Tag: société civile

  • À Six-Fours, le maire RN Frédéric Boccaletti éjecte sa première adjointe

    À Six-Fours, le maire RN Frédéric Boccaletti éjecte sa première adjointe

    Frédéric Boccaletti (RN) vient de retirer l’ensemble de ses délégations à sa première adjointe Carolyn Salva, une présidente d’association pas suffisamment en phase, on dirait, avec la ligne d’un parti auquel du reste elle n’a jamais appartenu. Et cela alors que l’intéressée est absente, partie en vacances avec sa fille.

    Une mise à l’écart expéditive puisque le conseil municipal va se réunir dès samedi pour désigner une ou un remplaçant plus docile ou plus proche des idées d’extrême droite. En charge des affaires sociales et des solidarités, peut-être a-t-elle touché du doigt le double discours du Rassemblement national et refusé de cautionner l’imposture. Ce qui aurait provoqué l’ire du premier magistrat et sa révocation pure et simple. Le sieur Boccaletti n’a lui en revanche rien d’un tendre ou d’une brebis égarée mais bien, malgré l’image qu’il est parvenu à imposer et les sourires de façade, un idéologue pur et dur. Pour mémoire l’ancien libraire négationniste a été condamné en 2000 à un an de prison dont six mois ferme pour « violence en réunion avec arme ».

    L’imposture manifeste

    de l’extrême droite

    Mais que diable allait-elle faire dans cette galère ? Contactée hier par message sur les réseaux sociaux, Carolyn Salva a promis de s’exprimer publiquement sur les raisons de son éviction dès son retour sur la terre ferme le 29 août.

    En attendant, c’est vrai que beaucoup de militants associatifs connaissant l’engagement de l’intéressée en matière d’inclusion des personnes, notamment des enfants, en situation de handicap à la tête de l’Attrap’Rêves, s’étaient émus de la retrouver aux côtés de Frédéric Boccaletti. Le genre de prise de guerre dont le RN a besoin pour gagner les élections municipales en faisant campagne localement pour des listes soi-disant sans étiquette, ouvertes à la société civile.

    En attendant, cinq mois seulement après l’installation de la majorité municipale qui a gagné de quelques voix à peine, le maire s’ampute de sa première adjointe, c’est-à-dire de la personne censée lui être le plus proche, ce qui fait plus que désordre.

    Interrogé par notre confrère de Var-matin ce dernier a mis laconiquement en avant quelques « divergences sur la conduite des affaires municipales ».

    Par pudeur, certainement.

  • Les soutiens d’El Mahdi Lyoubi appellent à sa libération

    Les soutiens d’El Mahdi Lyoubi appellent à sa libération

    Dès 19h50 mardi, une foule s’agglutine autour d’une table sur le Vieux-Port. L’étal présente toute une collection de tee-shirts tous floqués du même slogan : « Free Koulchi, Free El Mahdi ». Autour, les militants s’affairent, peignent des affiches, distribuent des pancartes, diffusent des tracts. À quelques mètres, une grande enceinte diffuse Chavez, l’un des titres de Mehdi Black Wind, de son vrai nom El Mahdi Lyoubi, artiste marocain incarcéré, depuis plus d’une semaine, dans la prison d’Oukacha, à Casablanca. C’est pour réclamer sa libération et à l’appel du Comité de soutien Free El Mahdi que plus d’une centaine de personnes, selon la préfecture, se sont rassemblées au pied de la Canebière.

    Installé à Marseille depuis plusieurs années, le rappeur et cinéaste a été arrêté par les autorités marocaines le 13 juillet, à l’occasion d’une visite dans son pays natal. À la veille de sa première audience, prévue ce mercredi à 10h30 à Casablanca, ses soutiens ont jugé indispensable de rappeler leur solidarité totale avec l’artiste, qu’ils estiment incarcéré en raison de ses prises de position en faveur du mouvement de contestation Gen Z 212 (en référence à l’indicatif téléphonique du Maroc + 212), né fin septembre. Dans la rue, les jeunes marocains s’étaient mobilisés en masse pour dénoncer la situation politique et économique du pays avant d’affronter une sévère répression.

    « Liberté, dignité, justice sociale », ont scandé, mardi, les manifestants en arabe, en hommage à ce slogan repris lors des mobilisations de la Gen Z. « Aujourd’hui, Mehdi est visé par la répression du pouvoir marocain parce qu’il fait un portrait réaliste des injustices qui l’entourent, (…) parce qu’il défend sa liberté d’expression et celle des autres, parce qu’il a soutenu tous les mouvements pour la justice au Maroc et en dernière date, le mouvement Gen Z 212 », s’est émue la représentante du comité de soutien. El Mahdi Lyoubi est le quatrième rappeur soutien du mouvement populaire à être arrêté par le pouvoir marocain, après Souhaib Qabli, Jawad Asradi et Hamza Raid.

    Dénoncée dans une tribune publiée aujourd’hui sur le site de Libération, la situation d’El Mahdi Lyoubi alerte aussi la société civile internationale : Montréal, Berne, Genève, Douarnenez, Bruxelles et Paris ont déjà accueilli des rassemblements de soutien. Mercredi, à 10h30, heure théorique du début d’audience de l’artiste, une nouvelle mobilisation doit se tenir devant le tribunal Aïn Sebaa, à Casablanca.

  • Contre la misère, le SPF entend « mondialiser la solidarité »

    Contre la misère, le SPF entend « mondialiser la solidarité »

    La scène internationale est marquée par de fortes turbulences ces dernières années, en témoignent les discours bellicistes qui fleurissent à tout bout de champ. À cela s’ajoutent les catastrophes naturelles, amplifiées par le dérèglement climatique – cyclone Gezani à Madagascar en février 2026, ouragan Melissa aux Caraïbes fin 2025 – plongeant une partie non négligeable de la population dans la précarité. Alors, comme chaque année, le Secours populaire français (SPF) lance sa grande campagne du Printemps de la solidarité mondiale. L’occasion de communiquer sur les différentes actions que l’association mène à l’international, une facette à laquelle le grand public est encore peu habitué. « Le SPF consacre chaque année 10 millions d’euros pour l’international. Nous sommes capables de déclencher une aide sur trois jours pour répondre à l’urgence. On envoie de l’argent au national et des équipes sur le terrain font des constats pour que la redistribution aille à l’essentiel », détaille Gilles Loison, secrétaire fédéral, chargé de la solidarité mondiale au SPF.

    Le SPF met également en avant ses projets d’aide au développement durable, réalisés avec 200 partenaires dans 60 pays. La fédération héraultaise apporte elle aussi sa pierre à l’édifice : en 2025, cette dernière s’est engagée avec l’association togolaise Métis-France-Togo. « L’objectif est de favoriser la formation professionnelle des femmes en situation de précarité à la couture », poursuit Gilles Loison. Le SPF34 financera jusqu’en 2027 la création d’un atelier d’apprentissage à hauteur de 10 000 euros par an.

    Panneaux solaires à Cuba

    Des projets concrets pour sortir des personnes de la misère. Cette année, le SPF a voulu mettre en lumière deux actions prioritaires à destination de pays présents sur le devant de la scène internationale mais pour de mauvaises raisons : le Liban – dont la population civile est bombardée par le gouvernement israélien – et Cuba, sous embargo total des USA. Dans le pays du Cèdre, le SPF a noué un partenariat avec l’association Offre Joie. « L’objectif principal de l’association est la collecte de fonds et de l’envoyer sur le terrain. Nous avons par exemple construit un centre à Beyrouth en 2024 capable d’accueillir 1 000 personnes et de leur offrir trois repas par jour », présente Amin Faraj, représentant d’Offre Joie France. Cet avocat s’est par ailleurs rendu à Beyrouth et a été témoin de la situation dramatique dans laquelle se retrouvent des familles de civils. « Aujourd’hui, plus d’un quart de la population libanaise est sans logement. Certains dorment dans des voitures, des tentes, sur la plage », poursuit Amin Faraj, montrant l’urgence de la situation. Des graines de Cèdre sont mises en vente par le SPF afin de financer des projets avec Offre Joie.

    Les Libanais ne sont pas le seul peuple à souffrir des velléités expansionnistes de petits dirigeants autoritaires obsédés par leur nombril. De l’autre côté de l’Atlantique, ce sont les Cubains qui sont les victimes collatérales d’un blocus décrété par les États-Unis et amplifié par Donald Trump depuis janvier. « Je suis allé à Cuba en novembre. On voit les effets de 60 ans de blocus : les maisons tombent en ruine, le réseau d’eau potable est lamentable, ce qui fait qu’il est très rare de pouvoir boire du café le matin. Il y a des pannes de courant de façon aléatoire, les poubelles traînent car les camions n’ont pas assez d’essence pour les ramasser », décrit Jacques Linares, de l’association Cuba-France-Cuba, louant « la résilience des Cubains qui se débrouillent seuls ». Notamment face aux pénuries d’énergie, qui sont foison dans le pays. Le SPF lance donc une campagne afin de financer 1 000 panneaux solaires, installés dans des structures de soins collectives ou des écoles.

  • Déjà 31 affaires traitées en six mois par la cellule anticorruption du parquet de Marseille

    Déjà 31 affaires traitées en six mois par la cellule anticorruption du parquet de Marseille

    « La cellule anticorruption a vocation à regrouper les dossiers de corruption et d’atteinte à la probité pour avoir une vision transversale et panoramique, assurer un traitement centralisé pour mettre en œuvre des stratégies face à l’infiltration et la pénétration du crime organisé », pose solidement le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessonne, qui a dévoilé hier les premiers résultats de cette « COC » créée il y a six mois, le 1er octobre 2025.

    « Détecter et poursuivre » sont les pivots de cette cellule qui traite tous les corps de métier impactés par un phénomène corruptif en expansion : agents pénitentiaires, policiers, militaires, gendarmes, auxiliaires de justice, avocats, notaires, opérateurs privés à des postes stratégiques, dockers, agents de sécurité, élus, agents publics « jusqu’aux personnels des services judiciaires car nous ne sommes pas épargnés », se désole le procureur dont la cellule a lancé plusieurs enquêtes flash pour des levées de doute rapides. Si les signalements abondent chaque semaine, il n’y a pas toujours au bout des infractions. « On imagine le pire et on trouve de l’incompétence, une erreur de bonne foi, du je-m’en-foutisme, l’absence de tout repère professionnel », observe aussi le procureur.

    « On est très fortement impactés à Marseille »

    « Jusqu’alors on s’arrêtait à l’écume des choses, la face émergée de l’iceberg, que sont les violations de secrets, les consultations de fichiers, les remises illicites d’objets, l’objectif de cette cellule est d‘aller au-delà. » La montée en puissance a été rapide. Partant d’un portefeuille de 17 dossiers récupérés dans différents services, la cellule est montée à 31 dossiers. Le stock actuel est de 28 dossiers, trois dossiers ayant été clôturés : un classement sans suite, une condamnation d’un policier syndicaliste marseillais corrompu (La Marseillaise du 3 avril) et un transfert à la Jirs.

    « On est très fortement impacté par le phénomène à Marseille », reconnaît le procureur qui passe en revue les cas : un élu dont il ne dira rien, deux auxiliaires de justice, six agents des services judiciaires, neuf affaires impliquant des agents pénitentiaires et treize affaires concernant des policiers. Les infractions vont du détournement de fichiers à la corruption passive, de la participation à association de malfaiteurs à la violation du secret professionnel ou de l’instruction. Deux dossiers vont bientôt toucher la barre de la 6e chambre correctionnelle.

    Cartographie des risques

    Une problématique généralisée se dégage sur des recrutements rapides sans enquête sérieuse de moralité, mais surtout la consultation de fichiers avec détournement de données. « C’est un vrai sujet qui impose des réflexions au niveau de l’administration centrale sur la traçabilité, les contrôles aléatoires surtout dans une société totalement numérisée. L’inspection des services judiciaires et l’Agence française anticorruption sont venues la semaine dernière cartographier les risques et les points de fragilités. On attend un retour de cet audit sur les failles de sécurité », explique Nicolas Bessone.

    Cette cellule a pour mérite de redresser des pratiques. Le président du tribunal judiciaire s’est emparé du sujet de l’accès des agents du tribunal aux différents fichiers d’État. La directrice de greffe a procédé à un audit et une remise à plat des droits d’accès des agents, droits qui finissaient par rester ouverts après des mutations internes.

    « Désormais chaque agent du tribunal qui ouvre son ordinateur voit une fenêtre s’ouvrir l’avertissant qu’il traite des données sensibles qui ne doivent faire l’objet d‘aucunes compromissions et dont on pourra vérifier l’utilisation irrégulière », observe le procureur. « La multiplication en quelques années des applicatifs et des fichiers a amélioré le fonctionnement des services mais il a aussi banalisé l’importance des fichiers », note Jean-Yves Lourgouilloux, le vice-procureur chargé de la grande délinquance économique et financière.

  • Un pape messager de paix en Algérie

    Un pape messager de paix en Algérie

    Il n’a « pas peur » de l’administration Trump et affronte les affres de la colonisation en appelant au « pardon » devant le Monument des martyrs, aux victimes de la sanglante guerre d’indépendance contre la France…

    Au deuxième jour de sa visite historique en Algérie, Léon XIV a quitté ce mardi 14 avril Alger pour Annaba, sur les traces de Saint-Augustin, théoricien de l’histoire du christianisme, après une première séquence axée sur le dialogue interreligieux mais ternie par des critiques américaines contre les positions anti-guerre du pape.

    Le pontife américain est devenu lundi le tout premier pape à fouler le sol algérien, étape initiale d’une tournée dans quatre pays d’Afrique, en partie occultée par une diatribe de Donald Trump à son encontre.

    Dans la nuit de lundi à mardi, le vice-président américain JD Vance, récemment converti au catholicisme, a appelé le Vatican à « s’en tenir aux questions morales » et à « laisser le président des États-Unis se charger de définir la politique publique américaine ».

    La veille, dans l’avion qui l’amenait en Algérie, le pape avait estimé que l’Église avait « le devoir moral de s’exprimer très clairement contre la guerre ». Soulignant ne pas avoir « peur » de l’administration Trump, il avait toutefois indiqué ne pas vouloir « entrer dans un débat » avec elle.

    Sur fond de guerre au Moyen-Orient, Donald Trump avait déclaré dimanche ne pas être « un grand fan » du pape, l’accusant de soutenir le programme d’armement nucléaire iranien et de s’être opposé à l’opération militaire américaine au Venezuela en janvier.

    Les évêques italiens et américains ont apporté leur soutien au chef de l’Église catholique, tout comme la Première ministre italienne Giorgia Meloni, réputée proche de Donald Trump, qui a jugé « inacceptables » ses déclarations.

    À Annaba, l’antique Hippone, le chef de l’Église catholique vivra une étape à la dimension personnelle et spirituelle, dans les pas de saint Augustin (354-430). Le grand penseur chrétien qui y fut évêque a légué son nom à l’ordre religieux dont est issu le pape américain, fondé au XIIIe siècle et aujourd’hui composé d’environ 3 000 membres à travers le monde prônant la charité et la vie communautaire.

    Léon XIV visitera le site archéologique romain et une maison d’accueil pour personnes âgées démunies, majoritairement musulmanes, prises en charge par des religieuses catholiques.

    L’islam sunnite est religion d’État en Algérie, où les catholiques représentent moins de 0,01 % des 47 millions d’habitants.

    L’après-midi, devant environ 1 500 fidèles, il célébrera une messe à la basilique Saint-Augustin, perchée sur une colline, en présence de religieux africains de différentes nationalités.

    Lundi, accueilli avec les honneurs sous un ciel d’Alger inhabituellement pluvieux, Léon XIV a rendu hommage, devant le Monument des martyrs, aux victimes de la sanglante guerre d’indépendance contre la France (1954-1962). La « paix qui permet d’envisager l’avenir avec un esprit réconcilié n’est possible que par le pardon », a-t-il déclaré, appelant à ne « pas ajouter du ressentiment au ressentiment, de génération en génération ».

    « Une société vivante, dynamique et libre »

    Devant les plus hautes autorités dont le président Abdelmadjid Tebboune, Léon XIV a aussi invité les responsables du pays à « ne pas dominer » le peuple et à promouvoir « une société civile vivante, dynamique et libre ».

    Depuis l’élan du mouvement prodémocratie Hirak en 2019, qui réclamait des réformes profondes et plus de transparence, les autorités algériennes ont repris le contrôle de l’espace public, dénoncent des ONG de défense des droits humains.

    L’après-midi, le pape a visité la Grande Mosquée, au plus haut minaret du monde (267 mètres), avant de se rendre à la basilique Notre-Dame d’Afrique, qui surplombe la baie d’Alger.

    Là, il s’est recueilli dans la chapelle des 19 « martyrs d’Algérie », des prêtres et religieuses assassinés pendant la décennie noire de guerre civile (1992-2002) entre groupes islamistes et forces gouvernementales, qui a fait 200 000 morts selon un bilan officiel. Le pape a rappelé que ces religieux étrangers, dont les sept moines de Tibhirine (à 100 km au sud d’Alger), avaient choisi de rester en Algérie malgré des attentats meurtriers.

    Mais les tensions demeurent. À une quarantaine de kilomètres du lieu de ce déplacement officiel, à Blida, un double attentat-suicide a eu lieu lundi. Deux kamikazes se seraient fait sauter. Les médias locaux et les autorités algériennes n’ont pas communiqué à ce stade sur ces faits.

    Mercredi, le pape de 70 ans quittera Alger pour le Cameroun, suite d’un premier voyage africain qui le conduira également en Angola et en Guinée équatoriale jusqu’au 23 avril, un périple de 18 000 km à l’agenda très dense.

    « La Méditerranée doit être le pôle de stabilité du monde » Samia Ghali, Troisième adjointe au maire de Marseille (DVG)

    « En ce lieu, rappelons-nous que Dieu souhaite la paix pour toutes les nations », a déclaré Léon XIV dès son arrivée en Algérie lundi, au lendemain de sa traditionnelle bénédiction de Pâques, où il avait appelé « ceux qui ont le pouvoir de déclencher les guerres » à « choisir la paix ». « Je crois qu’on partage tous cette vision pour demain, a souligné Samia Ghali, troisième adjointe au maire de Marseille. Je n’en attendais pas moins du pape dans son discours. Au contraire, il a fait un discours qui, je crois, apaise. Et c’est là son rôle : apaiser les esprits, apaiser les consciences et aller vers de l’avenir positif plutôt que dans ce qu’on est en train de vivre actuellement, partout. » Si Léon XIV s’était déjà rendu en Algérie avant d’être nommé souverain pontife, c’est la première fois qu’un pape opère une visite officielle dans le pays. « La visite a été couronnée de succès. Je suis personnellement, comme beaucoup d’Algériens je crois, très contente, s’est enthousiasmée l’élue municipale. Même s’il y a une très grande majorité de musulmans en Algérie, les chrétiens ont toujours eu une place importante. Ça témoigne de l’ouverture qu’il y a sur place. »

    Plus globalement, sur l’appel à la paix en Méditerranée, en proie à une désastreuse et meurtrière actualité, Samia Ghali défend qu’elle doit être « le pôle de stabilité du monde ». « Se concentrer sur la Méditerranée est important si on veut réussir une paix. Et je crois que c’est important que Marseille soit le symbole de cette Méditerranée apaisée », a-t-elle ajouté.

    M.M.

    « La religion ne réglera pas les problèmes entre États » Pierre Pradel, Membre de l’Association nationale des pieds noirs progressistes et leurs amis

    Dès son arrivée en Algérie, le pape a appelé, lundi, au « pardon » devant le Mémorial du martyr d’Alger, où sont honorés les morts de la guerre d’indépendance contre la France (1954-1962). « Me trouver devant ce monument est un hommage à cette histoire de l’Algérie et à l’âme d’un peuple qui s’est battu pour l’indépendance, la dignité et la souveraineté de cette nation », a-t-il souligné. Il s’agit là pour Pierre Pradel, membre de l’Association nationale des pieds noirs progressistes et leurs amis, d’un message « positif » dans le contexte des « mauvaises relations qu’il peut y avoir entre la France et l’Algérie ». « La colonisation a été quelque chose de terrible. C’est bien que l’on tienne compte de cette période où les Algériens ont subi des difficultés majeures », s’est-il ému. S’il souligne l’importance de la « possibilité pour les religieux de discuter ensemble », Pierre Pradel revendique son athéisme, qu’il cultive « grâce à Dieu », ironise-t-il. « La religion peut être, pour les croyants, un moyen de se retrouver. Mais ce n’est pas par la religion que les problèmes entre États se résoudront selon moi, mais par la politique. Ce sont des questions diplomatiques et géopolitiques, défend-il. Il faut avant tout que la France reconnaisse les atrocités qu’il a pu y avoir en Algérie pendant la guerre et avant. Et qu’elle assume la non-reconnaissance des Algériens dans leur activité, y compris contre le nazisme. » La guerre d’indépendance de l’Algérie a fait selon Alger 1,5 million de morts algériens et 500 000 morts dont 400 000 Algériens selon les historiens français.

    M.M.

    « Le pape replace l’église au milieu du village » Samia Chabani, Sociologue et coordinatrice de l’association Ancrages, cultures et mémoires d’exil à Marseille

    Sociologue et coordinatrice d’Ancrages, association qui œuvre depuis 2000 à la valorisation de l’exil comme objet de patrimoine vivant, Samia Chabani a beaucoup travaillé sur l’histoire de la colonisation. Au sujet de la visite de Léon XIV en Algérie, partie notamment sur les traces de l’histoire chrétienne du pays, la sociologue salue le discours d’un « médiateur de paix », rappelant l’« ancrage ancien du christianisme, qui n’est pas qu’occidental et européen ». « Le christianisme a ses sources dans l’actuelle Turquie, dans l’actuelle Algérie, en Afrique du Nord et dans l’amazighité aussi, qui est la culture source et première de l’Afrique du Nord, retrace-t-elle. Le pape s’appuie sur l’appartenance à l’ordre des Augustins, notamment pour rappeler la philosophie de Saint Augustin, naît dans l’actuelle Algérie. Une manière de montrer que le patrimoine commun entre l’occident et l’Algérie n’est pas que politique, il est aussi spirituel. » Une position qui dénote avec celle tenue par Donald Trump, porteur d’un « christianisme messianique » d’après Samia Chabani. « Léon XIV enlève à Trump sa puissance qu’il puise dans son christianisme qu’on pourrait qualifier de sectaire, détaille-t-elle. Trump veut que tout le monde reste à sa place : les juifs en Israël, les chrétiens dans une espèce d’occident qu’il fantasme. Ce n’est pas du tout porteur de paix. Finalement, le pape replace l’église au milieu du visage en disant : «moi, je suis chef de l’Église catholique romaine, et je dis que le message chrétien, c’est d’abord un message de paix». »

    M.M.

  • [Infographie] Une majorité confortable pour Benoît Payan

    [Infographie] Une majorité confortable pour Benoît Payan

    Forte de 54,34% des suffrages, la nouvelle majorité du Printemps marseillais s’assure une avance confortable avec 73 élus sur les désormais 111 sièges du conseil municipal, version réforme de la loi PLM, soit 10 de plus qu’en 2020. Pour mémoire il y a 6 ans, en pleine crise sanitaire, il avait fallu ferrailler dur pour que l’écologiste Michèle Rubirola prenne la tête de la Ville, avec le soutien de Samia Ghali (DVG) qui briguait elle aussi le poste dans un premier temps.

    Devenue finalement maire adjointe, cette dernière a désormais intégré le Printemps marseillais et fait partie des piliers sur lesquels s’appuie le Printemps nouvelle mouture. Tout comme Pierre Huguet (G.s), ex-adjoint à l’Éducation, Éric Méry, ex-adjoint à l’Urbanisme, le député PS Laurent Lhardit, les socialistes Joël Canicave, ex-adjoint aux Finances, Anthony Krehmeier, maire des 2-3 réélu, ou encore Yannick Ohanessian ex-adjoint en charge de la Tranquillité publique. Jusqu’alors en charge du Logement, Patrick Amico (GRS), bien que 71e sur la liste, est aussi de retour.

    On retrouve également les communistes, Audrey Garino, Jean-Marc Coppola, Nathalie Tessier, respectivement en charge de la Solidarité, la Culture et le Droit des femmes dans la mandature écoulée. Rangs du PCF qui se trouvent renforcés avec Anthony Gonçalves, oncologue et chef de file du parti pour ces municipales, Mohamed Itrisso, militant des quartiers nord et cofondateur du collectif SOS Comores et Ibrahim Mze, responsable du collectif fédéral du logement du PCF 13.

    Troisième de la liste, le militant écologiste, Amine Kessaci, devenu symbole national de la lutte contre le narcotrafic après l’assassinat de deux de ses frères, va également peser dans l’hémicycle.

    Une opposition RN

    Il y a aussi les petits « nouveaux » qui ne le sont pas vraiment, ayant déjà fait leurs preuves dans les secteurs ou à la métropole, comme Emilia Sinsoilliez, ex-première adjointe au maire des 2-3, Enda Amraoui, présidente du collectif pour une société plus inclusive, « Plus jamais sans nous » et ex-adjointe à la mairie des 4-5, Juliette Masson, ex-déléguée aux Écoles dans les 6-8 ou Jean-Marc Signes, ex-conseiller métropolitain écologiste, élu dans les 11-12. Côté société civile, Karim Touche, directeur général de la Ligue de l’enseignement 13 ou Yahya Güngörmez, représentant du Conseil démocratique kurde à Marseille font leur entrée.

    En face l’extrême droite. Franck Allisio, ayant totalisé 40,29% des voix, se pose en leader d’une opposition passée de 9 à 34 élus. Cumul des mandats oblige, il devra sans nul doute démissionner de la Région. Il s’appuiera sur des historiques comme Jean-Marc Graffeo, responsable départemental de Reconquête !, la députée RN Gisèle Lelouis ou Eléonore Bez, conseillère régionale. Il pourra compter sur une ribambelle d’ex-élus de secteur, Sophie Arrighi, Thibaut Charpentier, Jessy Nakache, ou Gérard Audibert. Figure aussi Jean-Baptiste Rivoallan, ancien président du groupe de la droite marseillaise à la métropole.

    Droite marseillaise atomisée avec 4 élus seulement dont Martine Vassal (DVD), présidente du Département, son bras droit Romain Simmarano (Ren.), Fabienne Bendayan, ex-présidente du Crif Marseille et Stéphane Pichon, président du Conseil régional de l’ordre des pharmaciens.

  • La société civile appelle aussi au barrage de l’extrême droite dans le Gard

    La société civile appelle aussi au barrage de l’extrême droite dans le Gard

    Face à la percée de l’extrême droite dans l’Hérault et encore plus dans le Gard, plusieurs acteurs de la société civile sont sortis du silence cette semaine. Ils souhaitaient à la fois alerter sur les risques de l’extrême droite mais aussi appeler à la mobilisation le 22 mars pour tenter de contenir la vague brune.

    C’est par exemple le cas de l’Union départementale CGT du Gard qui a tenu un point presse le 18 mars. « Ce dimanche 15 mars, le premier tour des élections municipales a confirmé une menace sans précédent : dans de nombreuses grandes villes et communes de France comme Nice, Toulon, Marseille, mais aussi dans notre département, la droite radicalisée et l’extrême droite sont en passe de s’emparer du pouvoir au second tour. À Beaucaire et Vauvert, le Rassemblement National est déjà aux commandes. Bagnols-sur-Cèze, Nîmes et Alès pourraient basculer à leur tour. Cette situation est d’une gravité extrême », a prévenu le syndicat qui appelle à une « réaction immédiate et massive de toutes celles et ceux qui refusent de voir les ennemis de la démocratie, les adversaires des droits sociaux et des libertés syndicales, diriger nos communes ».

    La culture en danger

    La Ligue des droits
    de l’Homme Languedoc-Roussillon appelle aussi à voter « pour la démocratie, pour l’État de droit et contre l’extrême droite ». « Dans les communes qu’elle dirige, l’extrême droite nous montre son vrai visage : une régression sociale durable, de graves atteintes aux droits et libertés, une forte présence policière mais sans tranquillité publique, un délitement de notre État de droit, avec une violation réitérée des décisions de justice. Les victoires municipales servent de vitrine et de tremplin à l’extrême droite : elles banalisent ses discours, installent durablement ses réseaux et préparent ses conquêtes nationales », écrit la LDH qui appelle à des sursauts citoyens à Nîmes, Agde, Narbonne et Carcassonne notamment.

    Patrick Malavieille, vice-président du Département du Gard, délégué à la culture et à l’éducation artistique a aussi convié plusieurs acteurs de la culture gardois mercredi 18 mars pour aussi alerter sur l’impact des politiques d’extrême droite sur le monde de la création. « Après Beaucaire et Vauvert, la perspective de voir le RN prendre les mairies de Nîmes, d’Alès et de Bagnols et leurs intercommunalités, fait peser de très graves menaces sur la culture. Le schéma départemental de la culture, coconstruit avec les acteurs culturels et les collectivités partenaires, ne pourrait supporter le désengagement de ces trois grandes villes. Aujourd’hui, c’est notre devoir que d’alerter les Gardoises et les Gardois sur le devenir de la culture, de l’éducation artistique et de la place des artistes. Les élus RN au conseil départemental comme au conseil régional votent systématiquement contre les budgets culturels », explique l’ancien député.

    Autour de lui, Sylviane Manuel, directrice du Pôle national cirque Occitanie, Olivier Lataste, directeur du Cratère, Scène nationale à Alès et Clément Amouroux directeur du festival Itinérances et coordinateur de l’École Au Cinéma, ont répondu à l’appel. À distance, Émilie Peluchon, directrice de La Maison Danse d’Uzès et Antonin Beaury directeur du Périscope, ont également rejoint l’appel et confirmé les craintes du communiste. Ce point presse faisait aussi suite à l’appel de l’intersyndicale du spectacle vivant public mardi 17 mars à « empêcher l’arrivée au pouvoir des forces d’extrême droite et de droite radicalisées ».

  • À Marseille, Martine Vassal se veut la « dame du faire »

    À Marseille, Martine Vassal se veut la « dame du faire »

    Frustrée par une campagne « de caniveau », où « le débat de fond est confisqué aux Marseillaises et aux Marseillais », la candidate de la droite et du centre, Martine Vassal (DVD) a décidé de « mettre un coup d’accélérateur » avec notamment ce mercredi, à quelques jours de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, la question de l’égalité. Réunies à la Coque, place Henri-Verneuil (2e) ce soir-là, on retrouve des amies, des colistières, des cheffes d’entreprise, des ex-avocates… Bref des femmes entrepreneuses qui réussissent à conjuguer « vie quotidienne et professionnelle » et qui mettent évidemment en avant Martine Vassal, « la dame du faire » qui avant « de vouloir être un maire, est une mère ». Alors qu’elle décroche dans les sondages, créditée selon les derniers chiffres de 18% des suffrages à peine dans une ville longtemps sous la coupe de Jean-Claude Gaudin, son mentor, la candidate ne lâche rien et donne sa vision de la femme, entre tradition et réussite toute libérale.

    « On ne nous pardonne rien »

    Pour arriver « à jongler avec nos responsabilités familiales, professionnelles et personnelles » pose-t-elle, après quelques blagues sur « ces messieurs, bien curieux de savoir ce qu’on allait raconter » dans cette soirée exclusivement féminine. « Il faut être un peu plus douées que les autres, affirmer nos compétences parce qu’on ne nous pardonne rien », assène-t-elle.

    Revenant sur son parcours à la tête du Département et de la Métropole, elle raconte avoir vu « des maires engagés pour leur commune », rappelle qu’elle a été choisie « car j’étais issue de la société civile et parce qu’on était des femmes. Il a fallu qu’on prouve qu’on avait des compétences ». Si le « combat municipal est un combat difficile car le maire est le dernier rempart dans la démocratie », elle assure s’être lancée dans la bataille pour lutter contre le « Marseille bashing ». « J’en avais assez de voir ces hommes, car ce sont majoritairement des hommes » appuie-t-elle, « qui faisaient des promesses », lasse « des combats de coqs ».

    Persuadée que « les femmes sont les piliers silencieux de Marseille », elle leur promet de « protéger les plus vulnérables », d’accompagner « les mères isolées » de faire en sorte « que tout le monde ait les mêmes chances de réussite ». Si elle affirme ne briguer qu’un seul mandat, c’est pour « préparer l’avenir du territoire, la jeune génération ». « On ne s’invente pas président d’un exécutif » estime-t-elle, forte du soutien de cette jeunesse, « une chance » pour la candidate.

    Concrètement, elle évoquera la création d’une académie de sports pour les femmes, de mettre le paquet sur l’accès au logement « pas que pour les femmes célibataires » ou de permettre aux femmes de circuler « en toute sécurité dans la ville ».

  • À Fréjus, Christine Romano en fer de lance d’une gauche unie

    À Fréjus, Christine Romano en fer de lance d’une gauche unie

    « Un meeting extraordinaire. » Pour Christine Romano (PCF), tête de liste de Fréjus Riposte qui a réussi à rassembler à gauche en réunissant communistes, insoumis, écologistes, socialistes et membre de l’Après, la réunion de ce vendredi, dans la salle Sextant, aura été un moment qui compte. D’abord parce qu’elle a rassemblé 150 personnes, mais aussi de par la présence de soutiens comme Guillaume Roubaud-Quashie, historien et porte-parole du PCF, ou Manon Aubry, eurodéputée LFI. « Nous avons aussi beaucoup de colistiers issus de la société civile, syndicaliste ou association, qui ont pu prendre la parole », précise l’ancienne retraitée de la Poste en retrait de la présidence de l’UL-CGT Saint-Raphaël-Fréjus.

    Les sujets évoqués auront été nombreux avec une priorité : libérer une ville aux mains du maire d’extrême droite, David Rachline, depuis 12 ans, et candidat à sa réélection pour un 3e mandat. « Il n’est pas officiellement investi par le RN, mais le parti est derrière », assure la candidate, qui dénonce un bilan catastrophique entre urbanisation à outrance et creusement de la dette qui dépasse les 150 millions d’euros. Une gestion municipale dénoncée dans leur rapport par les magistrats de la Chambre régionale des comptes, en mars dernier.

    Si le programme de Fréjus Riposte est en cours de finalisation, il s’agit déjà de « rétablir une démocratie participative », martèle la candidate, en remettant notamment les comités de quartier en place, où les habitants éliront eux-mêmes leurs représentants.

    Favoriser l’accès au logement

    Finie aussi la bétonisation à tout crin. L’hôtel de luxe sur Fréjus plage « disparaît », « nous sommes aussi favorables à un pôle universitaire sur la base nature, centrée sur les métiers de la mer et la restauration » des milieux, détaille Christine Romano. Terminé la fusion de quatre écoles en un seul et même lieu, dans le secteur de Caïs Nord, soit pas moins de 1 000 élèves, concentrés à côté de l’autoroute. « Un projet énorme qui n’a pas de sens », commente-t-elle.

    Sur cette commune de près de 60 000 habitants, deuxième bassin d’emplois du département du Var avec deux grandes ZAC, la tête de liste entend également améliorer l’accès au logement. « Nous ne sommes pas en pénurie, de 8 à 9% de logements sont vacants, beaucoup sont consacrés aux locations de vacances ou Airbnb », assure Christine Romano, qui mise notamment sur la taxation des résidences secondaires pour « créer les conditions au vrai locatif ». Sans oublier la mise en place de 3 000 logements sociaux « quand la municipalité préfère actuellement payer une amende de 882 000 euros plutôt que de respecter la loi SRU qui fixe à 25% le ratio de logements sociaux », dénonce-t-elle.

    Sur la santé, les colistiers souhaitent l’implantation d’un centre avec des salariés. La gestion de l’eau se ferait en régie et sur les transports, « nous avons plein d’idées », indique Christine Romano, entre pistes cyclables, gratuité et réorganisation de dessertes pas toujours adaptées quand il faut attendre le bus une heure. Une compétence de la communauté d’agglomération, sur laquelle « nous comptons peser si nous remportons la ville ». Enfin, sur la sécurité, sujet qui préoccupe les citoyens, c’est sur la police nationale qu’elle veut s’appuyer, « des gardiens de la paix » qui agissent aussi sur la proximité et la prévention « que nous comptons demander à l’État ».

  • Le maire sortant d’Aubagne Gérard Gazay présente ses colistiers

    Le maire sortant d’Aubagne Gérard Gazay présente ses colistiers

    C’est sur la scène du cinéma Le Pagnol que le maire sortant Gérard Gazay (LR) a, samedi, révélé les 42 autres visages de sa liste baptisée « Passion Aubagne ». En lice pour un troisième mandat consécutif, le candidat présente une équipe « à 40% renouvelée », avec 19 nouvelles recrues et 24 élus sortants, dont lui-même. Parmi ses comparses déjà présents sur la liste « Aubagne Ensemble » en 2020 : Sophie Amarantinis-Gallian, Alain Rousset, Danielle Menet et Vincent Rusconi, respectivement placés à la deuxième, troisième, quatrième et cinquième places de la liste de l’époque. Hélène Julien Tric, sixième en 2020, a rejoint la liste de Giovanni Schipani (SE) mi-janvier après l’annonce de sa démission.

    Nouveaux profils de la « société civile »

    La liste « de droite et de centre-droit », selon son chef de file, se dote aussi de profils issus de la société civile. Quatre d’entre eux viennent du monde de la santé (trois infirmières dont deux libérales et un médecin) et trois du monde de l’enseignement et de la formation. Les ressources humaines et la finance sont aussi représentées avec une gestionnaire de patrimoine, un expert-comptable et un chef d’entreprise. La solidarité est elle incarnée par Julien Coclet et Marine Coetto, respectivement « directeur d’une association d’insertion » et « ex-directrice en action sanitaire et sociale ». Cinq jeunes (de 20 à 35 ans) intègrent également l’équipe, avec parmi eux un agriculteur, une diététicienne, un peintre dans l’industrie, une infirmière et une responsable de centre esthétique.