Le 8 mai « a une profonde importance pour nous, les communistes. Notre histoire est profondément liée à cette date », recontextualise Sophie Rothon, secrétaire de section du PCF aixois.
Alors que, pour célébrer la victoire du 8 mai 1945, diverses initiatives se tiennent partout dans le département et dans la ville, les communistes aixois organisent un pique-nique « fraternel, sorti du sac » afin de marquer les 81 ans de la capitulation nazie. Les représentants locaux des « partis progressistes », dont LFI, Les Écologistes et les élus d’opposition de la liste Aix Avenir (DVG), ainsi que des associations humanistes locales, telles que la Ligue des droits de l’Homme (LDH) ou le Collectif aixois contre l’extrême droite, ont également été invités à partager ce moment, qui aura lieu au parc de la Torse. Le rendez-vous est donné à midi. Le format de la rencontre, indique Sophie Rothon, permet de marquer davantage un « moment de fraternité », mais aussi de profiter du « beau temps ».
Hommage à Ernest Prados
Pourtant, derrière cette initiative conviviale, le message du PCF reste grave. Face à la montée, partout dans le monde, des guerres, du nationalisme, du racisme, des régimes autoritaires, de l’impérialisme et de l’extrême droite, « ce lien de vigilance et de combat » est plus que jamais nécessaire, précise Sophie Rothon. « Ce 8 mai porte déjà en lui-même un message universel : celui de la paix, de la solidarité entre les peuples, la défense des valeurs humaines contre la haine et la division », déroule-t-elle, rappelant qu’en cette journée, c’est aussi « le devoir de mémoire » qui se poursuit.
Avant le pique-nique, le PCF aixois fleurira la plaque rendant hommage à Ernest Prados, jeune résistant communiste d’Aix fusillé pendant l’Occupation, à l’âge de 23 ans.
Eva Bonnet-Gonnet


