Cette rentrée a une résonance particulière : le Front populaire et les grandes conquêtes sociales de 1936 célèbrent leurs 90 ans. Ce samedi 19 septembre, la section PCF Vitrolles-Marignane-Saint-Victoret organise donc un débat pour revenir sur cette séquence historique en l’ancrant dans le territoire local. Animée par Jean Doménichino, historien et docteur de l’Université de Provence, Gérard Leidet, historien du mouvement ouvrier provençal et président de Promemo, et Jean-Louis Lombardi, professeur d’histoire et écrivain, la table ronde aura lieu à 10h30 à la ferme de Croze, à Vitrolles.
Si le Front populaire reste indissociable du puissant mouvement social du printemps 1936, ses dynamiques se sont aussi jouées localement, à Marseille, Aix, Vitrolles, Marignane ou Gardanne.
Gérard Leidet explique : « En Provence, le Front populaire a obéi aux trois dimensions qui en ont fait un moment particulier : un grand mouvement politique d’union des gauches ; un mouvement social d’ampleur avec des occupations d’usines et des grèves qui ont irrigué tout le tissu industriel marseillais ; et un mouvement d’émancipation culturelle, avec le développement des auberges de jeunesse, d’abord à Allauch puis à la Palette à Aix, la corniche etc… Et la Maison de la culture de Marseille inaugurée par Jean Giono. » L’historien l’affirme : en 1936, « le désir d’unité était présent dans tout le pays, mais s’est concrétisé plus tôt en Provence ». La réunification syndicale entre la CGT et la CGTU s’est officiellement produite les 4 et 5 janvier 1936 à Marseille, devançant de deux mois le congrès national de Toulouse. Le pacte départemental d’unité d’action est signé en juin 1934 par les socialistes et les communistes, soit un mois avant l’accord national. À jamais la première.




