Tag: Ski de fond

  • Un séjour à Milan Cortina contrasté pour les Bleus

    Un séjour à Milan Cortina contrasté pour les Bleus

    Alors que l’objectif affiché en début de compétition était de 18 médailles et un Top 4, les Bleus en sont loin et font également moins bien qu’aux Jeux de Pékin, d’où ils avaient rapporté sept médailles d’or. Dimanche, à quelques heures de la cérémonie de clôture à Cortina, sur le thème du « souvenir italien », pour se rappeler les meilleurs moments des compétitions en compagnie du groupe italien de musique électro Plante Funk, 10 Français (sur 13) étaient encore engagés en para ski alpin et ski de fond. Mais outre Anthony Chalençon, accompagné de son guide Florian Michelon, aucun n’est parvenu à décrocher un podium.

    Parmi les favoris de l’épreuve de slalom, Arthur Bauchet a notamment manqué l’occasion d’aller chercher un troisième titre en Italie, après avoir enfourché dans la première manche et perdu 10 secondes sur le leader russe Aleksei Bugaev, sacré champion paralympique. Il termine 11e. « Mon bilan des Jeux est clairement mitigé, finir là-dessus c’est quand même dur, j’espérais bien mieux », a-t-il admis avant même la seconde manche, un constat qui pourra être fait par l’ensemble de la délégation tricolore. Point positif, la jeune génération a tout de même réussi à sortir son épingle du jeu. En ski alpin, Aurélie Richard, 20 ans, a décroché quatre médailles pour ses premiers Jeux (trois en argent, une en bronze) quand le fondeur Karl Tabouret, 22 ans, a été sacré champion paralympique sur le 10km classique. Mais il y aura aussi les regrets, comme le rendez-vous manqué des snowboardeurs tricolores en Banked Slalom ou encore l’absence de médailles en biathlon.

    Place aux Alpes 2030

    L’Italie passera désormais le flambeau à la France, chargée d’organiser la prochaine édition des Jeux en 2030, dans les Alpes. Comme pour les Jeux olympiques, le dévoilement de la carte définitive des sites, répartis entre les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes, est attendu pour juin prochain. « Les Jeux en Italie, sont les premiers à être aussi éclatés, et les Alpes-2030 seront sur ce modèle-là donc nous devrons être attentifs », avait déclaré en janvier dernier la présidente du Comité paralympique et sportif français Marie-Amélie Le Fur, qui a tenu une conférence de clôture dimanche pour dresser le bilan. Entre « expérience des athlètes », « stratégie de billetterie » ou question de l’accessibilité de la montagne, la France aura encore quatre ans pour préparer ses Jeux. Elle pourrait aussi connaître le retour des athlètes du sport adapté, privés d’épreuves depuis 1998.

  • Jeux paralympiques : le fondeur Karl Tabouret offre sa troisième médaille d’or à la France

    Jeux paralympiques : le fondeur Karl Tabouret offre sa troisième médaille d’or à la France

    Karl Tabouret a pris sa revanche. Et quelle revanche ! Au lendemain de son échec sur le sprint du biathlon, qui l’a vu terminer au-delà de la dixième place, le novice français a pris une belle revanche sur le 10 km en ski de fond.

    Il lui a fallu moins de 24 heures pour qu’il digère sa désillusion en sprint, spécialité dans laquelle il est champion du monde en titre, pour écœurer la concurrence, en reléguant le Bélarusse Raman Svirydzenka, sacré la veille en sprint, à 27 secondes 7/10e, et le Canadien Mark Aretz, à 48 secondes 6/10e.

    « J’ai le démon en moi qui s’est réveillé pour pouvoir aller chercher cette médaille », a expliqué en zone mixte le Savoyard. « On a beaucoup parlé [mardi] soir avec l’équipe et avec Benjamin Daviet. »

    L’histoire d’une transmission

    Ce troisième titre des Jeux paralympiques, après ceux de Cécile Hernandez en snowboard cross et Arthur Bauchet en super-G, est aussi l’histoire d’une transmission. Ce sacre symbolise un passage de témoin entre Benjamin Daviet, qui, en terminant 3e du sprint mardi, a offert à l’équipe de France de ski nordique sa première médaille de ces Jeux paralympiques italiens, la onzième de sa carrière, et celui présenté comme son successeur qu’il surnomme « Jambes en mousse ».

    « Pendant une heure, on a discuté [mardi] soir, j’en ai remis une couche ce [mercredi] matin : Karl peut être quelqu’un de “négatif”, il fallait qu’il comprenne que lui aussi pouvait faire peur à ses adversaires et pas qu’il ait peur d’eux », a expliqué l’aîné.

    « Cette médaille d’or, a insisté Karl Tabouret, elle représente tout pour moi, parce qu’il y a beaucoup de préparation. L’année dernière, j’ai tout fait pour aller la chercher. »

    L’avertissement

    « Mais ce n’est pas fini, a-t-il prévenu. Je ne vais pas m’endormir, c’est le moment où justement je suis bien en forme. Je vais revenir encore plus fort pour les prochaines courses. »

    « Je n’ai pas eu la chance d’avoir quelqu’un dans ma catégorie devant moi avec qui je pouvais m’entraîner », avait rappelé de son côté Benjamin Daviet. « J’aimerais bien que cet athlète puisse un jour prendre les rênes de notre catégorie et me dépasser en termes de palmarès. Ce serait une immense fierté. »

  • Objectif top 4 affiché pour les Bleus aux Jeux Paralympiques

    Objectif top 4 affiché pour les Bleus aux Jeux Paralympiques

    Si la polémique autour de la réintégration de la Russie a pris le pas sur le sportif (notre édition de vendredi), l’équipe de France espère réaliser une belle campagne paralympique.

    Treize athlètes, accompagnés de quatre guides pour épauler les sportifs déficients visuels, représenteront les couleurs tricolores lors de ces Jeux à Milan Cortina. Les Bleus sont engagés dans quatre disciplines : le para ski alpin, le para snowboard, le para ski de fond et le para biathlon. « Nous avons une équipe de France resserrée, mais néanmoins très ambitieuse dans un contexte concurrentiel qui augmente, tant sur les Jeux d’été que les Jeux d’hiver », souligne Marie-Amélie Le Fur, présidente du Comité Paralympique et Sportif Français (CPSF), persuadée que 100% des athlètes sélectionnés sont « médaillables ».

    « Un choix de la Fédération française de handisport », ajoute-t-elle. Parmi eux, Benjamin Daviet, quintuple médaillé d’or aux Paralympiques, sans oublier ses cinq autres médailles (quatre d’argent, une de bronze), visera une nouvelle moisson en paraski de fond et parabiathlon. D’autres représentants tricolores sont attendus sur les pistes italiennes, à l’image d’Aurélie Richard, paraskieuse de 20 ans aux quatorze podiums dont quatre victoires depuis décembre.

    Finir comme en 2022

    En 2022, les Bleus avaient terminé à la 4e place au tableau des médailles, avec 12 médailles, dont 7 en or. Même objectif pour cette nouvelle campagne paralympique. « L’ambition de cette équipe de France est de finir dans le top 4 », martèle avec conviction Marie-Amélie Le Fur.