Tag: sinistrés

  • Les sinistrés du 8 juillet à Marseille demandent réparation

    Les sinistrés du 8 juillet à Marseille demandent réparation

    Les assurances et expertises traînent en longueur. Six mois après le violent incendie qui a ravagé quelques 90 habitations, accusant le manque de réactivité qui freine les réhabilitations, les habitants de l’Estaque se sont réunis au sein d’une association.

    Créée à la mi-décembre, dans le sillon d’un collectif venu en aide aux sinistrés, l’association veut « devenir l’interlocuteur des pouvoirs publics et des assurances, afin d’assurer un meilleur suivi et une meilleure prise en charge des personnes sinistrées », explique leur communiqué. Ils ont ainsi interpellé les autorités pour exiger la tenue d’un Clav, structure garantissant un suivi des dispositifs d’aide, notamment en termes d’indemnisation et d’accompagnement dans les démarches administratives.

    À ce jour, « aucuns travaux n’ont pu être entrepris à cause de l’extrême lenteur de la conduite des expertises et contre-expertises par les différentes assurances concernées », déplore dans un communiqué publié mardi l’Association des victimes de l’incendie du 8 juillet. L’association a recensé 478 personnes « sinistrées » à des degrés différents, précise sa présidente Mathilde Favier. Elle-même concernée par des travaux d’ampleur qui s’élèvent à plusieurs centaines de milliers d’euros. Le temps presse et les relogements temporaires sont couvert plus ou moins sur 12 mois de loyers, selon les assureurs et les contrats.

    Un Clav en février

    En proie à un sentiment d’abandon profond. D’autant plus fort que l’incendie a engendré des difficultés cumulées par la suite. Fin septembre, les pluies violentes ont charrié des torrents de boues et inondé plusieurs habitations. Il y a quelques jours, les riverains de la montée Pichou se sont retrouvés privés de chauffage, suite à une avarie électrique, en pleine vague de froid. La préfecture des Bouches-du-Rhône a confirmé la tenue d’un Clav, indique l’AFP. Avec une première réunion potentiellement début février.

  • Le Secours populaire expose 80 ans d’actions

    Le Secours populaire expose 80 ans d’actions

    Dans l’une des deux salles consacrées à l’exposition des 80 ans du Secours populaire français (SPF), Olivier Masini, membre de la direction de la fédération varoise et bénévole depuis plus de 20 ans, rappelle avec passion le parcours de cette association nationale d’utilité publique.

    Il rappelle sa création officielle le 15 novembre 1945, mais aussi les événements qui ont précédé cette date : « Il faut revenir à 1936, l’année du Front populaire et des congés payés. L’ancêtre du SPF s’appelait alors le Secours populaire de France et des colonies. » Et de préciser : « Il œuvrait déjà pour la solidarité, notamment en 1937 à la frontière espagnole, pour venir en aide aux Républicains fuyant le régime fasciste de Franco. » Dissoute en 1939, l’organisation voit ses responsables entrer en résistance. « Ça a été aussi le cas de notre président du secours populaire, Julien Loprêtre, qui s’était retrouvé – et il ne le savait pas au départ car il ne connaissait pas cette personne-là – dans la même cellule que Missak Manoukian, qui a été panthéonisé l’année dernière. »

    Une riche histoire sur laquelle le SPF continue de s’appuyer « pour faire tomber les barrières de l’enfermement social, de l’indifférence aussi, et lutter contre le rejet de l’autre ». « Avec les actes de racisme et de xénophobie auxquels on assiste aujourd’hui, il est important pour nous de rappeler les valeurs que nous véhiculons », tient à réaffirmer Olivier Masini.

    Parmi les dates importantes mises en avant dans cette exposition, parce qu’elle est fédératrice pour le Secours populaire, 1959 avec la rupture dramatique du barrage de Malpasset, à Fréjus. C’est en effet la première action du Secours populaire français sur le terrain pour porter assistance à des victimes d’une catastrophe naturelle, alors même que la fédération varoise n’était pas encore constituée. Elle le sera en 1968.

    Aujourd’hui, l’association continue de se battre sur tous les fronts et à faire face à l’urgence sociale. Le nombre de personnes accueillies dans ses permanences a presque doublé en quinze ans.

    Une structure engagée sur tous les fronts

    Présent à ce vernissage, l’adjoint à la culture, Yann Tanguy, a évoqué « un acteur incontournable de toute l’aide apportée aux gens qui sont dans le besoin, quelles que soient leurs difficultés. Ça fait partie de l’histoire française et de l’histoire du Var ! ».

    Et de poursuivre : « Par ces temps où les associations sont parfois un peu menacées par les problèmes budgétaires globaux, il est important de les soutenir. Et puis 80 ans, c’est un bel anniversaire ! »

    Plus loin, Magali Brunel, conseillère municipale et tête de liste pour 2026 de Toulon en Commun, souligne l’importance de ce moment de reconnaissance des problématiques sociales qui, loin de se résoudre, s’aggravent. « Nous avons de plus en plus besoin d’avoir des associations comme ça, engagées au service des plus fragiles et impliquées sur des problématiques qui nous touchent aussi territorialement : logement, alimentation et droit de vivre dignement. » Elle déplore toutefois leur mise en péril croissante, liée au désengagement de l’État.

    En somme, une exposition qui revisite dans le temps et dans l’espace les 80 ans mouvementés d’une solidarité plus que jamais essentielle et inspirante.

  • Incendie de l’Aude : Carole Delga en appelle à l’État

    Incendie de l’Aude : Carole Delga en appelle à l’État

    Nous n’y arriverons pas seuls. Nous avons besoin de la solidarité nationale parce que la sécheresse est durable et que nous sommes frappés par d’autres aléas climatiques. »

    Un mois après le gigantesque incendie des Corbières qui a parcouru en août 16 000 hectares de pinèdes et de vignes, détruit 36 habitations et causé la mort d’une habitante, Carole Delga (PS) et Hélène Sandragné (PS) en appellent à l’aide de l’État.

    Vendredi 12 septembre, les présidentes de Région et du Département de l’Aude ont demandé « la reconnaissance des incendies comme aléas climatiques au titre des indemnisations agricoles et viticoles ». Actuellement, en cas de pertes de récoltes, les agriculteurs ne peuvent obtenir des indemnisations de l’État qu’en cas de phénomènes météorologiques extrêmes (inondations, gel, grêle…).

    L’Occitanie étant la région française « la plus exposée aux aléas et catastrophes climatiques », Carole Delga a interpellé le président de la République sur « le besoin d’une prise en compte spécifique » de ce territoire. L’élue socialiste réclame un « plan national Occitanie résilience » qui serait soutenu par l’Union européenne avec des « outils réglementaires et financiers pour agir vite et fort ».

    La présidente de Région pense entre autres à des financements pour maintenir le pélicandrome de l’aéroport de Carcassonne, du matériel supplémentaire pour le Sdis audois ou à un élargissement du fonds d’indemnisation agricole (8 millions d’euros) au-delà des territoires brûlés. Enfin, Carole Delga demande un avenant au contrat de plan État/Région afin de « faire face au changement climatique ».

    En attendant une réponse, Carole Delga et Hélène Sandragné ont indiqué que la Région et le Département de l’Aude ont chacun débloqué une enveloppe exceptionnelle de 10 millions d’euros en solidarité aux sinistrés (viticulteurs, entreprises, associations…). Un premier geste qui sera suivi en novembre d’un plan de transformation du territoire.