Tag: spatial

  • Six associations pointent les zones de flou du projet de la Tech Valley

    Six associations pointent les zones de flou du projet de la Tech Valley

    Elles sont six associations, à contester le projet Tech Valley. Il y a près d’un mois, la Ville d’Aix-en-Provence, l’association des entreprises du pôle des Milles et la maire, Sophie Joissains, annonçaient officiellement le lancement du projet : un pôle technologique de quinze hectares, entièrement dédié à l’innovation en matière d’aéronautique, au spatial et à la défense. Le projet, n’a pas manqué de faire réagir. Six associations s’interrogent d’un même ton sur le projet. Sur son aspect économique, pratique… L’Adava, Association pour le développement des alternatives à la voiture à Aix, le Cercle Mirabeau, le Comité d’intérêt de quartier Millois, mais aussi l’association Devenir, la Fédération nationale des usagers de transports (FNAUT) et France nature environnement (FNE13) signent un courrier commun. « Celui-ci nous interroge quant à sa finalité et à l’absence de desserte en transports dignes de ce nom (…) et quant à l’insuffisance de l’offre de logements pour héberger les futurs employés et contribuer ainsi à réduire les mouvements pendulaires », pointent, dans un premier temps, les signataires.

    Un « moratoire » demandé

    Ils s’interrogent aussi de l’arrivée d’un tel projet, au vu de la situation financière de la Métropole. Celle-ci, présente un déficit de 123 millions d’euros et est « particulièrement préoccupante, au regard des moyens nécessaires pour pallier ces carences et attirer ainsi ces nouvelles entreprises (…) Les investissements requis pour pallier les retards pris en matière de transport : 150 millions d’euros HT pour un hypothétique BHNS, par ailleurs véritable tortillard, mettant le centre d’Aix à 45 minutes du pôle d’activités, sachant qu’un projet de création d’une 3evoie sur la RD9 aurait pu, à moindre coût, contribuer à largement désengorger ces accès ». Pour rappel, fin 2025, la Métropole annonçait pour la fin 2030, une nouvelle ligne BHNS, notamment pour faciliter la desserte au pôle d’activité. De façon générale, les associations appellent à une « approche globale » et demandent un « moratoire, dans ces aménagements », pour être entendues et concertées, Lors de la présentation du projet, Sophie Joissains, maire d’Aix, avait rassuré sur le point des financements. « Sachez que les collectivités qui voient les prélèvements de l’état se poursuivre d’année en année, sont évidemment très inquiètes. Nous avons d’autant plus besoin d’avancer, et de faire en sorte que notre économie soit florissante et apparaisse comme une économie d’avenir », rappelait-elle.

  • Le pôle d’industries de défense et spatiales mis sur orbite

    Le pôle d’industries de défense et spatiales mis sur orbite

    Un centre de référence en matière de technologies de pointe pour la défense, d’aéronautique, de spatial : le projet de « Tech Valley » du pôle d’activités d’Aix-en-Provence est lancé. Ce mercredi, ce nouveau pôle du Paap, qui se veut être « d’envergure nationale » a été présenté dans l’un des amphithéâtres de The Camp. Sur quinze hectares dont 40 000m2 de bureaux et de locaux d’activité, des laboratoires de recherche, des centres de formation « positionnés sur les marchés civils et militaires de l’aéronautique légère », seront installés sur une zone de l’aérodrome d’Aix les Milles, labellisé France 2030.

    Un projet d’ampleur

    Ici, seront aussi développés l’intelligence artificielle, la cybersécurité, les technologies à « haute valeur stratégique »… « Ce projet, est d’ores et déjà sur le bureau du commissaire européen [aux stratégies industrielles] », précise Jean-François Dubost, président du Paap et ex-adjoint aux finances de la Ville. Le projet, qui se veut d’ampleur, est porté par l’association des entreprises du Pays d’Aix (Paap), Edeis concessions, délégation de service public de l’aérodrome, la sous-préfecture, pôle de compétitivité Safe mais aussi la Ville, et la Semepa, en charge de la réhabilitation d’un site de trois hectares, comprenant un ancien bâtiment de l’État-Major de la région aérienne sud. « Nous sommes en ordre de bataille pour apporter notre pierre à ce bel édifice, rapporte Éric Chevalier, son président et premier adjoint de la Ville. L’objectif, en accord avec l’état et sous l’impulsion de Jean-François Dubost était d’acquérir auprès de l’état des terrains et de concevoir le projet pour permettre l’installation de cette cité [spatiale]. On avance rapidement. »

    Justement, où en est ce projet ? Selon Sabine Montiès, directrice des investissements Edeis Concessions, les études de conception sont finalisées. Les premiers travaux pourraient être lancés à la mi-2027.

    « La première filière industrielle de la région, c’est l’aéronautique. pointait Jérôme Perrin, directeur général du pôle Safe, qui a mené des études sur les besoins et filières aéronautiques, autour de la future Tech Valley. Depuis le spatial sur l’est de la région et l’aéronautique sir la partie Ouest, avec une concentration forte dans mes Bouches-du-Rhône et sur le territoire de la Métropole. » Installer la Tech Valley à Aix suit donc une logique économique, et vise « une capacité d’accueil » d’emploi de 2 500 personnes ainsi qu’une réserve pour la formation et une pépinière d’entreprises d’environ 5 000m2. Si le projet est économiquement « faisable » selon Jérôme Perrin, ce dernier précise « qu’on n’a pas de grand groupe qui nous dit s’installer sur le site d’Aix-en-Provence. Il va falloir aller convaincre au cas pas cas ». Pour le maire (UDI), Sophie Joissains, ce projet et une aubaine pour « avancer » vers une « économie florissante et d’avenir, qui nous permette dans les années qui viennent d’être les plus performants possibles ». Tout en restant« réservée » sur l’aéronautique :« Nous avons des riverains extrêmement vigilants sur les nuisances sonores. » Autre point de vue sur ce projet, dessiné par le Colonel Guillaume Michel, directeur de cabinet du Général commandant de l’école de l’air et de l’espace, la défense. Et préparer « Les esprits. Non pas pour la guerre, mais pour l’éviter ».

  • [Passerelle interculturelle] Journée de l’espace en Chine : un programme en développement

    [Passerelle interculturelle] Journée de l’espace en Chine : un programme en développement

    Ces dernières années, la Chine a élargi ses activités spatiales, à la fois dans l’exploration et dans les applications. En 2025, la Chine a réalisé 92 lancements spatiaux, soit une augmentation d’environ 35 % par rapport à l’année précédente. Ce rythme témoigne d’une activité soutenue dans différents domaines du spatial.

    Dans le domaine de l’exploration, la sonde Tianwen-2 a été lancée avec succès et s’est engagée sur une trajectoire vers l’astéroïde 2016 HO3. Il s’agit de la première mission chinoise visant à explorer un astéroïde et à rapporter des échantillons sur Terre. Par ailleurs, la mission Tianwen-1 poursuit ses observations de Mars, avec des données scientifiques déjà mises à disposition de la communauté internationale.

    Le programme spatial habité a également progressé. Quatre missions habitées et deux missions de retour ont été menées avec succès. Des astronautes chinois sont actuellement en mission dans l’espace. L’équipage de Shenzhou-21 a récemment effectué sa troisième sortie extra-véhiculaire. L’astronaute Zhang Lu a réalisé au total sept sorties dans l’espace, établissant un nouveau record pour la Chine. En parallèle, le projet d’exploration lunaire habitée continue d’avancer de manière organisée.

    Coopération internationale

    Dans les applications, le système de navigation Beidou est de plus en plus utilisé, aussi bien dans des secteurs professionnels que dans la vie quotidienne. Le développement des infrastructures spatiales se poursuit également. La construction du système chinois d’internet par satellite s’accélère, avec la mise en place progressive de lignes de production pour des constellations de satellites à grande échelle.

    Sur le plan des lanceurs, la fusée Longue Marche 2D a atteint le cap des 100 lancements réussis, devenant le deuxième lanceur chinois à franchir ce seuil. En parallèle, des essais ont été réalisés pour de nouveaux lanceurs réutilisables, comme Zhuque-3 et Longue Marche 12A, dans le cadre du développement de technologies visant à réduire les coûts et améliorer la fréquence des lancements.

    L’année 2026 devrait s’inscrire dans cette dynamique. La sonde Tianwen-2 doit s’approcher de son astéroïde cible pour mener des observations rapprochées. De nouvelles missions habitées sont prévues, notamment avec le vaisseau Shenzhou-23. Plusieurs lanceurs réutilisables entreront également en phase de validation en vol.

    La coopération internationale fait partie de cette évolution. La Chine travaille avec plusieurs partenaires, notamment en Europe, sur des projets scientifiques liés à l’environnement spatial.

    En France, ces échanges se traduisent aussi dans le domaine de la culture scientifique. À Cité de l’espace, à Toulouse, des modèles de missions chinoises, comme Chang’e et le rover Yutu, sont présentés au public. La Journée de l’espace de la Chine met ainsi en évidence un programme en progression, qui combine exploration, développement technologique et coopération internationale.

  • La France en première ligne de l’« Europe de la Défense »

    La France en première ligne de l’« Europe de la Défense »

    « Nous sommes prêts », affirme le chef de l’État sous le hangar de la base aérienne 125 d’Istres, ce jeudi. Emmanuel Macron a prononcé ses vœux aux armées dans un contexte international tendu marqué par le « retour des forces de déstabilisation ».

    Le président a cité parmi les sources d’inquiétude « la Russie sur le sol européen », des discours « qui sèment le doute, y compris chez les alliés », ou encore « un nouveau colonialisme à l’œuvre chez quelques uns ». Avec, pour éléphant dans la pièce, le sujet Groenlandais, pour lequel le chef des armées considère que « la France et les Européens doivent être là partout où leurs intérêts sont menacés, sans escalade, mais intraitables sur le respect de la souveraineté territoriale », de la même manière que pour l’Ukraine.

    « Pour être puissant dans ce monde si brutal, il faut faire plus vite et faire plus fort. Cela suppose que la nation consente à des efforts à la mesure de notre rude époque », a déclaré Emmanuel Macron. Il avait promis en 2017, lors de sa première visite sur la base, d’atteindre 2 % du PIB dédié à la Défense.

    64 milliards d’euros

    pour la Défense en 2027

    L’objectif de 64 milliards d’euros de budget annuel de la Défense, initialement prévu pour 2030, a déjà été avancé à 2027, comme annoncé par le Président le 13 juillet dernier. La loi de programmation militaire 2024-2030 va être actualisée en conséquence, avec un renfort de 36 milliards d’euros, dont 3,5 milliards en 2026 « pour préserver notre crédibilité et faire face, si nous y étions confrontés, à un engagement majeur d’ici trois à quatre ans », précise le locataire de l’Élysée.

    La base aérienne 125 d’Istres en est « l’illustration même ». Avec ses 15 Airbus de ravitaillement et de transport stratégique, elle constitue « un vecteur polyvalent de projection de puissance » aux yeux d’Emmanuel Macron, notamment nucléaire, comme l’a démontré le récent déploiement nordique et celui à venir par le biais de ce « hub des armées ».

    Plus généralement, ces crédits serviront trois priorités. La première, au plan technique, à savoir augmenter les stocks de munitions, se doter d’une alerte avancée spatiale comme terrestre et renforcer l’ambition spatiale. « La France organisera dans quelques mois un sommet sur le spatial », annonce le président, qui souhaite « améliorer la résilience et la protection » dans ce domaine.

    Une ambition liée au deuxième objectif, celui visant à faire face au missile très longue portée russe Orechnik. « Nous sommes à portée de ces tirs affirme le chef de l’État. Nous devons nous saisir de ces nouvelles armes qui changeront la donne à court terme. » Même logique pour le système de défense aérienne SAMP/T nouvelle génération, « la meilleure au monde », selon le président, qui souhaite « accélérer la production et la capacité à déployer », cette arme.

    Enfin, le chef de l’État souhaite « améliorer et accélérer la capacité des armées à s’engager », notamment via l’utilisation des drones pour les trois armées, ainsi que par l’investissement dans « les innovations de rupture : le quantique, l’intelligence artificielle ».

    In fine, le président Macron place la France au centre de l’« Europe de la Défense », tant sur le plan des moyens, du complexe militaro-industriel que sur le plan décisionnel. La volonté répétée d’indépendance de la France entre en contradiction frontale avec les affirmations répétées d’unité européenne. La question se pose si le chef de l’Etat ne ferait pas de l’œil, en filigrane, à l’idée d’être le chef militaire de l’Europe entière.