Tag: samu social

  • À Toulon, l’accueil du 115 pour les sans domicile fait peau neuve

    À Toulon, l’accueil du 115 pour les sans domicile fait peau neuve

    Donner des moyens d’action adaptés aux besoins. Voilà l’enjeu de la rénovation et de l’agrandissement des locaux du Service intégré d’accueil et d’orientation
    (Siao-115) du Var, inauguré en grande pompe mardi en présence du préfet Simon Babre. Un investissement chiffré à 1,38 million d’euros, dont 850 000 pour les nouveaux locaux, qui a permis de faire passer le bâtiment de 110 à 287 m². « En 2012, on a commencé notre action dans 20 m² », rappelle Sylvain Renouf, directeur des opérations d’Itinova, groupe associatif sanitaire et social gestionnaire du Siao-115 du Var.

    Un agrandissement proportionnel à l’intensification de l’action sociale dans le département et la France entière, « dans un contexte de précarité qui augmente », évoque ce dernier. « Nos missions touchent des enfants, des hommes, des femmes mais aussi de plus en plus de personnes âgées. »

    Une hausse des demandes de 22% en 2025

    Les chiffres de l’année 2025 illustrent cette situation. Le Siao-115 du Var a ainsi reçu 96 722 appels, et a pu en traiter 69 697, soit un taux de prise en charge de 72%. Il a instruit 23 969 demandes de logement (16 991 ont abouti) soit +22% par rapport à 2024, et un total de 1 758 personnes hébergées dans les 943 places de logement qu’offre le Département. Et au-delà des demandes d’hébergement d’urgence, les besoins en logement durable augmentent aussi fortement. À cet égard, « 541 personnes ont pu bénéficier d’un logement adapté [destiné aux personnes dans l’incapacité de se procurer un logement décent et adapté à leurs besoins, Ndlr] », « 889 personnes en recherche d’hébergement d’urgence d’un logement social », en plus des « 535 places supplémentaires créées en intermédiation locative [système qui permet, grâce à l’intervention d’un tiers social, de faciliter la relation entre le locataire et le bailleur, Ndlr] », précise le préfet.

    L’agrandissement des locaux permettra d’aller encore plus loin. « Grâce à cela, on a pu revoir notre organisation, en découpant le département en quatre secteurs (Brignoles, Toulon, Draguignan et Fréjus Saint-Raphaël) qui bénéficient chacun d’un espace de travail », explique Anne-Laure Bertacchini, directrice du Siao. Et de fait, d’offrir « un meilleur confort de travail », avec notamment des espaces de réunion, pour des employés sur le pied de guerre 24h sur 24, 7 jours sur 7, au service du bien commun.

  • La grande braderie de Marseille est de retour ce week-end

    La grande braderie de Marseille est de retour ce week-end

    Temps le plus fort de l’année en terme d’animation commerciale », d’après Rebecca Bernardi, adjointe au commerce à la mairie de Marseille, la Grande Braderie d’Hiver, qui avait rassemblé environ 35 000 personnes lors de sa dernière édition, est de retour. Les commerces participants proposeront des prix bradés, entre moins 50 et 70%.

    L’événement est à grande échelle puisque, outre le centre, trois noyaux villageois se joignent à la partie : la place du 4 septembre, Mazargues et Saint-Barnabé. « Au cours Julien également, une trentaine de commerces vont faire la braderie » ajoute l’adjointe.

    Plus de 200 commerces

    Avec 200 commerces inscrits, Guillaume Sicard, président de la fédération des commerçants de Marseille Centre, observe un « événement festif et commercial qui est un vrai plus sur la dynamique du centre-ville ». Rebecca Bernardi présente également « un événement tourné vers les enfants », avec des animations telles que « du lancer de lasso sur chevaux en bois, des châteaux gonflables et une boum à 17h », détaille le prestataire en charge de l’animation, John&James. L’adjointe conclut en précisant que la braderie est aussi « sociale et solidaire », marquée par la présence « depuis la première édition, des stands de Samu Social », où les dons de vêtements « atteignent chaque fois des records ».

    Décrite comme un « parcours piéton agréable permettant de redécouvrir le centre-ville » par l’adjointe au maire, la braderie se fait à pied. Entre Canebière et la préfecture, et entre la rue de Breteuil et la rue de Rome, le stationnement sera interdit entre vendredi 6 mars, à 19h, et samedi 7 mars, à 19h30. La circulation est quant à elle autorisée jusque samedi, 8h30.

  • Quand les denrées interdites en vol deviennent des dons à Marignane

    Quand les denrées interdites en vol deviennent des dons à Marignane

    « Un tant pis pour un tant mieux. » Voilà comment les passagers voient la confiscation de leurs produits de plus de 100 ml qui ne passent pas les contrôles de sécurité. Car, depuis fin janvier, l’Aéroport Marseille Provence (AMP) a noué un partenariat avec le Samu social de la Ville pour leur donner une seconde vie.

    Donia Joly, responsable innovation sociale chez Suez, qui collabore avec AMP depuis 2019, estime que « sur le premier mois, 1,5 tonne sera collectée ». « 60% des produits sont des denrées alimentaires, le reste sont des produits d’hygiène, détaille-t-elle. On a environ 1 500 bouteilles de 50 cl, 950 conserves et 1 100 gels douche ou shampoings. Et encore, on est dans une période creuse par rapport à ce qui va arriver cet été. »

    Jérôme Dominion, responsable multiservices de l’aéroport, à l’origine de ce projet, précise : « En ce moment, on a 200 000 voyageurs par mois, en période estivale on est plutôt sur 1,5 million. » AMP estime que 15 à 20 tonnes de denrées seront collectées en faveur des plus précaires sur une année.

    Plus de 200 000 précaires

    En bout de chaîne, le Samu social vient chercher ces dons trois fois par semaine et les redistribue aux plus de 200 000 personnes en situation de grande précarité que compte Marseille. Elsa Peinturier, sa directrice, explique : « Les produits d’hygiène sont redistribués en rue par les maraudes qui sillonnent le territoire pour aller vers les personnes très marginalisées. D’autres, qui sont en grande contenance, et les boissons, partent aux douches municipales dont les nouveaux locaux ont ouvert la semaine dernière. C’est hyper apprécié que les personnes puissent avoir accès à un rafraîchissement, c’est un moment de répit et d’apaisement dans leur journée. » Elle ajoute : « Sur les denrées alimentaires, les petits contenants sont redistribués en rue et le reste on le transmet à des associations partenaires. On a également un partenariat avec la régie de quartier Noailles-Belsunce, qui offre des petits déjeuners aux enfants qui n’ont pas trois repas par jour, et ils sont super contents d’avoir de la pâte à tartiner grâce aux usagers de l’aéroport. »

  • Un deuxième gymnase ouvert pour les sans-abri

    Un deuxième gymnase ouvert pour les sans-abri

    Le gymnase Ruffi accueille les SDF depuis ce mardi. Dimanche déjà, un premier gymnase, Vallier, avait été désigné comme centre d’hébergement. Il a pu accueillir jusqu’à 80 personnes lundi soir. Mais il était insuffisant face à la situation d’urgence. « Nous avons estimé dès mardi que les capacités étaient quasiment atteintes et que la baisse des températures se maintenait, il était nécessaire d’ouvrir un deuxième équipement », indique Audrey Garino, adjointe (PCF) au maire de Marseille déléguée à la solidarité. La capacité d’accueil du gymnase Ruffi sera sensiblement la même que celle de Vallier, soit une centaine de personnes.

    « Le manque de places est structurel », s’offusque l’élue, constatant le fossé phénoménal entre le nombre de places d’hébergement à Marseille et le nombre de sans-abri. Le bilan fait froid dans le dos : près de 7 000 places pérennes contre un flux de 16 000 personnes ayant déclaré avoir été au moins une fois en situation de sans-abrisme. Aussi, pour contrer le froid, la fraternité Belle de Mai donne des vêtements chauds toute la semaine à partir de mardi dans ses locaux.

    Le Samu social œuvre toujours

    « Dès que le froid commence à arriver dans la ville, nous renforçons les moyens propres de la Ville de Marseille dans nos maraudes, dans les distributions de couvertures, etc. », précise Audrey Garino. En partenariat avec les structures et associations œuvrant sur le terrain. À Marseille, le Samu social est municipal et donc financé par la Ville, une spécificité. Les équipes interviennent 365 jours par an en maraude et en gestion d’équipements (douches municipales). « Un engagement du quotidien », souligne Audrey Garino.

  • Un agent du Samu social révoqué pour cumul d’activités

    Un agent du Samu social révoqué pour cumul d’activités

    Un agent technique du Samu social de Marseille a été définitivement révoqué, cet été, pour fautes au terme d’une procédure disciplinaire engagée pour « cumul d’activités non autorisées et réitérées ». Le juge des référés du tribunal administratif l’a débouté, la semaine dernière, de sa requête en suspension de l’arrêté du 1er août 2025 pris par le maire de Marseille le révoquant avec effet au 1er septembre, considérant qu’il n’y avait pas de caractère disproportionné dans la sanction.

    Il est reproché à ce fonctionnaire de catégorie C, recruté en 2002 par la commune de Marseille et qui exerçait depuis 2019 les fonctions d’agent d’intervention du Samu social, d’avoir exercé des activités de voyance tarifée, de massage Zen pour hommes et d’astrologie/médium au cours des années 2024 et 2025 et produit des attestations et déclarations mensongères à sa hiérarchie.

    Pour justifier la révocation, la commune souligne que M. Philippe H. a commis des « manquements volontaires et persistants à plusieurs de ses obligations », que les activités de cumul non autorisé l’étaient en continu, pendant son temps de travail, mais aussi pendant son congé de maladie et durant le temps partiel thérapeutique dont il a bénéficié, et qu’elles ont eu des conséquences sur son activité professionnelle. La commune ajoute qu’il a montré une « insubordination persistante », rompu le lien de confiance avec son employeur et porté atteinte à l’image de la collectivité, alors que la commune lui a laissé l’opportunité de se conformer à ses obligations à plusieurs reprises.

    Pour rappel, l’ancien maire Jean-Claude Gaudin, l’ancien chef de service du Samu social René Giancarli et cinq autres hauts fonctionnaires ont été condamnés en mars 2022, sur reconnaissance préalable de culpabilité, pour détournement de fonds publics par négligence, à des peines d’emprisonnement avec sursis et d’amende pour certains dans une procédure pénale initiée en 2017 sur des « situations atypiques » dans le temps de travail et l’octroi d’heures supplémentaires décorrélée de l’activité réelle d’agents du Samu social.

    En février 2025, l’Agence française anticorruption a recommandé à la commune de Marseille de veiller à la bonne appropriation par les agents de la réglementation sur le cumul d’activités.

  • Au moins 140 enfants dorment dans la rue en Paca

    Au moins 140 enfants dorment dans la rue en Paca

    Les chiffres du baromètre sur les enfants à la rue réalisé par l’Unicef, la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) et le Collectif des associations pour le logement (CAL) ont de quoi faire froid dans le dos.

    Publié ce jeudi, il fait état d’une situation plus qu’alarmante quant au nombre de minots qui dorment dehors dans la région. « Le constat est accablant : à la veille de la rentrée scolaire 2025, au moins 140 enfants, dont 35 de moins de 3 ans, sont restés sans solution d’hébergement après un appel au 115 en région Provence-Alpes-Côte d’Azur », annonce tristement l’Unicef, par communiqué. Une hausse de 73% par rapport à 2024, preuve d’une « évolution inquiétante du sans-abrisme ». Et de quoi témoigner « des dysfonctionnements majeurs des politiques de lutte contre le sans-abrisme ».

    L’addition est encore plus salée si l’on se base sur le « nombre de personnes en famille en demande non pourvue », c’est-à-dire qui se trouvent sans solution d’hébergement à la suite d’une demande au 115, le Samu social. Elles sont au nombre de 267 dans la région.

    Enfin, l’Unicef note surtout que ces chiffres, bien qu’ils soient en « augmentation constante », sont incomplets. En effet, ils ne « reflètent qu’une partie de la situation de sans-abrisme des enfants ». Ces données « ne comptabilisent pas la situation des personnes dont l’appel au 115 n’a pas été décroché, ainsi que celle des personnes qui n’appellent pas le 115 ». Autre fait d’importance : « Elles ne disent rien de la situation des mineurs non accompagnés (MNA) sans abri, pourtant nombreux ». En clair, les minots qui dorment dans la rue sont sans doute beaucoup plus nombreux.