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  • Les Bleus dans le Var pour un grand week-end triathlon

    Les Bleus dans le Var pour un grand week-end triathlon

    Le monde du triathlon aura les yeux rivés sur le Var, ce week-end. Fréjus et Saint-Raphaël accueillent un T100 ainsi que la WTCS. Concrètement, une étape de la Coupe du monde longue distance et courte distance. C’est une première dans l’histoire moderne de la discipline que les deux formats soient rassemblées sur un même site, le même week-end.

    Pour l’occasion, les membres de l’équipe de France seront présents sur la ligne de départ. Parmi eux : Cassandre Beaugrand, la championne olympique de Paris, Emma Lombardi, deux fois 4e aux JO, mais aussi Dorian Coninx, Pierre Le Corre et Léo Bergère. Ce dernier est natif de l’Isère, mais installé depuis plusieurs années à Saint-Raphaël. Il est donc le local de l’étape et grand connaisseur des sites de compétitions.

    « Je connais très bien la zone, c’est un avantage par rapport à mes adversaires. Je m’entraîne sur la base nature où la course à pied se déroulera. Le vélo, ce sera dans l’Estérel. Le parcours est sinueux, difficile à apprivoiser, ça ne fait que monter et descendre », détaille le triathlète devant la presse. Le Varois d’adoption, 29 ans, aura tout de même du mal à décrocher une victoire à domicile. En effet, il a passé un début d’année compliqué à cause d’une sciatique lui pourrissant la vie. « Ce n’est pas une sciatique traditionnelle, j’ai une sorte de petite tumeur dans la blessure, ce qui m’handicape beaucoup. Parfois, j’ai un manque de sensations dans ma jambe, une gêne lorsque je m’entraîne. » La guérison touche au but, mais Léo Bergère reste prudent. Il a terminé 10e du T100 de Londres, il y a trois semaines, en étant loin d’être au maximum de ses capacités.

    Une seule course

    pour Léo Bergère

    Ce week-end, le triathlète tricolore ne participera qu’au T100, ce samedi, et sera en bord de route pour soutenir ses coéquipiers le dimanche, lors du WTCS. Participer à deux courses en 24 heures serait trop lourd à supporter pour lui. Les Bleus ont hâte de s’attaquer aux compétitions varoises, courir sur le sol français étant toujours plus spécial. Léo Bergère acquiesce : « Tout le monde est excité et motivé. L’atmosphère est toujours particulière, le triathlon a pris de l’ampleur en France et nous ne sommes jamais déçu des événements organisés ici. »

    Pour assister au T100, il faudra être matinal. Les triathlètes se jetteront à l’eau, depuis la plage du Veillat, à partir de 7h05.

  • À Saint-Raphaël, élus et militants dénoncent une falsification de l’histoire communiste

    À Saint-Raphaël, élus et militants dénoncent une falsification de l’histoire communiste

    « C’est vraiment scandaleux ce que fait le maire. S’il révisait un peu son histoire, il verrait tout l’apport des ministres communistes en France. La Sécurité sociale, ça vient du Parti communiste, entre autres. C’est Ambroise Croizat, ministre communiste du travail. Lors de sa mort, il y a eu plus d’un million de Français qui ont manifesté à Paris… », martèle Gilles Piazzoli, du PCF de Draguignan.

    « La loi SRU, le statut des fonctionnaires, la loi sur les soins médicaux pour le cancer… Tout ça ne peut pas être effacé par une stèle », ajoute Pierre Barbagellata, militant communiste. Il n’est que 17h30 ce samedi et beaucoup de monde se masse sur le parvis de la mairie de Saint-Raphaël pour dénoncer l’inauguration d’une stèle en hommage « aux victimes du communisme ». « On montre un signal fort de rassemblement des communistes et des progressistes pour marquer le coup et empêcher qu’on fasse des amalgames honteux qui sèment la confusion notamment pour les nouvelles générations », précise Pierre Daspre, le secrétaire départemental de la fédération du PCF du Var.

    « Apparemment, le révisionnisme a de beaux jours devant lui », s’indigne le président de l’Institut d’histoire sociale de la CGT, Jean-Pierre Kaspereck, pour qui l’attaque est clairement politique et intervient à quelques mois des municipales. Ce qui semble autoriser certains « à ratisser dans les poubelles », ajoute-t-il.

    Hervé Fecchino, pour Attac Var, a réaffirmé, lui aussi, « que l’histoire du communisme ne peut pas se réduire à ses seules tragédies ». Et rappelle qu’« en France, le mouvement communiste a porté des valeurs de progrès, de justice sociale et a largement contribué à la libération nationale face au nazisme ».

    Tout aussi remonté, le secrétaire de la section du PCF de La Garde-Le Pradet, Yves Pellegrini, fustige « l’opportunisme d’un maire candidat tentant de passer sous le boisseau une gestion calamiteuse de sa commune en draguant sans vergogne l’électorat de l’extrême droite ». Il rappelle d’ailleurs que chez les LR ce n’est pas chose nouvelle, et se souvient de l’organisation en 2004 par Jean-Louis Masson, alors maire de La Garde, d’un colloque à la mémoire des « 100 millions de victimes du communisme ». Yves Pellegrini ajoute : « Vingt ans après, Jean-Louis Masson, président du parti Les Républicains du Var est bien silencieux quant aux propos de son collègue raphaëlois. »

    Pour l’élue d’opposition de Saint-Raphaël, Emmanuelle Cocusse (Les Écologistes), « il s’agit clairement ici d’une instrumentalisation à des fins idéologiques dans cette course à l’échalote avec le Rassemblement national ».

    La vérité contre la falsification

    La tête de liste de Toulon en Commun Magali Brunel (PS) a tenu également à faire le déplacement. « Nous sommes des partis frères, nous nous battons pour les mêmes valeurs. Alors lorsqu’on fait mal à l’un, on fait mal à l’autre et à l’ensemble de la gauche », déclare-t-elle. Et de poursuivre : « Nous sommes furieux que l’on inverse les rôles et qu’on fasse une stèle en hommage aux victimes du communisme là où ce sont eux qui ont été victimes des fascistes. »

    L’expression de l’historien Jean-Marie Guillon, lu par Pierre Daspre, a permis d’avoir un éclairage plus académique mais sans concession, lui non plus. « L’histoire peut porter un regard critique sur le passé, mais elle a d’abord un rapport avec la vérité ; elle n’est pas un jeu de construction ou de démolition que l’on fait et défait au gré des intérêts et des ambitions », a-t-il rappelé.

    Alors que ce rassemblement se tenait dans la colère mais aussi la dignité, le maire de Saint-Raphaël inaugurait la stèle de la honte, au même moment, jardin Beaurivage.

    Pierre Daspre a fait, lui, résonner les mots de l’historien : « J’ai beaucoup de respect pour les femmes et les hommes politiques, j’en ai moins pour les politiciens et politiciennes ; l’une des différences entre les deux, c’est que les premiers ont quelques principes et que les autres, que les scrupules n’étouffent, pas n’en ont qu’un, c’est de faire parler d’eux sous n’importe quel prétexte, y compris les plus fallacieux. » Une conclusion à la mesure de l’affront à l’Histoire.

  • A Saint-Raphaël, les progressistes condamnent la falsification de l’Histoire

    A Saint-Raphaël, les progressistes condamnent la falsification de l’Histoire

    Missak Manouchian, Pierre Semard, Danielle Casanova… Et tant d’autres. Devant la mairie de Saint-Raphaël, les portraits de résistants communistes sont dressés comme autant de rappels du sacrifice de ces militants pour la liberté de tous , de la République et de la France alors sous le joug nazi et vichyste. C’est fort de ces symboles que la prise de parole a commencé, devant la mairie, avec le secrétaire de la fédération varoise du PCF Pierre Daspre, aux alentours de 18 heures. Pendant qu’à la même heure, le maire de la commune, Frédéric Masquelier (LR) inaugurait son monument « aux victimes du communisme» à Beaurivage, cérémonie diffusée par la Ville sur sa chaîne Youtube et suivie d’une table-ronde.

    Le sénateur de Paris, et porte parole du PCF, Ian Brossat, est venu soutenir les forces progressistes locales et a pris la parole à son tour, au nom du parti des fusillés devant la mairie de Saint-Raphaël pour dénoncer cette falsification de l’Histoire.

    Retrouvez nos informations complètes dans notre édition du lundi 25 août.

    Accéder à notre article : « L’arc progressiste fait front contre l’imposture historique »

  • L’arc progressiste fait front contre l’imposture historique

    L’arc progressiste fait front contre l’imposture historique

    Face au coup politique du maire LR de Saint-Raphaël Frédéric Masquelier, l’indignation dépasse largement la seule sphère communiste. Dans le camp progressiste la condamnation comme on l’a vu tout au long de la semaine est unanime. Personne n’est dupe des réelles motivations de l’édile très droitier qui a parrainé Marine Le Pen en février 2022 à l’élection présidentielle. « Sans la soutenir », se défendait-il aussitôt.

    « Nous ne pouvons pas accepter la réécriture de l’histoire et le parallèle fait par cette municipalité », souligne sans détour Michel Albenga, pour la fédération varoise du Parti socialiste. Pour le responsable politique, il est « impossible d’oublier tous ceux qui partageant cet idéal, qui se voulait universel et libérateur, ont payé de leur vie le combat contre le nazisme ». Et de poursuivre : « Nous ne pouvons oublier que le Parti communiste français et ses militantes et militants ont participé activement à la résistance intérieure pendant la Seconde Guerre mondiale. » Des propos sans équivoque suivi d’un appel à la mobilisation pour rappeler aussi à tous ceux qui cultivent l’amnésie collective « l’apport du PCF après la Libération ; notamment dans le cadre du Conseil national de la Résistance, et les progrès sociaux qui s’en sont suivis pour les citoyennes et citoyens de notre pays ». Tout est dit. Et pas par des communistes, cette fois.

    Le président de la Ligue des droits de l’homme de la section de Toulon-La Seyne, Roland Biache, met tout aussi clairement les points sur les « i ». Et précise : « Autant une journée contre les totalitarismes, tous confondus, ne pose pas de problème majeur, autant aborder la question du communisme ici, en occultant complètement la dimension de la résistance communiste, est une insulte à l’Histoire, une façon de la réécrire qui est scandaleuse. ». Et ce d’autant plus, insiste-t-il, que « cela rajoute un facteur de division dans notre société déjà un peu fracturée, alors qu’il faut refaire du lien. » Pour le militant associatif, « il y a suffisamment de dangers ! »

    Et de poursuivre : « Il oublie la collaboration des bons français avec les nazis, ça n’a pas de sens sur le plan historique, je le répète. Et c’est même une malhonnêteté intellectuelle, une falsification de l’histoire. » Il ne s’agit pas pour autant, pour la LDH, d’oublier ce qui s’est passé au Goulag. « Mais faire l’amalgame avec ce qui se passe en France et viser les communistes français, c’est aller au-devant du Rassemblement national et des idées d’extrême droite », prévient-il.

    Même son de cloche avec Daniel Saadoun (Les Écologistes) pour qui « tout cela est complètement aberrant, surtout à Saint-Raphaël ». « Ça dénote une méconnaissance totale de la situation locale puisqu’ici nombre de rues portent le nom de résistants communistes qui se sont battus pour la libération de la ville », s’insurge-t-il.

    Sur la forme, pour Emmanuelle Cocusse (Les Écologistes) élue d’opposition à Saint-Raphaël, c’est aussi grave. Avec « un manque total de respect de l’institution, c’est-à-dire du conseil municipal » : « Il va nous demander de voter à 11h30 la délibération portant sur la stèle qui sera déposée à 18h ; les journalistes et polémistes de CNews, qu’il présente comme des historiens, seront déjà en route » ; s’indigne-t-elle.

    Stéphane Sacco, le coordinateur régional de gauche républicaine et socialiste, résume : « Encore une fois la droite montre sa capacité à faire de l’œil à l’électorat du RN. Le maire de Saint-Raphaël bafoue les valeurs républicaines élémentaires et le respect des opinions politiques de chacun. Cela nous laisse présager du niveau des campagnes pour les municipales 2026. » En effet.