Tag: Ségolène royal

  • Olivier Faure en rase campagne à Marseille

    Olivier Faure en rase campagne à Marseille

    Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste est attendu à Marseille les 25 et 26 septembre. Dans les Bouches-du-Rhône, fédération historiquement influente du PS, son programme n’est pas encore arrêté. Mais sa venue intervient à un moment clé de la primaire sociale-démocrate dont le 1er tour a lieu les 9 et 10 octobre.

    Mercredi soir, le débat organisé sur LCI entre les cinq candidats, Olivier Faure, Raphaël Glucksmann (Place publique), Jérôme Guedj, Ségolène Royal et Emmanuel Maurel (GRS), a véritablement lancé la campagne ouverte dans un climat tendu. Les échanges scolaires entre Royal et Glucksmann, qualifié de « stagiaire » par cette dernière, les désaccords stratégiques et les polémiques internes ont alimenté l’idée d’une « machine à perdre », reprise à son compte par François Hollande.

    Ces derniers jours, l’affaire Philippe Brun a noyé les débats. Le député de l’Eure, qui avait déposé sa candidature, a été suspendu à titre conservatoire du PS puis exclu du processus suite aux accusations d’une ancienne collaboratrice. Contestant la décision, il a saisi la justice pour obtenir sa réintégration.

    Mercredi matin, le tribunal judiciaire de Paris, n’y voyant pas d’irrégularité manifeste, a rejeté sa demande sans se prononcer sur le fond. Philippe Brun a annoncé faire appel. Il a surtout directement mis en cause Olivier Faure, affirmant qu’« il n’y a pas d’affaire Philippe Brun mais une affaire Olivier Faure », et l’accusant d’avoir orchestré son éviction.

    Une polémique avec laquelle le patron des socialistes devra composer à Marseille, dans une fédération elle-même en pleine réorganisation après la mise en place d’une direction collégiale transitoire suite au pas de côté de Yannick Ohanessian, son ex-premier secrétaire fédéral, devenu aujourd’hui porte-parole de campagne.

  • La présidentielle au cœur du débat à Bram

    La présidentielle au cœur du débat à Bram

    Cette sixième édition des Rencontres de la gauche, le 19 septembre, s’annonce exceptionnelle puisqu’elle se tient à huit mois quasiment jour pour jour du premier tour de l’élection présidentielle fixé au dimanche 18 avril 2027.

    Carole Delga, à l’initiative de ces rencontres, lancées en 2021, ne s’y trompe pas. À quelques mois de la présidentielle « notre responsabilité collective est immense », prévient l’ancienne ministre de François Hollande. Et de développer : « Car cette échéance décisive ne saurait se réduire à une confrontation de personnalités. Elle doit permettre aux Françaises et aux Français, au cours d’une véritable campagne électorale, de choisir entre des projets, des visions de la société, des chemins d’avenir clairement assumés. »

    Si Carole Delga a déjà choisi son candidat, Raphaël Glucksmann, député européen, et co-président de Place Publique, le débat prévu samedi après-midi sur la présidentielle sera ouvert aux autres candidats de la primaire des sociaux-démocrates. Ainsi sont annoncés parmi les participants, la présence de Ségolène Royal, Jérôme Guedj ou encore Emmanuel Maurel.

    Mais si la course à l’Élysée sera fort logiquement au cœur de cette édition 2026, ces rencontres ne perdent pas le fil des origines. « Depuis six ans, les Rencontres de Bram poursuivent cette ambition : contribuer à l’élaboration d’un projet de progrès pour notre pays. Un projet fidèle à nos valeurs sociales, républicaines, fraternelles, laïques, féministes, antiracistes, européennes, universalistes. Un projet qui refuse la brutalisation du débat public et oppose à la résignation une espérance crédible » développe Carole Delga en introduction d’un programme dense avec de nombreuses tables rondes et ateliers animés par des intervenants réputés à l’instar de l’économiste Jacques Attali, François Gemenne, politologue et co-auteur du 6e rapport du Giec ou encore la diplomate Laurence Tubiana et la philosophe Gabrielle Halpern.

    Côté personnalités politiques nationales et européennes, outre Raphaël Glucksmann et Ségolène Royal, l’écologiste et sénateur de Paris Yannick Jadot sera là ainsi que Paul Magnette, président du PS belge.

    Pour le PCF, Léon Deffontaines, porte-parole du parti qui a élu Fabien Roussel comme candidat, fera le déplacement et Guillaume Lacroix, conseiller régional et président du Parti Radical de Gauche (PRG) est aussi attendu.

    Pour Carole Delga, « Bram est devenu le symbole de cette République en commun que j’appelle, que nous appelons de nos vœux. La seule réponse digne au conservatisme, au populisme et à l’extrémisme qui abîment notre démocratie. » Ce sera aussi sans nul doute une des étapes importantes dans la désignation du candidat de la gauche social-démocrate à la présidentielle.

  • Les cinq qualifiés pour la primaire sociale-démocrate

    Les cinq qualifiés pour la primaire sociale-démocrate

    Le patron du PS, Olivier Faure, l’ex-ministre et candidate à la présidentielle de 2007, Ségolène Royal, le député socialiste de l’Essonne, Jérôme Guedj, mais aussi Raphaël Glucksmann, le patron de Place Publique et Emmanuel Maurel, le chef du parti Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), sont les cinq candidats retenus pour cette primaire.

    Exit Philippe Brun

    Le député socialiste Philippe Brun, qui devait être également sur la ligne de départ, a été suspendu par le parti socialiste « à titre conservatoire », suite à des accusations d’une militante portant sur des « faits susceptibles de relever d’une caractérisation pénale », a précisé la direction du parti socialiste en expliquant sa décision. L’intéressé affirme avoir appris « avec stupeur » sa suspension, assurant « ignorer ce qui [lui] est reproché ». Les accusations portées à l’encontre du député sont multiples et portent sur « le registre du harcèlement », des « violences physiques » et celui de « l’emploi familial », indique la direction du PS. La décision a été votée ce mercredi matin par le bureau national du Parti socialiste « à l’unanimité moins une opposition et trois abstentions » en vertu de « la défense des droits des femmes ».

    C’est loin d’être le seul aléa qu’a connu cette primaire, longuement débattue en interne, et à laquelle l’ancien président de la République François Hollande a refusé de participer, préférant se positionner comme un dernier recours, tout en ménageant le suspense autour de sa candidature. Dernièrement, ce sont les velléités de participation à la primaire du député de la Somme et fondateur du mouvement Debout ! François Ruffin, qui ont remis le feu aux poudres. Avec une sortie de Raphaël Glucksmann qui a fermé la porte à cette éventualité en considérant que « les militants socialistes ont tranché, on ne change pas les règles en cours de jeu ». Un refus qui a fait dire à François Ruffin que sa candidature pouvait faire peur…

    Raphaël Glucksmann favori

    Pour l’heure, l’eurodéputé et coprésident de Place Publique fait office de favori à un mois du premier tour de la primaire prévu les 9 et 10 octobre prochains ; le second aura lieu les 16 et 17 octobre. Il a la faveur des sondages pour la présidentielle en étant crédité entre 10 et 14% des intentions de vote, mais le premier secrétaire du parti socialiste se positionne en challenger direct. Avec des sondages le portant jusqu’à 5% des intentions.

    Reste que le député socialiste Jérôme Guedj, le député du Val-d’Oise et ancien député européen Emmanuel Maurel et Ségolène Royal qui entend bien retenter sa chance, peuvent toujours créer la surprise. D’autant que l’ensemble des candidats auront l’occasion, à plusieurs reprises, de confronter leur point de vue avec d’ores et déjà trois débats télévisés programmés, le 23 septembre sur LCI, le 1er octobre sur France 2 et le 4 octobre, dans la dernière ligne droite, sur BFMTV.

  • Patrick Mennucci pour piloter la primaire socialiste ?

    Patrick Mennucci pour piloter la primaire socialiste ?

    L’organisation de la primaire socialiste (9-10 et 16-17 octobre) en vue de la désignation pour la présidentielle d’un candidat de l’espace social-démocrate, prend forme. Plusieurs sont déclarés dont Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, Philippe Brun, Ségolène Royal, ou Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste.

    à Marseille, Yannick Ohanessian, adjoint au maire et membre du Bureau national du PS, a choisi de s’engager dans la campagne en tant que porte-parole national de ce dernier. Mais un autre nom attire l’attention : celui de Patrick Mennucci, ancien député et candidat à la mairie de Marseille en 2014.

    Exemplarité

    Selon nos confrères de L’Opinion, les représentants des deux principaux courants d’opposition au sein du PS ont contesté la désignation du sénateur Rachid Temal à la tête de la commission d’organisation. Pour le remplacer, le profil de cette figure historique du PS marseillais présenterait l’avantage de ne soutenir aucun des candidats en lice. Une information que le principal intéressé, contacté par La Marseillaise, n’a pas souhaité commenter à ce stade.

    Aujourd’hui installé à Paris, Patrick Mennucci connaît bien les rouages du PS. Formé à l’école militante marseillaise, il y a longtemps occupé des fonctions de premier plan avant plusieurs mandats électifs : député de la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône entre 2012 et 2017, vice-président du conseil régional, conseiller général, adjoint au maire de Marseille… Au-delà de ses mandats, Patrick Mennucci, directeur de campagne de Ségolène Royal en 2007, maîtrise les questions d’appareil, les congrès, les investitures, les campagnes nationales ou locales. Un atout dans cette opération électorale que le PS espère exemplaire.

    Depuis sa défaite aux législatives de 2017 face à Mélenchon, Patrick Mennucci s’est progressivement éloigné de la vie électorale sans jamais rompre avec le Parti socialiste, fidèle à une ligne sociale-démocrate assumée. En 2017, il coanime la campagne de Vincent Peillon pour la primaire de la gauche. En 2018, il soutient Luc Carvounas lors du congrès du PS. Opposé à la Nupes puis au Nouveau front populaire, il choisit Hélène Geoffroy lors du congrès socialiste de 2022. Proche de François Hollande, il défend depuis une ligne autonome du PS et rejette toute alliance structurante avec la France insoumise.

  • Le PS fait sa rentrée à Blois, la primaire dans le viseur

    Le PS fait sa rentrée à Blois, la primaire dans le viseur

    C’est la rentrée pour le Parti socialiste. Cadres, élus et militants se retrouvent à Blois, pour le CamPuS, université d’été du parti à la rose. À huit mois de l’élection présidentielle, celle-ci est dans toutes les têtes à mesure que les candidats à la primaire du pôle social-démocrate se dévoilent. Le scrutin, prévu les 9-10 et 16-17 octobre, a déjà son favori : Raphaël Glucksmann. L’eurodéputé et leader de Place Publique enchaîne les apparitions médiatiques et les ralliements à l’aile droite du PS. De Carole Delga, la présidente de la région Occitanie aux maires de Rouen et de Montpellier, Nicolas Mayer-Rossignol et Michaël Delafosse, des opposants revendiqués à la direction actuelle du parti. De même que le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud : « il est le choix de la victoire, à la condition que cette victoire soit préparée par un projet commun, un contrat de législature, une équipe et une majorité capables de gouverner durablement. Comme militant, comme socialiste, comme responsable d’un courant qui aspire à unir les idées et les êtres », justifie le député des Landes dans une tribune.

    À ce stade, les autres candidats déclarés à cette primaire sont les députés Philippe Brun et Jérôme Guedj et l’ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2007 Ségolène Royal. La Gauche républicaine et socialiste (GRS), représentée par l’un de ses fondateurs Emmanuel Maurel, participera également à ce scrutin. Si le maire de Saint-Ouen s’est déclaré candidat à la présidence, il n’entend pas passer par la case primaire. Même son de cloche pour François Hollande, qui s’estime au-dessus de la mêlée : « il se trouve que je suis un ancien président. Je m’adresse peut-être plus largement. Je considère que pour cette élection, il va falloir aller au-delà des formations politiques. Il faut chercher l’union, une union avec les électrices et les électeurs », dit-il.

    Faure veut l’union avec

    les écolos, tiraillés

    La candidature du Premier secrétaire du parti Olivier Faure fait peu de doutes. Il a jusqu’au 15 septembre pour se déclarer. Vendredi, il s’est présenté à Blois entouré de ses soutiens, parmi lesquels la maire de Nantes Johanna Rolland, le président de Seine-Saint-Denis Stéphane Troussel, la députée Dieynaba Diop et l’eurodéputé Pierre Jouvet, pour ne citer qu’eux. « Le Parti socialiste a quelque chose à dire dans cette élection présidentielle, nous allons être la surprise », veut croire le chef des Roses. Ce dernier pousse toujours pour un rassemblement. «Il n’y a pas de victoire possible sans les Écologistes. Il n’y a pas demain de majorité possible sans les Écologistes. C’est vrai à l’échelle locale et nationale. Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour qu’on puisse se retrouver et se rassembler », martèle Olivier Faure, arrivé au CamPuS, avec la députée écologiste Léa Balage El Mariky et la cheffe du groupe à l’Assemblée nationale Cyrielle Chatelain. Cette dernière a par ailleurs fait une apparition très remarquée la semaine passée aux Amfis, université d’été de LFI, aux côtés du leader du mouvement Jean-Luc Mélenchon. Quand le sénateur et ex-candidat à l’Élysée Yannick Jadot a apporté son soutien au patron de Place Publique. Les écolos sont, une nouvelle fois, tiraillés entre deux camps. Les huit mois qui suivent diront s’ils peuvent changer la donne.