Tag: Sophie Delfino

  • Le nouvel exécutif national du PCF

    Le nouvel exécutif national du PCF

    Suite logique du 40e congrès qui s’est tenu début juillet à Lille, la direction communiste nouvellement élue s’est doté, lors de sa première réunion en marge de l’université d’été du PCF, d’un exécutif remanié. La liste proposée a été élue avec 108 voix pour (89%), 13 contre et 10 abstentions.
    Composé à parité, il compte 36 membres. Sa moyenne d’âge se situe à 48 ans. 16 membres sortants n’ont pas été reconduits et 16 autres changent de responsabilité.

    Fabien Roussel (59) Secrétaire national Reconduit au CEN

    Jérémy Bacchi (13) Projet communiste ; suivi Provence-Alpes-Côte d’Azur Reconduit au CEN

    Charlotte Balavoine (93) International, déploiement des campagnes auprès des fédérations Entrée au CEN

    Amar Bellal (35) Écologie Reconduite au CEN

    Hélène Bidard (75) Relations avec le Parti de la gauche européenne (PGE) Reconduite au CEN

    Stéphane Bonnéry (94) Coordination du CEN, lien au CN, suivi des commissions nationales et coordination des revues Reconduit au CEN

    Vincent Boulet (75) Politique de paix, de défense et relations avec les partenaires internationaux Reconduit au CEN

    Ian Brossat (75) Porte-parolat, suivi Île-de-France Reconduit au CEN

    Fanny Chartier (75) Développement des pratiques militantes Entrée au CEN

    Taylan Coskun (93) Coordinateur des moyens institutionnels et juridiques Reconduit au CEN

    Cécile Cukierman (42) Élections, institutions et collectivités Reconduite au CEN

    Léon Deffontaines (80) Communication et suivi des Hauts-de-France Reconduit au CEN

    Sophie Delfino (05) Suivi des nouvelles adhésions Entrée au CEN

    Bénédicte Dupont (59) Discussion à finaliser Entrée au CEN

    Fabien Gay (93) Directeur de L’Humanité Reconduit au CEN

    Clara Gimenez (34) Développement des cellules Reconduite au CEN

    Marie-Jeanne Gobert (14) Médiation et règlement des conflits Reconduite au CEN

    Christophe Grassullo (94) Trésorier national Reconduit au CEN

    Gladys Grelaud (29) Ruralités et suivi Bretagne Reconduite au CEN

    Fatima Khallouk (94) Handicap Entrée au CEN

    Pierre Lacaze (31) Relations extérieures ; relations avec les groupes parlementaires et les partis ; suivi Occitanie et relations avec l’Outre-mer Reconduit au CEN

    Céline Lecat (62) Campagnes de solidarité concrète Entrée au CEN

    Véronique Mahé (44) Lien avec les fédérations Reconduite au CEN

    Frédéric Mellier (33) Entreprises et lieux de travail Entrée au CEN

    Yannick Monnet (03) Affaires sociales Reconduit au CEN

    Özer Öztorun (94) Politique des cadres et quartiers populaires Entrée au CEN

    Nadège Plaineau (50) Discussion à finaliser Entrée au CEN

    Léna Raud (93) Jeunesse Entrée au CEN

    Guillaume Roubaud-Quashie (92) Mouvement des idées ; Président de la Fondation Gabriel Péri Reconduit au CEN

    Aymeric Seassau (44) Relations avec les syndicats Reconduit au CEN

    Patricia Tejas (84) Économie, Finances publiques Reconduite au CEN

    Muriel Ternant (90) Éducation et suivi Bourgogne-Franche-Comté Reconduite au CEN

    Sylvie Vinceneux (83) Logement Entrée au CEN

    Shirley Wirden (75) Droits des femmes et féminisme Reconduite au CEN

    Bora Yilmaz (54) Lutte contre le racisme et l’antisémitisme et suivi Grand-Est Entrée au CEN

    Igor Zamichiei (75) Vie du Parti Reconduit au CEN

    Membres invités

    Bastien Bonnargent (75) Secrétaire général du Mouvement des jeunes communistes de France (MJCF)

    Stéphane Peu (93) Président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) à l’Assemblée nationale

    Philippe Rio (91) Président de la Coopérative des élu·es communistes, républicain·es et citoyen·nes

    Camille Mongin (29) Secrétaire nationale de l’Union des étudiants communistes (UEC)

  • « Une fête qui crée de l’intelligence collective »

    « Une fête qui crée de l’intelligence collective »

    Il y a ceux qui font la fête pour « oublier », pas nous. Nous, nous la faisons pour nous rassembler, nous organiser, réfléchir et lutter pour ne pas rester seul dans cette société où l’individualisme et la compétition entre les citoyens sont érigés en valeurs suprêmes. Cette société où la culpabilité est renvoyée à celui qui est en difficulté. Tu ne trouves pas de travail ? C’est de ta faute. Tu n’arrives pas à boucler ton budget, c’est de ta faute. Ton gamin ne s’en sort pas, c’est de ta faute. La planète brûle, c’est de ta faute…

    Si les services publics, la santé, la justice dysfonctionnent, c’est sûrement de la faute de certaines personnes et on ne remet jamais en cause ce système ultralibéral.

    Alors non, ce n’est pas notre faute à nous si la société va mal, très mal. En revanche, c’est notre responsabilité collective de faire face. Ce ne sera jamais une réponse individuelle qui pourra résoudre quoi que ce soit.

    Voilà pourquoi nous sommes communistes et pas populistes et que nous luttons depuis toujours contre les forces d’extrême droite.

    Si nous sommes ici aujourd’hui, c’est pour faire la fête, une fête qui crée de l’intelligence collective, une fête de luttes, une fête de fraternité. »

  • Les sections du PCF de la région ont tenu leurs congrès

    Les sections du PCF de la région ont tenu leurs congrès

    De Martigues à Embrun en passant par Toulon ou Marseille, les différentes sections locales du Parti communiste français de toute la région ont tenu leurs congrès, ou conférences de section, ce week-end. « Il y aura eu 38 congrès de sections qui se seront tenu d’ici mardi soir. La plupart l’ont fait entre jeudi et ce week-end », relate Dylan Zeitoun, responsable fédéral de la vie du parti dans les Bouches-du-Rhône. Avant de rappeler que ces congrès se déroulent à quelques semaines du congrès national du PCF à Lille, début juillet : « L’objectif c’est aussi de travailler à l’unité des communistes signataires des 4 textes. » Dans son département, les militants ont approuvé à 74% le texte du conseil national (CN) comme base commune. « Il y a une confiance dans la direction et ses orientations. Pour autant, les camarades essaient de trouver un élan. » De quoi bien préparer les différents congrès fédéraux qui se dérouleront également simultanément, le week-end prochain. « On veut créer les conditions d’être en ordre de bataille dans la perspective des élections. Les communistes ne se cantonnent pas aux échéances électorales mais savent que c’est un moment attendu », martèle Dylan Zeitoun.

    Même retour dans les Alpes-de-Haute-Provence où 9 sections ont également fait leurs conférences. « Elles se sont déroulées dans la sérénité, avec la volonté d’avancer très sérieusement pour enrichir le texte de la base commune », explique Bertrand Perrin, secrétaire fédéral. Comme pour les Bouches-du-Rhône, ce moment de démocratie a permis un « renouvellement » dans certaines sections.

    « S’enrichir mutuellement »

    « Il y a des camarades qui laissent la place à des jeunes, avec le sentiment d’une passation générationnelle », développe Bertrand Perrin, notant que le texte de base commune a été voté à 65% dans son département.

    Si le texte proposé par le CN n’a été voté qu’à 48% dans le Var, les débats des congrès des 18 sections ont été tout autant enrichissant. « Il y a des discussions qui reflètent une diversité d’opinion mais une volonté de converger. Beaucoup de camarades veulent piocher de bonnes réflexions dans les différents textes, pour s’enrichir mutuellement », relate Pierre Daspre, secrétaire fédéral varois.

    « Tout le monde a quelque chose à amener, les congrès se sont déroulés de manière très fraternelle », abonde Sophie Delfino, secrétaire fédérale pour les Hautes-Alpes qui compte 5 sections et où « la base commune proposée par le CN a été plébiscitée à 84% ».

  • [Entretien] Sophie Delfino : « Les propositions de l’Union pour Gap sont toutes chiffrées »

    [Entretien] Sophie Delfino : « Les propositions de l’Union pour Gap sont toutes chiffrées »

    La Marseillaise : Qui rassemble la liste « Union pour Gap », conduite par Elie Cordier ?

    Sophie Delfino : C’est une liste qui regroupe des partis de gauche avec une large place pour une participation citoyenne, de telle sorte qu’au départ c’était une liste de partis mais qui est devenue une liste de Gapençais soutenue par le PS, le PCF, les Écologistes, Génération.s, Place publique, ainsi que des groupes d’opposition au conseil municipal dont fait partie Elie Cordier.

    Comment le programme de la liste « Union pour Gap » reflète-t-il cette participation citoyenne ?

    S.D. : Le programme est ancré à gauche, il laisse une large place aux questions sociales. Par exemple, la gratuité de toutes les activités pour les maternelles et les primaires. Mais les propositions ne descendent pas d’en haut, elles sont le résultat d’un travail collectif. Il y a une grosse dynamique de travail qui intègre des gens rencontrés lors des porte-à-porte et qui sont d’accord pour participer à l’élaboration du programme : 140 personnes ont participé à 12 commissions, à ce jour.

    De quelle manière se concrétise cette démarche ?

    S.D. : La commission qui a attiré le plus de participation et qui témoigne d’une grande préoccupation locale, c’est l’écologie. Il y avait 28 personnes à chaque réunion et énormément de propositions qui vont de la végétalisation des cours d’écoles jusqu’à la rénovation des logements publics en passant par le tri des déchets verts. Nous avons par ailleurs créé une commission « Sécurité et tranquillité » car nous avons constaté cette préoccupation importante lors des rencontres avec les habitants. De là, émergent des propositions telles que l’augmentation des effectifs de police municipale, un projet de lieu rassemblant police nationale et police municipale pour une meilleure coordination, des médiateurs pour éviter les incivilités. Beaucoup de mesures sont envisagées.

    Les rencontres, l’écoute et le dialogue nous permettent d’avancer des propositions. Ainsi pour l’implantation d’entreprise dans le bassin gapençais, un gros travail est en train de se faire avec des entrepreneurs de PME qui sont déjà en dialogue avec nous. Il faut favoriser l’implantation de start-up. De même, on est à l’écoute des gens qui travaillent dans la ville, sur le territoire. On a fait des réunions avec les syndicats d’employés municipaux, avec les représentants territoriaux, le CCAS aussi. Cela nous permet de comprendre la grande souffrance des employés municipaux aujourd’hui et d’envisager des aménagements positifs pour la ville et les employés.

    Pouvez-vous citer quelques points importants du programme ?

    S.D. : Nous envisageons de garder et d’améliorer ce qui fonctionne et d’autre part de répondre à des besoins par des créations. Tout d’abord, on a dit qu’on faisait un état des lieux de ce qui marche à Gap. Dans un premier temps, notons que Gap n’est pas une ville endettée. Nos propositions sont toutes budgétisées. On a des gens qui travaillent pour le chiffrage, un expert-comptable et autres professionnels, on sait combien ces réalisations vont coûter.

    Par exemple, nous allons créer une ferme municipale avec des produits bio pour la restauration scolaire et les établissements publics. Le chiffrage est fait, selon qu’il y aura des employés municipaux ou des producteurs locaux. Ce sont des chiffres différents. Autre exemple à Gap : il y a des transports gratuits depuis plus de 20 ans. C’était un combat gagné par des élus communistes d’opposition. C’est resté et ça fonctionne. Mais tout l’aménagement urbain n’a pas évolué. Par exemple, en centre-ville, rue Carnot, je ne sais pas où je suis : sur une piste cyclable, piétonne ? C’est dangereux, il y a des accidents. Nous avons donc un gros projet de réaménagement pour faire vivre ensemble, vélos, piétons et voitures. Avec des règles claires et connues. Nous voulons faciliter la mobilité. Améliorer l’existant, c’est par exemple favoriser le développement d’une pépinière d’entreprise qui actuellement vivote. Il n’y a pas assez de facilitation de la mairie sur les locaux pour l’implantation et le développement d’entreprises. C’est le volet d’emploi du bassin gapençais qui est en jeu. Le maire actuel est fâché avec tout le monde au niveau de la région, c’est un gros problème. Or il faut travailler avec toutes les instances régionales de manière plus active pour désenclaver, pour le tourisme, et l’implantation d’entreprises. À cet égard, un des enjeux des JO est le réaménagement routier et ferroviaire. La mairie, la communauté de communes et le département doivent travailler ensemble sinon on est perdant. Il faut penser au niveau intercommunal, les gens des communes environnantes viennent à Gap. Il faut travailler avec les autres communes, créer du dialogue, leur permettre d’avoir l’initiative au lieu de tout faire descendre de la ville de Gap.

    Y a-t-il des lignes directrices communes aux différents aspects du programme ?

    S.D. : Favoriser les rencontres et les échanges entre différents quartiers, entre différentes générations, c’est notre fil conducteur. Aujourd’hui à Gap, chacun reste dans son quartier. Donc on veut créer des moyens, des lieux, des événements, pour que les gens se rencontrent et créent du lien. Par exemple, dans la ferme municipale dont j’ai parlé, ce sera un lieu de rencontre. Ou encore, à la piscine : en faire à la fois, un lieu de compétition sportive officielle, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, mais aussi un lieu de loisir avec un restaurant, des espaces ombragés, pour les enfants, les jeunes et les familles où l’on puisse passer la journée. L’axe d’attaque du programme c’est que les gens puissent se rencontrer. Par exemple, il y a beaucoup de faits culturels mais on ne le sait pas. Il y a énormément d’associations culturelles mais on ne s’en rend pas compte. Chacun reste dans son coin. Ainsi les troupes de théâtre à Gap ne se connaissent pas entre elles. On pourrait créer un conservatoire de théâtre. Nous voulons créer une maison de la culture et des associations car il manque aussi beaucoup de petites salles.

    Nous sommes à 4 mois des municipales, pensez-vous que la liste « Union pour Gap » peut gagner ?

    S.D. : Oui, nous pensons que gagner est de l’ordre du possible. Tout d’abord, nous formons une alliance entre partis de gauches et écologistes avec des gens qui se connaissent et s’entendent bien. Même s’il peut y avoir des désaccords, on a une vision commune pour la ville et on travaille dans une ambiance cordiale. Ensuite, cette liste accorde une large place à une participation des habitants, à la citoyenneté. Il y a une dynamique, et nous sommes devenus une liste de Gapençais pour les Gapençais. Et ce n’est pas un slogan. Il y a en effet une forte sollicitation de la population pour l’élaboration du programme et si on est élu, on doit établir un fonctionnement où les gens auront un droit de regard et qu’on puisse s’appuyer sur un mouvement citoyen. Enfin, nous avons une tête de liste, Elie Cordier, qui arrive à fédérer tout le monde. Dans l’équipe de campagne, il y a tous les âges, différents milieux socioprofessionnels. C’est un atout considérable. Elie Cordier est à l’écoute, il est en phase avec les visées du programme et avec son esprit.