Tag: Samia Ghali

  • À la Métropole, deux motions face à l’Etat

    À la Métropole, deux motions face à l’Etat

    Après six mois de psychodrames, le conseil métropolitain qui se tient ce jeudi doit enfin tourner une page. D’abord en adoptant enfin un budget à l’équilibre avec la présentation d’une deuxième décision modificative. Un mois après le blocage politique, l’exécutif métropolitain a trouvé une issue comptable, au prix d’un endettement supplémentaire (notre édition du 08/10).

    Ensuite en mettant fin aux gratuités dans les transports en commun. L’hémicycle doit approuver la nouvelle grille tarifaire, applicable dès le 1er novembre prochain, avec une augmentation du prix des tickets et abonnements conjuguée à une tarification sociale pour 20% des usagers, en particulier pour les moins de 26 ans (notre édition du 14/10). Après la mobilisation du pays d’Aubagne, l’annexe jointe à la délibération, consultée par La Marseillaise, précise bien que le document y est « non applicable au 1er novembre 2026 ». De quoi y préserver pour l’instant la gratuité mise en place depuis dix-sept ans. « Rien ne se fait en 2026, rien ne se fera en 2027 », réitérait la présidente (DVG) de la RTM, Samia Ghali, face à la presse ce mardi. Mais elle déplorait : « à Aubagne, il y a des gens qui ont besoin d’être accompagnés parce qu’ils sont dans une situation de précarité, d’autres ne le sont pas et profitent de la gratuité ».

    « Casse généralisée »

    Mais tandis qu’ont été entamés le 15 septembre dernier les travaux sur la trajectoire financière de la Métropole pour les années à venir, la présentation du projet de loi de finances pour 2027 a fait l’effet d’une douche froide, avec 138 millions de coupes prévues sur le territoire. Alors comme l’a réclamé la dernière conférence des maires, une motion sera présentée au vote par le président (LR) Nicolas Isnard lui-même, pour dénoncer un effort « injuste, insoutenable et dangereux ». « Nous sommes conscients de l’impérieuse nécessité de redresser les finances publiques, mais ça ne saurait se faire au prix d’une casse généralisée pour les collectivités territoriales », déplore le document. Et d’alerter sur un projet qui pourrait plonger de nombreuses communes et intercommunalités « dans une crise financière très dangereuse pour le pays ». La motion demande donc un effort « ramené à un niveau soutenable », limité à 2% des recettes réelles de fonctionnement. En réclamant de débloquer le versement mobilité payé par les entreprises.

    « Au cours des dernières années, les collectivités territoriales et l’État ont engagé un effort sans précédent pour moderniser les transports publics », rappelle ainsi une deuxième motion présentée par la présidente (DVG) de la RTM, Samia Ghali. Qui ajoute donc qu’il « convient désormais de garantir, dans la durée, les ressources nécessaires à la poursuite des investissements et à l’exploitation des futurs équipements ». Et donc débloquer dans le projet de loi de finances le plafond de ce versement limité à 2% de la masse salariale pour s’aligner sur le Grand Paris. Sans monter jusqu’aux 3,2% appliqués par la capitale, la Métropole imaginant déjà une évolution « de manière différenciée selon les territoires, en tenant compte de la densité et de l’importance des réseaux ». Une possibilité qui tombe à l’eau si le budget est adopté par ordonnances.

  • Les nouveaux tarifs de la Métropole Aix-Marseille enterrent la gratuité pour la RTM

    Les nouveaux tarifs de la Métropole Aix-Marseille enterrent la gratuité pour la RTM

    Trois semaines après les premières annonces, c’est depuis la tour La Marseillaise que la Métropole Aix-Marseille a présenté à la presse ce mardi après-midi la nouvelle grille des tarifs de la RTM. Une grille qui vient enterrer définitivement les gratuités dans les transports en commun étendues le 1er septembre 2025, et qui s’appliquera à compter du 1er novembre prochain si elle est approuvée en conseil métropolitain ce jeudi.

    « Demain, si chacun contribuera au financement des transports, chacun le fera aussi en fonction de sa situation », résume ainsi le président (LR) de la Métropole Nicolas Isnard, en défendant une évolution « courageuse ». « Quelque chose de rouillé, il fallait le dérouiller, il fallait en avoir le courage politique », insiste aussi la présidente (DVG) de la RTM, Samia Ghali.

    2 euros le ticket

    À Marseille, Allauch, Plan-de-Cuques et Septèmes, le ticket prend 20 centimes et passe à 2 euros, comme le révélait La Marseillaise ce mardi. Pour ceux qui l’achètent auprès des conducteurs de bus, il coûtera désormais 2,50 euros. à Aix, Aubagne, à l’est de l’étang de Berre, Vitrolles et Marignane, il s’élèvera à 1,40 euro. Pour les zones les moins desservies, il passe à 1,20 euro. De la même manière, les abonnements augmentent de 14%,pour s’établir à 56,50 euros le pass mensuel à Marseille. Les prix restent inchangés pour les lignes interurbaines.

    Mais c’est la nouvelle tarification sociale que mettent davantage en avant les élus. Les enfants de moins de 11 ans pourront encore accéder sans payer au réseau de transports en commun. Les jeunes de moins de 26 ans, qu’ils soient boursiers ou bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, ainsi que les plus de 65 ans non imposables pourront bénéficier d’un nouveau pass au tarif symbolique de 20 euros par an. Un tarif qui profitera aussi aux bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH). « C’était une vraie demande de leur part, et c’est une première », souligne Samia Ghali, rappelant le retard pris dans l’accessibilité. Tandis que le Printemps marseillais promettait la gratuité des transports pour les moins de 26 ans, les étudiants non boursiers ne profiteront pour l’instant que d’une baisse de 20 euros par an sur leur abonnement, avec un pass à 200 euros sur la zone marseillaise. Les lycéens en revanche sont exclus de ce dispositif. Quant aux plus de 65 ans imposables, ils bénéficieront pour leur part d’une réduction de moitié sur leur abonnement. Enfin, une tarification solidaire est mise en place pour les plus précaires, de -80% pour ceux dont le quotient familial est inférieur à 500 euros par mois, de -50% en dessous d’un quotient de 650 euros, et de -20% pour un quotient inférieur à 810 euros par mois. Dans l’immédiat, ces gratuités bénéficieront à 100 000 usagers environ, estime la Métropole, pour deux tiers aux jeunes du territoire. « L’histoire nous donne raison, le pouvoir d’achat des jeunes, c’est le pouvoir d’achat des familles », souligne Samia Ghali, évoquant le mouvement lycéen. Le bouclier tarifaire mis en avant concerne donc environ 20% des usagers seulement, tandis que la nouvelle grille doit rapporter 21,6 millions d’euros par an à la RTM à partir de 2028. « Nous essayons d’améliorer le réseau, justifie le vice-président (DVG) aux transports, Frédéric Vigouroux. Mais ce ne sont pas les recettes de la tarification qui vont le permettre, nous avons besoin d’augmenter le versement mobilité. » Lequel n’est pas inscrit dans le projet de loi de finances.

  • Vers un transfert d’une partie du parc de 13 Habitat vers Erilia ?

    Vers un transfert d’une partie du parc de 13 Habitat vers Erilia ?

    Mention très bien pour Erilia. Lors de l’inauguration de la nouvelle agence rénovée du bailleur social ce lundi matin, au Cap Janet dans le 15e arrondissement de Marseille, les élus présents ont multiplié les commentaires élogieux. « Erilia est une garantie d’exigence dans la manière dont vous abordez et traitez vos locataires », assure ainsi Samia Ghali (DVG), maire adjointe de Marseille déléguée à la rénovation urbaine. Avec cette nouvelle agence, le bailleur, qui gère 18 454 logements dans la ville, souhaite améliorer les conditions de travail des employés et faire « de la proximité immédiate avec les locataires sa marque de fabrique », affirme le directeur général, Frédéric Lavergne.

    « Si nous avons des bailleurs qui tiennent la route, ce n’est pas toujours le cas » tranche la maire adjointe, avant d’ajouter souhaiter mener une démarche pour « voir Erilia récupérer une partie du patrimoine de 13 Habitat ». En juin 2025, le premier bailleur social du département avait été épinglé par un rapport de l’Agence nationale de contrôle des logements sociaux (Ancols) pour des dysfonctionnements structurels : conflit d’intérêts dans les commissions d’attribution, erreurs de gestion, absence de stratégie de réhabilitation… Il y a deux semaines, le siège du bailleur départemental a de nouveau été perquisitionné par l’Office central de lutte contre la corruption dans le cadre d’une enquête visant l’ancienne présidente, Nora Preziosi, suspectée d’avoir favorisé sa mère dans l’attribution d’un logement social.

    « C’est très, très grave ce qui se passe dans plusieurs copropriétés, ils abandonnent complètement les locataires à leur sort », dénonce Jean-Marc Coppola, maire (PCF) des 15e et 16e arrondissements, qui soutient la démarche de Samia Ghali.

    Également présent à la cérémonie, le vice-président du Conseil départemental (DVD), Denis Rossi, affirme « partager le constat » de la maire adjointe. Celui qui a été nommé vice-président de 13 Habitat en juillet 2026, concède pourtant qu’il est nécessaire de « mener une réflexion sur la possibilité de rétrocéder une partie du parc immobilier de 13 Habitat ».

    Accélérer les rénovations et la construction

    Les discours des différents intervenants se rejoignent tous sur deux points : la nécessité d’accélérer la rénovation des copropriétés dégradées du nord de la ville et la construction de nouveaux logements sociaux, alors que 50 000 Marseillais sont dans l’attente d’un logement social. « Vous êtes un acteur engagé dans la construction, vous ne devez pas lever le pied » lance Guillaume Quénet, préfet délégué pour l’égalité des chances des Bouches-du-Rhône, au directeur général d’Erilia.

    Entre 2026 et 2030, le bailleur investira près de 200 millions d’euros à Marseille dans le cadre du programme de l’ANRU. Une part importante ciblera le secteur de l’agence Nord-Littoral, dont 15,61 millions d’euros pour réhabiliter les 276 logements de la résidence Cap Janet, située à quelques mètres de la nouvelle antenne.

  • Vers une tarification sociale et un ticket à deux euros pour la RTM

    Vers une tarification sociale et un ticket à deux euros pour la RTM

    Trois semaines après l’annonce, par le président (LR) de la Métropole Aix-Marseille, Nicolas Isnard, de l’abandon des différents dispositifs de gratuité des transports, la présidente (DVG) de la RTM Samia Ghali doit dévoiler ce mardi les nouvelles grilles tarifaires de la régie. Des tarifs qui ont déjà été présentés lors de la conférence métropolitaine des maires qui s’est tenue le 8 octobre, et qui seront soumis au vote de l’hémicycle ce jeudi. Pour entrer en application dès le 1er novembre.

    « Nous allons repenser les tarifs de nos transports, qui n’ont pas bougé depuis 2017, annonçait ainsi depuis son fief salonais Nicolas Isnard, à la veille du salon des maires des Bouches-du-Rhône . Nous allons passer à une tarification sociale, au détriment de la gratuité, ce qui laissera la place à un système plus juste. » De quoi tourner la page de ces gratuités étendues par sa prédécesseure, Martine Vassal (DVD), aux moins de 11 ans et au plus de 65 ans imposables, le 1er septembre 2025. Le président de la Métropole reconnaissait une position de principe : « Il est inacceptable que des populations ne participent pas à un service public qui est rendu. Vous avez des retraités aisés qui ne paient pas alors que des salariés au Smic paient plein pot ! » En reconnaissant que les difficultés budgétaires métropolitaines avaient accéléré l’application d’une nouvelle grille tarifaire. « Si nous n’avions pas été pris à la gorge, nous aurions décalé dans le temps cette mise en œuvre », expliquait alors l’édile salonais.

    « Tout ce que je peux dire, c’est qu’il y aura un bouclier mobilité pour les jeunes en précarité », expliquait Samia Ghali à la sortie de la conférence des maires jeudi 8 octobre. Un « bouclier » que le président de la Métropole a présenté le même jour au Forum des entrepreneurs. Ainsi les collégiens, lycéens, étudiants et apprentis pourront bénéficier d’un pass annuel à 20 euros, « au prix de fabrication du badge », pour tous les transports en commun sur l’ensemble du territoire métropolitain, avec une tarification sociale pour les boursiers non imposables et les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire. La gratuité doit également être maintenue, pour les enfants âgés de moins de 11 ans.

    Au-delà de cette annonce, d’autres pistes sont évoquées en coulisses. Les personnes âgées de plus de 65 ans non imposables, qui bénéficiaient déjà de la gratuité avant le 1er septembre 2025, pourraient bénéficier du même tarif à 20 euros, tandis que les autres auraient une réduction de moitié sur leur abonnement. Les personnes percevant l’allocation adulte handicapé (AAH) auraient droit à la gratuité, tandis que les familles bénéficieraient d’un quotient familial.

    « Une régression sociale »

    Mais revers de la médaille, une augmentation de 14% sur l’abonnement est évoquée pour les salariés. Et le ticket à l’unité doit augmenter de vingt centimes, pour passer à 2 euros. Si elles sont confirmées ce mardi, ces pistes apporteraient à la RTM environ 20 millions de recettes supplémentaires sur une année pleine.

    Avant même les annonces, l’union syndicale des retraités CGT dénonçait l’abandon de la gratuité pour les seniors, « une régression sociale et environnementale inacceptable » alors que la mesure « a fait la preuve de son efficacité ». Les retraités CGT rejettent ainsi la tarification sociale, « car elle est discriminatoire et stigmatise les retraités les plus démunis qui devront sans cesse se justifier ». Et prévoient de se rassembler jeudi devant l’hémicycle métropolitain.

  • À Gèze, un nouveau campus de l’IA à l’horizon 2029

    À Gèze, un nouveau campus de l’IA à l’horizon 2029

    Aujourd’hui, à l’angle du boulevard du Capitaine-Gèze et de l’avenue des Aygalades, le site n’est encore qu’une friche. Mais d’ici au troisième trimestre 2029, un mégacampus dédié à l’intelligence artificielle (IA) doit voir le jour sur ce terrain de deux hectares.

    Tel est le projet porté par Unitel Group et son président, l’entrepreneur Kevin Polizzi. Baptisé Théodora, ce « village de l’IA appliquée », implanté au cœur des quartiers nord, accueillera plusieurs bâtiments dédiés aux entreprises et à la formation, ainsi que plus de 4 600m² d’hébergements.

    Avec plus de 110 millions d’euros d’investissements privés, dont 7% consacrés à la recherche et développement, le projet se veut davantage tourné vers l’innovation que vers l’immobilier. Unitel finalise d’ailleurs l’acquisition d’autres parcelles et prévoit de publier la méthode de construction du campus dans un livret en « open source ». « On ne fait pas de l’immobilier, l’objectif est de construire un kit pour permettre à un territoire de se transformer et rester dans la course », confie Kevin Polizzi.

    Pour justifier son ambition, le chef d’entreprise rappelle que « d’ici 2030, les projections indiquent que le marché de l’IA représentera plus de 1 800 milliards de dollars de chiffre d’affaires à l’échelle mondiale ». Des travaux doivent également être réalisés afin de relier le campus aux câbles sous-marins qui arrivent à Marseille, faisant de la cité phocéenne le sixième hub numérique mondial. Une situation stratégique encore largement sous-exploitée, selon l’entrepreneur.

    « Il faut réinventer

    le lieu de travail »

    Avec ce projet, Kevin Polizzi entend également « réinventer le lieu de travail » à travers plusieurs axes. Évidemment, l’IA occupera une place centrale, autant en ce qui concerne la formation proposée sur le campus que les emplois et entreprises qui y seront implantés. « Théodora » mise aussi sur l’accessibilité sans voiture, avec la proximité du tramway, du métro et de plusieurs lignes de bus. « Les transports ne doivent pas être une contrainte, mais un accompagnement pour les étudiants », souligne Samia Ghali, présidente de la RTM, lors de son discours. La forte modularité des bâtiments doit également permettre de « faire face à n’importe quelle crise sans avoir à repartir de zéro avec un nouveau projet », complète le président d’Unitel.

    Le projet « Théodora » s’articule autour de quatre pôles : les bâtiments A, B et C, qui regrouperont près de 20 000m² de bureaux ; le bâtiment D, dédié « à l’incubation et à la formation autour de l’IA » sur 5 500m² ; la Tour Signal, qui concentrera 4 600m² de logements et différents services ; enfin, un pavillon central accueillera des espaces dédiés à la recherche, au développement et à l’événementiel, au cœur d’un parc de 6 000m². Au total, le campus représentera 35 000m² de surface de plancher.

    Un projet salué par les élus

    Pour Samia Ghali, représentante de la Métropole et présidente de la RTM, « ce projet dispose d’une situation géographique idéale dans les quartiers nord, au sein d’un pôle de transports multimodale important ». Un sentiment partagé par Julien Harounyan, adjoint au maire chargé de l’attractivité économique et du tourisme durable : « C’est un moment symbolique qui dit quelque chose de la confiance que l’on place dans ce territoire. »

    Jean-Luc Chauvin, président de la CCI Aix-Marseille-Provence, s’est quant à lui réjoui de « voir l’offre de formation s’étoffer de manière immédiate et concrète à Marseille. C’est une étape importante pour la ville et pour sa jeunesse, surtout celle des quartiers nord ». Isabelle Campagnola-Savon, présidente d’Euroméditerranée, s’est pour sa part intéressée à « ce qu’on va pouvoir construire autour de ce projet », en affirmant que « c’est à Gèze que se joue une partie de l’avenir de la ville ».

    Un projet largement salué par les élus locaux, mais qui ne fait pas pour autant disparaître les interrogations liées à l’impact environnemental de l’intelligence artificielle et des data centers nécessaires à son fonctionnement, à l’image du méga data center envisagé sur l’ancienne friche industrielle Saint-Louis Sucre, dans le 15e arrondissement.

  • Premier week-end de festivités à la Foire internationale

    Premier week-end de festivités à la Foire internationale

    Un peu après 11h ce vendredi, Samia Ghali, adjointe au maire de Marseille (DVG), à couper le ruban tricolore de la Foire, en l’absence du maire Benoît Payan, en déplacement à Paris pour la visite du Pape. Accompagnée de nombreux élus de la Ville , l’adjointe au maire a enchaîné avec une visite guidée des rendez-vous incontournables de la Foire.

    Elle s’est notamment arrêtée au stand de la RTM, en tant que présidente de l’institution. L’occasion pour elle et son équipe de mettre en avant la nouvelle génération de bus électriques. Des bus articulés « plus grands que les bus classiques », « super bien climatisés », et « équipés de sièges anti-puces et anti-tiques », complète-t-elle. Ces derniers sont censés remplacer la flotte actuelle d’ici 2030.

    Pendant sa visite, l’élue s’est également fait interpeller par des passants à plusieurs reprises. Les Marseillais ont pu lui exprimer leur inquiétude vis-à-vis de la situation des transports en commun. La présidente de la RTM s’est voulue rassurante.

    « Je suis toujours venue à la Foire, c’est un moment de convivialité, que ce soit en famille ou entre amis, c’est la sortie à faire », lance Samia Ghali à la fin de sa visite. « La Méditerranée représente Marseille, c’est la capitale de la Méditerranée », répond-elle après avoir été questionnée sur la place de la mer dans cette édition de la Foire.

    Dernière sortie

    avant les sénatoriales

    Aux alentours de 16h, c’était au tour de Renaud Muselier, président (Ren.) de la région, de faire sa visite et d’inaugurer l’espace dédié à la région, pour sa dernière sortie avant les élections sénatoriales. Après avoir vanté le « moment de joie, de festivité et de bonne humeur » que constitue la Foire, son discours s’est rapidement transformé en un bilan de son mandat à la tête de la région. Il a largement salué et félicité le travail de toutes ses équipes, et s’est dit « très fier » d’eux. Le président a poursuivi en évoquant sa candidature aux élections sénatoriales : « Il est important d’avoir une majorité forte au Sénat, on ne sait pas ce qu’il va se passer en 2027 », a-t-il clamé pendant son discours, affirmant qu’il « part au Sénat pour défendre cette liberté qui nous est chère ». Pour autant, il a assuré en clôture de son discours, qu’il « ne quitte pas la région ».

    Son intervention s’est conclue avec de chaleureux applaudissements du public, composé d’une grande partie de ses équipes qui avaient fait le déplacement pour l’occasion.

    Le programme des animations

    La Foire accueille de nombreux événements au long du week-end. Dans la journée de samedi, une compétition de Scrabble ainsi qu’une représentation de la comédie musicale Mamma Mia auront lieu. Dimanche après-midi, un casting pour l’émission The Voice est au programme. Enfin, le palais des jeux seront, quant à eux, accessibles sur la Foire tout au long du week-end.

    S.V.

    Informations et programme : foiredemarseille.com

  • À Aubagne, la fin de la gratuité suscite l’incompréhension des usagers

    À Aubagne, la fin de la gratuité suscite l’incompréhension des usagers

    Il est 13h passé, vendredi, et la foule se presse au pôle d’échanges intermodal d’Aubagne. Entre les collégiens et lycéens qui quittent leurs établissements, les voyageurs de la gare en transit, et les simples passants, les queues se font et se défont à l’ombre des abribus.

    Gilles habite Auriol. Il rentre de Marseille où il est descendu faire des papiers rue Grignan. Ce retraité a le temps, alors prendre les transports en commun est évident. D’autant que c’est gratuit. « En plus pour moi c’est sur tous les Bouches-du-Rhône », sourit-il avant de rapidement cacher ses gencives : « Maintenant… Samia Ghali (la présidente DVG de la RTM, ndlr), de gauche, bravo ! »

    L’annonce la veille par Nicolas Isnard, président (LR) de la Métropole, de la fin de la gratuité des transports en commun en vigueur depuis 2010 sur le pays d’Aubagne et de l’étoile, et depuis un an sur toute la métropole pour les moins de 11 ans et les plus de 65 ans, le met en colère. « Elle, ne veut pas supprimer la gratuité mais elle veut la diminuer en fonction des revenus. Je ne suis pas d’accord. Les retraités ne sont fortunés et on sait que la limite du tarif social sera très basse. »

    « On recule »

    Le sujet est dans les têtes, entre colère et fatalisme. Le « tous pourris » s’impose dans la discussion de Sandrine et Nourdine qui tancent ces élus jugés loin des préoccupations de leur quotidien et moins enclins à « faire des économies sur leurs gueuletons ». Assis sur un banc, en pleine lecture, Sébastien utilise les transports pour aller travailler sur Marseille.

    « C’est une décision que je pourrais comprendre vu la situation financière de la Métropole mais je me demande si toutes les solutions ont été étudiées », s’interroge ce quinquagénaire pour qui seul le trajet Auriol – Aubagne est gratuit. « On n’est quand même pas sur du superflu. C’est une compétence de la Métropole, ça impacte les collégiens, les étudiants, ça risque de mettre la révolution. »

    Lena, 16 ans, habite aussi à Auriol. Elle arrive d’Aix où elle étudie. Son trajet sur sa partie non gratuite lui coûte 11 euros. « Ça fait déjà cher quand même » glisse timidement la jeune fille. Noa, 19 ans, vient lui de Saint-Maximin avec sa carte Zou à 90 euros par an pour effectuer son alternance à Aubagne. « La gratuité pour un étudiant ça compte. Mis bout à bout, les petits frais ça pique », sourit le jeune homme qui gagne moins de 1 000 euros par mois.

    Femme de ménage à la retraite, Nanou, 75 ans, habite Aubagne et entend conserver sa gratuité. « On s’est battu contre le maire sortant qui voulait nous faire payer. Il va falloir se battre encore », prévient la sexagénaire qui a connu le ticket à 1,20 euro avant 2010 et n’entend pas payer tous les jours pour se rendre au secours populaire où elle y est bénévole. « On a été les premiers à faire la gratuité et aujourd’hui on recule alors que d’autres s’y mettent je ne comprends pas. »

    ET AUSSI

    La ville d’Aubagne lance une pétition

    « La gratuité des transports est notre bouclier. Ne laissons personne le briser. Pour dire non à la décision de la Métropole et appuyer les démarches engagées par la ville, chaque signature compte ». La ville d’Aubagne a lancé dans la nuit de jeudi, sur son site internet une pétition pour la gratuité des transports. 2 000 signatures ont été recueillies dans la nuit. Vendredi soir, la barre des 5 000 était passée.

    La ferme opposition de Frédéric Szabo

    Frédéric Szabo, maire (DVD) de La Penne-sur-Huveaune, affirme dans un communiqué s’opposer fermement à la décision de la Métropole. « Dans le contexte actuel, la gratuité des transports est à la fois une mesure de pouvoir d’achat, une réponse aux difficultés quotidiennes de nos concitoyens et un engagement concret en faveur de la transition écologique et de la sécurité publique », explique-t-il après avoir rappelé la baisse significative des incivilités sur le réseau. Et d’en appeler aux maires du territoire : « Nous devons préserver ce dispositif et défendre les habitants ».

    LFI veut supprimer la Métropole

    La liste de La France insoumise aux élections sénatoriales, conduite par Michelle Blanchard-Svoboda, dénonce fermement la fin annoncée de la gratuité des transports. Les insoumis estiment qu’elle pénaliserait les ménages, sans garanties d’économies réelles, et défendent la gratuité comme un outil de justice sociale, écologique et de mobilité pour tous. « La gratuité des transports, comme les autres services publics, ne doit pas être sacrifiée au nom d’une pseudo-rentabilité », affirme la tête de liste qui entend « redonner leur pouvoir aux communes, concerter les citoyens et mettre fin à cette organisation métropolitaine responsable de nombreux maux de notre territoire ».

    Ch.C.

  • AMP Métropole : la gratuité des transports bientôt sabrée

    AMP Métropole : la gratuité des transports bientôt sabrée

    Cette fois, la gratuité des transports ne devrait pas échapper à la hache des coupes budgétaires. Ce jeudi, c’est depuis son fief salonais que le président (LR) de la Métropole Aix-Marseille, Nicolas Isnard, a annoncé qu’il allait soumettre au vote le 15 octobre la suppression de la gratuité des transports sur l’ensemble du territoire. Pour qu’elle devienne effective « le plus vite possible ».

    « Si nous n’avions pas été pris à la gorge, nous aurions décalé dans le temps cette mise en œuvre », justifie l’édile. Après avoir échoué à une voix près à tailler dans la dotation de solidarité communautaire (DSC) lors du dernier conseil le 10 septembre, le président de l’intercommunalité compte en effet présenter une nouvelle modification du budget à l’hémicycle. « Nous avons obtenu que le préfet ne saisisse pas les magistrats de la chambre régionale des comptes si nous votons un budget à l’équilibre le 15 octobre », explique-t-il. Soit la veille de la date butoir de la saisine. Et d’annoncer que dans cette nouvelle copie, les différents versements aux communes ne seront pas touchés. Il reste donc pour la Métropole à trouver 53 millions d’euros d’ici deux semaines.

    Pour cela, la Métropole va encore sabrer dans son fonctionnement, renégocier des emprunts, repousser des investissements. La présidente (DVG) de la RTM, Samia Ghali, alertait justement mercredi dans La Provence sur les risques qui pèsent sur le tramway de la Belle de Mai si les études ne sont pas lancées d’ici une semaine. « C’est un sujet en discussion qui n’est pas tranché », répond Nicolas Isnard.

    Promesse enterrée

    « Mais à un moment, la Métropole peut enlever tout ce qu’elle veut, on va arriver à l’os, il faut des recettes supplémentaires », défend-il. De quoi motiver l’accélération pour appliquer la nouvelle tarification de la RTM, qui de toute façon devait être votée ce 15 octobre. « Les tarifs de nos transports n’ont pas bougé depuis 2017 », argumente Nicolas Isnard, qui assume « un système plus juste ». Il espère récupérer au moins 3 millions d’euros d’ici la fin de l’année, sans entrer dans les détails des grilles. Tout juste évoque-t-il un tarif minimum « symbolique ». « Il est inacceptable que des populations ne participent pas à un service public qui est rendu », tempête-t-il. De quoi mettre fin à la gratuité étendue par sa prédécesseure Martine Vassal (DVD) en septembre 2025 aux retraités imposables et aux moins de 11 ans. Un coup porté à la promesse de campagne du Printemps marseillais qui promettait des transports gratuits aux moins de 26 ans, qu’assumait Samia Ghali. « Cela va dans le sens de la justice », estime-t-on aussi dans les couloirs de l’hôtel de ville de Marseille, face à cette nouvelle tarification sociale. Mais dans l’entourage du maire, on n’en déplore pas moins « des annonces brutales et inattendues ». « L’avenir d’un service public local ne peut être décidé puis annoncé de cette manière », appuie le groupe de la gauche métropolitaine.

    Le président de la Métropole assume en effet de mettre un coup d’arrêt à dix-sept ans de gratuité des transports pour les 110 000 habitants du pays d’Aubagne et de l’Étoile. « Nous ne pouvions pas avoir dans un même territoire des tarifications différentes », jure-t-il, se défendant de toute sanction politique contre le maire (DVG) d’Aubagne Jean-Pierre Squillari qui avait voté contre les coupes dans la dotation de solidarité. Il ne l’en a pas moins informé, avec le reste de la gauche métropolitaine, que lors d’une réunion organisée à l’issue de sa conférence de presse. Reste qu’il faudra encore du temps, au moins un an, pour faire payer les Aubagnais : aucune installation de paiement n’est pour l’instant déployée sur le réseau.

  • [Entretien exclusif] Martine Vassal : « Je veux rétablir mon honneur et la vérité sur la Métropole »

    [Entretien exclusif] Martine Vassal : « Je veux rétablir mon honneur et la vérité sur la Métropole »

    La Marseillaise : Vous êtes restée dans une forme de réserve sur la Métropole depuis que vous en avez quitté la présidence. La situation financière de l’institution fait couler beaucoup d’encre. Pourquoi prendre la parole aujourd’hui ?

    Martine Vassal : Après l’avis de la Chambre régionale des comptes sur les finances de la Métropole, la publication de l’audit financier de la RTM m’autorise aujourd’hui à une petite mise au point après six mois de silence. Quand j’ai quitté la présidence de l’institution, le budget était prêt, il restait à faire des arbitrages pour répondre aux besoins de financement. Il n’y a jamais eu de « trou » dans les finances de la Métropole. Il y avait un pacte financier et fiscal qui avait été établi et qui se terminait en 2026. Il fallait effectivement le renouveler. Le besoin de financement sur les transports était annoncé depuis 2022. Le préfet lui-même a indiqué que la Métropole était loin d’être en faillite. Lors des dernières séances, Nicolas Isnard mais aussi Benoît Payan et Sophie Joissains ont dit haut et fort qu’il n’y avait pas de problématiques financières de l’ancienne gouvernance. Le déséquilibre financier de 144 millions, ramené à 118 millions, cela représente une somme conséquente mais sur un budget de 5 milliards ce sont des arbitrages que l’on doit faire. Il ne faut pas oublier que pendant deux années, nous avons désendetté la Métropole de 208 millions quand même. Je revendique d’avoir laissé un outil solide, parfaitement en capacité d’agir sur la totalité du territoire métropolitain. C’est à l’exécutif actuel qu’incombe de prendre désormais les bonnes décisions. Je suis en soutien de Nicolas Isnard depuis que j’ai déclaré que je ne voulais plus être présidente de la Métropole. Je suis à ses côtés. On est chacun dans nos compétences et nos responsabilités. Le Département sera au côté de la Métropole comme il l’a toujours été. Que certains tentent de faire de la politique politicienne pour essayer de mettre des coins entre lui et moi et entre nos institutions, c’est peine perdue. Au début il y a eu un problème Gaudin-Joissains, après ça a été un problème Vassal-Payan maintenant ce serait Isnard-Payan. Il ne faut pas de problèmes de personnes, rester sur les projets et l’intérêt des habitants.

    Qu’avez-vous justement à dire
    à la population qui est un peu sidérée que la Métropole n’arrive pas à voter un budget
     ? Comment expliquez-vous la situation ?

    M.V. : J’ai laissé un outil en état de fonctionnement, la bonne preuve c’est qu’à la fois la Chambre régionale des comptes, le préfet et les différents maires le disent. Ce n’est pas mon style de partir en claquant la porte et en ayant cramé la caisse. Je ne suis plus responsable des décisions prises à la Métropole. Je le redis : ce n’est pas un problème de personnes mais d’institution. Je sais que rien n’est facile parce que je suis passée par là. C’est une jeune institution, née dans la douleur. Aujourd’hui on paye les difficultés rencontrées à sa naissance. On a intérêt à trouver des solutions, il y a des enjeux d’emploi, d’attractivité, de proximité. Ceux qui trinquent ce sont les habitants et le territoire. C’est pour cela que, bien avant les municipales, j’avais dit mon souhait d’aller vers un acte III de la Métropole.

    Benoît Payan prédit une année 2027 apocalyptique pour
    la Métropole. Craignez-vous
    son explosion
     ? Avez-vous une recommandation pour l’éviter ?

    M.V. : Non. Je tourne une page, je suis en soutien. J’assumerai mon rôle en tant que présidente du Département mais je n’ai de leçons à donner à personne. Les choses ne sont jamais faciles. Ce que je dis aujourd’hui, c’est pour rétablir mon honneur et la vérité. Je suis fière de tout ce que nous avons accompli. Quand je suis partie la Métropole fonctionnait, il y avait ce besoin de financement connu de tous dès 2022. Il n’y a pas de surprise. Il y a maintenant des décisions politiques à prendre. Ensuite, il faut une loi pour modifier le périmètre métropolitain. Ça n’arrivera pas avant mars 2027.

    Faut-il augmenter la fiscalité pour trouver les ressources manquantes ?

    M.V. : Je ne veux pas que la population ou les entreprises trinquent au niveau des impôts. C’est la raison pour laquelle je me suis abstenue sur l’augmentation de la cotisation foncière des entreprises (CFE) et la suppression de l’exonération pour les nouvelles entreprises. Certains ont peut-être interprété mon vote différemment. Au lieu de faire de la politique politicienne à deux balles, ils feraient mieux de faire des propositions concrètes dans toutes les institutions où ils sont élus. Les gens ont des difficultés de fin de mois, le prix de l’essence explose, le prix du chariot est devenu monstrueux. Au niveau de l’État, on nous dit qu’on va faire des sacrifices sur les retraités mais derrière, on ne nous parle pas de faire des économies sur les dépenses pour arrêter le tonneau des Danaïdes.

    La fusion Métropole-Département pourrait-elle apporter une solution ?

    M.V. : Non, nous avons des compétences complètement différentes. L’acte III de la Métropole tel que je l’imagine, c’est une simplification des dispositifs, le retour de la proximité au plus près de l’habitant. Toute modification nécessite une évolution législative. Les élections de 2027 vont changer le paysage. J’ai hâte de voir ce que les différents candidats vont proposer pour que les élus locaux soient enfin respectés. On reçoit des directives d’en haut, de Paris, parfois plus fortes que celles que l’Europe nous impose et nos propositions restent lettres mortes. Nous ne sommes ni écoutés, ni entendus. Ce n’est plus acceptable.

    Vous aviez annoncé une révolution des transports mais Samia Ghali, nouvelle présidente de la RTM, met en garde contre le possible abandon du tram de la Belle de Mai pourtant structurant pour Marseille. Quelle est votre réaction ?

    M.V. : C’est bien dommage. Je pense que la mobilité est une des compétences de la Métropole sur laquelle il faut le plus miser. L’audit de la RTM montre qu’elle fonctionne normalement, comparativement à tout ce que j’ai pu entendre. Quand on voit les problématiques de déplacements des personnes, quand on s’aperçoit qu’aujourd’hui certains restent à la maison parce que la sauce leur coûte plus cher que le poisson, je pense que ce n’est pas sur ce sujet qu’il faut faire des économies. Il faut le temps de le mettre en place, mais je prône depuis longtemps l’idée de créer une société à part pour les transports où chacun prendrait sa part un peu comme la RATP. Cela permettrait de gérer mais aussi d’étendre l’offre de transports. La Belle de Mai c’est le quartier le plus pauvre d’Europe, ce projet de tramway permettrait de le requalifier. Les études sont dans les cartons, il faut acter le cheminement définitif et continuer le développement des transports sur tout le territoire. Le BHNS d’Aix les Milles est indispensable par exemple. Il y avait 7 milliards d’euros de projet, on en a fait que 3, il y a de la marge. L’argent qui nous a été donné par l’État, ce serait dommage de ne pas l’utiliser.

    Est-ce que c’est possible dans le cadre de la gouvernance actuelle ?

    M.V. : Je ne sais pas. Je ne suis pas dans l’exécutif. Il faut que chacun soit autour de la table pour prendre des décisions. Le pacte financier et fiscal, c’est le premier rapport du dernier conseil, je ne l’ai pas voté parce que je ne peux pas donner mon avis sur une chose à laquelle je n’ai pas participé. Ce que je sais c’est que les habitants ont besoin de mobilité, de pouvoir d’achat, d’accès aux soins et de sécurité. Nous, élus de la République, nous devons leur répondre. C’est ma feuille de route. Je souhaite que la gouvernance réussisse, que Nicolas Isnard réussisse, que Samia Ghali réussisse, sinon c’est tout le territoire qui en pâtira.

  • La Méditerranée à l’honneur de l’édition 2026 de la Foire internationale de Marseille

    La Méditerranée à l’honneur de l’édition 2026 de la Foire internationale de Marseille

    Alors que l’édition 2025 avait déjà été une franche réussite d’après les organisateurs, les ambitions sont d’autant plus grandes pour cette année. « Nous avons connu une hausse de 15% de la fréquentation en 2025 par rapport à l’édition 2024 », se félicite Pierre Arvis, directeur général de Marseille Events, opérateur de la foire. « Nous espérons être aussi performants que l’an dernier », poursuit-il pendant son discours.

    Passage obligé de la rentrée marseillaise, la Foire est un événement qui, chaque année, est particulièrement attendu. « Il y a un engagement et une demande très forte autour de la Foire », confirme Samia Ghali, adjointe au maire de Marseille. Cette édition 2026 conserve ce qui a fait le succès de la Foire, en apportant des nouveautés, notamment des activités comme une recyclerie mobile et des expositions en réalité virtuelle notamment, liées à la Méditerranée et sa préservation et au développement durable.

    50 pays représentés

    « La dimension internationale fait partie de l’ADN de Marseille », rappelle Aurélie Prost, la directrice opérationnelle de l’événement. Avec la mise en avant d’une cinquantaine de pays qui seront représentés. Pilier incontournable de la Foire, l’espace restauration et gastronomie accueillera des stands proposant des spécialités du monde entier, du Pérou à la Thaïlande, sur plus de 7 000 m2.

    Pour Jean-Paul Tinetti, vice-président de la chambre de commerce italienne pour la France de Marseille, « l’axe de lecture écologique doit être important, que ce soit par la nourriture, les transports et bien sûr la mer », insiste-t-il. Face à un patrimoine si riche et fragile que la Méditerranée, la volonté affichée est de le protéger tout en le partageant.