Tag: stationnement

  • Ils réclament un tarif résidents et saisonniers pour stationner

    Ils réclament un tarif résidents et saisonniers pour stationner

    Lors de la séance du conseil municipal du 21 octobre, les élus d’Orcières ont approuvé une décision qui a fait grincer des dents une partie des habitants et des saisonniers de la station de ski d’Orcières Merlette : pour toute la saison hivernale, l’ensemble des places de stationnement de la station sera payant. De 9h à 17h jusqu’en avril, les tarifs seront de 8 euros la journée ou 250 euros l’abonnement à la saison.

    « Pour moi, ça va être compliqué de monter avec ma voiture », regrette Ange Venturelli, saisonnier sur la station au Village club du soleil. Voyant que beaucoup de saisonniers et habitants partagent son ressenti, il a décidé de lancer une pétition, qui recense déjà plus de 300 signatures. « En tant que membres essentiels de la communauté d’Orcières, nous devons appeler à une révision des tarifs de stationnement afin qu’ils soient plus équitables et reflètent mieux nos besoins », a-t-il écrit. « La plupart des saisonniers ont déjà du mal à boucler les fins de mois, précise-t-il. Si en plus de ça, on doit leur rajouter un tarif pour le stationnement, alors que c’est eux qui font plus ou moins marcher la station… ça pose problème. » La pétition réclame à la municipalité d’instaurer un tarif résidents/saisonniers « qui permettrait de stationner à un coût raisonnable, tout en assurant la viabilité économique de notre commune ». Un compromis qui est possible selon Ange Venturelli, qui donne l’exemple de Chamonix-Mont-Blanc ou d’Annecy : « Ces villes ont déjà mis en place de tels systèmes de stationnement résidentiel, offrant ainsi aux citoyens locaux et saisonniers une réduction significative sur leurs frais mensuels de stationnement tout en maintenant l’attractivité touristique et économique. »

    « Le choix a été fait de ne pas faire de forfait résident, explique le maire Sébastien Rouit, qui ne compte pas revenir sur cette décision. Qui est résident permanent, qui ne l’est pas… On ne peut pas le savoir. » Il rappelle que sur les 22 hameaux qui constituent la commune d’Orcières, il y a environ 650 habitants à l’année, dont une centaine seulement à la station d’Orcières Merlette, et pas loin de 19 000 lits touristiques. « Ma responsabilité, c’est d’organiser l’accueil de nos clients de l’hiver prochain dans les meilleures conditions possibles. On est en phase de travaux structurants pour deux ans, poursuit-il, on investit 46 millions d’euros. » Avec les travaux prévoyant la création d’un parking sous-terrain de plus de 600 places, « énormément de places de parking ont été supprimées ». D’autres mesures ont été mises en place pour « assurer la sécurité » des visiteurs, comme la suppression du marché hebdomadaire pour une durée de deux ans. « Certes, on a généralisé le stationnement payant, mais il est complété par un service de navettes gratuites au départ de la base de loisirs d’Orcières, avec trois parkings relais et des rotations toutes les demi-heures, de 7h du matin à 19h pour pouvoir accueillir nos saisonniers, précise le maire. Et les habitants à l’année d’Orcières Merlette les plus modestes pourront bénéficier de l’aide du CCAS (centre communal d’action sociale). On travaille sur le barème. »

    « L’idée en soi n’est pas mauvaise de mettre une aide à disposition, admet Ange Venturelli, qui comprend que la gratuité totale puisse être compliquée au vu des besoins de financements. Le problème, c’est que beaucoup de personnes ont du mal avec la paperasse, ou n’oseront pas la demander. » Quant aux navettes, il estime qu’elles ne régleront pas le problème : « Certains saisonniers commencent à travailler avant le premier service, et terminent bien après 19h, notamment en restauration. »

  • À Aubagne, des policiers municipaux sereins

    À Aubagne, des policiers municipaux sereins

    De quoi clore les polémiques… Les conclusions de l’audit « Ressources humaines », réalisé par la Ville d’Aubagne au sein de sa police municipale, ont été rendues public, ce jeudi 29 octobre. Et elles sont positives, se félicite la Ville dans un communiqué. Cette démarche avait été entreprise par la majorité de Jean-Pierre Squillari (DVG) suite à un signalement pour harcèlement du Syndicat national de la sécurité publique (SNSP) lors de la deuxième mandature de Gérard Gazay (LR), en septembre 2025.

    Agir sur la base des faits

    « La municipalité a choisi d’écouter les agents, de regarder la réalité du service et d’agir sur la base des faits », justifie la Ville. Forte d’un taux de participation de 68 agents des pôles et unités de la direction concernée sur 98, soit 70%, elle estime que « la perception du fonctionnement de la police municipale [est] globalement positive », celle-ci étant « décrite comme structurée, organisée et cadrée ». Les agents apprécient le cycle de travail et le climat de « respect, considération et cohésion au sein des équipes ». Mieux, « aucune situation de harcèlement moral, de discrimination ou de management toxique, ni aucun comportement managérial constitutif de tels faits » n’a été « identifié ou signalé ».

    Le directeur de la police municipale, Vincent Gomez, est reconduit dans ses fonctions. Une « continuité », mais pas de « l’immobilisme », tempère la Ville, qui veut donner « une nouvelle impulsion aux actions de proximité et de prévention ». Avec six équipages de jour et deux de nuit, la police municipale assure actuellement la surveillance des écoles, la lutte contre les incivilités, le respect du stationnement, la sécurisation des commerces, la régulation de la circulation et des actions avec la police nationale et la SNCF.

  • Le prix du stationnement à l’hôpital s’invite au conseil municipal de Martigues

    Le prix du stationnement à l’hôpital s’invite au conseil municipal de Martigues

    « Quand on va à l’hôpital, ce n’est pas par choix et le stationnement ne devrait pas être une charge supplémentaire », lance Carole Collado (groupe RN) au moment d’examiner le résultat du parking de l’hôpital de Martigues en conseil municipal, jeudi soir.

    Au parking des Rayettes, géré par la Société d’économie mixte de la Ville, un tiers des usagers stationnent moins d’une heure, trois quarts moins de deux heures, pour un ticket moyen de 3,24 euros. L’élue du groupe d’extrême droite demande à instaurer une demi-heure gratuite, invoquant « des établissements plus favorables à Aix et Marseille », et rapprochant cela de « l’augmentation du prix de l’essence et du pouvoir d’achat des Martégaux ».

    « C’est tout faux ! » réplique le maire (PCF) Gaby Charroux, « il y a longtemps que vous n’êtes pas allé à la Timone ou à l’Hôpital Nord où les prix ont été multipliés » argue l’édile, indiquant qu’« il existe des dizaines de places gratuites autour de l’hôpital ». À noter que le parking des Rayettes facture 4,50 euros pour deux heures, contre 5 euros au CH d’Aix et 6,60 euros à l’Hôpital Nord.

    « On n’a pas de leçons

    à recevoir » du RN

    Deux délibérations plus tard, le rapport du délégataire du centre de vacances d’Ancelle (Fol 69) a été examiné. « Le niveau d’activité est supérieur à celui prévu par le contrat, de nouveaux séjours sont proposés et l’équipe s’est agrandie », présente l’adjoint (PCF) Gilles Picard. Mais « 2025 se solde par un déficit de 50 000 euros, principalement lié à la baisse conjoncturelle d’activité, l’augmentation des charges de fonctionnement, l’achat d’un véhicule et à des créances irrécouvrables non provisionnées », ajouté par décision comptable. La redevance versée à la commune est de 13 000 euros.

    Jean-Luc Di Maria (LR) estime que « ce bâtiment coûte cher en entretien et réparation, il fait profiter les enfants et seniors, mais pour 13 000 euros par an, il ne faudrait pas que ça devienne un problème financier pour la commune ». « C’est un sujet Ancelle, on y tient, mais c’est compliqué à entretenir avec les menaces qui planent sur nous », reconnaît Gaby Charroux. L’édile pointe en même temps que « Madame Le Pen promet 8 milliards de coupes pour les collectivités dans son projet de budget, c’est plus que quiconque. Merci à ceux qui défendent ces positions ». « Aucun rapport » s’offusque Amandine Gide, du groupe RN. Il en faudrait, pourtant, des tickets de parking pour compenser 8 milliards.

  • La manne des parkings va-t-elle rester au privé ?

    La manne des parkings va-t-elle rester au privé ?

    Les caisses automatiques des parkings souterrains de la Métropole Aix-Marseille sont de véritables machines à sous pour certains. Malgré une année marquée par les sinistres avec l’incendie du parking République au mois de janvier et les changements de gestionnaires, les 5,7 millions de passages dans les parcs de stationnements d’intérêt métropolitains, en 2024, ont rapporté quelque 4,5 millions d’euros (avant impôts) à leurs gestionnaires, sur un chiffre d’affaires de 42,5 millions d’euros.

    C’est dire l’enjeu qui se profile avec la fin de six délégations de service publique d’ici à la fin du mois de mars 2029, sur les seize encore en vigueur sur le territoire métropolitain. Au total, quelque 5 021 places de stationnement dans quatorze parkings sont susceptibles de changer de délégataire.

    Quel mode

    de gestion ?

    Le contrat pour la gestion des parkings de La Ciotat (Verdun et Port de Plaisance) s’achève le 14 mai 2028, celui de l’hôtel de ville de Marseille, le 14 juin suivant. Viennent ensuite, à Marseille, les parkings République, Phocéens, Timone, Blancarde, Docks, Espercieux, le 30 novembre 2028. Puis, le 23 mars 2029, les parkings cassidains. Des échéances que la Métropole prépare avec soin.

    Ce vendredi, elle a commencé à consulter les entreprises pour réaliser des missions d’assistance technique, juridique et financière afin d’accompagner la fin des délégations actuelles, et surtout préparer leur renouvellement. « Chaque fois qu’un contrat de concession arrive à échéance, il est de la responsabilité du conseil métropolitain de choisir le mode de gestion le plus adapté en fonction du contexte et du plan d’investissement à porter », explique l’institution. « Les prestataires seront sollicités en tant que de besoin pour analyser la pérennité des atouts et de la pertinence de la délégation de l’exploitation de ce service public », assure aussi le cahier des charges.

    À Aix-en-Provence, le choix avait été fait de reprendre en régie sept des très lucratifs parkings de la ville, à la fin du mois de juin 2023. À Marseille, c’est le parking du cours d’Estienne-d’Orves qui, depuis le 1er juillet dernier, est repris par la régie des parkings métropolitains. Pour la raison inverse : les recettes de la délégation ne suffisaient pas à couvrir les redevances à payer à la Métropole.

    Optimiser les redevances

    Mais les fiches techniques qui encadrent les missions d’assistance laissent peu de mystère sur le choix de la Métropole. Dans son cahier des charges, l’intercommunalité rappelle les « avantages » de la délégation de service public face à la nécessité de garder ouverts ses parkings 24h/24, sept jours sur sept, et aux investissements à réaliser, laissés à la charge des gestionnaires.

    Après avoir dû largement financer la sécurisation des parkings marseillais, renforcée à la fin du dernier mandat, la Métropole espère désormais un « retour sur investissement » en intégrant d’emblée cette question dans les futurs contrats. Il s’agit aussi de « proposer un programme de travaux pertinent et efficient » qui devra être porté par les délégataires, à l’image des 5,6 millions d’investissements réalisés en 2024 sur la totalité des parkings délégués, des travaux structurels aux dossiers sensibles de l’accessibilité et de la sécurité incendie.

    Mais surtout, la Métropole veut récupérer sa part du gâteau. En 2024, elle avait récolté 10,9 millions d’euros de redevance auprès des délégataires, répartis entre une part fixe et une part proportionnelle au chiffre d’affaires. Un mode de calcul que l’intercommunalité veut « optimiser ». Et pour cause. En creux, elle pointe du doigt les montages juridiques réalisés par les délégataires. « Même quand la société dédiée à sa propre personnalité juridique, [il y a un] manque de lisibilité des comptes, notamment des charges de structure / charges d’exploitation ainsi que des recettes », déplore une annotation oubliée dans les documents.

    « L’objectif de la Métropole est d’intégrer dans ses contrats les clauses évitant que le délégataire ne réalise des profits excessifs au détriment de l’intérêt général », résume une de fiches de mission. Pour que les bandits manchots des parkings souterrains ruissellent davantage sur des finances métropolitaines en souffrance.

  • [Entretien] « On avance mais il manquait de la main-d’œuvre saisonnière dans l’Hérault cet été »

    [Entretien] « On avance mais il manquait de la main-d’œuvre saisonnière dans l’Hérault cet été »

    La Marseillaise : Qu’éprouvez-vous au moment de succéder à Jacques Mestre ?

    Yves Soria : Je ne pourrai pas le remplacer. C’était un personnage avec un tel charisme qui a présidé l’Umih durant 43 ans. Jacques Mestre m’a appris ce que je sais. On va continuer à travailler dans le bon sens, en discutant avec les autorités, pour améliorer les conditions de la profession.

    Quels seront vos principaux combats ?

    Y.S. : On va continuer notre travail sur les saisonniers pour leur trouver des points d’accueil à des prix raisonnables. On a travaillé avec le Crous pour la mise à disposition d’appartements pas trop chers. On est en discussion avec la mairie de Pérols. J’ai rendez-vous avec l’Agglo de l’Étang de l’Or (Mauguio). On leur demande s’ils ont des bâtiments disponibles pour loger les saisonniers. Logement et transports sont les deux problèmes des saisonniers. Avec la Grande Motte, Mauguio et Palavas, on a investi 5 000 euros pour avoir une navette jusqu’au tramway de Pérols jusqu’à 2h du matin pour juillet-août. On avance, mais il manquait de la main-d’œuvre saisonnière cet été.

    Comptez-vous vous attaquer à la concurrence déloyale des locations type AirBnB ?

    Y.S. : Nous sommes contre bien sûr mais il existe déjà une réglementation en vigueur qui limite le nombre de nuitées (plafond de 120 jours que les Villes peuvent baisser à 90 jours). Le sujet c’est qu’elle soit respectée. L’Umih vient d’ailleurs de recevoir une décision favorable de la Cour d’appel de Paris [qui reconnaît AirBnB comme un éditeur et non un hébergeur, ce qui rend la plateforme responsable du contenu posté, Ndlr.]. On dit que c’est une concurrence déloyale parce que ces plateformes ne sont pas soumises aux mêmes règles (sécurité, fiscalité…) que les professionnels de l’hôtellerie, qui accusent des pertes de chiffre d’affaires.

    À Montpellier, avez-vous
    des requêtes particulières
     ?

    Y.S. : On a pris rendez-vous, on doit bientôt être reçus par le maire Michaël Delafosse. On a un problème de prix de stationnement trop élevé. On va voir si on peut faire revenir du monde en ville avec des tarifs de parking plus attractifs, comme au Polygone. On a déjà vu les élus Jean-Louis Gély et Michel Aslanian. La mairie veut renouer le dialogue.

    Quel premier bilan touristique faites-vous ?

    Y.S. : Je dirais qu’on est entre -10 et -20% d’activité. À la Grande Motte, il y a des touristes étrangers, des Belges et des pays de l’Est mais sans euphorie, le chiffre d’affaires est en baisse. À Palavas, il n’y a pas grand monde. Au camping des Roquilles c’est catastrophique, personne au bar ni au restaurant. Il manque les Américains, Néerlandais… La clientèle française qui se déplace quelques jours sur le littoral a réduit ses vacances. Les touristes présents font attention : ils font les courses avec leur glacière et mangent à la maison plutôt qu’au restaurant ou ne prennent qu’un seul plat. C’est le résultat d’une baisse du pouvoir d’achat. Le prix de l’essence pèse lourd. La chaleur a pu aussi en décourager certains. On verra le bilan global en octobre avec la fin de saison, mais un chiffre d’affaires perdu ne se rattrape jamais.

  • Les douanes interceptent 780 kilos de cigarettes au péage d’Arles

    Les douanes interceptent 780 kilos de cigarettes au péage d’Arles

    Les douaniers d’Avignon (direction d’Aix-en-Provence) ont saisi près de 780 kg de cigarettes le 10 août 2026, dans une camionnette immatriculée en France indique le service dans un communiqué ce vendredi 14 août.

    Alors qu’ils se rendent au péage d’Arles (A54), vers 20h, les douaniers avignonnais remarquent un fourgon immobilisé sur la bande d’arrêt d’urgence et, non loin de là, un homme remontant l’autoroute à pied.

    L’escouade décide alors de le contrôler, il s’avère être de nationalité ukrainienne et indique qu’il fait du stop pour se rendre à Marseille et que le véhicule arrêté non loin n’est pas le sien.

    La fouille de l’intéressé permet de découvrir 2 téléphones dont un qui sonne à plusieurs reprises ainsi qu’une somme d’argent en liquide avoisinant les 2000 euros. Les agents, persuadés d’être en présence du conducteur, lui demandent où se trouve la clef de la camionnette. Sans réponse de sa part, ils procèdent à l’inspection immédiate des abords et finissent par la retrouver cachée dans le pied d’une glissière de sécurité, à une vingtaine de mètres du lieu de stationnement.

    Le véhicule et l’homme sont alors conduits jusqu’au péage afin de pouvoir contrôler le chargement en toute sécurité. L’ouverture du fourgon permet de découvrir 78 cartons renfermant chacun 50 cartouches de cigarettes sur lesquelles sont constatées des mentions anglaises, ce qui représente 780 kg de tabac.

    L’homme qui ne peut justifier de la détention légale du tabac est alors placé en retenue douanière, l’équivalent à la garde à vue. A l’issue, l’interpellé, qui a finalement reconnu les faits, a été remis à l’Onaf (Office national anti-fraude). Il devait comparaître en comparution immédiate ce vendredi . Le tabac de contrebande, destiné à la région août marseillaise, sera quant à lui détruit.

  • Police et gendarmerie sur le pied de guerre tout l’été

    Police et gendarmerie sur le pied de guerre tout l’été

    Avec 50 TGV et 10 000 voyageurs par jour pendant la période estivale, la deuxième gare des Bouches-du-Rhône, Aix-TGV, fait le plein. L’occasion pour la préfète de police, Corinne Simon, de déployer ses agents, histoire de rappeler que, comme le reste de l’année, c’est impunité zéro. « Même pendant les vacances, les forces de l’ordre sont présentes, on opère des contrôles aléatoires » prévient-elle, à la recherche de consommateurs de stupéfiants mais aussi de chauffeurs VTC illégaux, sans oublier la routine, les défauts de permis, d’assurance…

    En 25 minutes ce lundi 10 août, une amende forfaitaire délictuelle (AFD) est dressée pour consommation de résine de cannabis, une voiture électrique embarquée à la fourrière, faute de plaques réglementaires et d’assurance, précise la commissaire centrale d’Aix-en-Provence, Sandrine Destampes. Sur le quai, la jeune malinoise de l’équipage cynophile, Spirale, a marqué sur le sac d’un jeune homme. Fausse alerte, c’est du CBD. Un autre essaie de justifier les 700 euros en liquide qu’il transporte. Il finira au poste. « C’est aussi l’occasion de tomber sur des gens recherchés pour d’autres affaires » complète la commissaire.

    Saisie de poids

    Le bilan : 37 personnes, 7 trains et 18 voitures contrôlées pour une AFD, une mise à disposition, une fausse carte d’identité belge, une personne en situation irrégulière… Et 56 PV pour stationnement gênant à ceux qui ont voulu éviter les parkings payants.

    Côté gendarmerie, c’est une table recouverte de têtes de cannabis et de résine à l’odeur puissante, qui attend la préfète. Une « belle affaire » bouclée en 5 mois, se félicite-t-elle aux côtés du colonel Scherer, commandant en second du groupement de gendarmerie départementale des Bouches-du-Rhône. Une saisie de 15 kg, d’une valeur de 130 000 euros, expliquent les enquêteurs de la brigade de recherche. Entre Jouques et Peyrolles, quatre personnes, interpellées, sont en détention provisoire. « On a affaire à une délinquance jeune et armée » commentent-ils, avec des sortes de « petites PME », la production étant identifiée par des flocages et des « goodies » selon les quartiers et la provenance.

    Et puis il y a le flair. Tel celui des deux gendarmes qui repèrent sur une aire d’autoroute trois personnes en train de décharger un semi-remorque mercredi à 8h du matin. Ils trouveront 366 cartouches de cigarettes, soit 20 000 euros sur le marché noir, et 15 000 euros dans un sac sur le siège passager. « Nous ne contrôlons pas que la vitesse », précise le colonel Scherer, « mais nous essayons plutôt d’analyser un flux ». Voilà les délinquants prévenus…

  • En Vaucluse, les services au taquet pour le Tour de France Femmes

    En Vaucluse, les services au taquet pour le Tour de France Femmes

    Une grande première, ça se prépare ! Le Tour de France Femmes passera pour la première fois par le mont Ventoux ce vendredi 7 août. Pour l’occasion, les services de la préfecture et du Département de Vaucluse s’activent afin que tout se déroule sans accroc.

    Une mission similaire à celle menée lors du passage du Tour masculin, déjà passé une vingtaine de fois sur les pentes du Mont Chauve. Sur le bord des routes, les agents en jaune des Routes de Vaucluse sont d’ailleurs à l’œuvre depuis la semaine du 20 juillet. « Nous sommes en train de préparer la mise en place d’éléments de sécurité. À savoir des ballots de paille, de façon à ce que, quand les coureuses passent, dans les giratoires, quand il y a des croisements, des choses comme ça, ils soient prévenus visuellement des éventuels risques de chute », précise Stéphane Boudier, chef du centre routier de Vaison-la-Romaine. Entre 150 et 200 ballots de paille seront installés d’ici le début de l’épreuve.

    Cette préparation a en réalité débuté il y a plusieurs mois Depuis que le parcours a été validé, les organisateurs s’entretiennent régulièrement avec les services routiers. « On voit ensemble les points singuliers. On voit même des endroits où il faut refaire des chaussées ou des choses comme ça, parce qu’il y a des risques, il y a des problèmes », poursuit le responsable.

    Sécurisation

    De son côté, la préfecture de Vaucluse rappelle aussi avoir mis en place de nombreuses mesures de sécurisation autour du parcours. À commencer par le déploiement de plus de 200 gendarmes du groupement vauclusien, qui viennent « en complément du dispositif permanent du ministère de l’Intérieur inséré au sein du Tour de France, mobilisant des forces de l’ordre et de sécurité attachées au Tour », précise la préfecture, dans un communiqué de presse. Les 6 et 7 août, 224 sapeurs-pompiers et 60 véhicules seront aussi mobilisés le long du parcours et en garde casernée. « Si l’attention des services portera sur l’intégralité des massifs forestiers, dans un contexte très sensible à l’éclosion d’incendies, une vigilance particulière s’appliquera autour du massif du mont Ventoux et de celui des Dentelles de Montmirail », est-il précisé. L’accès au massif des Dentelles de Montmirail sera d’ailleurs interdit au grand public durant les deux jours.

    Une cyclosportive est organisée au départ de Vaison-la-Romaine, le jeudi 6 août, la veille de l’épreuve, jusqu’au sommet du Ventoux. Pas moins de 12 000 cyclistes amateurs sont attendus. Sur ces deux journées, des mesures temporaires de circulation sont d’ailleurs mises en place. Tandis que, proche du sommet, trois grandes zones de stationnement seront autorisées. À savoir les Ermitants dès le 4 août, la Frâche uniquement le 7 août et celle du Mont-Serein, où des restrictions seront mises en place les 6 et 7 août.

    Tout en espérant voir une coureuse française lever les bras au sommet.

  • Benoît Payan se rallie au tramway des Catalans en posant des conditions

    Benoît Payan se rallie au tramway des Catalans en posant des conditions

    Dans une lettre adressée au président de la Métropole, Nicolas Isnard (LR), le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG), se rallie au projet d’extension du tramway vers la place du 4-Septembre émettant, comme pour le commissaire enquêteur, un avis favorable sous conditions.

    « Nous considérons que cette extension du tramway peut contribuer à améliorer les déplacements du quotidien dans un secteur particulièrement fréquenté, à offrir une solution de transport plus fiable et à renforcer les alternatives de mobilité à disposition des habitants », écrit le maire, qui émet « un avis favorable conditionné aux réponses à nos demandes complémentaires relatives aux enjeux de circulation, de stationnement et de préservation du patrimoine arboré ». Benoît Payan rappelle que 7,5 millions ont d’ores et déjà été engagés par la Métropole sur un investissement de 76 millions d’euros, soutenu par l’État à hauteur de 19 millions d’euros sanctuarisés dans le plan Marseille en Grand.

    La Ville demande que soient revues les boucles de circulation pour éviter de saturer les quartiers environnants et garantir un accès fluide à la rampe Saint-Maurice et aux tunnels. Sur le stationnement et les mobilités douces, elle veut que « le nombre de places de stationnement soit dimensionné à la hauteur des besoins des habitants et une continuité des pistes cyclables ». Sur l’environnement, elle exige le respect strict des études phytosanitaires pour préserver les arbres d’alignement et veiller à la végétalisation. Quant à l’impact des travaux, elle demande que les nuisances du chantier soient limitées pour les habitants et que la RTM soit dès à présent associée pour organiser l’offre de transport durant le chantier.

  • Callelongue, le site de scories du littoral marseillais le plus conséquent à dépolluer

    Callelongue, le site de scories du littoral marseillais le plus conséquent à dépolluer

    Treize nouveaux dépôts prioritaires de scories, sur les vingt en tout de l’opération globale de dépollution, entreront en chantier à la rentrée, annonce la préfecture. Cette dernière phase débute le 1er septembre 2026 pour s’achever fin mars 2027.

    Le bilan de la première étape de dépollution des dépôts historiques de résidus industriels des calanques est jugé « satisfaisant » en dépit d’un retard conséquent (notre édition du 5 mai 2026). Quatre sites ont été intégralement traités. Trois autres seront achevés lors de la deuxième phase compte tenu de leur complexité technique : il s’agit des sites de Saména, de l’Escalette et de la Calanque des Trous.

    Circulation alternée

    Lors de la réunion publique du 3 juillet au centre municipal à la Madrague de Montredon, la préfecture a rappelé avec les élus « les caractéristiques exceptionnelles de ce chantier et la très grande qualité de la maîtrise d’ouvrage assurée par l’Ademe ». Cette phase 1 démontre, à leurs yeux, « la maîtrise des émissions de poussières tout au long du chantier », « aucun dépassement des normes dû aux travaux » n’ayant été constaté.

    La seconde phase qui débute à la rentrée s’attaque « au plus conséquent des spots à traiter, celui de Callelongue » et perturbera circulation et stationnement. Une circulation alternée sera mise en place entre les Goudes et le village de Callelongue pendant sept mois, y compris le week-end. « Les visiteurs sont encouragés à privilégier les transports en commun ou les mobilités douces pour accéder au secteur », préviennent les autorités. Un demi-giratoire sera provisoirement aménagé à l’entrée du parking Napoléon, où la barrière de filtrage de Callelongue sera de ce fait remontée. Pour faciliter la circulation les week-ends, les alternats de circulation nécessaires au chantier de Calanque des Trous et de l’entrée des Goudes seront levés à partir du vendredi 17h et réinstallés le lundi matin suivant.

    Le belvédère de Callelongue est très complexe à traiter. Ce site accidenté présente un intérêt patrimonial et paysager remarquable avec la dalle du bathyscaphe et la végétation rase typique des Calanques. C’est l’un des dépôts les plus importants, les plus sensibles et les plus coûteux à traiter (plus de 2 millions d’euros) avec des concentrations en plomb à 17 300mg/kg en contrebas du belvédère dans des remblais sur 4 mètres d’épaisseur et sur 300 mètres de longueur. Dans un souci d’insertion paysagère, il est prévu, selon les spots, d’engager un dispositif d’étanchéité et de recouvrement par de la roche calcaire concassée, de poser du béton projeté sculpté ou d’aspirer les scories sur les zones les plus basses de ce « bout du monde » marseillais.

    * site dédié de l’Ademe : calanques-de-marseille.ademe.fr