Les travailleurs de Total passent une « première vitesse », prévient Fabien Cros, secrétaire général CGT de La Mède. Ce jeudi 8 octobre, le syndicat appelle à la grève sur l’ensemble des sites du groupe en France et ses filiales, malgré l’annonce de la direction d’une avance de 1 000 euros sur la prime de partage de la valeur ajoutée.
La CGT réclame de véritables négociations pour s’accorder sur une revalorisation salariale. « Sur la branche française de raffinage, on atteint déjà plus de 900 millions d’euros de résultat opérationnel, plaide Fabien Cros. Sur le site de La Mède, on est à 25 millions d’euros pour 300 personnes. C’est rapide de calculer ce qu’on rapporte par salarié. » Le syndicat demande a minima une augmentation de 5% des rémunérations : 3% pour l’indexation sur l’inflation calculée par l’Insee et 2% de « rattrapage pour les années précédentes ».
de déstabilisation
Les grévistes revendiquent également l’embauche des intérimaires, la transformation des CDD en CDI, la sécurisation de leurs outils industriels et l’amélioration des conditions de travail. Fabien Cros rappelle : « En février dernier, on est allés aux Prud’hommes pour 180 requêtes individuelles qui ont été déposées par des salariés actuels ou retraités, intérimaires ou sous-traitants, pour obtenir l’indemnisation de leur préjudice d’anxiété concernant leur exposition au benzène. »
En pleine période de tensions dans l’approvisionnement des stations Total, prises d’assaut en raison du plafonnement des prix, ce mouvement de 24h pourrait se traduire par une semaine de déstabilisations. Le site de La Mède est stratégique : « On est l’un des plus gros dépôts du département, quasiment équivalent aux Dépôts pétroliers de Fos. Notre zone d’achalandage s’étend sur tout le quart Sud-Est de la France. »


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