Tag: solaire

  • Des milliers de regards tournés vers le ciel pour admirer l’éclipse

    Des milliers de regards tournés vers le ciel pour admirer l’éclipse

    « Ça commence ! » Il est 19h30 au stade nautique Florence-Arthaud quand les milliers de spectateurs se munissent de leurs lunettes spéciales éclipse. Un rendez-vous astronomique rare qu’Emmanuelle et Maxence attendaient depuis très longtemps. Mère et fils ont acheté leurs lunettes il y a déjà deux mois : « On se dit qu’on a rendez-vous avec l’histoire », s’émerveille Emmanuelle. « J’avais hâte. Je n’ai pas l’habitude de voir ça ! », sourit le jeune garçon, subjugué par l’évènement.

    Il est 20h25 quand l’éclipse atteint son maximum, sous les applaudissements du public.
    « C’était mon moment préféré ! », s’exclame Lina, 10 ans, en vacances à Marseille avec ses parents. Sa mère Djanane se réjouit d’avoir passé « un beau moment en famille », même si elle regrette que « l’éclipse ne soit que partielle ».

    Partage entre novices

    et passionnés

    Cette soirée est aussi l’occasion pour les astronomes amateurs de transmettre leurs connaissances. « Je donne quelques explications sur la vraie couleur du soleil, à savoir plutôt blanc que jaune », précise Pascal Benalloul, membre de l’association marseillaise Andromède. Il nous donne rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle éclipse : « Il faudra qu’on se retrouve au Maghreb ! » Car le soleil n’a pas de frontière.

    Andréa Goyard-de Castro et Clara Gazel

  • Le soleil a encore rendez-vous avec la lune

    Le soleil a encore rendez-vous avec la lune

    Pour regarder l’éclipse dans les meilleures conditions, munissez-vous de vos lunettes de protection et optez pour un lieu d’observation dégagé : au Mont Ventoux dans le Vaucluse, à la Corniche Kennedy à Marseille, au Col Bayard dans les Hautes-Alpes, ou encore au Mont Faron à Toulon. Des observations commentées par des professionnels sont également organisées dans la région.

    À Marseille

    Au Stade nautique Florence-Arthaud, les observations débuteront à 18h. À minuit, le spectacle continuera avec l’observation d’étoiles filantes de l’essaim des Perséides.

    À Lambesc

    L’Association Les Amis Astronomes Amateurs du Petit Luberon vous donne rendez-vous à partir de 18h pour observer l’éclipse totale du Soleil.

    À Saint-Julien le Montagnier

    La soirée d’observation prendra place à l’aire des Moulins dès 18h Elle sera accompagnée d’expositions et de conférences.

    À La Barben

    Les observations encadrées par l’Astroclub Barbenais commenceront à 18h, à la salle Alain Ruault.

    À Revest-du-Bion

    Le Syndicat d’Initiatives et le club astronomique Les Yeux au Ciel, mettront des télescopes à disposition pour observer le ciel.

  • Près de trois siècles d’éclipses solaires racontées dans les archives

    Près de trois siècles d’éclipses solaires racontées dans les archives

    « Oh, il a amené des lunettes ! » À l’entrée de l’auditorium de la bibliothèque de l’Alcazar, Martine ne cache pas son enthousiasme. À ses côtés, Ghislaine lui répond : « Je suis allée acheter les miennes à l’Observatoire. On m’a dit de bien faire attention à ne pas les rayer et à ne pas les déballer avant le jour J ». Comme elles, une soixantaine de curieux ont rempli la salle pour assister à la conférence de Michel Marcelin consacrée aux « 300 ans d’éclipses solaires à Marseille ».

    D’emblée, l’astrophysicien du Laboratoire d’astrophysique de Marseille, ramène le phénomène à l’échelle de la cité phocéenne. « Si on considère la Terre comme un ballon de football et la Lune comme une balle de ping-pong à l’autre bout de la pièce, le Soleil est une montgolfière au niveau du Mucem ou à l’entrée du Vieux-Port », schématise-t-il. Une comparaison qui aide à comprendre pourquoi, ce mercredi, l’éclipse ne sera que partielle à Marseille. « La Lune cachera 96% du Soleil. Si vous voulez la voir totale, il faut aller en Espagne. Mais ici, 4% du Soleil sera visible », souligne-t-il.

    Pourquoi un tel spectacle reste-t-il si rare ? Parce que l’orbite de la Lune est inclinée de cinq degrés par rapport à celle de la Terre autour du Soleil. « Ça suffit pour qu’elle passe parfois au-dessus ou au-dessous », résume Michel Marcelin. Rare, au point que Marseille n’a connu qu’une seule éclipse totale en trois siècles : le 8 juillet 1842.

    Ce jour-là, Benjamin Valz, directeur de l’Observatoire de Marseille, observe le phénomène depuis les Accoules tandis que Jean-Jacques Blanpain s’installe aux Aygalades. Les notes de Benjamin Valz, conservées aux archives départementales, ont permis à Michel Marcelin de retracer cette journée. L’éclipse n’a duré que deux minutes. L’astrophysicien décrit notamment les célèbres « grains de Baily », ces perles lumineuses provoquées par le relief de la Lune au moment où le Soleil réapparaît. « Si vous êtes en Espagne, peut-être pourrez-vous les voir », glisse-t-il.

    Prochaine éclipse totale en 2081

    Au fil des cartes et des photographies, l’astrophysicien rappelle que Marseille a connu de nombreuses éclipses partielles, notamment celle de 1961, lorsque le Soleil avait été masqué à 99,9%. La dernière éclipse totale visible en France remonte, elle, au 11 août 1999. La prochaine n’est attendue qu’en 2081, mais elle ne sera encore que partielle à Marseille.

    Dans le public, l’histoire nourrit déjà l’impatience. « Ça sera ma première éclipse à 75 ans », confie Ghislaine, qui prévoit de suivre les conseils de Michel Marcelin et d’aller observer le phénomène au stade nautique Florence-Artaud. Zohra, venue préparer ce moment avec sa fille de 11 ans, repart « plus futée que jamais » après avoir découvert que les éclipses étaient bien plus fréquentes qu’elle ne l’imaginait. Hélène, qui avait déjà assisté à celle de 1999 en Normandie, espère cette fois « partager ce moment exceptionnel avec toute [s]a famille ».

    Ce mercredi, l’Académie des sciences, lettres et arts de Marseille accueille le public dès 18h au stade nautique Florence-Artaud. Des lunettes spéciales éclipse seront distribuées gratuitement. Michel Marcelin y commentera en direct le phénomène, tandis qu’une vingtaine d’astronomes amateurs accompagneront les observations.

    Trois siècles après les premiers récits conservés à Marseille, une nouvelle page d’histoire s’apprête à s’écrire, les yeux tournés vers le ciel.

  • Observer la rarissime éclipse solaire en pleine ville

    Observer la rarissime éclipse solaire en pleine ville

    La dernière éclipse solaire totale à Marseille date du 8 juillet 1842, tandis que la prochaine aura lieu le 5 novembre 2059. Ce 12 août est donc l’occasion pour tous d’observer une éclipse solaire qui sera à 96,4% complète. Pour l’événement, la Ville de Marseille, en partenariat avec l’Académie des sciences, lettres et arts de Marseille, organise une soirée d’observation au stade nautique Florence Arthaud (8e). Plusieurs associations d’astronomie seront sur place avec du matériel à disposition, tel que des télescopes et des solarscopes.

    Il est également important de préciser qu’il ne faut surtout pas regarder l’éclipse à l’œil nu : des lunettes spéciales sont requises afin de ne pas abîmer la rétine. À l’ouverture du stade nautique au public, à 18h, plus de 3 000 lunettes seront distribuées gratuitement.

    Si la soirée organisée par la mairie commence bien à 18h, le début de l’éclipse débutera à 19h32 et son paroxysme sera atteint à 20h25.

    Une éclipse mais pas que

    Si l’événement de la soirée est bien l’éclipse, un autre phénomène sera visible. En effet, le pic des Perséides sera atteint dans la nuit du 12 au 13 août ; autrement dit, c’est la nuit où l’on aura le plus de chances d’apercevoir des étoiles filantes. La soirée se conclura à minuit, laissant au public le temps d’admirer la pluie d’étoiles filantes pendant plus d’une heure et demie après la fin de l’éclipse.

    Entrée gratuite à partir de 18h

  • Objectif éclipse solaire mercredi

    Objectif éclipse solaire mercredi

    Le mercredi 12 août, la France assistera à la première éclipse solaire totale depuis 1999. Attention, lunettes spéciales éclipse indispensables ! Dans la région, le phénomène sera visible partiellement depuis plusieurs points d’observation. En fin de journée, entre 19h30 et 21h, avec un maximum à 20h25, la Lune passera devant le Soleil et en cachera une partie. Pour profiter du spectacle sans danger, portez des lunettes homologuées et ne regardez jamais le Soleil directement, même brièvement, sous peine de graves lésions aux yeux.

  • La commune du Beausset s’offre une centrale photovoltaïque pour fournir ses bâtiments publics

    La commune du Beausset s’offre une centrale photovoltaïque pour fournir ses bâtiments publics

    La mairie du Beausset s’offre une solution économique et écologique pour ses besoins en énergie. Elle a inauguré la semaine dernière une centrale photovoltaïque de 1 092m² installée sur le toit de son Centre technique municipal.

    Ce nouvel équipement, d’une puissance d’environ 142 kWc, permettra de produire chaque année près de 185 MWh d’électricité renouvelable, destinée en priorité à l’autoconsommation des bâtiments communaux, en particulier celui sur lequel elle est installée, avant, à terme, de contribuer à l’alimentation d’autres infrastructures. « Ce projet concret marque une étape importante dans l’engagement de la commune en faveur de la maîtrise de l’énergie et du développement des énergies renouvelables », se félicite le maire (SE) Edouard Friedler. Une installation qui permettra de faire baisser durablement la facture d’énergie communale, et qui s’inscrit dans une logique de « transition énergétique, de maîtrise des consommations et de réduction de l’empreinte carbone, tout en valorisant le patrimoine communal », indique la mairie.

    Des travaux de renforcement de la toiture

    Dans le cadre de sa politique de développement durable, la commune a engagé une réflexion sur le potentiel solaire de ses bâtiments publics. Le Centre technique municipal a ainsi été identifié, en raison de la surface disponible et de la configuration de sa toiture. Cette dernière a par ailleurs dû subir quelques travaux (à hauteur de 43 000 euros) de renforcement de sa charpente métallique, afin de garantir la pérennité de l’ouvrage face aux charges supplémentaires de la centrale. Ceux-ci ont été financés grâce à un plan associant la commune et le Département du Var, dans le cadre de l’aide aux communes.

    Ce projet « constitue une première étape appelée à être prolongée par d’autres opérations de production d’énergies renouvelables et d’amélioration de la performance énergétique du patrimoine communal », ajoute la municipalité.

  • Énergies renouvelables : l’urgence d’un cap politique clair à Montpellier

    Énergies renouvelables : l’urgence d’un cap politique clair à Montpellier

    « Un cap politique clair et assumé sur la transition énergétique », qui rende de la visibilité aux entreprises du secteur et permette une continuité dans les appels d’offres et les investissements. C’est ce que réclament les salariés du secteur des énergies renouvelables, appelés à se rassembler le 10 février à Paris devant l’Assemblée nationale et à Montpellier, où la filière est très représentée, devant la préfecture. Une mobilisation inédite.

    Voilà deux ans et demi, maintenant, que la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), feuille de route énergétique de la France jusqu’en 2035, se fait attendre en raison de divisions politiques sur le partage entre nucléaire et énergies renouvelables.

    « On nous a notamment menacés, ces derniers mois, d’un moratoire. Cette situation fait peser beaucoup d’incertitudes sur notre secteur, si bien qu’aujourd’hui beaucoup d’entreprises ont enclenché des licenciements économiques », explique Florence Vollaro, membre du CSE de la société Apex Énergies, à Montpellier, et porte-parole de l’inter-CSE.

    30 000 à 40 000 emplois menacés

    France Renouvelables, qui représente 370 acteurs de la filière, estime qu’une trajectoire énergétique marquée par un recul des renouvelables par rapport aux prévisions actuelles pourrait entraîner « la destruction de 30 000 à plus de 40 000 emplois  » selon les scénarios retenus, sur une filière qui représente environ 118 000 emplois directs et indirects en France (dont 80 000 à 120 000 dans l’éolien et le solaire). « C’est pour ça qu’on a décidé de se mobiliser, pour se rendre visibles et maintenir la pression », insiste Florence Vollaro.

    Car si la signature du décret de publication de cette très attendue feuille de route énergétique de la France sur dix ans n’est plus, selon le Premier ministre, qu’une affaire de jours, la filière reste vigilante. « On ne s’arrête pas à des promesses, on attend des éléments concrets, des choses qui vont nous permettre de sécuriser un maximum d’emplois et de limiter la casse en cours dans de nombreuses entreprises », précise la porte-parole héraultaise.

    « On réclame une programmation ambitieuse, une véritable stratégie industrielle qui permette de préserver et de créer des emplois durables. Il faut que l’État soit prêt à vraiment investir dans les déploiements d’énergies renouvelables et qu’il soit cohérent. Pour ça, il faut également mettre en place une planification d’électrification, essentielle pour le déploiement des énergies renouvelables. C’est un peu la bataille qui manque aujourd’hui dans notre secteur d’activité. Car actuellement, l’énergie fossile représente encore 60% de notre consommation d’énergie », indique Florence Vollaro.