Tag: Sainte-Marguerite

  • À Marseille, les salariés de Vert Coteau refusent sa fermeture

    À Marseille, les salariés de Vert Coteau refusent sa fermeture

    Leur projet c’est le démantèlement complet de notre hôpital ! » Devant l’établissement de santé privé Vert Coteau, dans le quartier des Caillols à Marseille, les salariés font grise mine. Entre deux banderoles « Non à la fermeture 2027 », ils font état d’un hôpital à la dérive et d’une situation lunaire. Car depuis le rachat du groupe Sainte-Marguerite, dont faisait partie Vert Coteau tout comme l’hôpital voisin Beauregard, par le groupe Almaviva en février dernier, c’est la débandade. « On nous a annoncé la fermeture de Vert Coteau en juin dernier. La répartition des différentes activités, avec le personnel associé, se ferait sur d’autres structures qui appartiennent à Almaviva sur le secteur », expliquent d’une même voix Gaétan Fine, préparateur en pharmacie et Karine Cheniclet, secrétaire médicale de l’établissement, tous deux élus de l’Unsa. Problème : les représentants des salariés expliquent n’avoir « ni calendrier, ni garanties, ni tenants ni aboutissants » sur la procédure depuis. « La direction ne répond plus depuis fin septembre », martèle Karine Cheniclet.

    Déjà des emplois perdus

    De quoi laisser dans un flou artistique les quelque « 138 salariés qui partiraient sur Beauregard ». Problème : « Pour accueillir les salariés et le transfert d’activités à Beauregard, il faut des travaux… Et à ce jour, il n’y a rien de prévu », explique Sandrine Cartier, pour la CGT. Laquelle insiste : « On ne sait pas où vont aller les lits de soins palliatifs… Ils ne sont même pas dans le projet présenté ! » Concrètement, les salariés s’attendent à « une fermeture définitive à partir de janvier à horizon juin 2027 ». Mais difficile de prévoir le transfert des activités et donc la « continuité des soins des patients ». Pourtant, sur son site internet, Almaviva se targue d’avoir une structure hospitalière qui n’est pas vraiment en déclin puisque l’entreprise revendique l’hospitalisation de quelque 2 700 patients par an et 1 400 séances de chimiothérapie à l’année. Même schéma pour la santé financière du groupe, avec comme actionnaire principal le fonds koweitien Wren house infrastructure.

    Pas de quoi répondre à la question très concrète du devenir des activités hospitalières : « Il y a des activités qui risquent de disparaître : on a 10 lits de service réanimation, on ne sait pas où ils vont atterrir », s’alarme Karine Cheniclet. Et les petites mains du soin accusent déjà le coup en matière d’emploi : sur les 240 salariés qui officiaient sur l’établissement à son meilleur jour, il n’en resterait moins de 180 selon les syndicats. Contactée, Almaviva donne une autre version : « L’établissement compte à ce jour 193 salariés : ce chiffre a diminué de manière très faible, du fait de démissions ou de départs à la retraite. » Et développe : Ce projet ne prévoit aucune suppression d’emploi (…) L’ensemble des activités aujourd’hui assurées à Vert Coteau sera maintenu au sein des établissements du groupe situés à proximité dans l’agglomération marseillaise. » Quid des conditions de ces transferts ? « Le transfert des activités s’effectuera de façon progressive jusqu’à l’horizon juin 2027, ce qui laisse plusieurs mois pour que chaque étape soit préparée dans les meilleures conditions », répond Almaviva.

    De quoi convaincre les salariés ? En tout cas, l’adjoint au maire de Marseille en charge de la santé, Anthony Gonçalves (PCF), avait d’ailleurs alerté l’Agence régionale de santé (ARS) sur la situation : « Je ne peux que partager les inquiétudes et les interrogations légitimes qu’expriment les salariés. »

    « Je ne peux que partager les inquiétudes des salariés »

  • Mistral gagnant au long du 47e Marseille-Cassis

    Mistral gagnant au long du 47e Marseille-Cassis

    Franchir la ligne d’arrivée est une prouesse qui ne doit jamais être minimisée. Encore moins sur une course comme Marseille-Cassis, qui réserve chaque année son lot de surprises et d’émotions.

    Quel que soit leur profil, les participants ont tous une histoire à raconter. Car au-delà de la performance magistrale du vainqueur du jour Kiprop Kimutai (voir ci-contre), il y a avant tout des milliers de messieurs et Madame «Tout-le-Monde». Des femmes et des hommes qui jonglent au quotidien entre travail, vie de famille et obligations diverses, et qui doivent souvent composer avec un cruel manque de temps pour préparer une telle échéance. « La montée (de la Gineste) a été difficile, mais je pense que tout le monde s’y attendait. Mais après, ce n’était que du bonheur ! La foule te porte, tu avances avec le sourire. On essaie de faire le vide, de mettre tout le reste de côté pour aller au bout », raconte Alphonse, Aixois et supporter de l’OM, reconnaissable à son maillot olympien, quelques heures avant le coup d’envoi au Vélodrome face au Havre.

    À l’arrivée, les émotions se mêlent et ne se ressemblent pas. Il y a les épanouis, les survoltés, les déterminés, ceux et celles qui poussent un cri de rage ou de délivrance en franchissant la ligne, sous les yeux émerveillés de leurs proches venus les encourager fièrement jusqu’au bout. Ces derniers mètres, souvent les plus difficiles, sont parfois ceux où il faut aller puiser au plus profond de soi pour trouver les ressources nécessaires et ne rien lâcher. « Je pense qu’il n’y a pas tant de monde que ça capable de le faire, et je suis content d’avoir coché cette case », se réjouit Alain Bernard. Le nageur aubagnais, double champion olympique, s’était fixé un objectif de deux heures. Pari réussi, puisqu’il a franchi la ligne d’arrivée avec dix minutes d’avance sur son temps de référence. « Je ne suis pas fait pour courir, il va me falloir quatre ans pour récupérer après cette interminable Gineste », plaisante-t-il. Sur l’épreuve chère à l’organisation de la SCO Sainte-Marguerite, il y a aussi les insatisfaits, les perfectionnistes, ceux qui repartent avec le goût amer d’un objectif manqué, mûrement réfléchi et préparé pendant des jours, des semaines, voire des mois avant le grand moment de l’année.

    Et surtout beaucoup d’épuisés, ceux qui ont tout donné pour venir à bout des quelque 20 kilomètres séparant le stade Vélodrome des hauteurs de Cassis, jusqu’à parfois s’effondrer, terrassés par la fatigue ou rattrapés par une blessure.

    « C’était dur ! Après la descente, ça ne fait que remonter, puis redescendre. On pense que c’est fini, mais pas du tout ! », souffle Flavio, accoudé à la rambarde de sécurité au terme de l’effort. « Je connaissais déjà la course et je m’étais pourtant bien préparé, avec certaines ambitions, mais c’était un peu plus pire que ce que je pensais. Dès le premier tiers du parcours, j’ai compris que ça allait être compliqué », raconte Lucas, un Bordelais, mais Marseillais par alliance, venu aux côtés de son frère, plus aguerri. Le profil vallonné, d’environ +330 m de dénivelé positif, épargne très peu de privilégiés, y compris de grands habitués de la haute performance. « J’ai beaucoup marché, je me suis demandé si j’allais arrêter, c’était très compliqué », reconnaît la championne olympique de natation, Laure Manaudou, huit ans après sa dernière apparition à Marseille-Cassis.

    Évasion collective

    Si beaucoup de coureurs viennent de Marseille et de ses alentours, fiers de prendre le départ de la course mythique de leur territoire, d’autres arrivent de régions bien plus lointaines de notre chère Provence, voire de l’étranger. Certains ont parcouru des centaines, parfois des milliers de kilomètres pour découvrir ce tracé provençal, entre ferveur populaire et paysages emblématiques. « C’est la plus belle course de France ! », s’enthousiasme Alban Pellegrin, célèbre aventurier de Koh-Lanta. « C’est un comble de dire ça pour un Lyonnais », ironise-t-il. Pour sa quatrième participation, le coureur ne cache pas son attachement à cette épreuve si particulière dans son parcours sportif. « C’est cette course qui m’a donné envie de courir, en octobre 2022. La première fois que je suis venu ici, je me suis dit qu’il fallait être fou pour faire ça. Mais quand on franchit la ligne d’arrivée, on se demande déjà : “Quand est-ce qu’on recommence ?’’. C’est toute la complexité de Marseille-Cassis : prendre du plaisir, essayer de se faire mal et, au bout du compte, être fier de soi », résume celui qui a notamment bouclé 72 marathons en 72 jours en 2025.

    Au-delà du défi sportif, Alban retient surtout la dimension collective de la course à pied. « Il n’y a rien d’individuel dans la course à pied, surtout à Marseille-Cassis, où l’on est porté par 20 000 personnes. On s’encourage mutuellement », souligne-t-il. Une solidarité qu’il a lui-même mise en pratique en accompagnant l’humoriste Arnaud Tsamère, lui aussi habitué de l’épreuve, même si ses talents s’expriment davantage au volant que dans l’effort pédestre. Finalement, tous les participants ne viennent pas dans le but de faire une performance, mais bien pour profiter d’un élan collectif et s’évader le temps d’un instant. « La météo était au rendez-vous, l’ambiance était au top, tout le monde était gentil… C’était trop bien ! Ça fait du bien, avec tout ce qui se passe en ce moment. J’ai adoré cette belle cohésion. On s’en fiche d’où l’on vient, du quartier d’origine ou de son milieu social, on est tous là pour courir et profiter ensemble. Et ça fait du bien au cœur », s’enthousiasme Clara, malgré la fatigue qui se fait sentir, comme chez beaucoup de coureurs, dans les deux derniers kilomètres. « Il faut en avoir sous le pied », glisse-t-elle, bien décidée à prendre sa revanche l’année prochaine. Le rendez-vous est pris également pour l’organisation, « surtout après une telle réussite », conclut Claude Ravel, président de la SCO Sainte-Marguerite.

  • [Marseille-Cassis] Un plateau sportif relevé sur tous les tableaux

    [Marseille-Cassis] Un plateau sportif relevé sur tous les tableaux

    Malgré 20 000 personnes sur la ligne de départ au pied du Vélodrome, seule une poignée de participants peuvent se disputer la victoire finale au bout des 20 kilomètres de course. Chez les hommes, un grand duel s’annonce en perspective entre le Kenyan Gilbert Kipkosgei Kiprotich, champion national de 5 000 m en 2025, et le Djiboutien Houssein Sougueh, lauréat du semi-marathon de Brazzaville en août 2026.

    Ces deux grands favoris seront également concurrencés par le Rwandais Félicien Muhitara, vainqueur de Marseille-Cassis en 2024, et du Congolais Alex-Franck-Cliford Ngouari-Mouissi, deuxième des 20km de Tours en septembre 2026. « On aimerait bien que le record soit battu », lance Laurent Manneveau, responsable du plateau Élite de la course Marseille-Cassis. Pour rappel, le Kenyan Edwin Kipyego détient toujours la meilleure performance sur Marseille-Cassis avec un temps de 57 minutes et 18 secondes. Côté français, Alexis Miellet (voir ci-dessus) et Louis Gilavert vont découvrir le tracé provençal, aux côtés de l’expérimenté Nicolas Navarro. « Les traileurs et les triathlètes auront aussi leur mot à dire », prévient le directeur sportif de la section athlétisme de la SCO Sainte-Marguerite, conscient qu’un athlète français n’a plus remporté la course depuis Hassan Chahdi en 2022.

    Contrairement à leurs homologues masculins, les féminines tricolores se montrent très performantes face à la concurrence étrangère. Mélody Julien, deuxième de la dernière édition, devrait jouer les premiers rôles, avec Fadouwa Ledhem, multiple championne de France de 10km, et la triathlète Léonie Periault, cinquième des JO de Tokyo en individuel et médaillée de bronze en relais mixte. Elles devront toutefois se méfier de la Kenyane Lucy Macharia, pensionnaire du club organisateur.

  • [Marseille-Cassis] Les dossards solidaires ont directement fait un carton

    [Marseille-Cassis] Les dossards solidaires ont directement fait un carton

    Après les « Clean Up Dossards », qui encourageaient déjà les coureurs à adopter un comportement écoresponsable en échange de l’obtention d’un dossard, la SCO Sainte-Marguerite passe à la vitesse supérieure. Le club organisateur du célèbre semi-marathon provençal a lancé, le 4 mai, Marseille-Cassis Solidaire, un dispositif inédit permettant de décrocher son précieux sésame tout en soutenant une cause d’intérêt général grâce à la collecte de fonds. Pour cette première édition, 1 000 dossards ont été réservés à cette initiative solidaire. En contrepartie, chaque coureur s’est engagé à collecter au moins 200 euros au profit de l’une des quatre associations partenaires, représentant chacune un engagement solidaire : La Maison des Femmes Marseille Provence (voir ci-dessus), pour la cause des femmes ; Sauvage Méditerranée, pour la protection de l’environnement ; la Fondation Ambroise-Paré de l’Hôpital Européen, pour la santé ; et Sport dans la Ville, pour l’inclusion. « L’argent ne tombe pas du ciel. On s’est donc demandé comment aller au-delà de la course pour soutenir le tissu associatif local », explique Loïc Yviquel, référent environnement et solidarité de la course.

    Près d’un quart de million récolté

    Un appel à projet a été lancé, au terme duquel 50 associations ont candidaté. Huit d’entre elles ont été présélectionnées, avant de se décider sur les quatre heureuses élues. Celles qui n’ont pas été retenues ont été dédommagées à hauteur de 300 euros chacune. L’objectif fixé par l’organisation était de récolter 150 000 euros, mais près de 250 000 euros ont été finalement obtenus, avec plus de 6 000 donateurs mobilisés.

    Les cagnottes sont encore disponibles jusqu’au 31 octobre. Avec ces résultats prometteurs, les organisateurs souhaitent doubler en 2027 les objectifs en ouvrant les dossards solidaires à 2 000 coureurs, avec huit associations partenaires. « Ce n’est pas définitivement réglé, mais c’est en tout cas notre volonté », Maïka Nuti, coordinatrice de l’initiative Marseille-Cassis Solidaire. « La question reste de savoir si l’on va continuer avec les quatre associations que l’on a soutenues cette année, afin de leur créer un modèle vertueux avec un revenu récurrent », conclut Loïc Yviquel.

  • [Marseille-Cassis] Jean Carpine, ravitailleur en chef posté sur le plateau de Carpiagne

    [Marseille-Cassis] Jean Carpine, ravitailleur en chef posté sur le plateau de Carpiagne

    Le regard perçant, la moustache frétillante, Jean Carpine est un homme d’expérience. Impliqué dans l’organisation de Marseille-Cassis depuis 43 ans, il en connaît tous les rouages. Et plus particulièrement celui du ravitaillement, dont il en est responsable depuis trois décennies. « Quand je regarde derrière, je n’arrive pas à m’imaginer tout ce qu’il s’est passé », confie-t-il avec un brin de nostalgie dans sa voix. « J’ai commencé dans les vieux locaux de la SCO Sainte-Marguerite avec trois ou quatre milliers de participants, et plus de quarante ans plus tard, il y a 20 000 personnes sur la ligne de départ. C’est énorme », lance le fidèle bénévole, entré dans le club phare du 9e arrondissement par l’intermédiaire de son fils Stéphane, désireux de faire de l’athlétisme vers l’âge de 8 ans.

    « Quand j’ai vu l’effervescence qu’il y avait pour Marseille-Cassis, j’ai voulu m’investir. J’ai commencé par donner un petit coup de main à l’ancien siège du club pour distribuer les t-shirts. Et l’année d’après, on m’a demandé si je pouvais contribuer sur les ravitaillements », raconte Jean Carpine, posté depuis 42 éditions de Marseille-Cassis sur le troisième point de ravito sur le plateau de Carpiagne.

    « Carpine à Carpiagne, c’était comme une évidence », sourit le responsable coordinateur de l’ensemble des ravitaillements de la course. « Je gère la logistique et les commandes jusqu’au jour de la course, où l’on fait la distribution », explique celui qui a embrigadé toute sa famille et des amis pour assurer les ravitaillements.

    Toujours dans la bonne humeur. « Chaque année, ils me surprenaient en se déguisant. Un coup en clowns, un autre en pom-pom girls. Et en 2008, j’avais initié le déguisement de la trilogie de Pagnol, avec la partie de cartes et la partie de boules », se remémore-t-il dans un grand éclat de rire. L’homme à la moustache d’Einstein a toutefois connu des éditions moins souriantes, comme en 2012, où des tables de 40 kg s’envolaient sur lui et les autres bénévoles. « Les coureurs étaient contents, parce qu’ils allaient plus vite que d’habitude », plaisante le Marseillais, toujours le mot pour rire.

    Zéro plastique

    Jusqu’à présent, Jean Carpine supervisait la distribution de 72 palettes de bouteilles d’eau, soit 120 bouteilles de 33 centilitres. Mais dans une volonté de réduire son impact environnemental, Marseille-Cassis a décidé de distribuer des flasques souples de 250 millilitres à la grande majorité des participants lors du retrait des dossards. Ce changement vise à limiter le recours aux bouteilles en plastique, dont la fabrication mobilise des ressources fossiles et génère des émissions de gaz à effet de serre, sans compter la pollution liée aux déchets plastiques et aux microplastiques. « Sur chaque ravitaillement, on a trois clarinettes de neuf tuyaux avec des douchettes. On va arriver à servir 27 personnes en même temps. En espérant qu’on arrive à gérer, qu’il n’y ait pas une grosse chaleur trop intense », souligne-t-il. Le responsable s’était rendu en observateur sur le Marathon de Paris, le 12 avril, pour découvrir ce dispositif, mis en place pour la première fois sur l’épreuve parisienne.

    « Il y aura donc zéro plastique sur le parcours », insiste Jean Carpine. Des bouteilles plastiques resteront toutefois disponibles à l’arrivée, tandis que les coureurs en lice pour la victoire bénéficieront d’un éco-cup afin de ne pas perdre de temps. Alors, lorsque vous vous retrouverez au milieu de la foule, à prendre votre mal en patience, prenez quelques secondes pour saluer ceux qui œuvrent dans l’ombre.

    EN CHIFFRES

    7 tonnes

    La production de 120 000 bouteilles plastiques, comme c’était le cas sur les dernières éditions de Marseille-Cassis, revient à extraire et raffiner environ 7 tonnes de pétrole brut.

    12 tonnes

    Cela représente également une empreinte carbone d’environ 10 tonnes de CO²e. C’est l’équivalent des émissions générées par une voiture à essence parcourant environ 40 000 km, soit un tour de la Terre.

    450 ans

    Si elles sont jetées dans la nature ou enfouies, les bouteilles plastiques mettront environ 450 ans à se décomposer.

  • Aux prud’hommes, les salariés de Pamar continuent la lutte

    Aux prud’hommes, les salariés de Pamar continuent la lutte

    « Vous allez examiner le record du droit de retrait en France ! ». Au conseil de prud’hommes de Marseille, ce jeudi, l’avocat Steve Doudet, qui représente une dizaine de salariés de la blanchisserie Pamar, rappelle l’aspect inédit du dossier qui est sur la table du juge départiteur.

    Inédit car voilà depuis le 19 décembre 2023 que ces salariés sont en droit de retrait, suite à des menaces de mort émises par des proches de leur cheffe d’équipe dont ils dénonçaient le « management toxique ». Inédit aussi car après une précédente audience, en juillet, les voilà de retour pour une audience de « départage ». Un dispositif peu anodin qui arrive lorsque les juges salariés et patronaux qui composent le conseil des prud’hommes ne se sont pas mis d’accord pour une décision, et font donc appel à un magistrat professionnel pour trancher.

    Autant dire que l’enjeu est grand pour les petites mains du linge des hôpitaux marseillais en lutte avec la CGT depuis plus de 1 000 jours pour leur réintégration dans la société en toute sécurité. « Il n’y a pas de débat sur ce qu’il s’est passé : pour asseoir son management agressif, la cheffe d’équipe a fait appel à son mari et son beau-frère qui ont menacé tout le monde sur le parking […] les salariés sont toujours en droit de retrait car aucune mesure n’a été prise pour garantir leur sécurité depuis », rappelle Steve Doudet. Il cite notamment plusieurs « mises en demeure » de l’inspection du travail à l’égard de la direction de Pamar donnant raison aux salariés.

    « Pas de contact hiérarchique »

    « Aucun salarié ne demande le licenciement de la cheffe d’équipe, mais qu’il n’y ait pas de contact hiérarchique. Les salariés veulent travailler en sécurité », martèle Steve Doudet. Du côté du conseil de la direction de Pamar, on dénonce une « procédure abusive » même si l’on reconnaît « un certain nombre d’accords avec la partie adverse ». « Les salariés ne veulent pas reprendre le travail, on leur a offert un protocole de reprise sur un plateau », a plaidé l’avocate. Car le GIE Pamar est en effet passé sous le pavillon du groupe Almaviva qui a racheté, début 2026, le groupe Sainte-Marguerite. L’avocate assure donc que la nouvelle direction de Pamar « fait les choses sérieusement » avec des plans d’action et autres médiations. Et le nouveau directeur, présent à l’audience, promet d’être « là pour organiser le dialogue ». Pas de quoi convaincre les salariés, puisque la cheffe d’équipe est toujours en poste… Décision attendue pour le 5 novembre prochain.

  • Les syndicats alertent de la fermeture de l’hôpital privé Vert Coteau

    Les syndicats alertent de la fermeture de l’hôpital privé Vert Coteau

    « On est très préoccupés pour les salariés », martèle Karine Cheniclet, secrétaire médicale à l’hôpital privé Vert Coteau et déléguée syndicale centrale Unsa du groupe Sainte-Marguerite, ce jeudi. Les sept hôpitaux privés avaient été rachetés le 3 février 2026 par Almaviva. Cinq mois plus tard, les salariés ont appris le projet du groupe : fermer progressivement l’hôpital privé Vert Coteau d’ici juin 2027.

    Le risque de suppression d’emplois

    « Sur les 239 salariés, 80% seraient transférés à l’hôpital privé Beauregard », explique Sandrine Cartier, aide-soignante retraitée de Beauregard et élue CGT à Sainte-Marguerite. « Les 20 % restants seraient répartis dans les autres hôpitaux du groupe », ajoute-t-elle.

    Pour assurer le transfert des salariés, Almaviva doit obtenir une autorisation officielle de l’Agence régionale de Santé. « Le problème, c’est qu’ils ne l’ont pas », affirme Gaëtan Fine, préparateur en pharmacie et élu Unsa à Vert Coteau. Almaviva déclare attendre la fin du processus de consultation des instances représentatives du personnel avant de déposer le dossier à l’ARS.

    « Il y a une zone grise dangereuse pour les salariés », s’indigne Karine Cheniclet. Les délégués syndicaux craignent le pire pour les employés mais ils assurent souhaiter des réponses de la part de la direction. Almaviva affirme vouloir trouver « les meilleures solutions pour l’ensemble des salariés, quelles que soient les étapes à venir ».

  • Un succès retentissant pour le Marseille-Cassis Solidaire

    Un succès retentissant pour le Marseille-Cassis Solidaire

    Dans sa volonté permanente de faire de l’événement bien plus qu’une simple course, Marseille-Cassis AG2R La Mondiale franchit un nouveau cap à l’occasion de sa 47e édition, qui se déroulera le 25 octobre. L’organisation lance en effet un dispositif inédit : « Marseille-Cassis Solidaire », une initiative qui associe défi sportif et engagement citoyen.

    Grâce à cette nouvelle formule, la course devient une opportunité de vivre l’expérience autrement, en donnant une dimension sociale, environnementale ou inclusive à sa participation. Pour cette première édition, quatre associations engagées sur le territoire provençal ont été retenues, chacune incarnant une grande cause et les valeurs de l’événement.

    La Maison des Femmes Marseille Provence accompagne les femmes victimes de violences grâce à une prise en charge globale destinée à les protéger et à les aider à se reconstruire. Sauvage Méditerranée œuvre pour la préservation de la biodiversité marine en Méditerranée, en associant recherche scientifique, sensibilisation et actions de terrain. Sport dans la Ville accompagne des jeunes issus des quartiers prioritaires vers l’insertion professionnelle grâce au sport. Enfin, la Fondation Ambroise Paré / Hôpital Européen soutient des projets visant à améliorer la prise en charge des patients ainsi que les conditions de travail des soignants marseillais.

    90 ambassadeurs investis

    Chaque association dispose de 250 dossards. Pour obtenir le sien, chaque participant doit s’engager à collecter au minimum 200 euros de dons au profit de l’une des quatre structures sélectionnées. « On a lancé un appel à projets et reçu plus de 50 candidatures. Mais on a voulu embarquer un nombre limité d’associations pour voir comment le dispositif allait fonctionner », explique Loïc Yviquel, initiateur du projet aux côtés d’André Giraud, créateur de Marseille-Cassis et ancien président de la Fédération française d’athlétisme (FFA).

    « Nous avons choisi des associations ni trop importantes, afin que les sommes récoltées aient un véritable impact pour elles, ni trop petites, pour qu’elles puissent absorber la charge de gestion », poursuit-il. Et les premiers résultats dépassent déjà les attentes.

    Six semaines après l’ouverture des cagnottes solidaires, le 4 mai, plus de 110 000 euros ont été récoltés. « Nous avons déjà atteint plus de 50% de notre objectif initial, fixé à 200 000 euros au total, soit 50 000 euros pour chaque association », détaille l’ancien responsable marketing de la FFA, qui souligne que certains participants ont déjà recueilli individuellement plus de 1 000 euros.

    Parmi les 250 représentants de chaque association, 90 auront le statut d’ambassadeur. Leur mission : mobiliser leur entourage et leur communauté afin de maximiser la collecte de dons. Parmi eux figure notamment la triple championne du monde de karaté Laurence Fischer, engagée aux côtés de La Maison des Femmes Marseille Provence. Le groupe d’électropop aixois Deluxe soutiendra quant à lui Sauvage Méditerranée, avec l’un de ses membres au départ de la course.

    « La somme récoltée sera investie dans les ateliers d’estime de soi que nous proposons aux femmes suivies chez nous. En complément de leurs consultations, elles peuvent pratiquer le karaté, la danse, le jardinage, participer à des ateliers d’écriture ou encore suivre des cours de cuisine. Cela leur permet de recréer du lien social », souligne Fanny, chargée de développement à La Maison des Femmes. Pour l’association, atteindre les 50 000 euros représenterait un précieux soutien.

  • Un Meeting de Marseille mitigé pour les Bleues

    Un Meeting de Marseille mitigé pour les Bleues

    Avec ou sans conditions météorologiques périlleuses, le Meeting international de Marseille continue de décoiffer. Pour célébrer sa 20e édition, mercredi au stade Pierre-Delort, l’événement orchestré par la SCO Sainte-Marguerite a réuni plusieurs références mondiales parmi les douze disciplines au programme de la soirée.

    Cette compétition constituait également une étape importante pour de nombreux athlètes européens en quête des minima qualificatifs pour les Championnats d’Europe de Birmingham, prévus du 10 au 16 août. Parmi les têtes d’affiche figurait Louise Maraval. Engagée sur le 400 mètres haies, la Choletaise de 24 ans retrouvait une piste qui lui avait particulièrement réussi l’an dernier, lorsqu’elle y avait décroché son billet pour les Jeux olympiques de Paris.

    Pizzo encore en rodage

    Opposée notamment à la championne du Portugal en titre, Sofia Lavreshina, la Française a dû se contenter de la deuxième place. Créditée d’un chrono inférieur à 55 secondes, elle a une nouvelle fois validé les minima B fixés par la Fédération française d’athlétisme, sans toutefois atteindre les minima A exigés par la Fédération européenne. « C’est la première fois que je cours avec autant de vent. J’aurais préféré gagner, mais j’ai pris beaucoup de plaisir à courir », confie celle qui se rendra en Suède dès dimanche avec l’ambition d’abaisser encore son temps pour décrocher sa qualification.

    Même frustration pour Charlotte Pizzo. La récente recrue de la SCO Sainte-Marguerite, triple championne de France du 800m, espérait briller devant son nouveau public. Finalement septième sur sa distance de prédilection, la Varoise de 29 ans n’a pas caché sa déception. « Je suis déçue parce que je voulais m’illustrer devant mon nouveau club. »

  • Défilé de stars au Meeting international de Marseille

    Défilé de stars au Meeting international de Marseille

    Vingt ans après sa création, le Meeting international de Marseille, organisé par l’incontournable SCO Sainte-Marguerite, continue d’attirer les plus grands noms de l’athlétisme mondial.

    Depuis le passage remarqué de la star américaine Allyson Felix (l’athlète féminine la plus titrée de l’histoire) dans la cité phocéenne en 2018, le rendez-vous marseillais s’est imposé comme une étape prisée du circuit international. Cette édition anniversaire, organisée mercredi 10 juin au stade Delort, à partir de 20h, ne dérogera pas à la règle.

    Douze épreuves figurent au programme de la soirée, réparties à parts égales entre les femmes et les hommes, une parité devenue au fil des années l’une des marques de fabrique de l’événement.

    À la recherche des minima pour Birmingham

    « C’est une édition compliquée à organiser parce qu’il y a énormément de meetings à travers le monde à cette période de l’année et, comme d’habitude, les athlètes sont à la recherche des minima », explique Laurent Manneveau, directeur du Meeting de Marseille.

    Habitué à l’exercice, le chef d’orchestre de l’événement parvient néanmoins à attirer sur la piste du stade Delort des athlètes de premier plan. « Les 400 m hommes et femmes vont être très intéressants », souligne-t-il, en faisant notamment référence à Louise Maraval, numéro un française de la distance, qui avait réalisé les minima pour les Jeux olympiques de Paris 2024 lors de cette même compétition il y a deux ans.

    Les épreuves de demi-fond promettent également un beau spectacle avec la présence de plusieurs têtes d’affiche, parmi lesquelles la Britannique Phoebe Gill, considérée comme l’un des grands espoirs européens de la discipline, l’ancien champion du monde en salle kényan Noah Kibet ou encore l’Italien Pietro Arese, finaliste olympique du 1 500 m en 2024.

    Les locaux veulent tirer leur épingle du jeu

    Plusieurs athlètes européens prévus au programme tenteront également de décrocher leur qualification pour les Championnats d’Europe de Birmingham, prévus dans deux mois (du 10 au 16 août).

    Face à ce plateau relevé, les représentants locaux auront à cœur de briller devant leur public. Parmi eux, la sprinteuse Lucie Jean-Charles sera particulièrement attendue sur le 100 m. Revenue récemment au SCO Sainte-Marguerite, elle reste sur un titre de championne de France du 60 m.

    Le club organisateur du Meeting international de Marseille pourra également compter sur plusieurs recrues de poids, à l’image de la Toulonnaise Charlotte Pizzo, triple championne de France du 800 m, qui cherchera elle aussi à se mettre en évidence sur la piste phocéenne.

    Un avant-programme placé sous le signe de l’inclusion

    Le Meeting de Marseille prendra son envol dès 16 heures avec les épreuves du pré-meeting, réservées aux catégories jeunes et seniors des niveaux régional et national. Près de 150 enfants, âgés de 6 à 14 ans, se succéderont sur la piste du stade Delort tout au long de l’après-midi. Pour la troisième année consécutive, le para-athlétisme sera également mis à l’honneur. Un 100 m ouvrira le programme régional et offrira au public l’occasion d’encourager les concurrents. « L’athlétisme s’est beaucoup démocratisé ces dernières années », observe Laurent Manneveau. Il se réjouit de voir se côtoyer sur la même piste des athlètes de tous âges, des plus jeunes licenciés jusqu’aux compétiteurs quadragénaires.

    C.K.