Tag: socio-culturel

  • Un tout nouveau centre social Jean-Giono à Miramas d’ici 2028

    Un tout nouveau centre social Jean-Giono à Miramas d’ici 2028

    Exit, le centre socioculturel vieillissant. D’ici le début de l’année 2027, les travaux du nouvel équipement municipal, qui abritera également la Maison du droit au premier étage, commenceront sur le chemin des Écoliers. Jeudi 24 septembre, les habitants du quartier de la Maille ont pu découvrir en avant-première le bâtiment pensé par le cabinet d’architectes nîmois HB More.

    Loin de la froideur de l’édifice actuel, construit en béton avec des barreaux aux fenêtres, Françoise Bottero et son équipe ont travaillé sur l’aspect chaleureux et lumineux du lieu. Le hall traversant, vitré des deux côtés, constitue « le cœur du projet ». Toutes les pièces seront connectées à cet « espace d’échanges, de rencontres », à savoir une salle polyvalente de 120m2 dédiée à la jeunesse et aux associations, qui pourront s’en servir le week-end, des bureaux administratifs et des espaces pensés pour les activités destinées aux familles ou aux enfants. Concomitants à chaque grande salle, trois patios offriront des espaces extérieurs aux usagers. À l’étage vient se poser la Maison du droit, pensée comme une « petite cabane dans les arbres », avec des boxes d’accueil et une grande salle de réunion. Une tisanerie et une cuisine semi-professionnelle donnant sur une terrasse complètent le niveau, qui sera entouré de bardage bois. Les temps d’ouverture des équipements différeront au cours de la journée et de la semaine.

    « Bâtiment durable »

    Brasseurs d’air, géothermie, brise-soleil orientables, panneaux photovoltaïques… « Il y a un gros volet environnemental sur ce projet, précise Françoise Bottero. Il est déjà labellisé Bâtiment durable méditerranéen argent en étude, on espère qu’il passe or en chantier. » L’appel d’offres aux entreprises sera lancé début octobre, pour un démarrage des travaux début 2027. L’équipement à 3 millions d’euros sera livré mi-2028.

    Le maire de Miramas (DVG) Frédéric Vigouroux se félicite de cette nouvelle étape de la rénovation urbaine du quartier, qui n’aura bientôt plus le même visage. Le chemin des Écoliers sera piétonnisé, l’école Jean-Giono va être entièrement repensée, et les bâtiments C7 et C8 de 13 Habitat tomberont au début de l’année 2028. Dans tout ça, le centre socioculturel sera « le cœur battant de votre quartier », affirme l’édile.

  • À Marseille, le Couvent Levat doit s’ouvrir sur le quartier

    À Marseille, le Couvent Levat doit s’ouvrir sur le quartier

    Avant même la publication de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI), le renouvellement de la gestion du Couvent Levat, à la Belle de Mai (3e), a fait couler beaucoup d’encre au fil de l’été. Le 6 août, l’association Juxtapoz, qui gère aujourd’hui les lieux, annonçait ainsi qu’elle ne candidaterait pas pour y rester, après que sa directrice a expliqué à nos confrères de Marsactu qu’elle n’allait pas « s’excuser d’être des blancs » face aux critiques du collectif L.E.V.A.T., qui réclame un lieu « davantage tourné vers les besoins du quartier » (notre édition du 08/08).

    Un mois plus tard, le lundi 7 septembre, la municipalité marseillaise a finalement ouvert officiellement l’appel à manifestation d’intérêt, qui court jusqu’au 19 octobre, pour un bail de trois ans renouvelable deux fois. Fondés en 1843 et occupé jusqu’en 2016 par les sœurs Victimes du Sacré-Cœur de Jésus, les lieux sont dédiés, depuis le départ des religieuses et le rachat par la municipalité, à la création artistique, la gestion des 1,7 hectare de jardins étant dédiés depuis 2023 aux paysagistes de l’association l’Hydre.

    Désormais, la municipalité et la mairie de secteur veulent en faire « un lieu consacré à la nature en ville, au développement de projets citoyens et aux enjeux liés à l’environnement, au soutien à la création artistique, ancré sur son territoire », décrit le document. Dès le 1er janvier prochain pourraient ainsi être proposées « des animations pédagogiques en faveur de la sensibilisation écologique », tandis que des études de sols seront menées pour implanter des jardins partagés. La « cité d’artistes » doit être aussi pérennisée.

    Mais surtout, la municipalité insiste sur l’ouverture au quartier et réclame « une programmation socioculturelle spécifiquement à destination des ménages du quartier, notamment des plus fragiles ». Les locaux du rez-de-chaussée, que la Ville va rénover pour les rendre accessibles aux publics, pourront ainsi accueillir les associations du quartier. Quant aux jardins, ils vont être repris en régie pour devenir un parc public, avec des espaces de détente, de balade et de jeux.

  • Le Festival de l’été donne rendez-vous dans les quartiers Nord

    Le Festival de l’été donne rendez-vous dans les quartiers Nord

    « On veut montrer une autre vision des quartiers Nord. » C’est le mot d’ordre de cette troisième édition du Festival de l’été, qui débarque du 3 au 7 août, chaque soir, dans un quartier différent du 14e arrondissement de Marseille. Organisées par le centre social de Sainte-Marthe la Paternelle, un organisme qui dépend du Centre de culture ouvrière, ces cinq soirées rassemblent des concerts, de la danse, mais aussi de la magie et une kyrielle d’animations.

    « Si on parle souvent de sortir les personnes des quartiers, l’inverse est également vrai », explique Anna Canales, coordinatrice enfance et famille du centre social. Celle-ci revendique une volonté d’« inverser le flux et faire venir du monde dans le 14e arrondissement ».

    En effet, « ne pas se concentrer sur l’offre culturelle de Marseille à son centre-ville » est l’enjeu essentiel du festival. Imaginé par le directeur du centre social en 2024, qui était alors parti du constat « qu’on n’imaginait jamais un festival dans le 14e arrondissement », raconte sa collègue Anna Canales.

    Pour ce faire, le festival proposera « des animations de base », un programme qui reviendra en boucle sur les cinq jours, comme des stands de nourriture, des châteaux gonflables ou des jeux en bois. La programmation culturelle, quant à elle, sera exclusive chaque jour, pour permettre « aux spectateurs de pouvoir suivre les cinq jours ». C’est donc « naturellement qu’est née l’idée de combiner les arts afin d’avoir un choix varié ».

    Des animations variées

    Le festival débutera le 3 août à la Visitation, avec les Magiciens du Garlaban et ses deux artistes, Céline et Arthur Tivoli, qui se produisent depuis plus de 20 ans. À la Simiane, le 4 août, c’est la danse qui prendra le relais avec les Coquelicots Éphémères. Une pièce contemporaine qui invite le spectateur à créer une nouvelle perception de l’espace urbain, mêlant danse et architecture. Pour les trois derniers soirs, les organisateurs ont misé sur la musique. Mercredi, Santo Cuero est un collectif marseillais dédié aux musiques traditionnelles de la côte caraïbe colombienne qui aura sa place sur scène. Les éditions précédentes ont été couronnées de succès, avec des « retours très positifs » de la part du public, affirme l’organisatrice. « À la Paternelle, par exemple, ce n’était pas que des habitants du quartier », se rappelle-t-elle, nombre de « personnes extérieures sont venues pour le festival », note-t-elle. Avec un seul regret cependant « il y avait encore trop peu de personnes du centre-ville [qui] se déplacent jusque-là », précise Anna Canales, en lançant les invitations pour cette nouvelle édition.