Tag: Sébastien Denaja

  • La prime au sortant mais un petit vent de dégagisme dans l’Hérault

    La prime au sortant mais un petit vent de dégagisme dans l’Hérault

    Comme une lettre à la Poste. Cette année encore, de nombreux maires sortants, qu’ils soient de gauche ou de droite, ont été reconduits sans encombre dans l’Hérault. C’est ce qu’on appelle la prime au sortant qui donne un avantage naturel aux yeux de l’électeur, à l’édile en poste. « Les sortants sont connus et en général leur action est appréciée. On trouve souvent que la mairie a bien fait son travail », résume le politologue Michel Crespy. Qui précise aussitôt. « Ce n’est pas le cas des dirigeants nationaux qui échouent à régler les problèmes des gens ».

    Dans l’Hérault, le 1er tour des municipales n’a pas échappé à la règle. Quand ils se représentaient, une grande majorité des maires ont été réélus directement. À droite, Frédéric Lacas a nettement remporté son duel (62,26%) à Sérignan. Christian Jeanjean est en ballottage très favorable (48,21%) dans son fief de Palavas où il a la main depuis 1989 ! Et que dire du score hégémonique (85,1%) de son voisin des Républicains, Stéphan Rossignol à la Grande-Motte. Autour de Montpellier, Jean-François Audrin est repassé aisément (68,72%) à Saint-Georges d’Orques comme Jean-Pierre Rico (57,01%) à Pérols. À Béziers, le maire d’extrême droite Robert Ménard a lui aussi été triomphalement réélu au 1er tour (65,6%) comme en 2020 en dépit d’une liste du RN de Julien Gabarron (8,97%).

    Des sortants plébiscités

    La prime au sortant a aussi souvent fonctionné à gauche. Le meilleur exemple est Frontignan. Dans cette ville du bassin de Thau où l’on redoutait une vague brune eu égard aux scores du RN aux scrutins nationaux, Michel Arrouy
    l’a brillamment emporté. Cumulant 51,16% des voix, le socialiste a mis hors-jeu l’extrême droite de Cédric Delapierre (35,87%). Dans la plaine à Pézenas, un autre socialiste a été réélu nettement dès le 1er tour. Avec sa liste d’union de la gauche, Armand Rivière qui fait briller sa commune culturellement (festival Molière) a su écarter un retour de la droite incarnée par l’ancien député macroniste Philippe Huppé (28,96%). À Gignac, le maire socialiste Jean-François Soto (71,22%) a balayé la menace RN. Dans la Métropole de Montpellier, aucune embûche à Jacou pour Renaud Calvat (74,39%) ni à Clapiers pour Eric Penso (59,7%). Quant à Michaël Delafosse à Montpellier, il est en ballottage favorable (33,41%) avec sa liste d’union de la gauche et ses promesses tenues sur le tramway.

    Pour d’autres, la magie attendue n’a pas opéré. Et ce, quelle que soit leur couleur politique. À chaque fois, on observe un contexte bien spécifique qui a pénalisé le sortant. C’est d’autant plus vrai quand sa majorité était divisée. C’est le cas pour la droite agathoise minée par la mise en examen de Gilles d’Ettore au point que Sébastien Frey (3e avec 20,74%) laisse le champ libre à Thierry Nadal (21,33%) face au danger RN (Lopez-Liguori 38,44%). À Castelnau-le-Lez, le maire LR Frédéric Lafforgue (21,1%) qui a obtenu le prix du plus gros bétonneur, devrait être battu par son ex-adjoint Julien Miro (39,65%). Du côté de Sète, Hervé Marquès (DVD) peut encore l’emporter malgré la démission forcée de François Commeinhes mais la gauche de Laura Seguin (20,55%) a des espoirs avec le retrait du socialiste Sébastien Denaja (13,7%). À Lunel, Paulette Gougeon (DVD, 28,07%) n’a pas davantage de marge, 9 mois après le décès de Pierre Soujol.

    Pas de grosse poussée

    du RN hormis Agde

    La gauche a aussi connu son lot de déconvenues. La désunion qui a conduit au retrait de l’Insoumis Sébastien Rome (21,48%) risque de coûter la mairie de Lodève au PS de Fadilha Benammar-Koly (28,82%), distancée par le très à droite Claude Laateb (39,2%). À Mauguio, le retrait du maire DVG Yvon Bourrel a sonné le glas de la gauche. À Saint-Jean-de-Védas, le décès soudain du maire François Rio fin décembre a accentué l’éclatement du conseil municipal qui pourrait virer à droite. À Grabels, René Revol en grande difficulté (34,65% derrière le DVD Pascal Heymes 49,4%) est peut-être victime d’une certaine usure du pouvoir. À moins que le seul maire Insoumis de l’Hérault ait pâti d’avoir hissé le drapeau palestinien en solidarité avec le peuple gazaoui massacré. Ce serait un comble. À Villeneuve-lès-Maguelone en revanche, difficile de dire ce qui place Véronique Négret en position délicate (34%) face à la liste du DVD Olivier Noguès (40,68%).

    À noter enfin qu’à l’exception notable d’Agde qui pourrait basculer, le RN et l’UDR n’ont pas, à la différence du national, réalisé de poussée particulière dans l’Hérault. S’ils restent en embuscade à
    Sète (Pacull 20,77%), Lunel (Belin 21,7%) ou Mauguio (Parmentier 19,38%), ses candidats ont été sèchement battus à Montpellier (Jamet 7,26%), Béziers (Gabarron 8,97%), Mèze (Armentier 19,2%) ou Gignac (Drevet 28,72%). Et dans une moindre mesure à Frontignan (Delapierre 35,87%). Malheureusement cet échec est davantage dû à un manque d’ancrage local du RN qu’annonciateur d’un reflux de l’extrême droite. Laquelle reste tout aussi menaçante en vue de la Présidentielle 2027.

  • À Sète, la gauche bien placée après des désistements en cascade

    À Sète, la gauche bien placée après des désistements en cascade

    Trente ans après l’accession de François Liberti (PCF) à la mairie sétoise, la gauche va-t-elle effectuer son grand retour aux affaires le 22 mars ? Arrivée en troisième position avec 20,55% des suffrages exprimés le soir du premier tour, la tête de liste de Nouvelles Pages (UG) Laura Seguin soutenue par LFI, les Écologistes, les communistes et désormais forte du soutien de la fédération socialiste de l’Hérault, espère créer l’exploit l’emporter dimanche et mettre fin une fois pour toutes au règne de François Commeinhes, ex-édile condamné pour détournement de fonds publics, et celui de ses dignes « héritiers » politiques.

    Des héritiers néanmoins qui seront présents le 22 mars, puisque tous ont pu se qualifier pour le second tour : Hervé Marquès (LR, ex-adjoint de Commeinhes) est arrivé premier avec 28,07 % des voix, suivi du RN Sébastien Pacull (ex-adjoint lui aussi) avec 20,55% tandis que Pascal Pintre (DVD, ancien directeur de campagne de Commeinhes) récolte 14,82% des voix. Ce dernier a finalement décidé de se retirer le 16 mars. Pour Laura Seguin, « Les résultats de ce premier tour ont montré qu’il y avait une vraie dynamique, la victoire est à portée de main. Sète a besoin d’un second souffle », avance la candidate.

    Réserve de voix

    Seules 1 608 voix séparent Laura Seguin d’Hervé Marquès au premier tour. « On a une réserve de voix importantes : tous les républicains, progressistes qui ont fait un autre choix que nous et qui veulent barrer la route à l’extrême droite », reprend la tête de liste de « Nouvelles Pages ». Elle pourra même compter sur les potentiels électeurs de Sébastien Denaja. Le socialiste, arrivé en cinquième position (13,70%), a préféré se retirer plutôt que de fusionner avec Nouvelles Pages – les négociations n’ayant pu aboutir. « Le choix du désistement républicain est le plus fidèle à nos convictions et à la ligne politique claire que nous avons portée. Nous formons le vœu que ce choix responsable rassemble le plus largement possible contre le double péril que représenteraient la perpétuation d’un système vermoulu et l’accession aux responsabilités de l’extrême droite », écrit le conseiller régional dans une lettre adressée aux Sétois. Une décision augmentant les chances de la gauche d’accéder à la mairie. D’autant que ce n’est pas la seule réserve de voix possible, Nouvelles Pages entend aller chercher les abstentionnistes – la participation étant de 63,48% au premier tour. « Ils sont encore malheureusement très nombreux. Notamment dans certains quartiers populaires. Or, les mesures que l’on porte sur l’accès au logement digne, sur le pouvoir d’achat comme la gratuité de la cantine scolaire, des transports en commun, sont vraiment destinées à améliorer leur quotidien. Il faut aller les chercher et espérer gagner », fait valoir Laura Seguin. Une alternative permettant d’écrire une nouvelle page de l’Île singulière.

  • L’après Commeinhes, Sète à gauche toute ?

    L’après Commeinhes, Sète à gauche toute ?

    C’est une des inconnues de ce scrutin municipal. À Sète, la page Commeinhes se tourne. Après 25 ans de règne, l’édile LR, condamné pour détournement de fonds publics, avait dû laisser son fauteuil de maire en avril dernier. Depuis, sa succession est ouverte. Son dauphin, Hervé Marquès, tentera de défendre l’héritage de l’ancien maire. À sa droite, le RN est en embuscade, emmené par Sébastien Paccul, conseiller d’opposition et ancien adjoint de François Commeinhes. Encore à droite, Pascal Pintre, ancien directeur de l’agence économique Blue Invest. L’homme n’en est pas à sa première expérience politique puisque, en 2020 pour les élections municipales, ce dernier était l’ancien directeur de campagne d’un certain… Commeinhes François.

    Priorité au logement

    Face à ces dignes héritiers de l’ancien édile condamné, la gauche a une carte à jouer. Ils seront quatre sur la ligne de départ. Hormis les candidatures de Daniel Pilaudeau (EXG) et de Josiane Amarger (Parti animaliste), la gauche s’était presque rassemblée sous les couleurs de Nouvelle Page, emmenée par Laura Seguin. Soutenue par le PCF, LFI, les Écologistes, Génération.s ou encore le Parti occitan, l’élue d’opposition entend faire du logement une de ses priorités. « C’est un constat que l’on fait depuis des années. Les plus précaires sont exclus des logements, des jeunes, des familles mais aussi des travailleurs qui doivent se loger à l’extérieur. C’est une aberration », souligne Laura Séguin. En effet, la question du logement est centrale sur l’Île singulière, très prisée ces dernières années par de nombreux touristes alors que 25% des Sétois vivent sous le seuil de pauvreté. « Nous favoriserons l’accès au logement en régulant les résidences secondaires – qui représentent 20% des logements -et surtout les meublés touristiques », insiste la candidate. En instaurant notamment des quotas par quartier. « Nous continuerons à construire des logements sociaux et nous développerons des logements intergénérationnels. »

    Des mesures que l’on retrouve également dans le programme du dernier candidat de gauche, Sébastien Denaja, qui a reçu l’investiture du PS. Régulation des meublés touristiques, limitation des résidences secondaires sont également au programme. « Nous développerons les baux réels solidaires, comme cela se fait à Montpellier et nous instaurerons une bourse d’échange entre locataires », développe le conseiller régional. Et d’insister sur la réhabilitation de logements. « Notre priorité est de nous concentrer sur la lutte contre l’habitat indigne plutôt que de construire des logements neufs. Ce qui permettra aussi de nous désendetter. »

    Des priorités pouvant séduire les Sétois et qui pourraient permettre aux deux listes de gauche d’être présentes au second tour.

  • Sète, le logement au cœur de la campagne

    Sète, le logement au cœur de la campagne

    Tourner la page de la droite affairiste de François Commeinhes et offrir de nouvelles perspectives aux Sétois. Tel est le pari des progressistes de l’île singulière qui fut dirigée par la gauche de 1996 à 2001 avec François Liberti (PCF).

    Vingt-cinq ans de droite plus tard, Sète a conservé des atouts : son lido, ses fêtes et festivals, son port développé par la Région… Mais les difficultés l’assaillent. Avec un taux de chômage de 12,7% et un revenu moyen d’à peine 19 960 euros, la précarité a explosé. Le narcotrafic gangrène l’île de Thau. Si Sète regagne des habitants depuis 2024, beaucoup sont retraités : 32% des Sétois le sont, ce qui élève la moyenne d’âge (48 ans au lieu de 37 ans à Montpellier) et réduit la part des actifs (35,5% contre 45%).

    Le logement semble être le nœud du problème, lié au succès touristique de la ville. Il est devenu inaccessible car trop rare et inadapté aux revenus modestes de la population. « On a construit pour les investisseurs, pas pour répondre aux besoins réels », regrette Laura Seguin. Résultat : « Beaucoup de jeunes ne peuvent plus se loger à Sète à l’année », pointe la tête de liste « Nouvelles pages pour Sète ». Soutenue par le PCF, LFI, Les Écologistes, Génération.s ou le Parti occitan, sa liste citoyenne qui assume ses valeurs de gauche promet de « réguler les meublés de tourisme type Airbnb » en instaurant des « seuils » par quartier. La loi Le Meur permet aussi de « réserver les constructions neuves à la résidence principale ». Laura Seguin souhaite accroître l’offre de logements sociaux « à l’échelle de l’Agglo » et faciliter l’accession à la propriété via le bail réel solidaire (BRS). Enfin, la tête de liste veut « mettre l’accent sur la rénovation urbaine du bâti ancien en faisant des avances des aides de l’Anah aux propriétaires ».

    Leurs mesures concrètes

    Soutenu par le PS, Place Publique, le PRG, Génération Écologie et l’Engagement, Sébastien Denaja fait lui aussi du logement une priorité. L’ancien député PS prône des « quotas par quartier » pour les Airbnb et la réduction de la durée de mise en location saisonnière de 120 à 90 jours. « On veut s’inspirer de Michaël Delafosse à Montpellier ». Il compte sur le BRS ou le prêt social location-accession pour favoriser l’accès à la propriété. Il propose des « prêts municipaux à taux zéro et l’interdiction des résidences secondaires dans les programmes neufs ». Sa liste à 80% citoyenne « Sète, allons ensemble » qui va, dit-il, « de la gauche républicaine aux centristes humanistes », a l’intention de construire du logement social. Pour favoriser le « turnover » dans le parc public, Sébastien Denaja compte sur une « bourse d’échange entre locataires, des déménagements clé en main pour les seniors ou un encadrement des loyers temporaires ». Mais pour le conseiller régional PS, « le logement se réglera d’abord par le travail ». « La création d’emplois c’est la base. » S. Denaja mise sur le développement de l’économie portuaire, imagine une « technopole de l’économie bleue » et un tourisme mieux réparti sur l’année.

    De son côté, Laura Seguin veut freiner le « tout tourisme », qui « confisque une partie de l’espace public, produit de l’emploi saisonnier précaire ainsi qu’une dépendance à la voiture ». La chercheuse en sociologie veut repenser le quartier Est pour l’économie en « favorisant l’installation d’entreprises culturelles et créatives », des métiers d’avenir dans la transition écologique, l’économie sociale et solidaire, le recyclage des déchets ou l’économie maritime (entretien des bateaux). Face à la crise conchylicole, elle propose de créer un espace dégustation au port du Barrou et de « protéger l’étang en investissant dans les réseaux d’assainissement défaillants ». Enfin, Laura Seguin mise sur la commande publique pour créer de l’emploi grâce aux retours en régies (lire ci-dessous).

    Sur le volet social, S. Denaja promet un « grand plan contre la solitude et l’isolement ». Il veut « recréer du lien en ville » via des maisons pour tous, des bancs, des abris bus avec toit, des petits terrains couverts de pétanque ou encore un « foyer de restauration intergénérationnel en cœur de ville ». Pas de « projet pharaonique », les finances étriquées de la Ville (+30% de dette en 6 ans) nécessitant du « sérieux » dit-il. L. Seguin assure, elle, avoir les marges de manœuvre (150 000 euros) pour offrir la cantine à « tous les enfants » et vise la gratuité des transports en commun. « On le défendra à l’Agglo. »

  • À Sète, le socialiste Sébastien Denaja candidat à la mairie

    À Sète, le socialiste Sébastien Denaja candidat à la mairie

    Après 30 ans d’engagement à Sète, c’était presque une évidence pour moi, d’autant plus après 25 ans de travail dans l’opposition au système en place. » À 46 ans, Sébastien Denaja se porte candidat pour les élections municipales de Sète des 15 et 22 mars 2026. Une seconde tentative après le scrutin de 2020. L’occasion, pour le socialiste, de mettre fin au système Commeinhes, ancien édile LR démissionnaire pour avoir été condamné pour détournements de fonds publics en avril 2025. Et ainsi de reprendre les rênes de l’Île Singulière, où la droite règne depuis 2001.

    Référendum local

    S’il concède « quelques réussites » à François Commeinhes, Sébastien Denaja reste critique sur l’action municipale entreprise depuis 25 ans. « La dette est importante, le taux de pauvreté et de chômage toujours élevé, la pression fiscale au-dessus des villes comparable à Sète et l’insécurité liée au narcotrafic gagne du terrain », soutient celui qui est aussi conseiller régional. Mais surtout, « le problème lié au système en place, c’est celui de l’opacité de la gestion et de dérives graves qui ont fini par la condamnation de l’ancien maire ».

    Un manque de transparence que l’élu pense résoudre en proposant un « contrat de confiance » aux Sétois. « On propose de la démocratie directe et permanente. Aujourd’hui, ça ne peut plus être un maire et son équipe qui décident de tout. Les Sétois doivent être non seulement consultés mais aussi décideurs. On propose donc d’utiliser la technique du référendum local décisionnel, prévu dans la Constitution depuis 2003 », détaille Sébastien Denaja. Ainsi, les décisions normalement prises en conseil municipal ne le seraient plus par les élus mais bien par les citoyens.

    Un procédé novateur dont le candidat espère qu’il le mènera au strapontin de maire de la commune. Mais Sébastien Denaja n’axe pas seulement sa campagne sur cette opacité municipale à résorber. Il propose également de créer « des emplois durables, bien rémunérés  », en se basant sur l’action de la Région Occitanie réalisée depuis 15 ans au port de Sète. « 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires pour 1 700 emplois bien payés. Quand on gagne bien sa vie, on peut vivre dignement. Le travail est notre priorité. » Un développement économique qui va de pair avec l’urgence climatique, deuxième axe du candidat. « On proposera un pacte vert, où toute politique publique sera passée au crible de l’exigence écologique  », précise Sébastien Denaja. Sans oublier de miser sur la solidarité avec « un plan de lutte contre l’isolement, à l’heure où 12 000 personnes vivent seules à Sète. »

    Si le projet est bel et bien lancé, la liste sera, elle, dévoilée avant la fin de l’année. Une « liste d’un large rassemblement avec des personnalités issues de la société civile ». Mais sans Nouvelle page, l’autre liste de gauche en lice pour ces élections. « Un certain nombre de discussions n’ont pas permis de nous entendre sur une liste commune. Car nous avons notamment la difficulté de la présence de LFI, telle qu’elle est aujourd’hui, sous l’emprise de Mélenchon. » La droite se frotte les mains.