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  • [C’est l’été] Jérôme, secouriste,premier de cordée

    [C’est l’été] Jérôme, secouriste,premier de cordée

    C’est lui qui est en première ligne quand il s’agit de descendre de l’appareil… Jérôme Gouiran, secouriste, trente années de marins-pompiers au compteur, fait aussi partie, depuis 1998, de la section du Grimp (Groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux) et intervient depuis 4 ans depuis la base hélicoptère de Marignane.

    Si « chacun a sa place », comme sur « un échiquier », son rôle est d’aborder le premier la victime. « C’est moi qui vais au contact, assure la préparation de l’intervention », explique-t-il. « Je dois faire un bilan rapide pour qu’on puisse transmettre au médecin, savoir si la victime est consciente ou pas, si c’est un blessé léger ou grave. Et, à partir de là, on mettra en place une stratégie pour pouvoir l’évacuer », poursuit Jérôme. Cela peut être au moyen d’un triangle « comme une espèce de couche de bébé avec des anneaux où on va l’accrocher et on va pouvoir l’évacuer », en baudrier ou en civière. Il se souvient être intervenu sur le cas d’un marcheur qui est allé se promener sur un sentier puis a débordé sur une falaise, coincé. « Il ne pouvait ni reculer, ni avancer, ni monter, ni descendre. Il était pris au piège », détaille Jérôme.

    Mais, avant tout ça, il faut assurer la sécurité pour « éviter le suraccident ». Si la victime est « déjà tombée, le fait de bouger, qu’elle ait mal, elle peut rouler, c’est déjà arrivé, et subir une deuxième chute. Ça, pour nous, c’est une horreur », raconte le secouriste, qui doit aussi agir sur l’environnement du blessé. « Il faut sécuriser le relief. Le souffle des pales peut faire chuter des branches, des pierres », poursuit Jérôme. À l’aide d’une corde, il va installer une « main courante », pour permettre au médecin, à l’infirmier ou d’autres équipiers de venir l’aider à « conditionner la victime », comme « en montagne quand vous êtes encordés ». Tout ça en restant calme, concentré et en s’adressant constamment au blessé, pour le rassurer.

    « Pour faire ce métier, déjà, il faut aimer les gens. Si on n’a pas ça en nous, on ne peut pas le faire », explique Jérôme, « que ce soit des personnes qui sont en détresse ou à quelqu’un qui gagne bien sa vie, on ne fait pas de différence ».

    Un métier de rêve qui se réalise

    Pour lui, c’est aussi « un hobby ». Il sourit. « Je m’éclate dans ce que je fais. On est un peu des gamins… Quand vous êtes petit, vous regardez des dessins animés, vous regardez des films, vous vous dites “plus tard, j’aimerais être ça“. Et ce rêve se réalise par du travail bien sûr, mais ça nous amène à ce métier-là et c’est génial. » Il y a aussi évidemment l’esprit d’équipe. « De venir ici, sur la base, de travailler avec tout le monde au quotidien, ça n’a pas de prix parce qu’on est liés entre nous, comme une ligne de vie. On connaît nos limites, nos défauts, nos forces… », précise-t-il. Il estime également avoir la chance de travailler dans un environnement exceptionnel. « Quand il fait beau, qu’il y a le soleil, qu’il n’y a pas de vent, c’est beau de voler, on ouvre la porte, c’est magnifique de regarder le paysage, de faire une intervention qui se passe très bien. » Même si « ce n’est pas le quotidien », nuance-t-il. Le quotidien, « c’est quand il se met à pleuvoir ou à neiger, ou qu’il y a du vent. Des conditions météorologiques défavorables et là, ça amène effectivement un peu de stress pour tout l’équipage », témoigne-t-il, « et c’est là que rentrent en jeu les entraînements pour nous préparer au pire ».

    Chaque intervention est unique, et surtout imprévisible. « On part pour quelque chose de facile et c’est là qu’on tombe dans le piège : ça se complique, l’hélico doit être près de la paroi, il faut me déposer à côté… Ou alors l’inverse : vous partez sur quelque chose de très compliqué et finalement, vous vous posez, vous récupérez la victime et vous repartez », poursuit Jérôme.

    Pour tenir le choc sur le long terme, pas de recette miracle. « Je fais partie d’une génération où il n’y avait pas de suivi psychologique. Une fois qu’on avait terminé l’intervention, on rentrait en caserne, on buvait un café, on parlait, on sortait entre nous et on dédramatisait le truc. On était une famille, ce qui s’est un petit peu perdu à cause des réseaux sociaux, des portables… Mais on s’est constitué une carapace », assure-t-il.

    Le plus dur : être confrontés au quotidien à la mort, une mort parfois « sale » où « le corps peut être abîmé par la chute, et là c’est autre chose », soupire Jérôme. S’il ne lui vient pas en tête de faits marquants de sa carrière, il convient que porter secours à un enfant reste une épreuve : « On a beau avoir de la bouteille, c’est toujours compliqué. » Sinon, techniquement, il se remémore tout de même cette intervention difficile, « de nuit, dans une paroi très abrupte avec énormément de vent ». « Là, on sent que la machine bouge, que le pilote est à 200% de ses capacités, que le mécano aussi est là pour nous guider… Et quand on arrive à sortir la personne de là, qu’on referme la porte de l’hélico et qu’on se regarde tous, il n’y a pas besoin de parler. On sait qu’on a fait quelque chose de fort ensemble », assène-t-il.

    Mais le temps est venu pour Jérôme de raccrocher*. « J’arrive à la fin de mon cursus au niveau de la base. Aujourd’hui, c’est quasiment mon dernier vol. Je risque d’en faire deux encore, dont un avec mon fils, parce qu’il est rentré lui aussi aux marins-pompiers et fait partie du Grimp. La relève est assurée », se félicite-t-il. Alors oui, « le bruit des pales, l’odeur du kérosène et la sensation de vide au bout d’un câble », vont lui manquer. Mais il l’assure : « C’est une page qui se tourne, mais le livre était magnifique. »

    * Depuis, Jérôme Gouiran a été élu maire de Gignac-la-Nerthe

  • L’incendie du Bois-Noir se répand, du répit attendu samedi

    L’incendie du Bois-Noir se répand, du répit attendu samedi

    Ils étaient 130 pompiers à nouveau engagés mercredi dans le secteur du Bois-Noir pour tenter de contenir les flammes de l’incendie déclenché ce week-end. Le feu continue à se répandre rapidement. Au total, l’incendie a parcouru, en cinq jours, une surface estimée entre 200 et 220 hectares, selon la préfecture des Hautes-Alpes. « Le feu a repris ce matin avec le lever du jour, on est très inquiets concernant son évolution », a regretté mercredi le maire de L’Argentière-la-Bessée, Rémi Roux, sur BFMTV, craignant de nouvelles chutes de blocs et des éboulements sur le hameau de 120 habitants situé juste en dessous des fumées.

    Renforcement des moyens au sol prévu ce jeudi

    Les pompiers travaillent dans des conditions très difficiles, sur un terrain de montagne escarpé et dangereux. Les opérations visent « à contenir le feu dans la zone boisée et empêcher sa propagation vers la vallée du Fournel », note la préfecture. Lundi, un bloc de deux tonnes a écrasé un véhicule sapeur-pompier, et une chute de pierre a blessé une sapeur-pompier, évacuée vers l’hôpital de Briançon. Les pompiers ont ensuite été retirés de cette zone pour éviter de nouveaux accidents. Plusieurs maires des Hautes-Alpes ont annoncé, mercredi, demander l’ouverture d’une commission d’enquête pour comprendre les délais d’intervention. « On a des gens qui ont failli brûler cette nuit sur ma commune parce que le feu les a encerclés », a affirmé mercredi à BFM DICI le maire de Freissinières, Cyrille Drujon d’Astros.

    Le feu de végétation a été provoqué par un impact de foudre, il y a six jours. Un renforcement des moyens au sol prévu pour jeudi. Les pompiers comptent sur l’arrivée de la pluie dans les prochains jours pour endiguer les flammes.

  • À Marseille, une journée d’hommage aux agents de police

    À Marseille, une journée d’hommage aux agents de police

    Gaaaaaaaaaarde à vous, au drapeau. » Sur l’esplanade de la Major tôt le matin ce vendredi 10 juillet, du Raid aux douanes en passant par la PJ et la sécurité publique, toutes les forces de police et de gendarmerie sont représentées pour une journée nationale mise en place voilà cinq ans. Une cérémonie au cours de laquelle ont été remises des décorations pour faits de bravoure notamment, comme des médailles de la police nationale échelon or ou bronze ou celle de l’ordre national du mérite, mais aussi un moment pour rendre hommage aux policiers décédés.

    Il s’agit de « mettre à l’honneur les 153 000 femmes et hommes qui, tous les jours de l’année, se mettent au service de la République et de la sécurité de nos concitoyens », indique le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, donnant lecture d’un message du ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez.

    L’occasion « que tous se rappellent l’exigence de la vocation que vous avez embrassée, ce métier qui ressemble souvent à un sacerdoce et qui, pour certains de vos collègues, a revêtu la forme du sacrifice », estime-t-il

    « Une montée

    de l’hyper-violence »

    Il rappelle que « depuis le début de l’année 2026, déjà cinq policiers qui ont perdu la vie en mission ou en service. Ils viennent allonger la trop longue liste des 39 agents de la police nationale décédés depuis 2021, année où cette journée a été instituée aussi et avant tout pour faire mémoire de leur nom et de leur engagement ». Sans compter les blessés : 1 100 chaque mois en moyenne 2026.

    Cette journée c’est aussi « un moment de célébration. Célébration de la beauté de votre devise, de la noblesse de vos valeurs et du sens profond de votre vocation », poursuit le préfet. Et de revenir sur un « contexte de montée indéniable de l’hyper-violence ». « Nos forces de sécurité sont, par ailleurs, constamment défiées. Ne pas obtempérer à leurs injonctions devient une option, discuter leur monopole de la force légitime, une habitude, s’en prendre à leur intégrité physique, de moins en moins rare », note le ministre dans son discours, considérant que « quelques-uns veulent faire oublier qu’aux racines de l’engagement [des policiers] se trouve la protection des plus vulnérables, le secours aux victimes et la sécurité de chacun de nos concitoyens ».

    Alors qu’il entend renforcer l’arsenal légal vers le tout sécuritaire, Laurent Nunez en profite pour enfoncer le clou, estimant que l’action des policiers s’inscrit « dans le cadre des lois républicaines et des règles déontologiques toujours nécessaires, toujours proportionnées, toujours exemplaires ».

  • Les victimes de l’incendie de l’Estaque déterminées

    Les victimes de l’incendie de l’Estaque déterminées

    « Un an déjà que l’incendie du 8 juillet 2025 a ravagé nos vies, nos foyers, notre quartier et nos repères. Un an que des dizaines de familles se battent. » Les habitants des hauts de l’Estaque sont venus en nombre assister ce mercredi 8 juillet au point presse organisé par l’association des victimes de l’incendie. Avec émotion et colère, sa présidente, Mathilde Favier, dénonce « le manque de suivi et de prise au sérieux de la détresse des sinistrés par les autorités compétentes. » Une situation « intenable, humainement, psychologiquement, financièrement. »

    Et de revenir sur « ce qui s’est passé ce jour-là. » Pour avoir des réponses, l’association a demandé à la préfecture, par le biais de son avocate dès le 7 septembre, de lui remettre l’ensemble des documents concernant les opérations de secours. Sans succès, malgré l’« avis favorable de la Commission d’accès aux documents administratifs en février 2026 » rappelle Mathilde Favier. Le tribunal administratif a été saisi.

    La Ville en soutien

    Une centaine de plaintes ont été déposées, « on ne sait pas ce qu’elles sont devenues », affirme-t-elle. L’association réclame la mise en place d’un comité local d’aide aux victimes (CLAV) et dit avoir rencontré la Ville.

    Autre point noir, l’attitude des assurances. Un « système opaque » selon la présidente de l’association, au point que des expertises doivent encore avoir lieu pour certains en août. Elle demande la prolongation des relogements quand plus des trois quarts des sinistrés n’ont pu entamer de reconstruction de leurs maisons, assure-t-elle.

    Contactée, la préfecture n’a pu nous répondre. De son côté, la Ville, « aux côtés des sinistrés », confirme la tenue d’une réunion le 30 juin, avec Samia Ghali, maire adjointe (DVG) et Jean-Marc Coppola, maire PCF des 15-16, qui « a permis de faire le point sur les dossiers encore en souffrance. » Sur le CLAV, les deux élus ont rappelé qu’ils avaient écrit, comme le maire, au préfet pour qu’il le mette en place. Pour la Ville, « cette instance est la plus adaptée » mais si « l’État n’exerce pas pleinement et rapidement ses responsabilités, le maire de Marseille convoquera, en septembre, une réunion à l’Hôtel de Ville » avec l’ensemble des acteurs.

  • Les feux de Rognac et de Lançon sont fixés

    Les feux de Rognac et de Lançon sont fixés

    ”Le pire a été évité, salue le capitaine Philippe Bodin, chef de secteur sur l’intervention de Lançon. L’attaque massive d’hier soir a permis de préserver les habitations des villages avoisinants et d’éviter une catastrophe à ce niveau-là.” Pendant la nuit, 600 habitants de La-Fare-les-Oliviers, du quartier des Guigues et des Baïsses, ont été évacués vers le centre culturel Jean Bernard avant de pouvoir rejoindre leurs logements ce matin.

    Au total, le feu de Lançon a parcouru 275 ha, mobilisant plus de 250 pompiers et d’importants moyens aériens. Deux soldats du feu ont été évacués après des coups de fumée, sans notion de gravité. Un important dispositif du Service département d’incendie et de secours 13 est toujours sur place pour éviter toute reprise au vu “des conditions météorologiques très défavorables”, souligne le directeur Jean-Luc Beccari. Aujourd’hui, les rafales de vent peuvent aller jusqu’à 90 km/h. La RD113 est toujours fermée à la circulation et ce, jusqu’à 19 heures ce soir afin de permettre aux pompiers de travailler en toute sécurité.

    À Rognac, les flammes ont parcouru 40ha et détruit trois entrepôts, une habitation attenante, une dépendance, trois camions et trois voitures. 140 sapeurs pompiers sont toujours sur place pour surveiller les points chauds qui subsistent.

  • Les services de l’État font part de leurs priorités pour l’été dans le Var

    Les services de l’État font part de leurs priorités pour l’été dans le Var

    Police et gendarmerie, des renforts annoncés

    Avec de nombreuses festivités (14 juillet, 15 août, festivals, concerts…) et une population multipliée en moyenne par deux dans l’aire toulonnaise, 150 policiers, deux compagnies de CRS et 11 maîtres-nageurs sauveteurs sont mobilisés en renfort. L’opération « tranquillité vacances », qui a connu 748 déclarations l’été dernier, « a bien fonctionné, avec aucun incident à déplorer », indique le DIPN, qui appelle « davantage de personnes à se déclarer car il y a tout de même un certain nombre de cambriolages ». Sur les trois zones gendarmerie, deux brigades nautiques seront déployées aux lacs de Saint-Cassien et de Sainte-Croix, notamment pour lutter contre le camping sauvage, facteur de risque d’incendie. Un renfort de 50 gendarmes mobiles et d’unités équestres (12 personnes ) est également attendu.

    Attention particulière sur les noyades

    La totalité des postes de secours sont ouverts avec 189 personnes mobilisées. Face aux 55 noyades déplorées en France en 2026, dont plusieurs dans le Var, le Sdis mise sur la prévention et le respect des zones de baignade en plus de la surveillance. Le Service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (SDJES) annonce aussi des contrôles sur la surveillance des piscines et des parcs aquatiques, ainsi qu’une vigilance sur la plongée sous-marine.

    Les leçons de Crans Montana sur les ERP

    Après le drame de Crans Montana cet hiver, la Direction départementale de protection des populations (DDPP) a réalisé des contrôles incendie dans 3500 établissements recevant du public (ERP). Sur les 210 qui avaient reçu un avis défavorable en début d’année, 182 le sont encore. Parmi eux, des lieux festifs (1), de sommeil (80) et des campings (14, contre 45 en 2023). Des prescriptions ont été faites aux 153 maires varois.

    Les structures sanitaires en alerte

    Même si le Var reste pour l’instant plutôt épargné par les conséquences de la canicule, avec un nombre commun d’appels au SAMU et de passages aux urgences (1 000 à 1 050), les acteurs médico-sociaux restent en alerte, avec un suivi très fin des indicateurs d’activité tels que le nombre de passages aux urgences, dont ceux imputables à la chaleur. Un plan de gestion de crise a par ailleurs été établi dans les Ehpad.

    Chasse au travail illégal, un arrêté pour le BTP

    L’Inspection du travail annonce une intensification de la lutte contre le travail illégal, notamment dans le secteur touristique. Un arrêté préfectoral a par ailleurs été pris concernant les travaux en BTP, qui peuvent se dérouler entre 6h et 21h (22h dans certains cas), contre 8h à 19h d’ordinaire, pour laisser plus de latitude dans l’organisation et travailler dans de meilleures conditions.

  • La stratégie globale des pompiers face au risque d’incendie

    La stratégie globale des pompiers face au risque d’incendie

    Les sapeurs-pompiers sont sur le qui-vive. Alors que l’hexagone connaît des niveaux records de températures, les premiers départs de feu en bord de route sont enregistrés par le Service départemental d’incendie et de secours des Bouches-du-Rhône (Sdis 13). « C’est significatif, assure son directeur le colonel Jean-Luc Beccari. On assiste à une accélération du dessèchement de la végétation superficielle. On bénéficie d’un bon apport des pluies du début de printemps pour la sécheresse profonde, mais aujourd’hui ça s’atténue. Cette semaine va peut-être faire basculer la situation. »

    Avec une éventualité qui nécessite une grande vigilance : la dispersion des moyens aériens nationaux en cas d’accentuation du risque incendie dans les départements plus au nord de la zone de défense.

    De leurs côtés, les pompiers du 13 se préparent. Ce mardi 23 juin, la caserne de Coudoux forme des cadres dits « HBE », pour hélicoptères bombardiers d’eau. Au-dessus du vallon de l’Aigle, un pilote s’entraîne et effectue des va-et-vient entre le canal situé en contrebas et les équipes au sol avec une précision horlogère.

    Cette année, le département dispose de deux engins pour la saison estivale, soit un budget de 800 000 euros (sur 4,1 millions d’euros au total pour le Sdis). Le commandant Jean-Philippe Rey, responsable de l’équipe HBE qui compte 27 hommes dont trois pilotes, explique : « On établit une stratégie globale, mais le fait d’avoir un moyen aérien projetable très rapidement augmente nos chances de traiter le feu au moment de l’éclosion. » Ces hélicoptères permettent aussi d’embarquer les 236 sapeurs-pompiers du Détachement d’intervention héliporté (DIH) pour les déposer au plus près des sinistres difficiles d’accès, comme celui du massif de Marseilleveyre ce week-end.

    « Diversifier la boîte

    à outils opérationnels »

    Cette année, plusieurs nouveaux dispositifs sont expérimentés. Parmi eux, le module de Surveillance et d’intervention sur les grands axes routiers (Sigar) : « Lors des journées à fort danger, deux camions seront positionnés et prêts à bondir sur les autoroutes, car les départs en bord de route sont un énorme problème », explique Richard Mallié, président du Sdis 13.

    Face à l’intensification du risque incendie, « on continue de progresser et de diversifier notre boîte à outils opérationnels », affirme le colonel Jean-Luc Beccari. D’un point de vue matériel, une politique d’accroissement des capacités d’actions terrestres permet au Sdis de se doter de deux nouveaux véhicules lourds pour atteindre les 20 camions-citernes 13 000 litres l’an prochain. D’un point de vue humain, le service départemental mène un plan de recrutement jusqu’en 2028 pour augmenter le nombre de sapeurs pompiers professionnels et atteindre un effectif de 1 400.

  • Incendie : les pompiers des Bouches-du-Rhône appellent à la prudence

    Incendie : les pompiers des Bouches-du-Rhône appellent à la prudence

    Depuis ce mercredi 10 juin, le département des Bouches-du-Rhône est placé en vigilance orange sur la carte Météo des forêts rappelle les Pompiers 13 qui appellent à la prudence.

    « Dans un contexte marqué par des températures élevées, une végétation déjà sèche et un vent soutenu, le risque incendie commence à se faire fortement sentir sur le territoire » indiquent-ils. Depuis mercredi, les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône ont déjà été engagés sur plusieurs départs de feu.

    Parmi les interventions les plus significatives : un incendie s’est déclaré mercredi en fin d’après-midi, vers 17h30, dans la zone Athélia, à La Ciotat, et un feu de broussailles qui a parcouru 1,5 hectare dans la nuit de mercredi à ce jeudi 11 juin, vers 1h du matin, sur la commune d’Allauch. Plusieurs autres départs de feu ont également mobilisé les secours, dès ce jeudi matin, notamment dans le secteur d’Aix-en-Provence et de Luynes.

    Les conditions météorologiques annoncées pour les prochains jours, avec un vent qui continuera de souffler, maintiennent un niveau de vigilance élevé. Face à cette situation, les Pompiers 13 appellent chacun à la plus grande prudence et rappellent que la majorité des incendies est d’origine humaine et pourrait être évitée grâce à des comportements responsables.

    Et d’enfoncer le clou en insistant sur les gestes de prudence élémentaires : « Ne jamais jeter de mégot au sol ou par la fenêtre d’un véhicule, respecter strictement les interdictions liées à l’emploi du feu, se renseigner et respecter la réglementation concernant l’accès aux massifs forestiers, signaler immédiatement tout départ de feu ou fumée suspecte en composant le 18 ou le 112. »

  • À Toulon, profiter de la mer en toute sécurité

    À Toulon, profiter de la mer en toute sécurité

    Ça y est, c’est reparti pour un tour. Tout est fin prêt pour accueillir en parfaite sécurité estivants et Toulonnais sur les plages du port du Levant, toutes équipées et accessibles aussi aux personnes à mobilité réduite (PMR) grâce à des fauteuils adaptés.

    C’est au poste principal de secours de la plage du Mourillon que le dispositif de surveillance des baignades a été rappelé mercredi matin en présence de la maire de Toulon Josée Massi (SE). Cent quarante trois sapeurs-pompiers et 25 saisonniers répartis sur les 6 postes de secours sur les anses de Pipady, la Mitre, Le Mourillon et Méjean veillent ainsi sept jours sur sept, jusqu’au 31 août inclus, à ce que les vacances ne se transforment pas en cauchemar. Ils disposent pour cela de tous les moyens nautiques pour réagir au plus vite, tels qu’un jet-ski, des embarcations semi-rigides et une vedette. « Ce qui permet d’avoir une action en moins de 7 minutes jusque sur les communes de La Garde et du Pradet », précise le lieutenant Lucas Mulet.

    La prudence reste de mise

    L’occasion d’ailleurs pour les sapeurs-pompiers de délivrer une nouvelle fois les messages de prévention d’usage en rappelant que lors de la saison estivale 2025, 2 000 interventions ont été comptabilisées. Cela allait de la simple piqûre de méduse ou d’oursin jusqu’au malaise. Mais aucun décès n’a été déploré l’année passée sur les plages toulonnaises.

    Un bilan exceptionnel, salué par la maire de Toulon Josée Massi, qui rappelle les actions volontaristes mises en place par la Ville qui n’est peut-être pas pour rien dans ces résultats exceptionnels. Dans les écoles, notamment. « L’objectif c’est que tous les enfants à la sortie du primaire sachent nager ; c’est très important dans une zone de bord de mer comme la nôtre », précise-t-elle.

    Tout cela étant dit, reste à chacun à faire sa part pour ne pas se mettre en danger. « On ne peut pas mettre une personne derrière chaque enfant ou chaque baigneur. Tout le monde doit aussi prendre ses responsabilités », rappelle la 1ère magistrate.

    Les précautions d’usage sont donc à observer. Comme celle de ne pas rentrer d’un coup dans l’eau quand elle comme aujourd’hui à 17 °C, rappelle-t-elle.

    Les parents sont également invités à ne pas ménager leur vigilance, pour la surveillance de leurs petits pour lesquels le drame peut se dérouler avec seulement 20 cm d’eau.

    Et les nageurs téméraires qui pèchent parfois par un excès de confiance en leurs capacités de revenir sur le rivage après un long parcours de nage, sont invités eux aussi à la prudence. Les accidents n’arrivent pas qu’aux autres.

    Sinon, tout est prêt pour permettre à tous de passer un très bon été. De la plaine de jeu et des aires de pique-nique récemment inaugurées aux abords des restaurants nouvellement végétalisés, jusqu’au parking de 1 300 places totalement gratuit que beaucoup nous envient. L’occasion de rappeler que ça n’a pas toujours été le cas, pas en tout cas lorsque l’extrême droite était aux manettes du Port du Levant.

    La remarque pourrait paraître ici inappropriée. Sauf que d’occasion on ne doit jamais manquer pour rappeler quels sont les principes de chacun sur la gestion de l’espace public. Étant entendu aussi que chaque fleur qui pousse est un événement éminemment politique.

    Les plages du Mourillon doivent rester ce lieu ouvert à tous, populaire, où même les Toulonnais qui ne partent pas se sentent un peu en vacances, comme se plaît à le rappeler Josée Massi.

  • Une nouvelle caserne pour les sapeurs-pompiers à Sisteron

    Une nouvelle caserne pour les sapeurs-pompiers à Sisteron

    « L’aboutissement d’un projet attendu depuis plus de 30 ans » : la nouvelle caserne de pompiers de Sisteron a été inaugurée mardi soir, en présence de nombreux élus.

    « Quand nous avons obtenu la majorité au Département et qu’on m’a confié la gestion du Sdis, la situation financière était compliquée. Le Sdis 04 était le plus endetté de France », s’est rappelé Jean-Claude Castel, président du Sdis, conseiller départemental et maire de Corbières. « Il y avait 17 casernes à reconstruire alors qu’on était en faillite », a-t-il expliqué. La caserne, « idéalement située, à proximité immédiate d’un axe autoroutier », a coûté près de 4 millions d’euros, dont 2,7 financés par le Département, soit 70%, a détaillé sa présidente Eliane Barreille. Le Département a dépensé 3 millions d’euros pour les équipements des pompiers et 7 millions pour leurs casernes, a-t-elle expliqué. Cinq casernes restent encore à financer.

    « Un dernier rempart contre l’isolement »

    La nouvelle sous-préfète de l’arrondissement de Forcalquier, Véronique Simonin, a elle aussi insisté sur l’importance des pompiers, « dernier rempart contre l’isolement, la solitude et la détresse », et sur l’importance de « faire bénéficier les zones rurales d’une offre de secours proche et de qualité ».

    La nouvelle caserne a été nommée du nom de Joseph Volpe, commandant honoraire des sapeurs-pompiers volontaires qui a exercé pendant 47 ans. La légion d’honneur lui a été remise en 2022. Il a également fondé une entreprise d’ambulances. Il s’est montré très ému, entouré de ses fils et petits-fils, eux aussi pompiers.

    La caserne a également été financée par les huit communes « défendues en premier appel » : Sisteron, mais aussi Mison, Entrepierres ou encore Salignac, dont les maires étaient présents pour l’inauguration.