Symbole raciste et suprémaciste, une bannière confédérée a été déployée, samedi, lors de l’American day organisé par les associations Bikers 100 P et Hors Limites, à Simiane-Collongue. L’organisateur et le maire assument une simple « décoration » . Le Collectif Aixois contre les idées et les violences d’extrême droite a réagi dans un communiqué, mercredi : « L’exposer, c’est diffuser dans l’espace public le message que le racisme et le suprémacisme blanc relèvent d’un patrimoine culturel acceptable ». Le collectif ajoute : « Notre collectif s’étonne qu’aucun des élus présents n’ait jugé nécessaire de demander le retrait de cet emblème, ni de s’en désolidariser publiquement. Plus grave encore : le chef de la police municipale a posé devant ce drapeau, pour une photo que l’on peut voir sur le compte Facebook de l’élue déléguée à la Communication (…). » La structure demande notamment « que Philippe Ardhuin, maire de Simiane-Collongue, et Renaud Muselier, président de la Région, condamnent publiquement et sans ambiguïté le drapeau confédéré et ce qu’il représente, que le maire de la ville recadre le chef de la police municipale (…) ».
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Le drapeau confédéré déployé pour l’American day à Simiane-Collongue
Du cuir, des grosses cylindrées et des bannières étoilées. Les États-Unis étaient à l’honneur, ce samedi, sur le complexe sportif de Simiane-Collongue, à l’occasion de l’American day organisé par les associations Bikers 100 P et Hors Limites. Au menu de l’événement, run de motos caritatif sous les fumigènes, rassemblement de voitures américaines, défilés de pin-up, concerts. Et à l’entrée, devant les bolides garés, une immense bannière confédérée déployée.
Le drapeau des sudistes pendant la guerre de Sécession états-unienne ne semble pas choquer : l’élue déléguée à la communication et aux commerces en partage les photos sur les réseaux sociaux au milieu des images de l’événement, qui a rassemblé plus de 700 personnes, selon les organisateurs. On y voit même le chef de la police municipale poser tout sourire devant, le véhicule sérigraphié garé auprès de la bannière rouge barrée de la croix bleue étoilée. Loin de la charge symbolique du drapeau.
C’est que l’étendard du Sud esclavagiste puis ségrégationniste, encore brandi comme symbole d’indépendance face à Washington, est surtout une marque de ralliement des mouvements suprémacistes aux États-Unis aussi bien que dans le reste du monde. À tel point que l’État de Caroline du Sud l’a retiré de ses bâtiments en 2015 après la tuerie raciste de Charleston, le Mississippi en 2020 après les manifestations antiracistes qui ont suivi la mort de George Floyd, en même temps que l’armée états-unienne le bannissait de ses bases. « Cela peut choquer peut-être, reconnaît l’organisateur, Alain Courbet. Mais nous l’avons mis comme ça, nous n’avons pas fait le rapprochement ! Nous n’avons mis les drapeaux que pour décorer. » Et le motard de jurer : « Pour nous, il n’y avait aucune arrière-pensée, rien du tout ! »
Le maire « pas choqué »Présent à l’événement, le maire (LR) de la commune, Philippe Ardhuin, relativise lui aussi le symbole. « Je l’ai aperçu, mais ça ne m’a pas du tout choqué, partage-t-il. Ce n’est ni du racisme, ni sécessionniste, cela fait partie de leur histoire. » Une identité partagée par les bikers, plus présents dans le Sud, qu’il réduit à une « décoration ». Et de tenter la comparaison : « C’est vieux d’un siècle et demi. Si vous avez une fleur de lys, cela ne veut pas forcément dire que vous êtes anti-républicains ou royaliste. »
Motard revendiqué lui aussi, le président (Ren.) de Région et candidat aux sénatoriales, Renaud Muselier, était présent à l’événement. Mais promet qu’il n’a pas vu la bannière installée à l’entrée. « Ce symbole, associé à une histoire de racisme et de ségrégation, n’a évidemment pas sa place dans un tel événement, indique la collectivité. Il est à l’opposé des convictions de Renaud Muselier et des valeurs de fraternité, de liberté et de partage qui doivent prévaloir dans ce type de rassemblement. »
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Quartiers Nord reprend la route avec trois concerts
Entre formule orchestrale bardée de cuivres, hommage intime aux compagnons de route et retour au rock dur dans l’intimité des clubs, le groupe Quartiers Nord va déployer sa verve et son humanité avec une série de dates cet automne. Le coup d’envoi en version grand format – orchestre et section de cuivres au complet – sera donné samedi 19 septembre (19h30) avec un concert gratuit et festif sur la Place Jean Santini à Saint-Paul-lès-Durance dans les Bouches-du-Rhône.
Fondé à la fin des années 70 autour du chanteur et auteur Robert Rossi, Quartiers Nord a forgé une identité unique dans le paysage musical français. Mêlant l’énergie du rock, l’opérette sociale, la gouaille marseillaise et une satire sociétale toujours bien ajustée, la formation a traversé les décennies sans plier le genou.
Concert hommage
à Simiane-CollongueAprès Saint-Paul-lès-Durance, la grande famille des cuivres propose, dimanche 27 septembre (18h), une soirée à part à la salle culturelle de Simiane-Collongue. Plus qu’un simple concert, ce moment prendra la forme d’un grand hommage à Philippe Troïsi – guitariste historique du groupe -et dédié à Dominique Valdes. Une vingtaine de musiciens complices se retrouveront sur scène, aux côtés d’Antonio Valdes et Cécile Troïsi, pour faire vibrer la mémoire collective.
Jeudi 5 novembre (20h), Quartiers Nord retrouve sa formule « hard » pour prendre d’assaut la scène du Makeda. Rejoints pour l’occasion par le groupe Tangible, ils promettent une soirée brute et électrique, au plus près du public. Du rock pur jus, des tripes, du talent et un cœur qui déborde : Quartiers Nord sur scène, ça ne se raconte pas, ça se vit. Ne loupez pas le coche !
19 septembre, 19h30 : Saint-Paul-lès-Durance, Place Jean Santini – gratuit. Quartiers Nord version orchestre. 27 septembre, 18h : Simiane-Collongue, salle culturelle – 15 euros. Concert hommage.
Rés : 07.49.80.82.04.
5 novembre, 20h : Le Makeda,
103 rue Ferrari, Marseille – 5 euros. Quartiers Nord + Tangible. -

Carton plein pour le Kickboxing Simiane en Belgique
Le Kickboxing Simiane a brillé lors de l’Open international de boxe libre, en Belgique. Dans la ville wallonne de Nivelles, de nombreux combattants, venant de plusieurs pays et de plusieurs disciplines (Muay Thaï, MMA, Sambo, kickboxing, etc.), se sont regroupés pour s’affronter en boxe libre. La section dirigée par Olivier Blanco s’est brillamment comportée avec quatre podiums dont trois victoires.
Lemercier tombe face
au gagnant de sa catégorieCe dernier s’est lui-même imposé en master 2, dans la catégorie des -90 kg. Benjamin Josuan l’a emporté en -80 kg, alors que Fayçal Benmbarek a aussi empoché la première place dans cette même catégorie de poids mais en master 3. Camron Lim-Mardani s’est classé 2e chez les 16-17 ans
(-70 kg).Jimmy Lemercier est donc le seul combattant du Kickboxing Simiane à ne pas avoir obtenu de médaille lors de cet Open international. En senior (-80 kg), il s’est incliné face au futur vainqueur en étant pourtant un néophyte de la pratique. Seulement quatre mois après ses débuts en boxe, il s’est lancé le défi de participer à cette compétition. De bon augure pour les différentes échéances à venir.
Figure locale et arbitre international, Farouk Rahmoun était également présent en Belgique pour assurer la gestion des combats sur une partie du lieu de compétition. Simiane a donc réalisé quelques prouesses sur le sol belge et peut avancer sereinement vers la suite de la saison.
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À Simiane, un collectif citoyen pour « redynamiser » le village
Clément Chichignoud porte une troisième liste face au maire sortant, Philippe Ardhuin (LR) et Marc Vigouroux (SE). À quelques jours de la date limite des dépôts de liste en sous-préfecture, Clément Chichignoud, candidat sans étiquette, qui se revendique être « le petit-fils de Paulette et Yves Decome » et « issu d’une famille simianaise depuis plusieurs générations », livre cette semaine les noms de ses trente colistiers. Derrière la tête de liste, les noms de Marine Line Lepage Bagatta, enseignante retraitée, Noé Guigonet, étudiant en droit et économie, Julia Mich, artiste plasticienne et Gilbert Magnan, technicien retraité. « Ce qui nous caractérise, c’est notre dynamisme, estiment les membres du Collectif. Qui s’est traduit par des temps de travail réguliers organisés en commissions thématiques depuis plus d’un an, et de nombreuses rencontres avec des acteurs locaux et des communes des alentours. » L’entièreté du programme a lui aussi été dévoilé. Un « aboutissement de plusieurs mois de travail collectif : concertation avec les habitants, échanges avec des élus de communes ayant mené des projets similaires, rencontres avec des experts, visites de salons pros, participation à des conférences… », estiment Clément Chichignoud et son équipe.
Vers la modernitéAvec, comme cheval de bataille, l’urbanisme et le logement. Les priorités du mandat pour cet axe-là parmi les dix qui construisent le programme, « conserver et rénover la partie basse de l’École Marius Roussel » la végétalisation de l’école primaire. Mais aussi aménager « un cœur de village vivant et dynamique », avec la promesse d’un nouveau pôle de vie et de services, l’installation de halles marchandes, transformation de la salle Léon Masson en médiathèque. Dans son programme, Chichignoud projette un plan de rénovation de l’ancienne mairie pour y créer des logements, le hangar SNCF pour créer un « pôle économique et associatif dédié à l’économie sociale et solidaire », améliorer le stationnement… Autre point fort du programme, l’agriculture. Issu de la profession, le candidat ambitionne, en priorité, de « créer une régie agricole municipale » pour « renforcer la souveraineté alimentaire et approvisionner les cantines en produits frais, locaux et de qualité ». Dans ce sens, le programme promet des mesures pour soutenir l’installation de jeunes agriculteurs ; la création de halles marchandes comme tremplin au circuit court, mais aussi des actions de sensibilisation autour de l’alimentation. Entre autres promesses de campagne…
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Clément Chichignoud se lance dans la course à la mairie
Dans l’une des salles d’un restaurant à la lisière de Bouc-Bel-Air que Clément Chichignoud a lancé officiellement, vendredi, sa course pour la mairie de Simiane-Collongue. « Faute de locations, trop chères », précise un membre de la liste citoyenne à la tête de laquelle Clément Chichignoud se présente.
« Ma candidature s’est faite naturellement. J’étais entre mes quatre murs, je bricolais, et j’ai côtoyé le maire actuel, alors qu’une nouvelle route était en construction devant chez moi, sans concertation. Je me suis dit “non : il y a mieux dans notre village” », retrace le candidat.
Trentenaire, producteur en reconversion, natif de Simiane il réunit ensuite des colistiers par le biais de « son réseau. Mon grand-père était un ami de Michel Pezet ». Il constitue ainsi une liste « en collectif, démocratique, ouverte, où l’on mise pluriel et sans étiquette ».
C’est face à la liste du maire sortant, Philippe Ardhuin (LR), et celle de Mathieu Vigouroux (SE), conseiller municipal d’opposition, que le collectif Vivre Simiane entre en lice. Des discussions pour fédérer « l’ensemble des oppositions » auraient bien eu lieu, mais sans aboutir. Le collectif se lance donc seul pour « porter son projet ».
Une liste ouverte« J’ai des valeurs de gauche, mais on a des LR avec nous. Notre vision politique est de remettre le lien au centre, qu’on soit d’accord ou non, pour réinstaurer un vrai cœur de village avec des lieux d’activités diverses, afin que les gens se croisent. Et pour ça, il faut des équipements », déroule Clément Chichignoud. Seules les idées « extrêmes », de droite comme de gauche, ne seraient pas les bienvenues. « Il faudra respecter une charte républicaine que l’on a mise en place », précise le candidat.
Pour recréer cet idéal simianais, plusieurs idées sont dans la boîte. « On veut installer une médiathèque, des équipements culturels, accolés à des halles pour la commercialisation de nos producteurs locaux (…). Le maire veut délocaliser entièrement l’école, nous, au contraire, on veut en enlever que la moitié. Il y a aussi l’idée d’une maison de santé au cœur du village », explique le candidat. Un projet agricole sur la zone Safre est aussi en cours de réflexion.
La liste, elle, sera officiellement dévoilée d’ici à la mi-janvier, l’heure étant, pour le moment, au travail d’idées pour « dynamiser » le centre-ville. Eva Bonnet-Gonnet
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Menelik « veille » sur les cours d’eau du territoire
Mille deux cents kilomètres de cours d’eau. Les équipes de Menelik, (anciennement syndicat du bassin de l’Arc), établissement public d’aménagement et de gestion de l’eau, ont sous leur surveillance cette longueur de rivières et de fleuves, répartis sur 57 communes et deux départements. Leur mission : préserver les bassins de l’Arc, de la Cadière, jusqu’à la Touloubre et le pourtour de l’Étang de Berre se répartit globalement en deux volets principaux. « La prévention d’inondations et la préservation des cours d’eau. Tout notre travail se décline à partir de ces deux axes, résume Maxime Lenne, directeur technique opérationnel et travaux. On est sur un territoire où il y a de tout : de l’économie, beaucoup d’humain, des villages, des grandes villes, du relief, du plat et un climat méditerranéen qui se traduit par ses excès. » L’équipe du pôle qualité et ressource pilote notamment le suivi de qualité de l’eau et de l’état de la ressource, l’une des missions de Menelik, dont la première campagne a été lancée au cours de l’été 2024. Objectif, détecter rapidement d’éventuelles pollutions, mesurer l’état écologique des cours d’eau et préserver durablement la ressource. Ces données servent ensuite de base aux décisions locales en matière d’assainissement et de gestion de l’eau. « Parce qu’il y a beaucoup de monde sur notre territoire, la question de la qualité de l’eau est un sujet fort pour Menelik. Plus on a de monde, plus on a de rejets, plus les milieux sont impactés. Il y a une palanquée de cours d’eau en France en bon état parce que le bassin-versant est très peu urbanisé. Ce qui n’est pas le cas chez nous. On a la double peine : beaucoup de monde et des cours d’eau naturellement très fragiles car les étiages sont très marqués. »
Un état « très disparate »Alors, quatre fois par an, des contrôles dits « chimiques » des cours d’eau sous la gestion de Menelik sont effectués par des bureaux d’études spécialisés. Ils interviennent au mois février, avril, août et novembre, sur une soixantaine de points de prélèvement. Une campagne de contrôle biologique est elle aussi menée une fois par an. « Ce sont des indices. Si vous trouvez des invertébrés ou des microalgues très sensibles à la pollution, cela veut dire que le cours d’eau est peu pollué. Si elles sont tolérantes, alors vous en tirez une note plus faible qui va indiquer que le cours d’eau est pollué », précise Maxime Lenne. Le suivi qualité est entièrement financé par les budgets métropolitains de la Gemapi (gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations) et de l’assainissement, ainsi que par une aide de l’Agence de l’eau. La Métropole, l’un des membres fondateurs de l’Epage, contribue au financement d’appels à projets portés par Menelik. Sur le territoire, selon Menelik, l’état actuel des rivières varie. « C’est très disparate, conclut Maxime Lenne. De par la taille du territoire et la multiplicité des cours d’eau, on se retrouve avec une palette de cas de figure possibles. » Le pôle qualité et ressource travaille, pour 2026, à sensibiliser sur ses missions.
