Tag: savoir faire

  • Le savoir-faire artisanal local mis à l’honneur à la Foire de Marseille

    Le savoir-faire artisanal local mis à l’honneur à la Foire de Marseille

    Pour la première fois, le label « Fabriqué à Marseille » bénéficie de son propre « village » à la Foire. Une initiative destinée à offrir une large visibilité à l’artisanat local.

    Rebecca Bernardi (DVG), adjointe au maire en charge des Commerces et de l’Artisanat, insiste sur l’importance de mettre en valeur le savoir-faire marseillais et en définit le label comme son emblème. « Dans une époque où tout ce qui vient de l’autre bout du monde est moins cher, plus accessible, plus visible, ça a évidemment du sens de rappeler aux gens qu’on peut produire de la qualité à l’échelle locale. Les labellisés en sont la preuve et nous permettent de nous reconnecter avec notre identité de Marseillais », commente-t-elle. « Le label est une marque économique qui va rayonner à l’international, au-delà de Marseille. C’est important pour la ville de porter des ambassadeurs, de leur permettre de se développer et de stabiliser une structure », poursuit Julien Harounyan (MadMars), adjoint au maire en charge du tourisme durable et de l’attractivité économique.

    Dans le village du label, on retrouve des stands divers et variés : brasserie, marque de textiles, pâtisserie… Tous les artisans se réjouissent du soutien de la Ville au travers du label. « Les gens ne nous connaissent pas, donc c’est très bien qu’on soit là, la Foire nous sert beaucoup en termes de notoriété. Les gens ont besoin de repères, le label permet donc aux gens d’acheter de la qualité en toute certitude », explique Clément Courcy, de la boutique des Navettes des Accoules.

    Pour d’autres artisans qui ne possèdent pas de commerce physique, la Foire représente l’occasion de rencontrer leurs clients. C’est le cas de Stéphane Chevé de la Maison Matthieu, un atelier de fumaison de poissons qui vend ses produits dans différents restaurants ou épiceries de la région. « Je discute énormément avec des gens qui connaissent mes produits, mais les achètent ailleurs dans l’année et qui sont contents de me rencontrer en vrai », précise le maître saurisseur.

    Développer un réseau local au travers du label

    Le label représente aussi l’opportunité pour ces artisans de développer des liens professionnels forts, mais pas seulement. « On se lie d’amitié entre labellisés, cela permet de discuter, d’échanger et d’envisager des projets ensemble », déclare Clément Courcy. Les exposants témoignent d’ailleurs de la bonne ambiance sur le stand. « Une belle famille pour représenter notre belle ville », résume Serge Bruna, maître savonnier à la Licorne.

    Le stand du label « Fabriqué à Marseille » à la Foire internationale s’inscrit dans une démarche de développement du soutien de la Ville à l’artisanat local, avec notamment une nouvelle vague de labellisation annoncée pour les prochaines semaines.

    Etienne Devillard Lacordaire

    De 10 à 19h ce mercredi, au parc Chanot. Informations surfoiredemarseille.com

    AU PROGRAMME CE MERCREDI

    Spectacle « Voyage au-delà des mers »

    De 14h30 à 15h30 sur la Grande Scène, ce spectacle musical et immersif est pensé pour éveiller la curiosité des jeunes pour le monde marin et sa biodiversité.

    Réalité virtuelle

    Avec un casque VR, il sera possible d’explorer les fonds marins et d’en découvrir ses trésors cachés dans l’Allée de la Méditerranée. À découvrir toute la journée.

    Atelier peinture sur céramique

    Une initiation à cette pratique ancestrale et emblématique de la Méditerranée est proposée. À découvrir toute la journée.

  • À la découverte du patrimoine des Salins à Hyères

    À la découverte du patrimoine des Salins à Hyères

    Ce week-end le public a répondu présent et en nombre à la nouvelle édition de la Fête du sel et profité des expositions, ateliers, spectacles et animations qui leur étaient gratuitement destinés. Histoire entre autres d’entamer un voyage dans le temps et l’espace à la découverte d’une ressource naturelle qui a marqué de son empreinte le territoire : les salins de Hyères.

    L’ancien site de production salinière sur lequel la manifestation était montée est aujourd’hui devenu espace naturel remarquable. Et le Salin des Pesquiers, exceptionnellement ouvert à la visite, continue de jouer tout son rôle dans la préservation de la biodiversité mais aussi de la mémoire, du savoir-faire des sauniers et d’une part de l’histoire de la ville. Plus de vingt stands scientifiques ont animé cette année encore les prairies de la Fabrique pour sensibiliser les visiteurs. Et plus largement à la protection de l’environnement en mettant tout particulièrement l’accent sur la fragilité du milieu marin. Les équipes du Conservatoire du littoral, du Parc national de Port-Cros et de nombreuses associations comme Chercheurs en herbe et Naturoscope ont ainsi pu répondre aux interrogations des participants. De quoi les inciter à s’engager dans ce combat ou du moins à faire que chacun agisse à son échelle de manière un peu plus écoresponsable.

    Savoir-faire et mémoire ouvrière

    Parce que, bien évidemment, derrière le caractère festif de l’événement se joue une ambition bien plus profonde. Que ce soit celle de faire prendre conscience des enjeux écologiques mais aussi de faire connaître une histoire vieille de plus de mille ans. Une épopée qui raconte l’extraction du sel, cet « or blanc », cultivé depuis l’Antiquité par les habitants d’Olbia, la cité grecque installée sur le littoral hyérois qui réunit toutes les conditions nécessaires à la production de sel avec ses lagunes peu profondes, sa riche exposition au soleil et aux vents.

    Au fil des siècles, ce littoral a progressivement été aménagé pour optimiser l’évaporation de l’eau de mer et donc augmenter la production. Avec un âge d’or au Moyen-Âge. Le sel s’élevant au rang de ressource stratégique, indispensable pour conserver les aliments et donc une marchandise précieuse dans les échanges méditerranéens. Cette activité va donc contribuer directement à la prospérité de la ville de Hyières. Les lieux témoignent aussi d’une riche mémoire ouvrière pour peu qu’on prenne la peine de s’intéresser à cette main-d’œuvre souvent immigrée venant de l’autre côté des Alpes pour, au XIXe siècle, apporter leur force de travail et effectuer des tâches d’une grande pénibilité.

    Culture hors les murs

    Le cortège officiel mené par le vice-président de la Métropole, Gilles Vincent et la maire de Hyères Véronique Bernardini (SE) vient de s’arrêter devant le stand où sont entre autres exposés des clichés montrant les ouvriers du sel à l’ouvrage. L’occasion de glisser à l’oreille de l’adjoint de la Cité des Palmier, Éric Agosta que, la manifestation illustre l’un des concepts d’extension du domaine de la culture hors les murs qu’il se plaît à défendre.

    L’histoire de la ville et de ses habitants comme son avenir face aux immenses défis qui nous attendent, qu’ils soient climatiques, environnementaux, politiques ou sociétaux font en effet aussi le sel de la vie. Comme l’ont démontré ces nombreux participants avides de connaissances, de beauté et du plaisir de se retrouver. Que ce soit pour partager une œuvre, comme cette sculpture née de la cristallisation, ou le projet de lendemains plus vertueux.

  • À Aix, les clubs sportifs gardent le cap malgré les incertitudes

    À Aix, les clubs sportifs gardent le cap malgré les incertitudes

    « C’est pour qui l’inscription, pour le loulou ? » « Il est déjà prêt et en tenue ! », lance une mère dans la file d’attente du stand des Golgoths 13. Parmi les centaines de chapiteaux blancs installés sur la pelouse du complexe sportif du Val de l’Arc, où se tenait ce samedi 5 septembre la 27e édition du Salon des sports, réunissant le public et les associations sportives de la ville, le club aixois de basket enregistre les inscriptions et présente ses calendriers. « Il y a une corrélation entre la fréquentation des clubs et les derniers JO, observe Max, directeur sportif des Golgoths 13. Il y a un impact sur le nombre d’inscrits. C’est le cas notamment pour le club de basket. »

    Un peu plus loin, l’association du Club handisport aixois interpelle les passants, flyers étalés sur la table. « Je dois dire que notre club se porte bien ! On est l’un des meilleurs clubs français en natation et en tennis de table, on est plutôt bien soutenus, estime Azzedine Mzouri, directeur sportif. Au niveau du Département, de la Région, la Ville, on n’est pas mal lotis. Même si l’on sait que ça va aller de pire en pire. Il va falloir qu’on compense, qu’on essaie de voir. »

    273 structures

    Pour l’instant, l’heure est surtout à la promotion des valeurs « de partage », conclut le sportif. Au club d’Escrime Pays d’Aix (EPA), on estime « que le cas est différent, on est un sport de niche », décrit Camille Leprince, président de l’EPA. Il ajoute : « On survit aux modes passagères, c’est là, c’est ancré. On a un savoir-faire exceptionnel. »

    Entre deux visites de stands, Sophie Joissains, maire (UDI) d’Aix, qui a inauguré l’événement, rappelle les distinctions obtenues par la ville, le label Terre de Jeux 2024 et le titre de Ville européenne du sport 2024 : « C’est très important d’être regardé de cette manière-là, parce que ça attire évidemment les subventions – les temps sont complexes et le seront encore plus demain – mais c’est aussi une fierté pour tout le monde associatif que la ville soit qualifiée de cette manière. » L’élue qualifie Aix de « ville d’excellence sportive ». Hervé Liberman, adjoint aux sports, met en avant « l’engouement » pour la pratique du sport dans la capitale de Provence : 273 clubs sportifs, pour 60 disciplines et 35 000 licenciés, un chiffre « qu’on maintient ». La Ville indique consacrer aux associations sportives un budget de 3,2 millions d’euros en fonctionnement et de 810 000 euros en investissement. Sur le terrain du Salon étaient aussi présents des élus de l’opposition municipale de gauche, dont le député Marc Pena (PS). Ils appellent « la mairie à rouvrir une Maison des associations ».

  • La Provence à l’heure du Sommet Lumière

    La Provence à l’heure du Sommet Lumière

    Le cinéma mondial a rendez-vous dans le sud de la France. Ce lundi, Saint-Paul-de-Vence (Alpes-Maritimes) accueille le Sommet Lumière, une rencontre internationale consacrée à l’avenir du cinéma, de l’audiovisuel, de l’animation et du jeu vidéo. Initié par le Centre national du cinéma et de l’image animée, coprésidé par Emmanuel Macron et le président sud-coréen Lee Jae-myung, ce « Davos du cinéma » réunit près de 150 personnes. Patrons des grands studios et plateformes (Disney, Netflix, Sony, Universal), producteurs (CJ Group), cinéastes, acteurs, grands groupes de l’audiovisuel français et responsables publics y sont attendus.

    Si le choix de Saint-Paul-de-Vence peut surprendre, il s’inscrit dans une logique territoriale forte. Héritière de l’aventure des frères Lumière, terre d’accueil du Festival de Cannes, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur est aujourd’hui la deuxième région de cinéma en France, après l’Île-de-France. Plus de 9 000 professionnels y travaillent et le territoire accueille, chaque année, entre 5 000 et 6 000 jours de tournage.

    Terre du Septième art

    Des historiques Studios de la Victorine à Nice aux dynamiques Provence Studios de Martigues, en passant par le Pôle Média de la Belle de Mai à Marseille, la région dispose d’infrastructures capables d’attirer aussi bien des productions françaises que les géants internationaux du secteur. « Aujourd’hui, tout le monde pense qu’on a une main-d’œuvre plus chère, mais quand on regarde la productivité de nos équipes et de nos outils, les restitutions faites par l’état et les aides des collectivités, on est très compétitif », martèle Olivier Marchetti, président de Provence Studios. « C’est ce qu’il faut démontrer : la France est une vraie terre de tournage. Le cinéma a été inventé ici, il doit y rester. »

    Réunissant la plupart des décideurs contrôlant la majeure partie du marché mondial, le Sommet Lumière revêt une dimension stratégique. À l’heure où les États rivalisent pour attirer tournages, studios, talents et investissements, les industries de l’image sont un enjeu économique majeur. Derrière les caméras pointent des questions d’emplois, d’innovation technologique, d’influence et de souveraineté culturelle. Le marasme américain en est une illustration. Le volume des tournages à Hollywood a reculé de 40% en dix ans. Si bien que Donald Trump a demandé au Congrès de renforcer les incitations fiscales pour favoriser le retour des productions et soutenir l’emploi. À travers cette initiative, la France entend défendre son modèle de soutien à la création tout en renforçant l’attractivité de son industrie audiovisuelle. L’Élysée voit ce rendez-vous comme une vitrine du savoir-faire français.

    Autre objectif : peser dans les discussions qui définiront demain les règles mondiales des industries culturelles confrontées aux défis technologiques du XXIe siècle. Selon eux, le secteur traverse une révolution comparable aux grandes mutations qui ont jalonné l’histoire du cinéma. Car l’intelligence artificielle, la montée en puissance des plateformes de streaming, l’évolution des usages, les difficultés rencontrées par les salles obscures et l’apparition de nouveaux modèles de financement bouleversent l’ensemble de la filière. Derrière les débats sur la création et l’innovation se joue donc une bataille beaucoup plus large.

    Trois questions majeures structureront les échanges : comment préserver la diversité culturelle face à des marchés toujours plus concentrés ? Comment encadrer l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la création ? Et, surtout, comment financer les œuvres de demain dans un environnement dominé par une concurrence internationale de plus en plus intense ?

    En toile de fond à ces débats, la Provence, dont le nom résonne avec l’histoire. C’est ici, à La Ciotat, que les frères Lumière réalisèrent plusieurs de leurs premiers films et qu’Antoine Lumière organisa en 1895, à l’Eden Théâtre, l’une des premières projections. Cent trente ans plus tard, la région qui a vu naître le cinéma peut voir s’y écrire un nouveau scénario.

    CHIFFRES

    9 000

    La filière cinéma en région Provence-Alpes Côte d’Azurrassemble plus de 9 000 professionnels, dont 4 000 techniciens, 2 000 comédiens, 800 auteurs et réalisateurs, ainsi qu’une cinquantaine de sociétés de production.

    6 000

    Avec près de 6 000 jours de tournage en moyenne chaque année, la région s’impose comme l’un des principaux territoires de production audiovisuelle en France. Un dynamisme porté par la diversité des décors, des infrastructures et des savoir-faire locaux.

    135 millions

    En 2024, les tournages ont généré plus de 81 millions d’euros de retombées économiques à Marseille, contre 61,3 millions en 2023.À l’échelle régionale, la filière avait produit 135,1 millions de retombées en 2022.

  • Une terre d’images et d’avenir

    Une terre d’images et d’avenir

    Certains symboles qui ne vieillissent pas. Cent trente ans après les frères Lumière et leurs premières projections à La Ciotat, la Provence demeure l’une des terres majeures du cinéma tricolore. D’Antoine Lumière à Marcel Pagnol, des studios de Marseille aux plateaux de Martigues, notre territoire n’a jamais cessé de raconter des histoires au monde. Aujourd’hui encore, les caméras s’y installent pour des longs-métrages ou des séries diffusées sur diverses plateformes en ligne. Preuve que la révolution numérique n’a pas effacé cet héritage, mais lui a donné de nouveaux horizons.

    Des savoir-faire à préserver

    Cette place n’est pas seulement culturelle. Elle est économique, sociale et industrielle.

    Derrière chaque tournage, il y a des techniciens, décorateurs, menuisiers, costumiers, régisseurs, restaurateurs ou encore des hôteliers. Des milliers d’emplois dépendent directement ou indirectement de cette filière. Soutenir la production audiovisuelle française, c’est donc défendre l’exception culturelle, mais aussi préserver des savoir-faire et des emplois non délocalisables.

    À l’heure où l’intelligence artificielle, les plateformes mondiales et la concurrence internationale rebattent les cartes, la France doit continuer à investir dans la création. Car produire des œuvres françaises, ce n’est pas seulement alimenter une industrie. C’est faire vivre une langue, une mémoire et une vision du monde.

    Le Sommet Lumière le rappelle : dans la bataille mondiale des images, la Provence n’a pas seulement un passé glorieux à célébrer.

    Elle a un avenir à construire.

  • [C’est l’été] Visite d’un atelier de santons à Aubagne

    [C’est l’été] Visite d’un atelier de santons à Aubagne

    « Ce sont ma tante et mes parents qui ont créé l’entreprise, d’abord nous étions à Marseille, puis, maintenant, à Aubagne, depuis 1976 nous fabriquons des santons », déclare Didier Coulomb, fier du savoir-faire familial. Véritable patrimoine provençal, les petites figurines de terre cuite sont aujourd’hui produites par Didier et 5 autres artisans dans cet atelier.

    Création du santon, fabrication du moule jusqu’à la peinture et l’habillage, tout est fait de leurs mains. Pour découvrir ce savoir-faire, l’atelier vous est ouvert tous les mardis et jeudis à 14h pour une visite guidée d’une heure. L’entrée à 6 euros pour les plus de douze ans et 5 euros pour les plus jeunes comprend également l’accès à un musée composé de plus de 400 pièces uniques de santons bibliques, provençaux et historiques dont certains remontent jusqu’au XIXe siècle. Le musée à lui seul est gratuit le lundi et peut être visité du lundi au vendredi de 9h à 17h. L’établissement dans son intégralité est accessible aux personnes en situation de handicap. plus d’informations sont disponibles sur le site de l’office de tourisme d’Aubagne.

  • [C’est l’été] Découverte d’une manade à Roussillon

    [C’est l’été] Découverte d’une manade à Roussillon

    L’aventure commence à bord d’une remorque sécurisée, vous offrant un point de vue privilégié pour approcher ces créatures majestueuses en toute sérénité. Puis, assistez à une démonstration captivante de tri de taureaux réalisée par de véritables gardians à cheval.

    Jeudi 30 juillet de 19h à 20h. Entre 10 et 15 euros.

  • [C’est l’été] La fabrique du Berlingot à Carpentras

    [C’est l’été] La fabrique du Berlingot à Carpentras

    Assistez à la cuisson du sucre dans des poêlons en cuivre, au travail du sucre liquide sur une table froide, au façonnage des raies blanches si caractéristiques du Berlingot de Carpentras, puis à sa mise en forme. Sans oublier la dégustation d’un berlingot encore chaud ! Une expérience unique à vivre à la Confiserie du Mont-Ventoux.

    Visite gratuite sur rendez-vous au 04.90.63.05.25

  • [Travailleuse de demain] Emmy Mercier, Argentiéroise aux doigts d’or

    [Travailleuse de demain] Emmy Mercier, Argentiéroise aux doigts d’or

    À la fin du collège, Emmy s’intéressait pourtant davantage au dessin et aux filières artistiques. « Déjà, j’étais très manuelle, mais pour rejoindre une filière artistique, ça aurait été dans un Bac général, où je n’ai pas été acceptée, explique-t-elle. Mais, grâce aux différents tests probatoires proposés par les lycées, j’ai trouvé celui où je suis actuellement, à César-Baldaccini, à Marseille. J’ai fait des tests probatoires, ça m’a beaucoup plu et j’y suis maintenant. »

    Un grand saut pour Emmy Mercier qui, dès la fin du collège, passe de L’Argentière-la-Bessée, commune de 2 278 habitants dans les Hautes-Alpes, à Marseille, pour y suivre un CAP bijouterie-joaillerie en deux ans, puis un Brevet des métiers d’art (BMA). Pour suivre les cours, elle se rend chaque jour à Marseille depuis Rognac, où elle habite avec sa grand-mère. « Je sortais du collège, je n’avais que 14 ans. Au début, mes parents étaient un peu mitigés avec tous les trajets à faire au quotidien : train, bus et je prends aussi le métro, se remémore-t-elle. Ce n’était pas facile, j’ai pris la main au fur et à mesure. Ma mère est un peu stressée, mais je l’appelle souvent. Ça m’a permis aussi de gagner en autonomie, maintenant, je me débrouille sans problème. »

    Finalement, elle ne regrette pas ce choix d’orientation. « Ce qui me plaît, c’est toute la précision, je suis très manuelle de base, savoure Emmy. Dès le début, ça m’a plu de créer quelque chose, à travers des pièces à réaliser en atelier ou des choses à créer de nous-mêmes. » Ses proches ne sont pas mécontents non plus : « J’aime bien réaliser des petits cadeaux pour ma famille, et ils m’en demandent tout le temps. »

    Son avenir idéal ? « Faire des pièces uniques pour de grandes personnalités ou des événements, dans de la haute joaillerie », imagine-t-elle.

    Son idéal : l’artisanat pour le contact humain

    Pour autant, après trois stages en atelier à Marseille et à Lyon, Emmy préfère pour l’instant les structures artisanales à la haute joaillerie. « J’aime bien le côté artisan, on crée nous-mêmes de toutes pièces, on part du dessin de ce que veut le client et on va l’imaginer. On apprend et on fait beaucoup de choses. C’est hyper intéressant parce que c’est très humain, on échange beaucoup avec les gens. En haute joaillerie, on n’est pas directement en rapport avec le client », explique-t-elle.

    La première création dont elle a été particulièrement fière, elle l’a réalisée il y a deux ans, lors du concours du Meilleur apprenti de France. « J’ai eu un bracelet à faire, assez volumineux, en argent. Il faisait 5 cm de large, il prenait l’entièreté du poignet. Quand on l’ouvrait, on voyait un motif à l’intérieur et il y avait des mises en pierre sur le dessus », se replonge-t-elle.

    Quant au bijou qu’elle rêverait de réaliser, difficile de n’en choisir qu’un : « Mon bijou préféré serait un gros collier, articulé, où toutes les parties bougeraient entre elles, dans un style assez rétro, avec une grosse pierre. Mais quand on est dedans, on trouve beaucoup de choses très jolies, on touche à tout et on a envie de tout faire ! »

    LE CONCOURS

    Si elle n’a pas décroché de médaille au concours national des WorldSkills, à Marseille en octobre dernier, Emmy Mercier en garde un excellent souvenir : « Le côté social avec les membres de l’équipe était génial, tout le monde était soudé, on se réconfortait après certaines journées, ça m’a vraiment marqué. J’ai beaucoup progressé sur le côté technique en me préparant. Au concours, j’ai pu faire des choses que je ne fais pas au quotidien. Je n’avais jamais réalisé une aussi grosse pièce en or, en travaillant directement à la plaque. C’était un pendentif en trois parties. J’ai aussi beaucoup appris sur la gestion du stress. »

  • Le terroir du Vaucluse se déguste avec Mercotte

    Le terroir du Vaucluse se déguste avec Mercotte

    Samedi et dimanche, le parc de l’Arbousière, à Châteauneuf-de-Gadagne, prend des airs de fête à l’occasion de la 9e édition de « Terroirs en fête ». Un événement organisé par le Département de Vaucluse. « C’est l’un des plus grands rendez-vous pour les agriculteurs et artisans de bouche dans le Vaucluse », explique Pierre Charline, créateur de l’événement et responsable événementiel pour le Département de Vaucluse. « Plus de 150 exposants seront présents cette année et nous avons à cœur de leur demander un stand qui soit unique pour Terroirs en fête, un stand que l’on ne retrouve pas ailleurs parce que ce n’est pas juste un grand marché. »

    Au programme, tout au long du week-end, des démonstrations culinaires, des concerts et musiques lives, mais aussi un salon des vins et spiritueux ou un espace élevage pour découvrir ce que le Vaucluse à de meilleur à offrir.

    Un événement convivial et familial

    « Avec Terroirs en fête nous voulons montrer et faire découvrir au public la beauté et le savoir-faire dont regorge notre département. Nous accordons aussi une place importante aux activités familiales puisque cette année nous proposons par exemple des balades à poneys, des jeux en bois divers ou un jeu de piste géant », poursuit-il. « Les maîtres-mots pendant ces deux jours sont convivialité, partage et rencontre, c’est pourquoi nous voulons que chacun passe un bon moment dans un lieu exceptionnel. » Depuis 4 ans maintenant l’événement est associé à une personnalité et cette année c’est Mercotte qui en sera la marraine. « Nous en sommes ravis car elle est connue du grand public et elle a un capital sympathie qui est assez incroyable ! Elle sera donc présente samedi et dimanche et évoluera au sein de l’événement en participant à diverses animations », sourit le responsable. Parmi les temps forts, un concours de tartes aux fraises samedi mais aussi l’épreuve nationale du concours international de hamburgers dimanche où 6 chefs venus de toute la France vont s’affronter pour réaliser le meilleur burger avec des produits du terroir vauclusien.