Tag: scène

  • [Entretien] Nach : « La musique a été comme une espèce de premier langage »

    [Entretien] Nach : « La musique a été comme une espèce de premier langage »

    La Marseillaise : Comment vous êtes-vous lancée dans la musique ?

    Anna Chedid : J’ai baigné dans la musique depuis mon plus jeune âge, puisque, autour de moi, j’ai beaucoup d’artistes et notamment des musiciens dans la famille. Donc la musique a été comme une espèce de premier langage. Quand j’ai grandi, j’ai fait des études musicales, du chant lyrique, j’ai accompagné des artistes en tant que choriste et claviériste sur des tournées quand j’avais une vingtaine d’années. Finalement, j’ai écrit des chansons et j’ai commencé à sortir mes albums.

    Mon album est sorti en 2015 et depuis, je fais des tournées sous le nom de Nach. Et à côté de ça, je fais aussi de la direction musicale et je suis productrice. J’ai mon propre label, je produis mes projets.

    Avez-vous toujours voulu être musicienne ?

    A.C. : Non. Quand j’étais petite, je voulais être psychologue. J’ai toujours été intéressée par l’émotion et par comment la transmettre et la transformer. Donc le côté psychologique et émotionnel m’a toujours beaucoup plu. Pour moi, il y a tout un aspect thérapeutique dans le fait d’être artiste et de retransmettre des émotions.

    Comment s’est organisée votre venue au festival Au Top ?

    A.C. : Mon nouvel album sort en janvier et la tournée commence en février, donc c’est vraiment un concert qu’on va faire en exclu totale, avant la sortie officielle de ce projet. Je connais un peu Grégory Montel qui a monté le Top Festival avec ses amis à Digne. Il a entendu parler de ce projet électronique, qui est un aspect de ma musique qu’on ne connaît pas encore très bien, et qui allait bien dans ce festival parce qu’il y a une programmation assez électro. Donc il m’a proposé de venir présenter en exclusivité L’Âme électronique là-bas.

    Avez-vous un moment qui vous a particulièrement marquée dans votre carrière ?

    A.C. : Oui, c’est assez récent, c’était le 18 mars 2025. J’ai fait mon premier Olympia, avec Peau Neuve, mon album que j’ai produit toute seule, écrit, composé, réalisé d’une manière très indépendante. Et j’ai réussi, sans être dans une maison de disques, à faire mon premier Olympia. C’était vraiment mon rêve depuis que j’étais toute petite. D’avoir fait cette date, c’était pour moi un moment que je n’oublierai jamais.

    Est-ce que vous avez ressenti, au cours de votre carrière, que vous étiez ramenée à votre famille, vue comme la fille de, la sœur de ?

    A.C. : Oui. Mon père et mes frères Matthieu et Joseph l’ont ressenti aussi. Billie, la fille de Matthieu aussi. On est dans une famille d’artistes à chaque étage, on est nombreux à faire ce métier, à évoluer dans le même milieu artistique, donc c’est normal, on est comparés. Mais, quelque part, c’est plus une richesse. Chacun fait son histoire. On fait partie de la même famille, mais il y a autant de personnes que de carrières et de sensibilités. On ne touche pas exactement les mêmes publics, on n’a pas la même carrière, et on ne fantasme pas forcément sur celle des autres. Chacun est plutôt content. Nos carrières nous ressemblent profondément, donc il n’y a pas forcément de frustration de notre côté. Après, parfois, effectivement, on est attendus au tournant parce qu’on vient de cette famille. Mais bon, aujourd’hui, c’est plus trop une souffrance. Au début, je pense que c’est pour ça que j’ai choisi de ne pas utiliser mon nom de famille comme nom de scène. C’était une manière de m’émanciper un peu et de me dire « tu pourras créer ce que tu veux avec cet avatar ». Cela permet de changer d’identité et de faire de nouvelles expériences.

    Est-ce qu’on vous a déjà accusée d’être une nepo baby ?

    A.C. : Oui, bien sûr. Peut-être que c’est le cas. Je ne me pose pas trop ces questions-là, dans le sens où, pour moi, un artiste, c’est un artiste. Tout le monde est légitime d’être artiste, quel que soit son arbre généalogique. Un artiste qui a des choses à dire et qui a envie de partager des belles choses avec les gens, il trouve son public. Je ne sais pas si c’est plus facile ou plus dur. Je pense qu’on ne peut pas vraiment le quantifier, le savoir. Par contre, il faut rester humble, c’est dur pour tout le monde. Parfois, il y a des miracles pour des gens qui ne viennent pas du tout du milieu. C’est vraiment aléatoire. L’important, c’est d’être honnête, de faire des choses avec le cœur et avec humilité, quelle que soit notre histoire.

    Dates de la tournée à venir sur instagram.com/nachmusicofficiel

  • [C’est l’été] La fête entre ciel et terre pour le 15 août

    [C’est l’été] La fête entre ciel et terre pour le 15 août

    Karaoké géant, espace pétanque ou encore battle de danse, la soirée du 15 août sur l’esplanade du J4, à Marseille, a enchanté petits et grands jusqu’au bout de la nuit. Plusieurs milliers de personnes se sont réunies pour observer le feu d’artifice. Mais en attendant le lancement du spectacle aérien à 22h, familles et amis ont donné de la voix lors du karaoké géant : « Je suis là depuis 20h, l’ambiance est magnifique, je m’amuse beaucoup ! », se réjouit Daphné, 29 ans, qui espère entonner « Ma philosophie » d’Amel Bent. Les uns après les autres, des spectateurs volontaires grimpent sur scène pour devenir « la star de la soirée », lors de ce rendez-vous désormais incontournable de l’été marseillais. En attendant leur tour, Jade et sa meilleure amie Lia, 9 ans, se préparent à prendre le micro : « La soirée est trop bien ! On veut chanter du Jul ! » Afin de ravir tous les goûts, 400 titres étaient proposés, entre tubes des années 80 et rap français. Plus tard dans la soirée, « Ma philosophie » a résonné sur l’esplanade, pour le plus grand bonheur de Daphné, tandis que Jade et Lia ont repris leurs morceaux favoris sous les projecteurs.

    Loin du micro, la fête proposait aussi plusieurs animations pour varier les plaisirs. Une fois le karaoké terminé, pour Jade et Lia, le programme était déjà tout tracé : « On va faire l’atelier de customisation de casquettes ! », s’impatientent les deux fillettes, qui ont déjà en tête leurs créations, à l’effigie de leur chanteur préféré : « On va mettre le signe de Jul sur la casquette ! »

    Un spectacle « original et créatif »

    Le moment que tout le monde attendait apparaît dans le ciel une fois la nuit tombée. Il est 22h et les premiers feux d’artifice scintillent sous les yeux ébahis des enfants comme des plus grands. « Il y en a partout ! C’est trop beau », s’exclame Noam, 10 ans, impressionné par le ballet aérien. Le show dure une vingtaine de minutes. Rouge, vert, bleu, doré, les formes et les couleurs s’enchaînent. Drones et pyrotechnie créent ensemble des tableaux mettant à l’honneur le patrimoine méditerranéen : bateau à voile, cerf-volant, colombe, soleil ou encore la Bonne Mère. Le spectacle se termine sous les applaudissements du public, conquis.

    Venu entre amis, Jean-Louis est séduit par l’originalité du spectacle : « C’est chouette, l’idée du feu d’artifice avec les drones, ça rajoute quelque chose, souligne-t-il. J’ai trouvé ça très original et très créatif ». Son amie Aurélie ajoute : « C’est aussi sympa d’avoir fait l’événement avec le karaoké, ça rassemble les gens ». Le groupe, venu spécialement pour le feu d’artifice, a également profité du grand karaoké qui a repris juste après le spectacle : « On a chanté, pas sur scène, mais on a chanté du Johnny ! » Les musiques se sont finalement enchaînées jusqu’à minuit, mais l’été marseillais ne s’arrête pas là. Le prochain rendez-vous est donné au stade nautique Florence-Arthaud, le vendredi 21 août, pour un DJ set signé Orisha, de quoi prolonger les festivités jusqu’à la fin de l’été.

    Andréa Goyard-de Castro

  • [C’est l’été] De la musique électronique au théâtre antique d’Orange

    [C’est l’été] De la musique électronique au théâtre antique d’Orange

    C’est la huitième année que le Positiv Festival investit le Théâtre antique d’Orange. Début août, se sont produits Kool and the Gang et Fatal Bazooka. Ce week-end du 15 août, des DJ français et internationaux viendront jouer sur la scène vieille de 2 000 ans.

    Sur trois jours douze artistes se produiront. Boris Brejcha, connu à l’international, sera sur scène vendredi. Le DJ allemand, célèbre pour porter des masques après avoir été brûlé au visage lors d’un accident, est créateur de son propre genre, la « high-tech minimal ». Le même soir jouera Nicolas Cuer, originaire d’Arles, connu pour sa techno hypnotique. Il est également fondateur et directeur artistique du Positiv Festival.

    Des concerts

    jusqu’à fin août

    Samedi soir, Charlotte de Witte sera sur scène. Star mondiale de la techno contemporaine, présente sur les plus grandes scènes, elle a sorti son dernier EP fin avril. Le lendemain, dimanche, c’est Fisher qui prendra le relais. Réputé pour son énergie débordante et son humour, le DJ australien partagera avec le public sa musique house.

    Le festival fait aussi de la place aux artistes émergents avec Venga. DJ et productrice française de tech house, elle mixe de manière permanente au R2 à Marseille. Toujours dans l’univers électro, le 22 août, le DJ Apashe viendra jouer avec une formation symphonique. Le mois se terminera en beauté à Orange, avec, le samedi 29 août, Macklemore, artiste majeur de la scène rap internationale.

    Avec plus de 40 000 spectateurs attendus, le festival ouvre ses portes à 18h, ce vendredi.

    Gabrielle Cartellier

  • Quand le soleil s’éclipse, la tournée d’été prend la scène

    Quand le soleil s’éclipse, la tournée d’été prend la scène

    Double spectacle, pour les touristes et habitants de Carro. Ce mercredi, les familles, couples et groupes d’amis commencent à installer leurs chaises et serviettes le long de la mer dès 18h. À 19h30, la côte est bondée. Impossible de distinguer la roche sous les installations colorées. La luminosité va commencer à baisser pour atteindre l’éclipse quasi totale autour de 20h20. Les spectateurs sont prêts.

    Juste derrière, sur le parking des Ragues, les artistes de la tournée de La Marseillaise se préparent à monter sur scène pour continuer d’enchanter la foule. Le show débute avec le groupe de reprises Sabotaaaage, se poursuit avec un Tribute Queen par MagicQueen avant de s’achever avec DJ Bobzilla.

    Marine et ses amis sont venus profiter de cette soirée d’exception. « Le spot est trop bien : la vue est dégagée, le soleil se couche sur la mer, y’a de quoi se baigner et on a de la musique live en prime, se réjouit-elle. En plus on connaît le groupe [Sabotaaaage, ndlr], on soutient l’association du coin qui tient la buvette et les artistes locaux ! Et puis on se plaint toujours qu’il se passe rien dans le coin, alors quand il y a un concert gratuit on peut pas se permettre de le louper ! » De son côté, Robb, le chanteur du groupe Sabotaaaage, a peur que sa prestation soit éclipsée par le spectacle de la lune et du soleil. « C’est la première et dernière fois qu’on joue pendant une éclipse, donc c’est stylé, mais un show c’est un échange avec le public et là les gens risquent d’être dos à nous… » Pourtant, le band du sud a une histoire particulière avec le phénomène astral : « On fait des mash-ups et on a fait un clip à partir de Lose yourself d’Eminem où une éclipse rend les gens fous ».

    Ce soir, elle aura laissé les gens sans voix, et c’est bien Sabotaaaage qui aura semé un grain de folie dans le public.

  • [Entretien] MagicQueen, «On est très heureux de participer à cette Tournée d’été»

    [Entretien] MagicQueen, «On est très heureux de participer à cette Tournée d’été»

    Le groupe, présent depuis cinq ans dans le Sud de la France, interprétera mercredi des chansons de Queen, groupe de rock anglais des années 1970 emmené par son emblématique chanteur Freddie Mercury. Un programme prometteur pour l’avant-dernière soirée de la Tournée d’été La Marseillaise avant une dernière date le vendredi 28 août au parc de Font Obscure, avenue Prosper Mérimée dans le 14e arrondissement à Marseille.

    La Marseillaise : Quel show allez-vous présenter ?

    Lesly Mantei : C’est un hommage entièrement dédié au groupe Queen qui dure 1h45. On s’est inspiré des concerts live, mais on essaie de rendre un hommage propre et subtil au groupe. Durant ce concert, on va interpréter tous les grands tubes de Queen : «I Want To Break Free», «A Kind of Magic», «Bohemian Rhapsody», «We Are The Champions».

    Comment avez-vous connu le groupe Queen ?

    L.M. : Je les ai connus quand j’étais enfant, grâce à mon père. Il m’a montré le concert de Wembley en 1986, c’était l’un de ses derniers concerts avant que Freddie Mercury ne meure en 1991. Je n’arrêtais pas de me dire : « Qu’est-ce que c’est que ça ? » Ça m’a estomaqué, depuis, je suis resté fan.

    Est-ce qu’il y a une musique que vous préférez interpréter ?

    L.M. : « Bohemian Rhapsody », parce qu’on a fait en sorte que tout soit en live. On a vraiment travaillé pour avoir une identité musicale assez marquée. On chante tous les cinq, on a arrangé les voix, on a bossé sur beaucoup de morceaux, mais celui-là plus que les autres. Et personnellement, c’est la première que j’ai essayé de chanter quand j’étais plus jeune.

    Qu’est-ce qui vous a motivé à participer à la tournée d’été de La Marseillaise ?

    L.M. : On est tous du Sud de la France, entre Toulon et Marseille. Pour nous, c’était important de chanter dans notre région. Le sonorisateur connaissait La Marseillaise, on a appris que c’était une sacrée scène. On est très heureux de participer à cette tournée.

    Est-ce qu’interpréter des chansons de Queen permet de tisser un lien particulier avec le public ?

    L.M. : Le groupe aurait eu plus de 70 ans aujourd’hui. Mais grâce au film qui a permis de faire connaître Queen aux plus jeunes, les chansons continuent de toucher toutes les générations. Quand on fait un concert, c’est toujours agréable de constater qu’on arrive à rassembler des gens de tous âges.

    Propos recueillis par Gabrielle Cartellier

    Tournée d’été La Marseillaise à Martigues, quai Jean Verandy, le mercredi 12 août, à partir de 20h30.

  • [Entretien] « La culture à Toulon on va la faire tous ensemble »

    [Entretien] « La culture à Toulon on va la faire tous ensemble »

    Dans sa mission d’amener la culture au plus près des habitants dans tous les quartiers de la ville, l’élue Stéphanie Slimani, dramaturge, metteuse en scène, marionnettiste, auteure et professeure de théâtre, peut s’appuyer sur son expérience et son goût pour la solidarité et le partage.

    La Marseillaise : Quelle est l’ambition de la municipalité à travers ce projet ?

    Stéphanie Slimani : La revitalisation des quartiers, par la culture notamment, et le soutien aux artistes du territoire. Ce projet-là va permettre quasiment de lier ces deux ambitions.

    L’idée c’est de faire venir des artistes dans les quartiers et de faire de la culture pas seulement pour les habitants, mais surtout avec eux. De leur permettre de redécouvrir parfois des histoires de gens qui vivent là et dont ils ne connaissaient pas le parcours de vie, l’architecture de leur quartier, de revisiter des espaces, la mémoire des lieux… Tout cela en faisant participer aussi le milieu associatif, les écoles, les médiathèques et les commerçants, afin que tout le monde se sente concerné. C’est une manière de faire de la culture avec les gens qu’on souhaite développer à travers ma délégation qui est nouvelle.

    L’objectif est de renforcer
    la cohésion sociale
     ?

    St.S. : Évidemment, de toute façon la culture fait société. C’est donc pour faire société, pour se rencontrer, pour partager. Certains n’aiment pas dire socioculturel, mais pour moi ces deux termes sont intriqués : la culture c’est social ! Donc bien sûr que l’ambition c’est de créer du lien, du plaisir et de la joie dans le quartier. De faire que les habitants soient fiers aussi de raconter ce qui s’y fait. De pouvoir dire : « Moi, j’ai fait du théâtre, j’ai pu participer à un spectacle de danse, on a fait de la peinture… » Ça permet aussi de faire changer le regard extérieur porté sur le quartier, en mettant juste en valeur ce qui existe déjà. Parce que je le répète, dans les quartiers il y a déjà de la culture, il y a déjà des gens formidables. Mais on peut aussi s’y sentir parfois délaissé, c’est légitime.

    C’est une manière aussi
    de rétablir un peu d’égalité des chances dans
    les quartiers populaires…

    St.S. : Absolument, tous ces mots ont énormément de sens pour moi. Parce que malgré tous les efforts développés pour rendre la culture accessible à tous, il reste encore une barrière qui fait que selon d’où on vient on s’interdit d’y aller, on se dit que ce n’est pas pour soi, qu’on ne va pas comprendre, que peut-être même c’est un peu trop bizarre parfois. C’est pour ça qu’il faut absolument créer des passerelles plutôt que des forteresses. Moi j’aime le mot populaire, je trouve ça noble, la culture populaire, le théâtre populaire, le spectacle populaire. Ça veut dire que cela nous concerne tous, que personne doit s’en sentir exclu. Je défends et revendique donc de faire une culture populaire. Ce n’est pas quelque chose de moins bien, ou de plus facile, simplement je crée des liens pour que chacun se rende compte qu’elle lui appartient aussi.

    J’ai beaucoup travaillé dans les quartiers et en milieu rural sur des projets participatifs, donc je sais que c’est vertueux, je sais que ça fonctionne. Mais il faut avoir en même temps beaucoup d’humilité, et ne pas partir avec l’idée qu’on va tout révolutionner, qu’on va tout changer, et ce n’est pas le but. Il faut venir rencontrer tranquillement ses habitants, les écouter, et puis après commencer à développer des projets participatifs avec eux. Il faut aller doucement. C’est pour ça que le projet du Pont du Las, s’étale sur deux années, qui se renouvelleront après. Il faut du temps.

    Quelle va être la chronologie ?

    St.S. : On lance un appel à projets au mois d’octobre ouvert à tous les artistes professionnels, et le jury se décidera au début d’année 2027. L’ouverture, elle, est prévue au printemps. Le collectif d’artistes viendra s’installer dans un local, avec un budget et un cahier des charges très précis de projets participatifs, d’ateliers et pratiques artistiques gratuits.

    Et avant cela, en fin d’année 2026, on va mettre en place cinq projets, avec notamment de la danse au Pont du Las, où une chorégraphe va travailler dans l’espace public avec une association de femmes, et à Pontcarral, c’est autour de la récolte de la mémoire et du son qu’une compagnie de théâtre va mettre la population à contribution.

    Des actions qui donnent
    de l’espoir, en tout cas…

    St.S. : Toulon est une ville qui a souffert à travers plusieurs époques, qui a su s’épanouir. Où il y a une forme de résilience. Les gens savent vivre ensemble. On a beau essayer de nous désunir, de nous diviser, ça ne marche pas. Et les Toulonnais l’ont montré aussi au mois de mars. Le centre-ville a été réhabilité, c’est magnifique. On a envie d’y aller. Et quand on reçoit des gens, on a envie de le leur faire visiter. Eh bien, on va faire la même chose dans les quartiers.

    On a entendu les habitants des quartiers, on sait qu’il y a du travail, on va le faire. Et la culture à Toulon on va la faire tous ensemble.

  • [C’est l’été] Fiest’In port à La Ciotat

    [C’est l’été] Fiest’In port à La Ciotat

    Pour sa 7e édition, le festival propose trois soirées
    de concerts entièrement gratuits dès ce vendredi et jusqu’à dimanche, avec une programmation qui voyage des rythmes brésiliens à la soul américaine, de la chanson française aux classiques de la pop internationale.

    À partir de 21h30.

    Gratuit dans la limite des places disponibles.

    Sans réservation

  • La Marseillaise ambiance la Plaine avec sa Tournée d’été

    La Marseillaise ambiance la Plaine avec sa Tournée d’été

    « La Marseillaise représente ma ville, ça fait sens pour moi de venir animer ce show », raconte K-Meleon, animateur de la soirée et rappeur. « C’est toujours super de pouvoir visibiliser des projets marseillais et multiculturels sur scène », poursuit-il avant de monter sur scène. K-Meleon enchaîne : « Faites un tonnerre d’applaudissements pour Studio Swag ». Le collectif de danseurs présente un cours de danse, pour « oublier le regard des autres », explique Sidibé, professeur d’afro à Studio Swag. Breno et Kenz-June, sur scène, apprennent une chorégraphie au public ravi. Noha, Lou et Marie, emportées par la musique, s’intègrent aux spectateurs : « On voyait les danseurs de loin, ça donnait trop envie, et la musique est trop chouette ».

    C’est Matteo, DJ du collectif Chinese Man qui a ensuite pris le contrôle de la scène avec la rappeuse Tracy. Au milieu du concert, celle-ci décide d’aller dans le public qui danse autour d’elle.

    Avant de laisser la place au collectif Twerkistan, Mirabelle Lamoureux, adjointe à la vie nocturne du secteur et une dizaine d’élus de la mairie de Didier Jau montent sur scène pour saluer le public. « Merci à La Marseillaise de nous informer et en plus de nous faire danser ! », lance l’élue quand Léo Purguette rappelle les valeurs fondatrices de notre journal qu’il préside « Vive La Marseillaise ! Vive Marseille Vive la Résistance ! » À ses côtés, Rafaël Jacquelain, directeur commercial donne rendez-vous le 13 septembre à l’opéra de Marseille pour La Marseillaise breaking cup !

    Voilà désormais le collectif de Dj Twerkistan et les danseurs, Tigana, Olivia et Samantha qui ambiancent la Plaine comme jamais.

    La tournée d’été La Marseillaise se poursuit lundi 3 août à l’espace mistral de l’Estaque avec une toute autre programmation : le groupe Jukebox, Tribute Fahrenheit et DJ Bobzilla. C’est toujours gratuit, festif et ouvert à tous.

  • [C’est l’été] Soirée théâtre avec Le petit festival de la forêt à Gardanne

    [C’est l’été] Soirée théâtre avec Le petit festival de la forêt à Gardanne

    Cette année, Le petit festival de la forêt organisé depuis trois ans par l’association Marseille en scène et sa compagnie de théâtre le Funny Musical devait prendre de l’ampleur. Au lieu de trois soirées habituellement proposées, une quatrième devait s’y ajouter. Mais au lieu de cela, une seule pièce de théâtre est finalement maintenue. « Cette décision fait suite à l’absence de décision de la Métropole concernant les subventions culturelles 2026 sur lesquelles le festival comptait pour assurer sa survie. Sans ce financement, il nous est malheureusement impossible de maintenir l’événement dans des conditions viables », confie Maëlys Saulnier, chargée de production au sein de l’association Marseille en Scène. « Pour autant nous sommes contents de ce partenariat qui dure avec l’écomusée qui gagne davantage à être connu. »

    Un lien intergénérationnel

    « Le petit festival de la forêt permet de donner accès à la culture et au théâtre à la population locale, en extérieur dans une forêt très agréable et chaleureuse, le tout dans une ambiance guinguette », ajoute-t-elle. Sera donc présentée ce jeudi la pièce Un Marseillais à Paris, création originale de la compagnie Funny Musical qui a également été jouée au Festival d’Avignon. « C’est une pièce qui parle de Vincent Scotto, un compositeur d’origine marseillaise qui a écrit plus de 4 000 chansons connues du grand public. Pour autant, très peu de gens connaissent sa vie et c’est ce que nous avons voulu raconter », explique Maëlys Saulnier. « La pièce a été pensée comme une comédie musicale avec certaines de ses chansons, le tout avec beaucoup d’humour et de modernité pour un moment familial, accessible à tous les âges. »

    Un Marseillais à Paris a donc pour objectif de rassembler les générations et de créer du lien entre les anciens à qui parlent les chansons et les plus jeunes qui pourront découvrir un univers musical.

    Spectacle à 21h. Ouverture à 19h.

  • Un voyage en Andalousie avec le spectacle Paseo Flamenco

    Un voyage en Andalousie avec le spectacle Paseo Flamenco

    Le flamenco sera à l’honneur ce dimanche 28 juin à la salle Saint-Marceaux de La Ciotat. L’école Éveil Flamenco y Mas y présentera Paseo Flamenco, son spectacle de fin d’année, l’occasion pour les élèves de partager avec le public le travail réalisé tout au long de la saison. Le rendez-vous débutera à 18 heures, avec une ouverture des portes dès 17h30.

    Préparé depuis le mois de septembre, le spectacle est l’aboutissement de plusieurs mois d’apprentissage et de répétitions. Sur scène, « les élèves, âgés de 5 à 70 ans, interpréteront différents styles de flamenco », présente Josy Delgado, la directrice de la structure, et ce à travers une succession de tableaux mêlant danse, musique et chant. Des plus jeunes débutants aux danseurs confirmés, chacun proposera une partie du travail accompli au cours de l’année.

    Pour cette représentation, les élèves seront accompagnés de musiciens professionnels, avec guitare, chant et violon.

    Les enfants et les élèves débutants sont formés par Josy Delgado, la directrice de l’école Éveil Flamenco y Mas, tandis que Teresa Deleria accompagne les danseurs les plus avancés. Les cours de guitare sont assurés par Paco Carmona.

    Des élèves de 5 à 70 ans sur scène

    Au-delà de la représentation artistique, Paseo Flamenco se veut un moment de rencontre et de convivialité. L’école souhaite faire de cette soirée une fête ouverte à tous, où familles, proches et amateurs de danse pourront découvrir l’évolution des élèves dans une ambiance chaleureuse. Une petite restauration sera proposée sur place avant et après le spectacle.

    Spectacle, dimanche 28 juin à 18h, salle Saint-Marceaux. Entrée : 10 euros, gratuit (- de 12 ans). Petite restauration et réservations sur HelloAsso ou au 06.62.68.05.41.