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  • Petits chèques et gros profits

    Petits chèques et gros profits

    Les prix du carburant montent, la colère aussi dans le monde du travail.

    Le gouvernement qui a longtemps fait la sourde oreille ne peut plus l’ignorer tant le problème a pris des proportions intolérables pour les Français qui ne demandent qu’à vivre de leur travail.

    La ministre de la Mer a été dépêchée à Sète et au Grau-du-Roi pour tenter de calmer la révolte des pêcheurs quand le ministre du Travail a proposé de… recourir au télétravail.

    Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, promet quant à lui des annonces pour aujourd’hui. Empêtré dans le casse-tête du projet de budget et prisonnier des dogmes libéraux, il s’apprête à relancer la politique des petits chèques.

    Une approche à la fois inefficace et injuste parce qu’elle ne suffit pas à redonner significativement du pouvoir d’achat aux Français et qu’elle consiste à verser de l’argent public directement dans les caisses des compagnies pétrolières dont les profits explosent.

    30 à 45 centimes de moins par litre en Espagne

    Pourtant, il est possible de mener une autre politique. Le gouvernement de gauche en Espagne montre la voie en agissant sur le levier des taxes. Résultat : de l’autre côté des Pyrénées, le sans-plomb est à 30 centimes de moins par litre et le gazole à 45 centimes par litre en dessous des prix pratiqués en France.

    Face à l’importance stratégique du prix des carburants pour le fonctionnement de notre économie et le niveau de vie de nos concitoyens, des propositions supplémentaires sont sur la table : blocage des prix, taxe sur les superprofiteurs de crise, nationalisation…

    Le Premier ministre ne pourra pas rester longtemps sur la réserve.

  • Profiteurs de guerre

    Profiteurs de guerre

    Il y a ceux qui payent, et ceux qui encaissent.

    Dopé par la flambée du prix des hydrocarbures, le groupe français TotalEnergies a dégagé au premier trimestre 2026 un bénéfice record de 4,96 milliards d’euros (+51% sur un an). En mars et en avril, les taxes sur les carburants ont rapporté 190 millions d’euros supplémentaires à l’État par rapport à la même période de l’an dernier.

    Ce « surplus » de recettes « financera intégralement » les aides gouvernementales, a indiqué Sébastien Lecornu début mai. Comprendre : les consommateurs payent plus de taxes, une somme encaissée par l’État puis redistribuée aux professions les plus en tension sous forme de chèques afin qu’elles payent des carburants aux coûts exorbitants… aux grandes firmes pétrolières.

    Nationaliser

    Ces profiteurs de crise qui surfent sur l’instabilité du monde et les conflits déclenchés par les États-Unis de Donald Trump s’estiment assez influents pour menacer l’État en cas de mise en place de taxes sur leurs surprofits.

    C’est inadmissible. Une mobilisation populaire est nécessaire pour exiger l’encadrement des marges des raffineurs, le blocage des prix des carburants à 1,50 euro le litre et une nationalisation de ces entreprises qui font leur beurre à rebours de la défense de l’intérêt général.

    Il est absolument nécessaire de réorienter dans notre pays le secteur de l’énergie, indispensable pour agir sur le pouvoir d’achat des Français mais aussi sur l’avenir du climat. Pour cela, il faut du courage politique et un rapport de force qui s’engage.

  • Les profiteurs de guerre

    Les profiteurs de guerre

    La guerre, meurtrière pour les peuples, est toujours une très bonne affaire pour le capitalisme. C’est pour cela qu’il la fait. Celle déclenchée au Moyen-Orient par les États-Unis de Donald Trump et Israël – dirigé par le gouvernement suprémaciste de Benjamin Netanyahu – a coupé les routes maritimes du pétrole. Résultat, depuis le 28 février, les prix flambent et les multinationales de l’or noir font des profits records. Selon une étude commandée par Greenpeace et relayée par l’association Attac, les compagnies pétrolières réalisent plus de 80 millions d’euros de profits supplémentaires par jour depuis le début de la guerre. Pour le seul mois de mars, ces superprofits représenteraient environ 2,5 milliards d’euros.

    Justice fiscale

    Outre la nécessité de se dégager d’une dépendance mortifère aux énergies fossiles, l’urgence est de faire payer ceux qui s’enrichissent de manière indécente alors que les citoyens peinent à payer leurs factures. Contrairement aux affirmations du bloc central (minoritaire) qui gouverne la France, bloquer les prix, taxer les compagnies est possible et absolument souhaitable. Celles et ceux qui participent à la vie de la cité, des aides à domicile en passant par les artisans, les agriculteurs, les pêcheurs, les enseignants, les infirmières etc. Bref toutes celles et ceux qui font tourner le pays et assurent la concorde sociale, sont aujourd’hui en grande difficulté tandis qu’une poignée d’actionnaires se gavent. La collecte de l’impôt débute et il est temps d’instaurer la justice fiscale.