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  • Pézenas : un coup de pouce pour le budget rentrée

    Pézenas : un coup de pouce pour le budget rentrée

    Comme chaque année à l’approche de la rentrée, le Secours populaire de l’Hérault (SPF 34) organise et participe à des collectes solidaires de fournitures. Différentes initiatives se déroulent dans le département, comme à Pézenas, en partenariat avec le centre social Ambroise-Croizat.

    « On réceptionne dans nos locaux des dons de fournitures neuves ou en très bon état », indique Sophie Lebouc, chargée de l’accueil et des animations du centre social. « Nous mettons un point d’honneur à ce que chacun puisse démarrer l’année dans de bonnes conditions. Or la rentrée a un vrai coût pour certaines familles », poursuit-elle. « Les familles qu’on accueille ont des revenus de plus en plus faibles », confirme Martine Girault, secrétaire du comité du Secours populaire de Pézenas, qui récupère et distribue les fournitures collectées par le centre social. « Elles disposent d’environ 2 euros ou moins par jour et par personne pour vivre. Donc un cahier à 1,5 euro ou 2 euros, c’est beaucoup », insiste-t-elle.

    Également une aide à la pratique sportive et culturelle

    L’allocation rentrée scolaire (ARS), versée à certaines familles sous conditions de ressources pour un montant allant de 426,87 à 466,02 euros en fonction de l’âge de l’enfant, constitue bien sûr une aide précieuse, « mais elle fond très vite et n’est pas toujours suffisante. Car les familles doivent respecter ces fameuses listes qui détaillent les fournitures pour chaque matière. Il y a aussi le fait qu’on veut faire plaisir à son enfant, qu’il a grandi, qu’il faut lui acheter des chaussures neuves, des vêtements… »

    Cette année, à Pézenas, l’aide en matière de fournitures scolaires est ciblée sur les collégiens, qui sont environ 70. Une première distribution a eu lieu le 26 août « car les familles sont soucieuses que leurs enfants fassent leur rentrée avec du matériel », mais la collecte se prolonge jusqu’au 3 septembre et les familles bénéficiaires pourront ensuite ajuster en fonction de leurs besoins.

    Depuis plusieurs années, la Fédération du Secours populaire de l’Hérault propose également, à la rentrée, une aide à la pratique sportive et culturelle, « très appréciée par les familles  ». « Ces enfants doivent pouvoir avoir des activités comme les autres. Or la pratique sportive et culturelle reste chère. On contribue donc au paiement d’une partie de l’activité choisie. Sur Pézenas, cela concerne 35 enfants. On a un budget de plus de 2 000 euros pour aider ces familles. » De son côté, le centre social Ambroise-Croizat organise également cette année, en partenariat avec le Lieu Ressources de Pézenas, une opération de lutte contre la fracture numérique en collectant des ordinateurs portables inutilisés. Les équipements récupérés seront reconditionnés par le Lieu Ressources avant d’être redistribués à des personnes qui en ont besoin.

  • Les Pères Noël verts reprennent du service

    Les Pères Noël verts reprennent du service

    Que Noël n’oublie personne. » Telle est la mission assignée, depuis 1976, par le Secours populaire français (SPF) à ses Pères Noël verts. « L’idée n’est pas de remplacer le Père Noël rouge, mais de lui donner un coup de main », résume Fabien Albert, secrétaire général du Secours populaire de l’Hérault. « Les Pères Noël verts vont aller chercher des moyens pour acheter des jouets neufs, les mettre à disposition des parents qui ensuite les récupéreront pour les glisser au pied du sapin. Comme ça les enfants n’ont pas vu le scénario qui se joue et tout le monde peut avoir un cadeau à ouvrir à Noël », poursuit-il.

    Rien de moins évident, hélas, par les temps qui courent. En effet, « d’après le dernier baromètre Ipsos/Secours populaire, près d’un parent sur deux (49%) éprouve de la honte de ne pas pouvoir offrir à ses enfants les cadeaux qu’ils souhaiteraient », souligne l’association, qui a lancé le 19 novembre sa tournée des Pères Noël verts. « Cela prend différentes formes : des entreprises qui se mobilisent et collectent des jouets, de préférence neufs ; des écoles où les enfants apportent leurs jouets qui ne sont plus utilisés mais en bon état ; des collectes dans les supermarchés ; ou encore de l’argent collecté par les troncs et grâce auquel on va acheter des jouets neufs qu’on remettra ensuite aux parents », détaille Fabien Albert. Sur les 32 000 personnes accompagnées par le SPF de l’Hérault, un tiers environ sont des enfants, qui pourront profiter de ce coup de pouce solidaire.

    « Des repas et goûters de Noël, des sorties et animations, des distributions de paniers festifs, des dons de jeux et jouets à destination des familles accompagnées par le Secours populaire sont prévues dans toutes nos structures. » À Montpellier, un repas de fin d’année à l’Hôtel de ville sera organisé le 14 décembre, « à destination de près de 300 personnes accompagnées et bénévoles ». Une initiative reproduite sur leurs territoires respectifs par l’ensemble des comités.

    Parmi les actions solidaires organisées dans le département d’ici les fêtes, de nombreuses braderies comme dans le quartier de Figuerolles, à Montpellier, où le local de l’antenne dédie une pièce aux jouets à prix solidaires (du 24 novembre au 18 décembre) ou dans les locaux du SPF 34 au Marché gare, où un grand déstockage est organisé le 6 décembre, de 9h à 14h. D’autres braderies auront lieu dans tout l’Hérault (Sète, 6 décembre, 9h-18h ; Frontignan, 5 et 6 décembre, 10h-17h ; Clermont-l’Hérault, 6 décembre, 9h-12h et 14h-17h ; ou encore une braderie permanente à Pézenas, où l’espace solidarité du centre-ville se transforme en boutique de Noël solidaire). Des opérations paquets cadeaux sont également organisées dans de nombreuses structures, comme à la Fnac de Montpellier du 27 novembre au 24 décembre.

  • La création contemporaine au service de la solidarité

    La création contemporaine au service de la solidarité

    Soutenir à la fois la création contemporaine et la solidarité. C’est le but du salon Solid’Art, au cours duquel une centaine d’artistes se mobilisent en faveur du Secours populaire dans l’objectif de récolter des fonds destinés à permettre aux enfants accompagnés par l’association de partir en vacances et d’accéder à la culture et aux loisirs.

    Née à Lille en 2015, la manifestation -également déclinée à Paris- existe depuis 2018 à Montpellier, où elle s’est fait une place dans le paysage culturel local. « Il y a 8 ans, le premier salon faisait 200m². Aujourd’hui on est installés sur 2 000m², avec une centaine d’artistes invités et 5 000 visiteurs attendus », indique le fondateur et directeur de ce salon d’art contemporain solidaire, Florian Neveu. Preuve du succès de la manifestation, « on reçoit plus de 300 candidatures chaque année », parmi lesquelles un jury présidé par Numa Hambursin, directeur du MoCo (Musée d’art contemporain de Montpellier), opère une sélection.

    « Les artistes sont présents »

    Ils sont 90 (peinture, photographie, street art, sculpture…), la plupart issus de la région (Sunra, Oups, Prooz, Noon, Sodade, Bella Bah…), à avoir été retenus pour cette nouvelle édition qui se déroulera du 19 au 21 septembre au Zénith Sud de Montpellier. Après Hervé Di Rosa, Nasty, Franck Noto, M. Chat, JonOne, c’est au tour de Maye, « jeune prodige montpelliérain du graffiti », de parrainer cette 8e édition. « Il fait un travail de projection assez poétique. Ses toiles sont un peu une alerte : il peint le monde dans 50 ans si on ne fait rien face aux enjeux sociaux et climatiques. C’est un artiste côté, qui a explosé à l’international », détaille Florian Neveu. Présent tout au long du salon, Maye proposera une performance en ouverture.

    Le principe de la manifestation est le suivant : « L’entrée est gratuite dans l’idée de favoriser l’accès à la culture. Ensuite, chaque vente d’œuvre d’art s’accompagne d’un don au Secours populaire. Ainsi l’artiste est rétribué et on collecte des dons pour l’association par la même occasion. » L’an dernier, 120 000 euros ont ainsi été récoltés au profit du Secours populaire de l’Hérault, un record depuis la naissance de Solid’art dans le département.

    « La force du salon, c’est que les artistes sont présents. On peut les rencontrer, leur poser des questions, les voir travailler en direct, comprendre leur démarche », souligne Florian Neveu. Sans oublier toute une partie animation, « avec des ateliers participatifs, des initiations à la sérigraphie, des ateliers collage, pochoirs… » Enfin, un « petit banquet sétois » sera proposé aux visiteurs avec le soutien de conchyliculteurs du Bassin de Thau.

    * Vendredi 19 septembre : 14h–22h ; samedi 20 : 11h–20h ; dimanche 21 : 10h–19h. Entrée gratuite.