOU, avec lequel il revendique le statut de meilleur marqueur du Top 14 (15 essais, dont 3 en 12 minutes lors du dernier match face à Montauban, triplé le plus rapide de l’histoire du championnat).

    De quoi laisser des regrets à de nombreux supporters toulonnais, mais aussi à ses ex-coéquipiers : « On a créé des liens assez forts, on n’était pas heureux de le voir partir. Mais ça fait partie du rugby et on s’adapte, et il a l’air heureux là-bas. On l’a remplacé par d’autres joueurs qu’on est content d’avoir. On sera content de le voir avant et après, mais il reste quand même ennemi du jour pendant le match », déroule Mathieu Smaïli.

    Au-delà de la joie des retrouvailles, les Varois savent qu’ils devront se méfier de l’ailier fidjien, auteur d’un essai lors de son retour à Mayol à l’aller : « Qu’il reste tranquille (rires) », s’amuse Esteban Abadie. « Il faudra qu’on arrive à le canaliser car on connaît ses qualités. Ça reste un facteur X de leur équipe. On va essayer de le limiter, qu’il n’ait pas des ballons simples avec un couloir de 20 mètres par exemple, et qu’il ait au moins deux joueurs sur lui à chaque fois », prévient Mathieu Smaïli.

  • Les supporters de l’OM punis par l’UEFA

    Les supporters de l’OM punis par l’UEFA

    Du côté de l’UEFA, lorsqu’il s’agit de sanctionner, les membres de la Commission de discipline ont une mémoire digne d’un éléphant. Ainsi, après que les supporters de l’OM se sont fait remarquer en allumant de nombreux fumigènes dans le stade Jan-Breydel lors du dernier match des Marseillais en Ligue des champions à Bruges, ladite commission s’est souvenue d’un sursis concernant le club olympien..

    Cette dernière «ordonne l’application de la sanction disciplinaire avec sursis prononcée dans sa décision du 28 février 2024, à savoir l’interdiction pour l’Olympique de Marseille de vendre des billets à ses supporters pour son prochain match à l’extérieur de compétition interclubs de l’UEFA ».

    A cela s’ajoute une amende de 25 000 euros. De plus, un nouveau sursis, qui court sur deux ans, est prononcé à l’encontre des supporters Marseillais.