Tag: South Winners

  • Les Winners veulent réveiller les abstentionnistes

    Les Winners veulent réveiller les abstentionnistes

    S’adressant particulièrement aux abstentionnistes, ils évoquent une « urgence » face à « la montée de l’extrême droite », arrivée en deuxième position au premier tour, juste derrière le Printemps marseillais.

    Dans leur texte, les South Winners qualifient le RN de « parti de la division, du racisme et de la xénophobie ». Ils rappellent notamment « le devoir de mémoire », évoquant la mort d’Ibrahim Ali en 1995, tué par colleur d’affiches du Front national.

    Insistant sur l’âme profonde de Marseille, le célèbre groupe de supporters met en avant une ville marquée par le « vivre-ensemble. Le mélange des cultures, des religions et des classes sociales ne doit pas être remis en question ». Avec un goût amer, les Winners constatent : « Nous qui avons fanfaronné de ne pas avoir de fachos dans notre stade, contrairement à Lyon, Lille ou Paris – où le RN a réalisé des scores minimes – honte à nous. »

    Dans leur communiqué, le groupe appelle à un sursaut électoral, avec une abstention qui a atteint 47,83% lors du premier tour. Le message est clair : « Le plus grand allié pour eux est l’abstention. Il faut aller voter (…). Marseille, réveille-toi : près de 100 000 traîtres vivent parmi nous, 100 000 personnes qui ont cédé au populisme et au choix de la facilité, celui de vendeurs de rêves, d’une réalité inadaptée qui n’existera jamais pour notre ville et ses habitants. »

    Les Minots de Marseille mettent en avant la mixité

    L’association des Minots de Marseille, école de foot et acteur social, a publié un communiqué, mercredi. Un texte qui débute ainsi : « Il n’est pas possible de fermer les yeux et de se taire… » Le club réaffirme son refus de l’extrême droite et son attachement à la diversité : « Nous ne voyons pas des origines, des religions ou des couleurs (…) Nous voyons une richesse humaine qui donne du sens à tout ce que nous faisons (…). » L’association rappelle que ses terrains accueillent « des jeunes qui apprennent à se respecter et à grandir malgré leurs différences ». Le club, né en 2020, évoque son histoire : « En unissant les Minots du Panier et l’Amical Saint-Just, nous avons prouvé que ce qui peut paraître impossible peut devenir possible : réunir le centre-ville et les quartiers nord (…) et faire grandir ensemble une jeunesse diverse, mais unie. » « Le RN, qui propose un monde contraire à nos valeurs, risque de prendre le pouvoir dans notre secteur des 13e et 14e, ainsi qu’à la mairie centrale (…). S’abstenir, c’est laisser quelqu’un d’autre décider à notre place », notent les Minots.

    Roman Carlier Del Rio

  • Les supporters ont animé un Olympico enflammé

    Les supporters ont animé un Olympico enflammé

    Avec tous les épisodes troublants qu’ont connus l’Olympique de Marseille ces dernières semaines, le premier Olympico du millésime 2026 n’avait pas, de prime abord, la saveur d’un derby entre deux grandes institutions du football français. Quelques heures avant le coup d’envoi, les vagues de supporters qui se dirigeaient vers le Vélodrome n’étaient pas aussi intenses qu’à l’accoutumée. Une succession de visages inexpressifs, comme si l’envie d’assister à la rencontre était absente. « Je sens que cette soirée ne sera pas grandiose », lance Thierry, abonné chez les Commando Ultra 84, dans le virage sud. Comme tous les passionnés marseillais, il a appris samedi soir la destitution de Pablo Longoria. « Au-delà de la décision, est-ce qu’annoncer une telle nouvelle à vingt-quatre heures d’un des matches les plus importants de la saison est une bonne chose ? », questionne-t-il, persuadé qu’il faut à tout prix rester concentré sur la saison en cours avant de penser à la refonte du projet olympien. Même si leur moral n’était pas au beau fixe, plus de 66 000 supporters ont assisté au 127e Olympico de l’histoire depuis les tribunes.

    Des encouragements aux sifflets

    Si les supporters avaient l’espoir que la semaine de stage allait porter ses fruits, à l’image des matches fructueux qui ont suivi ceux des ritiro à Rome lors de la saison 2024-2025, le but éclair de Tolisso à deuxième minute de jeu a calmé leurs ardeurs. À tel point que les cris d’encouragement se sont rapidement transformés en sifflets. Et même si Paixão, grâce à son but fantastique, a redonné vie au Vélodrome tout entier, la réalisation de Rémi Himbert a éteint le stade une deuxième fois. Mais l’acharnement d’Aubameyang a permis aux supporters de repartir avec le sourire.

  • Les supporters de l’OM fatalistes face à une nouvelle « cassure »

    Les supporters de l’OM fatalistes face à une nouvelle « cassure »

    Sur le Vieux-Port, mercredi, les Marseillais avaient mauvaise mine. Ils ont pu apprendre la nouvelle survenue dans la nuit de mardi à mercredi : Roberto De Zerbi n’est plus l’entraîneur de l’Olympique de Marseille. « Rien ne se passe jamais comme prévu dans ce club », réagit Paul, en lisant le journal sur la terrasse du restaurant O’Quinze. « On n’arrive pas à garder des entraîneurs sur le long terme. Comment voulez-vous que ça marche ? », poursuit-il, affichant une vision pessimiste pour la suite de la saison, où l’OM est loin d’avoir acquis sa qualification en Ligue des Champions et, surtout, est toujours en lice en Coupe de France au stade des quarts de finale.

    « Pour moi, c’est une erreur d’enlever un entraîneur en plein milieu de la saison, soutient Hocine, fidèle supporter membre des South Winners. Je n’arrive pas à comprendre, surtout quand on voit son bilan. Au niveau des victoires, c’est l’un des meilleurs entraîneurs passés à l’OM. » Au XXIe siècle, Roberto De Zerbi est en effet l’entraîneur qui a, en moyenne, le plus gagné sous les couleurs bleues et blanches. Avec 57% de victoires, 39 succès, l’Italien devance ainsi ses prédécesseurs Igor Tudor (56%) et Jorge Sampaoli (54%), ainsi que les plus marquants Marcelo Bielsa (51%) et Didier Deschamps (50%).

    Sentiment de « fracture »

    Mais, au-delà des résultats, les supporters déplorent un mauvais timing. « Je pense qu’on aurait pu le faire en fin de saison, voire les choses jusqu’à la fin de saison », souligne Hocine, conscient du cruel manque de stabilité à l’Olympique de Marseille. « Ce qui est dommage, c’est que ça crée une cassure qui a deux conséquences possibles : soit un effet positif et on repart sur de bonnes bases, soit ça peut tout casser. »

    Mais une majorité des supporters interrogés voient le départ de l’Italien comme une bonne chose. « On sent qu’il y avait une fracture », martèle Lionel, serveur au bistrot de l’Horloge, qui a vivement débattu de la situation avec ses collègues et ses clients. « Quand tu vois un gardien comme (Geronimo) Rulli qui ne joue plus, (Leonardo) Balerdi qui est contesté depuis toujours et revient à son plus mauvais niveau depuis qu’il est à Marseille… Je pense qu’à un moment donné, le message ne passait plus », estime-t-il. « Quelque chose s’est cassé dans ce groupe », surenchérit Kaï, persuadé que le fiasco face au PSG a été celui de trop. « Il faudrait lancer une opération “stade vide” pour le prochain match face à Strasbourg », lance Alain, qui attend une vive réaction olympienne face à un tel électrochoc.