Tag: Ségur

  • L’ARS Occitanie change de tête mais garde le cap

    L’ARS Occitanie change de tête mais garde le cap

    La valse des hauts fonctionnaires a bien plus de trois temps : François Mengin Lecreulx, ancien directeur général de l’ARS Normandie, passé par le cabinet de la ministre du Travail en 2024, vient d’être nommé directeur général de l’ARS Occitanie. L’énarque a pris ses fonctions le 27 avril, succédant à Didier Jaffre, qui a été promu de son côté directeur de cabinet de la ministre déléguée chargée de l’autonomie et des personnes handicapées. Pour sa première conférence de presse tenue le 6 mai, François Mengin Lecreulx s’est montré soucieux de maintenir et renforcer une relation de proximité avec les acteurs locaux, notamment les maires ou les présidents de conseils départementaux, « les ARS étant souvent critiquées pour leur éloignement des territoires ».

    Renforcer l’offre de soins

    Le nouveau directeur a ensuite listé ses priorités, tout en veillant à s’inscrire dans la continuité de son prédécesseur, notamment en reprenant « son ambition forte de recueillir la parole citoyenne », ou en poursuivant « les démarches déjà en cours pour rapprocher l’offre ambulatoire des besoins de la population à travers le réseau France Santé ». Concernant l’offre hospitalière, le haut fonctionnaire a également réaffirmé l’urgence prioritaire de finaliser les hôpitaux de Tarbes-Lourdes, Montauban, et Millau-Saint-Affrique, sous peine de perdre les crédits du Ségur de la Santé. « L’enjeu majeur de l’hôpital, c’est l’organisation de l’offre sur le territoire, a-t-il rappelé. Il faut donc investir aussi sur l’attractivité de la ressource médicale pour les jeunes praticiens hospitaliers, notamment à travers le soutien à l’innovation. » Autrement dit, continuer à développer l’intelligence artificielle au service de l’hôpital. François Mengin Lecreulx a aussi affirmé qu’une stratégie régionale de lutte contre le cancer serait dévoilée en juin : « Un travail formidable a été engagé ces dernières années, notamment en imagerie complexe. Il faut maintenant faire vivre cette infrastructure et l’amener aux publics les plus éloignés des parcours de soins. »

  • L’hôpital de Martigues va s’agrandir d’un nouveau bâtiment d’ici 2032

    L’hôpital de Martigues va s’agrandir d’un nouveau bâtiment d’ici 2032

    L’hôpital de Martigues va grandement se transformer d’ici à 2032. Mercredi matin à l’hôpital, l’Agence régionale de santé (ARS), Région, Métropole et Ville de Martigues ont exposé le projet immobilier décidé pour le Centre hospitalier de Martigues, s’étalant jusqu’en 2032.

    Le projet consiste principalement en la reconstruction et l’extension des urgences et d’un nouveau pôle médicotechnique, soit presque 6 800m² neufs sur trois niveaux et 3 000m² remodelés. « Nous allons restructurer l’hôpital autour du bloc opératoire », explique le directeur Loïc Mondoloni, qui comprendra six salles de chirurgie et deux d’endoscopies. L’unité de chirurgie ambulatoire y sera accolée pour faciliter l’accès aux patients, de même que la maternité.

    L’autre gros versant du projet est celui « des urgences sous-dimensionnées » d’après le directeur, qui illustre le problème par « l’attente sur des brancards » et « le manque d’intimité » avec près de 52 000 passages aux urgences par an, dans un service conçu pour 35 000. Le projet prévoit le quasi doublement de cette capacité pour la porter à 60 000 passages par an.

    L’enjeu est aussi à « la mise aux normes en termes de soins critiques », selon le directeur, passant de 12 à 16 lits pour « être au rendez-vous d’une zone d’activité industrielle avec des risques ». Cette facette est la résultante de la sollicitation des élus durant l’étude du projet pour « intégrer les 10 000 salariés et familles envisagés au projet, qui aurait rendu l’aménagement initial sous-dimensionné dès 2035 », détaille Loïc Mondoloni.

    60 millions d’euros

    Ce projet est financé à 55% par l’État dans le cadre du Ségur de la santé de 2021, soit 32,3 millions d’euros pour un total de 60 millions. « Normalement, nous finançons entre 30 et 40% », retrace Yann Bubien, directeur de l’ARS Paca. « Nous avons fait un effort supplémentaire car le projet est nécessaire pour la population de Martigues et de l’ouest de l’étang de Berre », abonde l’administrateur, insistant sur « le financement important des collectivités territoriales pour la santé, ce qui est rare ». À raison de 4 millions d’euros par la Métropole, 2 millions de la Région et 500 000 euros de la Ville de Martigues.

    « Ce projet nous tient à cœur », souligne Gaby Charroux, maire (PCF) de Martigues. « Nous avons besoin de notre hôpital public, structurant pour le territoire de tout l’ouest du département. Avec plus d’une dizaine d’usines Seveso, notre équipement doit posséder tout ce qu’il faut sur le plan immobilier financier matériel et surtout les femmes et les hommes qui le font vivre. »

    Le directeur de l’hôpital indique à ce propos que « le redimensionnement à la hausse des urgences et de la chirurgie », implique de « mettre en perspective les personnels », particulièrement en soins critiques, un « secteur normé » où augmenter les lits oblige à faire de même pour les agents. « Le projet a été validé à l’unanimité par les partenaires sociaux », rappelle Loïc Mondoloni.

    Ces questions sociales seront à l’ordre du jour de la table ronde organisée par l’Union locale CGT et le syndicat de l’hôpital, en présence de Gaby Charroux, jeudi 22 janvier à 18h en la salle Raoul Duffy (espace Simone Veil).