Tag: Sophie Camard

  • La venue de Joann Sfar suscite une polémique

    La venue de Joann Sfar suscite une polémique

    L’auteur du célèbre Chat du rabbin est programmé dans le cadre du festival littéraire « Oh les beaux jours ! » pour un « concert dessiné », vendredi à 20h30, à La Criée.

    En réaction, le collectif « cultures en lutte 13 » a lancé un appel au boycott sous le mot d’ordre « Sionistes hors de nos villes », recevant le soutien de l’eurodéputée LFI Rima Hassan.

    Bruno Benjamin, président du Crif Marseille Provence, a aussitôt réagi : « Joann Sfar n’est pas un représentant d’un État. Il n’est ni un gouvernement, ni une armée. C’est un écrivain, un dessinateur, un cinéaste, un homme de culture dont l’œuvre a toujours été traversée par le dialogue, l’identité, la mémoire et la complexité humaine. Le désigner comme une cible à boycotter en raison de ses convictions supposées ou revendiquées constitue une dérive inquiétante. »

    « Le courage du dialogue »

    De son côté, la maire de secteur, Sophie Camard (GRS), a apporté son soutien à l’auteur de bandes dessinées : « Non à la haine, un jour contre les Arabes, un jour contre les juifs ! Je soutiens Joann Sfar menacé de boycott à Marseille. Achetez son album “Terre de sang” avec des témoignages de Palestine. Rien à voir avec Netanyahu ! Le courage, c’est aussi le dialogue entre les peuples. » Serge Tavitian, président de la Licra Marseille Métropole, indique dans un communiqué, ce mercredi : « La Licra saisit ce jour les autorités judiciaires d’une plainte pour provocation à la discrimination. L’antisionisme est un antisémitisme qui ne s’ignore pas ! »

    Joann Sfar n’a pas souhaité réagir à la polémique. Dans un entretien accordé à La Marseillaise, en juin dernier, il expliquait apprécier les « lieux de rencontre, de débat, où contrairement à ce qu’on voit sur les réseaux sociaux, les gens prennent le temps de se parler. Il y a parmi mes lecteurs beaucoup de personnes d’origine arabe, c’est l’occasion d’échanger. Et quand on laisse s’exprimer les gens, on se rend compte qu’il y a beaucoup moins de désaccords que ce que l’on imagine. »

  • Un bar continue d’exploiter un rooftop illégal à Malmousque

    Un bar continue d’exploiter un rooftop illégal à Malmousque

    Le bar Pigment au 237, corniche Kennedy (7e) persiste depuis septembre dernier à ouvrir un rooftop non autorisé mais très médiatisé sur les réseaux sociaux à l’approche de la saison estivale. Une dizaine de copropriétaires et riverains ont saisi la justice et les élus sur la persistance de cette exploitation illicite.

    Les plaintes s’amoncellent auprès des élus et des services et jusqu’au procureur de la République. « La clientèle et le personnel empruntent les parties communes, couloir et les escaliers de la copropriété. On a vu des clients pénétrer dans nos cours et jardins. Un week-end, plus de 40 personnes occupaient simultanément le rooftop », dénonce le collectif. Au-delà des nuisances engendrées, les enjeux de sécurité publique sont prégnants : quid de la résistance d’un toit non conçu pour supporter les charges d’un public important, l’absence d’issues de secours signalées, de dispositifs anti-incendie et ce « service de douches » proposé à la clientèle ?

    « On a toutes les autorisations nécessaires de la Ville et de la Préfecture sinon vous vous doutez bien qu’on n’ouvrirait pas », répond crânement Benjamin Honnorat, le gérant joint vendredi. « Je montre tous les documents à la police municipale quand elle est appelée chaque semaine par les voisins et ça se passe très bien. Il n’y a aucun sujet », coupe-t-il.

    « L’accueil de public est strictement interdit »

    L’exploitant, locataire du bar au rez-de-chaussée, n’a en réalité demandé aucune autorisation d’urbanisme pour démolir deux cabanons sur le toit, retirer deux puits de lumière, poser des garde-corps et procéder à un changement d’usage privatif en exploitation commerciale. Dès l’ouverture en septembre, le service de l’urbanisme a dressé un PV d’infraction et saisi le Parquet. Le bar « Pigment » n’a pas davantage d’autorisation de la commission communale de sécurité pour utiliser ce toit en extension du bar. Il a été mis en demeure par la Ville dès le 25 septembre 2025 qui lui a signifié « l’interdiction d’accueillir du public sur le toit-terrasse ». Après un avis défavorable le 9 décembre à sa demande de mise en conformité « en raison d’un défaut d’accessibilité », le bar a déposé une nouvelle demande qui est à l’instruction. « L’accueil de public sur le toit-terrasse est strictement interdit », lui a signifié en caractère gras et souligné la conseillère municipale déléguée à la commission communale de sécurité et des périls, Laure Rovera, dans un courrier du 5 mai notifié par la police municipale cette semaine. Il fait suite à une nouvelle alerte de la maire de secteur Sophie Camard inquiète d’un « effet d’entraînement » sur d’autres exploitants. « L’exploitant engage sa responsabilité pénale en cas d’ouverture au public » a nous a précisé hier la Ville.

    « C’est une terrasse privée d’appartement ouverte au grand public sans autorisation. L’accès se fait par les parties communes d’un immeuble d’habitation bourgeoise. Le règlement de copropriété n’autorise pas d’activités commerciales ou professionnelles dans les étages », résume l’avocate du syndicat des copropriétaires, Me Hinde Kalai qui affute une assignation en référé.

  • L’enquête publique démarre sur le tramway des Catalans

    L’enquête publique démarre sur le tramway des Catalans

    Après une concertation préalable en 2023, place à l’enquête publique. Le tramway des Catalans revient sur le tapis avec son démarrage ce lundi 4 mai. Les citoyens ayant jusqu’au 10 juin pour se prononcer et demander des détails à la commissaire enquêtrice sur ces 2,1 km de rails supplémentaires entre la rue de Rome et la place du 4-Septembre, dans une dizaine de permanences ouvertes successivement.

    Le projet, mené par la métropole Aix Marseille Provence, entend améliorer la desserte « d’équipements majeurs en donnant lieu à la valorisation de l’espace public notamment la plage des Catalans », le tout avec des aménagements « favorables aux modes doux et actifs de déplacements », comme des pistes cyclables et de la place donnée aux piétons. Quatre nouvelles stations sont prévues pour une mise en service en 2028. Le tram devrait passer devant la préfecture vers le boulevard Peytral, traverser la rue Paradis puis attaquer le cours Pierre-Puget, au bas duquel est prévu un arrêt de correspondance avec la station de métro. Il redescendra ensuite vers le boulevard de la Corderie puis l’avenue de la Corse jusqu’à la place du 4-Septembre.

    Un financement hypothétique

    Pas moins de 41 900 habitants ont été recensés par la Métropole à 500 mètres du tracé pour 22 700 voyageurs attendus par jour en 2030. Cette dernière espère « réorganiser la circulation sur les boulevards, créer des lignes de transports en commun en site propre ». Après les terrassements préalables, la restructuration des réseaux, viendra la création de la plateforme proprement dite pour permettre le fonctionnement du tramway puis la création d’un parking souterrain de 220 places et de trois pôles d’échange place Estrangin, à Saint-Victor et place du 4-Septembre. Quelque 470 arbres seront plantés ou conservés le long de la ligne, assure la Métropole.

    Le projet, approuvé en 2021, s’inscrit dans les priorités du plan Marseille en grand, lancé alors par le gouvernement avec, à la clé, des financements. Il avait suscité des remous deux ans plus tard lors de la phase de concertation, une partie des habitants du 7e arrondissement dénonçant son coût, 76 millions d’euros. Pour la maire de secteur, Sophie Camard (GRS), aujourd’hui réélue, cette ligne n’était pas non plus une priorité. Le projet faisait également partie des propositions de la candidate de la droite et du centre à la mairie de Marseille et alors présidente de la Métropole, Martine Vassal (DVD).

    Mais la donne a changé. Les nouveaux élus métropolitains n’ont pas voté le budget de la collectivité, dénonçant la réduction des dotations de l’État. Au total, 123 millions d’euros manquent à l’appel. De quoi hypothéquer largement l’avenir du tram des Catalans…

  • Un groupe et des sensibilités pour le Printemps marseillais

    Un groupe et des sensibilités pour le Printemps marseillais

    Les 73 conseillères et conseillers municipaux ont voté, à l’unanimité, la création d’un groupe unique de la majorité municipale », indique ce vendredi le Printemps marseillais, dans un communiqué. à cette occasion, c’est Arnaud Drouot, adjoint (PS) au maire de Marseille délégué au Bataillon de marins-pompiers de Marseille et à la sécurité civile, qui a été désigné pour en prendre la présidence.

    Faire vivre le groupe

    « Faire vivre l’unité et la diversité de notre rassemblement, promouvoir l’action du maire de Marseille Benoît Payan et des élus de la majorité municipale, sera la feuille de route du groupe », explique ce dernier, qui fut un temps directeur de cabinet de Benoît Payan sur la dernière mandature.

    Afin de « faire vivre ce groupe », un bureau représentant l’ensemble des sensibilités du Printemps marseillais a été créé. Un dispositif déjà mis en place en 2020, mais qui prend plus de consistance avec une majorité renforcée d’une vingtaine d’élus. Il est composé de sept membres : la maire adjointe (DVG) Samia Ghali, Thomas Roller (PS) pour les socialistes et apparentés, Amine Kessaci (EELV) pour les écologistes, Audrey Garino (PCF) pour les communistes, Éric Mery pour Mad Mars, et Pierre Huguet (G.s) qui retrouve à ses côtés des élus Debout ! et L’Après.

    « Si on regarde d’autres villes, avoir un groupe est rare. Cela montre que le Printemps marseillais est bien plus qu’une alliance électorale. C’est un message important d’unité, note ce dernier. Pour le reste, on est plus sur des périmètres politiques nationaux et cela permet de s’organiser pour garantir plus de fluidité dans nos échanges. »

    « Ce sera plus simple de faire des réunions chaque semaine en bureau plutôt que des réunions de groupes à 73 », résume l’entourage du maire. « Charge à nous de bien faire le lien avec tous les élus », glisse Éric Mery (Mad Mars), le nouvel adjoint aux Sports de la ville, qui a pris la tête des conseillers de « sensibilité » citoyenne. Un « groupe » de dix, tous membres du mouvement Mad Mars, où figurent notamment quatre autres adjoints, Pierre-Marie Ganozzi, Julien Harounyan, Juliette Masson et Sophie Guérard, ainsi que la maire des 6-8, Olivia Fortin.

    Si cette représentativité ne devrait pas se traduire par un positionnement particulier sur les bancs de l’hémicycle Bargemon, les conseillers municipaux de la majorité, jusqu’ici assis par ordre alphabétique, pourraient se retrouver répartis par affinité de délégation, glisse un autre élu.

    Ces « groupes » de sensibilité ont commencé à prendre forme. Pascaline Lecorché (Place publique) a sans surprise rejoint les socialistes et apparentés. « On a fait la campagne européenne ensemble, un chemin collectif s’est déjà construit et c’est en cohérence avec nos positions nationales », explique cette dernière.

    Le « groupe » communiste présidé par l’adjointe au logement Audrey Garino, réunit le maire PCF des 15-16, Jean-Marc Coppola, Anthony Goncalves, le chef de file du PCF sur la campagne qui en prend la vice-présidence, ainsi que Nathalie Tessier, Hassan Guenfici, Ibrahim M’Ze, Mohamed Itrisso, Laure Rovera et quatre conseillers apparentés : Rebecca Bernardi (PM), Marie Batoux (PM), la maire (GRS) des 1-7, Sophie Camard et Patrick Amico.

  • La Métropole à l’heure des arbitrages budgétaires

    La Métropole à l’heure des arbitrages budgétaires

    À une semaine de l’adoption du premier budget métropolitain de la mandature, avec quelque 123 millions d’euros à trouver pour équilibrer les comptes, la conférence métropolitaine des maires, qui se tient ce mardi après-midi au Pharo, aura du pain sur la planche. Une rencontre qui sera l’occasion de poser la première pierre de cette « Métropole des maires » que promettait son nouveau président (LR) Nicolas Isnard, et d’en éprouver la solidité des fondations.

    « Cette instance a pour ambition de fonder les piliers d’une gouvernance métropolitaine renouvelée, reposant sur la transparence et la reconnaissance pleine et entière du rôle des maires dans l’action publique locale », défend celui-ci dans le courrier d’invitation envoyé aux maires le 9 avril dernier.

    « Fenêtre d’opportunité »

    Mais, ce mardi, l’urgence budgétaire supplante le reste. « Ce temps d’échange nous permettra de réaliser un point de situation exhaustif sur les finances de notre institution (…) afin d’arrêter ensemble les décisions structurantes pour l’avenir », promet Nicolas Isnard dans son invitation.

    Côté pile, les opposants aux projets métropolitains emblématiques que sont le Boulevard urbain Sud (BUS) et le tramway des Catalans espèrent obtenir enfin gain de cause. « Bien sûr qu’il y a des projets qui pourraient être revus », répondait Nicolas Isnard à l’issue du débat d’orientations budgétaires face à la presse. Dès le 16 avril, dix associations écologistes l’ont interpellé avec le maire de Marseille pour qu’ils se prononcent « pour l’arrêt immédiat du prolongement du Boulevard Urbain Sud ».

    « Il y a une fenêtre d’opportunité politique », reconnaît de son côté la maire (GRS) des 1-7 Sophie Camard, qui doit exprimer sa position sur l’extension du tramway jusqu’à la place du 4-Septembre en conseil d’arrondissement lundi. « Il faut vérifier le niveau d’engagement des dépenses et remettre la somme pour un autre projet de transports », défend-elle, alors que s’ouvre le 4 mai prochain une enquête publique.

    Côté face, la menace plane en particulier pour la gratuité dans les transports en commun, dans le pays d’Aubagne ainsi que pour les plus de 60 ans et moins de 11 ans sur le réseau RTM. « La gratuité elle n’existe pas », répète ainsi Nicolas Isnard.

    Reste donc à savoir si la conférence des maires aboutira sur un front uni pour demander à l’État une augmentation du plafond du versement mobilité que peut lever la Métropole, et si la promesse de son président qui assurait que « les attributions de compensations [les sommes reversées aux communes] sont intouchables » tiendra. Tout comme les promesses de campagne, notamment sur la propreté. « On fera avec les moyens qui sont les nôtres », répondait Nicolas Isnard, alors que reste en suspens la question de l’harmonisation de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères entre Marseille et les autres communes.

  • Le financement des transports peut faire dérailler la Métropole

    Le financement des transports peut faire dérailler la Métropole

    Un murmure parcourt les travées de l’hémicycle métropolitain, au moment où l’argentier de l’institution annonce l’addition. « À ce jour, il faut que nous trouvions 123 millions d’euros d’ici au 28 avril pour boucler le budget pour 2026 », lance David Ytier.

    Ce jeudi après-midi au Pharo, la présentation du premier rapport d’orientations budgétaires de la mandature a pris un ton inhabituel quand il a fallu partager l’ampleur d’un déficit dont le successeur de Martine Vassal assure n’avoir pris connaissance que ce lundi. « Nous nous attendions à quelques haies, mais c’est une vraie muraille que nous avons », illustre le vice-président (LR) aux finances. En cause, les ponctions de l’État, à hauteur de 60 millions d’euros, bien plus que ce qui avait été anticipé. « Nous sommes parmi les quelques territoires les plus frappés en France par les choix de la loi de finances », souligne-t-il. Surtout, le déploiement des nouvelles infrastructures de transports, de l’extension du tramway aux nouveaux bus à haut niveau de service font exploser les coûts d’exploitation de 81 millions d’euros (notre édition du 16/04).

    Alors le nouvel exécutif métropolitain présente à l’hémicycle un budget volontairement en déficit, de 123 millions d’euros. Et met toutes les pistes sur la table. « Face à ça, il n’y a pas 36 solutions : c’est soit des augmentations d’impôts, soit des réductions drastiques, soit un mixte des deux. Ou soit on demande à l’État de décider lui-même. C’est eux qui nous imposent cette situation, c’est à eux de l’assumer », tempête le président (LR) de la Métropole, Nicolas Isnard. Une menace agitée qui se double d’un appel face aux perspectives de voir dérailler les finances métropolitaines face aux charges de la RTM. « Soit l’État nous donne les moyens d’avoir une politique des transports ambitieuse, soit on ne pourra pas doter ce territoire des équipements qu’il mérite. »

    En face, seul le RN ferme la porte à toute recette fiscale supplémentaire, « une ligne rouge infranchissable », plastronne le député Franck Allisio. « Nous n’avons qu’un point en commun, d’avoir perdu les élections, alors je vous appelle à un peu d’humilité », le douche Romain Simmarano. « Nous avons besoin de ressources pour que nous puissions déployer les politiques nécessaires », abonde l’ancien député PCF Pierre Dharréville.

    « Les transports c’est la vie »

    « Il faut vite renégocier le pacte financier et fiscal, la méthode avait fonctionné », rappelle donc la maire (GRS) des 1er-7e, Sophie Camard, avant que l’institution n’approuve la préparation d’un nouveau pacte de gouvernance. Bientôt présidente de la RTM, la maire adjointe (DVG) Samia Ghali avertit : « Les choix qui ont été faits par le passé, je ne m’en sens pas comptable. » Mais elle défend la poursuite des chantiers. « Les transports, c’est la vie », lance-t-elle.

    « Nous n’avons pas de regret à avoir sur nos investissements », approuve le vice-président (DVG) aux transports, Frédéric Vigouroux. Et appelle à ce que la Métropole obtienne ce que seule la région parisienne a la possibilité de faire, d’augmenter le versement mobilité payé par les entreprises au-dessus du plafond des 2% de leur masse salariale. « Il faut que le versement mobilité soit au niveau : un point, c’est 220 millions d’euros », répète-t-il, par trois fois, tandis que le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux appelle à solliciter les autres collectivités, pour préserver les dotations aux communes.

    Dans l’immédiat, c’est la conférence des maires ce mardi qui aura à trancher dans les arbitrages. Absent de la séance pour pouvoir rencontrer le président de la République, le maire (DVG) de Marseille a lui pu plaider la cause métropolitaine directement au plus haut sommet de l’État. Avant que ses habitants n’en fassent les frais.

    NOMINATIONS EN SÉRIE DANS LES ORGANISMES MÉTROPOLITAINS

    Une vingtaine de structures ont vu leurs représentants métropolitains désignés ce jeudi, des régies d’eau aux parcs régionaux. En particulier trois structures clé, dont la Ville de Marseille vise la présidence.

    Euroméditerranée

    Est nommé en représentant titulaire de la Métropole le maire (PS) des 2e-3e, Anthony Krehmeier, avec comme suppléant le maire (PCF) des 15e-16e, Jean-Marc Coppola. La municipalité aura aussi à désigner ses propres représentants.

    Provence Métropole Logement

    Sont nommés au conseil d’administration sept titulaires représentant le conseil métropolitain : Martial Alvarez, Audrey Garino, Tina Biard-Sansonetti, Audrey Gatian, Julien Rossi, Jean-Marc Signes, Pierre Huguet. S’y ajoutent six personnalités qualifiées : Romain Canicave, Candice Letourneur, Morgane Dutertre, Jean-Marie Angeli, Jean-Pierre Rolland, Hanifa Taguelmint. Et une représentante de l’association Habitat alternatif social, Cécile Suffren.

    Régie des transports métropolitains

    Sont nommés au conseil d’administration André Molino, Jean-Pierre Serrus, Gaby Charroux, Romain Simmarano, Frédéric Vigouroux, Eric Chevalier, Samia Ghali, Nicolas Hue, Marie Batoux, Julien Harounyan, Audrey Gatian, Julien Rossi, Josette Furace, Clara Jaboulay, Pierre Huguet, Amine Kessaci, Arnaud Drouot. S’y ajoutent en personnalités extérieures Christian Pellicani et Vincent Kornprobst, en représentants des usagers Jean-Marc Maini, Ouahid Boustila, Olivier Couqueberg, en représentante du conseil départemental Valérie Guarino, en administrateur désigné par la chambre de commerce et d’industrie Jean-Michel Lacaux.

    ONZE CONSEILLERS DÉLÉGUÉS POUR LE BUREAU

    Après la désignation de vingt vice-présidents lors de sa première séance (notre édition du 08/04), le conseil métropolitain a désigné ce jeudi onze conseillers délégués qui siégeront également dans son bureau. C’est le cas du maire (LR) d’Allauch, Lionel de Cala, de l’adjoint (PS) au maire de Marseille délégué aux finances Joël Canicave, de l’adjointe (DVD) à la maire d’Aix déléguée à la jeunesse, Kayané Bianco Roatta, du maire (SE) de Cornillon-Confoux Daniel Gagnon, du maire (DVG) d’Ensuès-la-Redonne, Michel Illac, de l’adjointe (PCF) au maire de Marseille déléguée au logement, Audrey Garino, du maire (DVD) de Venelles Arnaud Mercier, de l’adjoint (DVG) au maire de Marseille délégué à la propreté Hedi Ramdane de la maire (DVD) d’Auriol Véronique Miquelly, du maire (PS) de Vitrolles Loïc Gachon et enfin du maire (DVD) de Simiane-Collongue Philippe Ardhuin. « Les délégations seront connues dans quelques jours, sans surprises, en tenant compte des compétences », indique le président LR de la Métropole, Nicolas Isnard. En précisant qu’un certain nombre d’élus « auront une lettre de mission pour s’occuper de domaines particuliers que nous ne souhaiterions pas oublier ».

  • [Maj] À Marseille, Sophie Camard mise sur le « trait d’union » dans le 1er secteur

    [Maj] À Marseille, Sophie Camard mise sur le « trait d’union » dans le 1er secteur

    Avec 19 des 25 sièges du conseil d’arrondissements occupés par des élus du Printemps marseillais (PM), la séance d’installation ne laissait guère de place au suspense, dimanche. C’est donc bien Sophie Camard (GRS), candidate à sa réélection à la tête des 1-7, qui a été élue maire du secteur, avec 19 voix.

    « Dans mon discours d’investiture que j’ai retrouvé, prononcé le 12 juillet 2020, j’avais dit les mots suivants : “Je serai maire pour ceux qui ont voté, mais aussi pour ceux qui n’ont pas voté, parce que je voudrais les convaincre que la démocratie en vaut la peine”. Je n’en changerai pas une virgule », a-t-elle déclaré, émue. Au cœur de son propos : la volonté de constituer un trait d’union entre les 1er et 7e arrondissements : « Le premier secteur est à l’image des grandes inégalités de notre peuple. Cette situation justifie le débat politique. Mais pas de fractionner notre société. 6 678 voix dans le 1er, 7 451 dans le 7e. Un résultat très équilibré. Je prends ce message des électeurs comme un trait d’union pacifique et rassembleur. » Sur l’ensemble du secteur, Sophie Camard avait obtenu 47,45% des suffrages au second tour. Les neuf adjoints de la liste « Pour Marseille », exclusivement composée de représentants du Printemps marseillais , ont également été élus avec 19 voix, contre cinq votes nuls et un vote blanc.

    Six élus d’opposition

    Deux autres candidates briguaient la tête de la mairie de secteur, ce dimanche : Clémence Parodi (RN) et Charlotte Deweerdt (LFI). L’élue d’extrême droite a obtenu trois voix, total correspondant aux trois sièges remportés après avoir obtenu 25,38% au second tour. La candidate insoumise n’a recueilli que deux voix : les 18,02% obtenus par sa liste ne lui avaient en effet permis d’obtenir que deux sièges, le sien et celui de son colistier Aurélien Bourneuf (LFI). Pour rappel, Sébastien Barles (ex-EELV) a démissionné de son mandat de conseiller.

    Romain Simmarano (DVD), qui portait pour le secteur la liste « Marseille je t’aime » de Martine Vassal (DVD), est le seul élu de la droite traditionnelle au sein de ce conseil d’arrondissements. Il avait obtenu 9,15% des suffrages au second tour.

    Les adjoints

    Julien Soret, 1er adjoint ; Leïla Becard, 2e adjointe ; Christian Pellicani, 3e adjoint ; Monique Rolbert, 4e adjointe ; Karim Boussalem, 5e adjoint ; Virginie Roche, 6e adjointe ; Frédéric Guilledoux, 7e adjoint ; Romane Massip, 8e adjointe ; Aurélien Lecour, 9e adjoint.

  • Les mairies de secteur au cœur du jeu municipal

    Les mairies de secteur au cœur du jeu municipal

    Une semaine après l’élection officielle du maire (DVG) de Marseille Benoît Payan par son conseil municipal (notre édition du 30/03), c’est au tour des conseils d’arrondissements, pour la première fois élus distinctement, de désigner en ce dimanche de Pâques les huit maires de secteur de la ville. Des secteurs qui ont été bousculés par la vague des municipales : pour la première fois, la droite marseillaise n’en dirigera plus aucun, tandis que, après la gestion calamiteuse du FN dans les 13e-14e entre 2014 et 2020, l’extrême droite en dirigera deux. La conseillère régionale (RN) Eleonore Bez devrait s’installer dans la mairie du 5e secteur, tandis que le délégué du RN pour Marseille Olivier Rioult devrait devenir maire des 11e-12e. « Je l’ai reçu la semaine dernière, pour lui expliquer comment fonctionnait la mairie de secteurs », confirme le maire (LR) sortant Sylvain Souvestre. Mais l’hypothèse d’un switch avec la députée RN du secteur Monique Griseti, à l’occasion des prochaines législatives, reste avancée par certains. Sollicité à ce sujet, Olivier Rioult n’a pas donné suite. « Nous sommes huit élus en mairie mais la résistance va au-delà », promet d’ores et déjà la tête de liste (PS) du Printemps marseillais dans les 11e-12e, Yannick Ohanessian.

    Les maires sortants du Printemps marseillais de leur côté devraient être reconduits : Sophie Camard (GRS) dans les 1er-7e, Anthony Krehmeier (PS) dans les 2e-3e, Didier Jau (EELV) dans les 4e-5e, Olivia Fortin (MadMars) dans les 6e-8e. S’y ajoute l’arrivée de Tina Biard-Sansonetti (DVG) dans les 13e-14e, remportés sur la droite. Si elle est allée à la rencontre des agents, elle n’a pas été reçue par la maire (DVD) sortante Marion Bareille. « Elle m’a de manière très courtoise orientée vers la directrice générale des services », explique la tête de liste du Printemps marseillais, qui a commencé à se pencher sur le fonctionnement de la mairie de secteur. « Pour être en mesure de respecter la parole donnée pendant la campagne, il est nécessaire de comprendre le fonctionnement actuel », explique-t-elle. Avant de fouiller dans les détails des comptes, elle compte bien y installer un défenseur des droits des locataires. Dans les 15e-16e, après l’annonce de son retrait par la maire de secteur (DVG) sortante Nadia Boulainseur, c’est Jean-Marc Coppola (PCF) qui devrait prendre la tête d’un secteur qui a été dirigé jusqu’en 2008 par les communistes.

    Quelles compétences ?

    Les insoumis, pour la première fois, pourront bénéficier d’une tribune dans quatre des huit secteurs, avec au total douze élus. « La reconstruction va passer par là, croit aussi le maire sortant des 11e-12e, Sylvain Souvestre. Il est hors de question que je lâche le terrain, je serai vigilant à ce que tout ce que j’ai mis en place ne soit pas supprimé. » Son ancrage lui a permis de réaliser le double du score de Martine Vassal, et dans un courrier aux présidents d’associations et de CIQ, il promet de rester « disponible et engagé ».

    Reste l’épineuse question des compétences, absente du programme du Printemps marseillais. Le rapport gouvernemental qui devait être rendu en février ne le sera qu’en juin, et l’arrivée au pouvoir du RN dans deux secteurs change quelque peu la donne. « La réforme du scrutin n’est pas allée au bout », regrette encore Sophie Camard, qui reconnaît : « Nous avons les mairies de secteur les moins déconcentrées. » La nécessaire remise sur pied de la caisse des écoles et du centre communal d’action sociale lors du premier mandat n’a pas permis de les décentraliser. Au-delà des équipements de proximité, de l’état civil et politiques d’animations, des vœux et avis votés en conseil d’arrondissement, « la grande compétence qu’il faut y rajouter, c’est la démocratie locale », pointe-t-elle. Malgré tout, les mairies de secteur restent « un point de repère institutionnel et citoyen », qui permet d’être au contact des habitants et de mener une politique de médiation volontariste, notamment avec la préfecture de police. « Avec une loi vieille de 1982, je les trouve très modernes dans le monde d’aujourd’hui », sourit Sophie Camard.

    Les horaires des conseils d’installation de dimanche

    1er-7e arrondissements : à 14h30, au 61, la Canebière.

    2e – 3e arr. : à 14h30, au 2, place de la Major.

    4e – 5e arr. : à 16h30, au 13, square Sidi-Brahim.

    6e-8e arr. : à 16h30, au 125, rue du commandant Rolland.

    9e-10e arr. : à 14h30, au 150, boulevard Paul-Claudel.

    11e-12e arr. : à 16h30, boulevard Bouyala-d’Arnaud.

    13e-14e arr. : à 18h30, 72 rue Paul-Coxe.

    15e-16e arr. : à 18h30, au 246, rue de Lyon.

  • Dans les 15-16, le Printemps marseillais cherche son maire

    Dans les 15-16, le Printemps marseillais cherche son maire

    Le dimanche pascal s’annonce chargé aux quatre coins de Marseille. Deux semaines après le 2d tour des municipales, une semaine après l’élection de Benoît Payan (DVG) à la mairie centrale, les 303 conseillers d’arrondissements des huit mairies de secteur vont à leur tour élire leur maire. Des votes pour la plupart sans surprise, la prime majoritaire de 50% pour la liste en tête, écrasant les oppositions.

    À gauche, parmi les maires sortant de la majorité du Printemps marseillais (PM), Sophie Camard (GRS), 19 sièges sur les 25 des 1er et 7e arrondissements, Anthony Krehmeier (PS), 21 sièges sur les 27 dans les 2-3, Didier Jau (EELV), 24 élus sur les 33 des 4-5, et Olivia Fortin (Mad Mars), 32 élus sur les 42 du conseil d’arrondissements des 6-8, seront reconduits. L’incertitude concerne les 15-16.

    Dans ce secteur, terre d’élection de Sébastien Delogu (LFI), Samia Ghali, tête de liste (DVG) du Printemps marseillais, a largement remporté au second tour (46,07%, 25 sièges) la triangulaire qui l’opposait au candidat d’extrême droite, Thibaut Charpentier (RN, 32,30%, 5 sièges) et à l’insoumise Rabyata Boinaheri (21,62%, 3 sièges).

    Sauf que, comme en 2020 dans un contexte certes différent, Samia Ghali a intégré samedi, l’exécutif municipal : 4e adjointe au maire de Marseille, elle dispose à nouveau du titre spécifique de maire-adjointe et un rutilant portefeuille de délégations devrait suivre. Une situation qui ne l’autorise pas à mener l’exécutif du secteur. Qui prendra sa place, rue de Lyon ? Beaucoup de bruits circulent même si pour l’heure, « Samia Ghali reste la maire », rappelle son entourage.

    Boulainseur, Mze,

    Coppola ou Jibrayel ?

    En 2020, Nadia Boulainseur (DVG) avait relevé le défi avec beaucoup d’à-propos. Six ans plus tard, les choses semblent pourtant moins évidentes. Contactée, celle qui apparaissait en 3e position sur la liste du PM sur le secteur, n’a pas répondu à notre sollicitation. Sur Facebook, un compte à tendance insoumise a même lancé un appel à venir soutenir la « boss lady » devant la mairie, dimanche.

    Derrière elle, les choix ne sont pas légion. Une situation qui rappelle celle des 6-8 en 2020, lorsqu’il s’était agi de trouver un remplaçant à Olivia Fortin qui avait consacré le début de son mandat à la réforme de l’administration municipale. Sur les huit premiers de la liste, trois ont accompagné Samia Ghali dans l’exécutif municipal : Hedi Ramdane, Josette Furace et Hanifa Taguelmint. Restent les communistes Jean-Marc Coppola et Ibrahim Mze, et le socialiste Sébastien Jibrayel.

    Adjoint à la culture de 2020 à 2026, le premier assure se destiner à d’autres ambitions en mairie centrale. Ibrahim Mze, fait, lui, ses premiers pas au conseil municipal. Et Sébastien Jibrayel, ex-adjoint aux sports, ne fait pas l’unanimité au Printemps marseillais depuis sa condamnation pour « violences en réunion » en 2025. Sa présence sur la liste avait d’ailleurs fait des remous. « C’est en interne », observe une membre de la liste, « mais ce n’est pas le plus important. La mairie de secteur est un outil à disposition de la mairie centrale, donc peu importe, ce qui compte c’est que la personne agisse en proximité et dans l’intérêt des habitants du secteur ».

    Dans le VIIe secteur voisin, à la mairie de Saint-Joseph, les choses sont plus claires. Après un mandat avec Stéphane Ravier et sa nièce (RN), puis six années de gestion de droite, la gauche revient aux commandes des 13-14 et aligne enfin le secteur sur la mairie centrale. Une situation qui n’était plus arrivée depuis 1986. Tina Biard-Sansonetti (DVG), dans ce secteur le plus peuplé de la ville disposera de 41 sièges sur les 53 du conseil d’arrondissements.

  • La gauche veut une hausse du budget Solidarité du Département

    La gauche veut une hausse du budget Solidarité du Département

    Sa campagne électorale ponctuée d’une lourde défaite à Marseille, la candidate Martine Vassal (DVD) a repris, lundi, les rênes du conseil départemental qu’elle préside depuis 2015, avec une séance publique consacrée au débat sur les orientations budgétaires. « Le premier épisode » d’une séquence qui se poursuivra avec le vote du budget, le 14 avril, puis celui du compte administratif, rappelle Yves Moraine (LR).

    Grève des agents de la DGAS

    Le rapporteur général du budget ne se fendra que d’un « update » en guise de présentation, la situation financière ayant, estime-t-il, été largement débattue à l’automne. Dans les grandes lignes : « La situation s’améliore », même si « les prévisions restent soumises à incertitudes », en raison du contexte international.

    « Avec un baril à 200 dollars, ce n’est pas pareil, avec une inflation qui monte, ce n’est pas pareil, et, surtout pour nous, avec une remontée des taux d’intérêt qui auraient une influence sur les Droits de mutation à titre onéreux, les conséquences ne seront pas les mêmes », note l’élu marseillais, rappelant comme à son habitude toute l’importance du seul levier fiscal de la collectivité.

    Sans précision utile si ce n’est servir son discours, maître Moraine insiste sur la progression des recettes de fonctionnement (+105 millions par rapport à 2024), l’épargne brute (200 millions) et nette (60 millions) en amélioration, une capacité de désendettement de 12,4 années avec un cap fixé sur 9 ans en 2029, et des dépenses de fonctionnement « contenues » (+0,4%), traduisant un « très gros effort ». « On a traqué le superflu comme le cholestérol chez les plus de 50 ans », image Yves Moraine, tablant sur une capacité d’investissement de « 400 à 500 millions, dont la moitié liée à de l’emprunt ».

    Une question de point de vue. Quand l’extrême droite, l’œil figé sur la dette (2,5 milliards), réclame des « mesures drastiques », Gérard Frau (PCF) note que « l’effort » en question est sans doute la cause des difficultés des agents des affaires sociales (DGAS) « en grève pour l’amélioration de leurs conditions de travail et pour défendre leurs missions d’accueil, d’accompagnement et de protection des publics ».

    « Pas à la hauteur »

    Plusieurs centaines d’agents en action, dans la foulée des mobilisations des travailleurs de la protection de l’enfance en 2025. Dans l’hémicycle, les élus de gauche leur apportent leur soutien. Sophie Camard (GRS) rappelle que les organisations syndicales attendent d’être reçues par l’exécutif départemental, et les communistes promettent de défendre « une hausse substantielle pour le secteur » lors de l’examen du budget.

    « Vous estimez le besoin supplémentaire pour 2026 à +3,8% dans le domaine des solidarités, cette petite hausse ne nous semble pas à la hauteur des besoins », assure le président du groupe PCF. Lui souhaite que la majorité de droite sorte de sa « posture répressive » dans ses politiques d’insertion, clarifie ses aides au handicap, engage des moyens contre le non-recours, et fasse un geste en direction des politiques de l’enfance, où la situation a dépassé « le seuil critique ». « Un allocataire du RSA éloigné de l’emploi ne trouvera pas un travail avec un coach, un enfant en situation de handicap ne cessera pas de l’être tout comme un mineur confié à l’ASE ne grandira pas tout seul », conclut Gérard Frau.

    Si Anthony Krehmeier (PS), au nom du groupe de la gauche marseillaise, prend rendez-vous pour le 14 avril, Samia Ghali (DVG) donne un peu de mordant à cette fade séance en précisant que les orientations de la collectivité vis-à-vis de son bailleur social, 13 Habitat, seront suivies de près de ce côté de l’hémicycle. « La situation nous inquiète très fortement, des gens vivant dans des conditions très dangereuses », insiste l’élue des 15-16. « Je partage ses inquiétudes » lui répondra Martine Vassal, alors que le ton monte avec Jean-Marc Perrin (LR), président de 13 Habitat. « Faites-moi une liste et nous irons sur place, vous, M. Perrin et moi », lance la présidente. Rendez-vous est pris.