Tag: Sodexo

  • À Marseille, les insoumis déclinent leur plan écoles

    À Marseille, les insoumis déclinent leur plan écoles

    La France insoumise avait choisi ce lundi de rentrée scolaire pour « sortir d’une campagne de caniveau », dixit la coordinatrice du programme Paola Hartepence, et parler du fond en présentant le volet école de son projet. Autour d’elle, les candidats insoumis partagent leur constat : manque de personnel, opacité, absence de concertation et défaillance du plan école. À la Castellane, Katia Bakri, parent d’élève et membre de l’association Solimam’s, dénonce un déficit d’Atsem. Candidat sur les 1-7, Aurélien Bourneuf pointe le manque d’animateurs sur la pause méridienne.

    Encadrement des élèves

    En réponse, les insoumis proposent d’en recruter 500 et de créer une filière d’animation municipale avec des animateurs formés qui pourraient renforcer les centres sociaux. Objectif : un taux d’encadrement d’un adulte pour 14 enfants en maternelle et d’un adulte pour 18 enfants en élémentaire.

    Sur la transparence, Élise Méouchy, du collectif Vaï, pointe les dossiers techniques amiante incomplets en l’absence de publication des Repérage avant travaux, et rappelle que l’accès à l’information donne la possibilité d’une « vigie citoyenne ». À Saint-Louis Gare (15e), Yasmina Habbache, une parent d’élève candidate sur le secteur, raconte une école rénovée « sans concertation ». L’occasion pour Axel Bruneau, enseignant et responsable du volet bâti scolaire du programme, de dresser un réquisitoire contre le plan école.

    Il critique les marchés globaux de performance, « contraire à l’esprit du Code de l’éducation », et annonce un nouveau plan fait d’écoles plus petites pour améliorer le maillage et faciliter l’entretien. Les vagues 2 et 3 de l’actuel plan ne seraient pas revues, mais la maintenance et l’entretien seront municipalisés après renfort de la brigade technique et intégration de la Spem aux services municipaux. L’occasion d’y ajouter un Plan ombre et fraîcheur, la végétalisation et la piétonnisation des abords des établissements, et la fermeture des rues aux heures d’entrée et de sortie scolaires.

    Les insoumis se fixent enfin l’objectif de remunicipaliser la restauration scolaire en préparant une sortie organisée de la Sodexo en 2029, « un des vrais renoncements du Printemps marseillais », tacle Sébastien Barles, adjoint en charge de la transition, désormais candidat insoumis dans les 1-7. Elle s’accompagnerait d’une gratuité progressive pour tous, estimée à terme à 18 millions.

  • Martine Vassal présente sa vision pour Marseille

    Martine Vassal présente sa vision pour Marseille

    À cinq semaines du premier tour des municipales, Martine Vassal veut enfin entrer dans le vif du sujet et parler programme. Entre une « municipalité dans le déni », le « Marseille bashing » et un Rassemblement national qui « surfe sur la colère et la peur » sans stratégie autre que « d’avoir des postes », la candidate de la droite, un arc allant de « l’écologie raisonnée à la droite affirmée », a donc esquissé sa « vision stratégique » et ses « orientations programmatiques ».

    « Je ne ferai qu’un mandat »

    Rien de vraiment chiffré à ce stade, mais la promesse d’un choix fait aux Marseillais entre « la catastrophe et la tragédie ». Pour cette conférence de presse au CNTL, les mots sont pesés. Se présentant comme une femme « d’expérience » et de « résultat », Martine Vassal s’engage à ne faire « qu’un mandat ». « Je veux faire de la transmission », explique-t-elle, revendiquant une culture issue du monde de l’entreprise et annonçant « une équipe d’entrée opérationnelle ».

    à ces côtés, Christophe Madrolle, élu de la majorité de Renaud Muselier à la Région, Jordan Mangani, le président du syndicat des infirmiers libéraux du département présent sur sa liste en 2020, Stéphane Pichon, le président de l’Ordre régional des pharmaciens, Christine La Rocca, la présidente du CIQ Bonneveine- Vieille Chapelle, et Laurence Mercadal, présidente du conseil des gouverneurs du Lions club.

    Robert Ciampi, le proviseur de la cité scolaire Marseilleveyre, « référent éducation » chez Horizons est là aussi. Candidat gilliste dans les 11-12 en 2020, c’est lui qui a réalisé la synthèse de ce programme « élaboré depuis de longs mois » à partir de propositions recueillies à tout va.

    Les trois premières concernent la sécurité. Plusieurs étaient connues (vidéosurveillance IA, hôtel des polices, brigade anti stup, groupement d’intérêt public Argos) d’autres ont surgi comme les bornes d’urgence sur la voie publique ou la ligne téléphonique 1313, baptisée « SOS Marseille ».

    Sur la propreté, après avoir réduit les tournées d’enlèvement des ordures, elle propose « une ville propre 24h sur 24 et sept jours sur sept », en s’appuyant sur le retour des cantonniers de proximité, une « voirie réactive » (cantonnement et petits travaux) de retour en compétence municipale, une politique anti tags « très poussées » et un travail « main dans la main » avec les mairies de secteur.

    Soixante écoles par an et baisse de la taxe foncière

    En matière de logement, un soutien massif au bail réel et solidaire et à la primo accession est annoncé. Côté transport, elle entend relier tous les quartiers avec du tramway et du BHNS (Bus à haut niveau de service) et remettre à plat le réseau de bus dont la refonte annoncée par la Métropole est pourtant restée sans suite.

    Rayon écoles, sur le modèle du plan Charlemagne pour les collèges, Martine Vassal propose un « Plan Condorcet » des écoles primaires. Inquiète des financements de la Société publique des écoles de Marseille, elle fera réaliser « un audit général » et promet « la construction et la rénovation de 60 écoles par an ». Exit aussi la DSP de la Sodexo sur les cantines, la restauration reviendra en régie.

    Pour relancer la confiance en matière économique, elle promet une baisse de la taxe foncière, un plan Canebière et un centre d’affaires « digne de ce nom » avec une école de cuisine au Centre bourse. En matière culturelle et sportive, elle propose de lancer une académie du sport féminin et affirme l’ambition d’accueillir l’exposition universelle de 2035.

    Côté mer, elle rappelle son intention de réaménager les plages pour qu’elles « donnent envie de rester à Marseille plutôt que de partir à Sanary ou Bandol » et évoque la transfiguration du parc Borély en un « parc du XXIIe siècle ».

  • Benoît Payan annonce une 4e vague du Plan école plus répartie sur la ville

    Benoît Payan annonce une 4e vague du Plan école plus répartie sur la ville

    Le volet école du Plan Marseille en grand, ce programme de 1,5 milliard d’euros pour rénover toutes les écoles publiques de Marseille se poursuit à son rythme. Depuis son lancement en 2021 et la création de la Société publique des écoles de Marseille (Spem) en février 2022, près d’une vingtaine d’établissements a été créée ou totalement rénovées. Une quarantaine est en cours dans le cadre des trois premières vagues lancées depuis 2022.

    Trop lent ? L’argument de l’opposition de droite qui croit pouvoir faire oublier 25 années de gestion Gaudin et la honte de l’abandon de ces joyaux de la République, fait rire beaucoup de Marseillais. Alors mardi dans un communiqué, le groupe d’opposition de droite Une volonté pour Marseille s’est rabattu sur des rats, des punaises de lits, des toilettes vétustes, prenant à témoin la canicule de juin et la gestion des cantines par la Sodexo, à qui elle avait confié le monopole en 2011.

    Que le Plan soit moins rapide qu’annoncé par le Printemps marseillais, en revanche, c’est bien possible. Benoît Payan, le maire (DVG) de Marseille, évoquait en octobre 2021 la livraison de 80 écoles d’ici la fin de l’année 2026. Si ce sera le cas d’une partie d’entre elles, le bilan retiendra surtout que ce chiffre s’approchera plutôt du nombre de projets lancés, études comprises. Car en 2026, la rénovation complète de près de 90 écoles de la ville aura bien été engagée à défaut d’être achevée.

    Dans un long entretien accordé à nos confrères de La Provence, lundi, ce dernier a d’ailleurs défloré les grandes lignes de la 4e vague de constructions/rénovations portées par la Spem. 40 écoles au total sont visées, représentant une vingtaine de groupes scolaires.

    Parmi elles, quatorze établissements (7 groupes) sont déjà identifiés, indique Benoît Payan. Il s’agit des groupes scolaires HLM Méditerranée- Chutes Lavie (4e), Coin Joli (9e), Saint-Tronc-Castel Roc (10e), Saint-Just Corot (13e), Vayssière 2 (14e), Castellas-les Lions et la Maurelette (15e).

    « Je finirai l’autre moitié d’ici 2032 »

    Après avoir privilégié les quartiers Anru lors des trois premières vagues pour ne pas perdre les crédits de la politique de la ville, « la 4e vague couvrira d’avantage tout le territoire », précise le maire. Les procédures seront lancées à l’automne en vue d’un démarrage des travaux au printemps 2027 et de livraisons attendues courant 2029. La liste des 26 autres établissements prévus dans cette 4e vague est en cours d’étude par les services de la Spem.

    Mais le calendrier de 188 écoles entièrement rénovées ou reconstruites sur dix ans, tel qu’initialement envisagé en sept vagues dans le cadre du Plan Marseille en grand, sera tenu assure Benoît Payan : « Nous avons atteint la moitié de l’objectif en cinq ans. Je finirai l’autre moitié, c’est-à-dire les 93 écoles restantes d’ici 2032. »