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  • À Saint-Martin-de-Crau, les entreprises comptent leurs pertes après les intempéries

    À Saint-Martin-de-Crau, les entreprises comptent leurs pertes après les intempéries

    Le trait brunâtre présent sur tous les murs de cette entreprise saint-martinoise ne laisse aucun doute sur le niveau que l’eau a atteint, la semaine dernière : presque un mètre. La moisissure s’est développée par endroits, malgré les déshumidificateurs industriels déployés dans les locaux. ça et là, de petites caisses de documents ou de câbles jonchent le sol. Un moindre mal comparé aux armoires d’automates industriels en fabrication qui ont été perdues dans l’entreprise Master Systèmes, visitée par le préfet, Jacques Witkowski, mardi.

    « Vous aviez de l’eau jusque-là », indique à hauteur de hanches Stéphane Paglia, cogérant de l’entreprise et président de la Chambre de commerce et d’industrie du pays d’Arles. Les dégâts sont encore en cours de chiffrage, contrairement à ceux de leurs voisins orthoprothésistes et de leurs 17 salariés. « Les archives et l’informatique ne sont pas touchés, mais la production est à l’arrêt avec 200 000 euros de machines à remplacer », explique Julien Renaudot, gérant de Podo orthèse de la Crau. Mais le pire est à venir, après le nettoyage. Outre les machines « introuvables », le gérant déplore « 75 000 euros de marchandise perdue » dont il attend de savoir si l’assurance rembourse au prix de vente ou de revient.

    La préfecture en médiateur des assurances

    « On s’attend à devoir bosser deux semaines gratuitement. On est en mode survie là, l’iceberg trésorerie fond et on veut juste reprendre le boulot », conclut Julien Renaudot. « Si vous avez besoin d’une médiation avec l’assurance, on est là pour ça », lui répond le préfet Jacques Witkowski. Le haut fonctionnaire explique, lors de la visite, que les services de l’État sont « votre point d’entrée pour l’étalement des dettes fiscales et sociales, de même que l’étalement bancaire en lien avec la Banque de France ». Le préfet complète en indiquant que l’arrêté de catastrophe naturelle doit être « pris dans les 24 heures ».

    Interrogé sur la fiabilité des assurances, Jacques Witkowski se veut rassurant : « La Caisse nationale de réassurance est un élément central dans la gestion de crise qui permet aux assurés de faciliter le paiement. » Bien qu’il s’agisse de contrats privés, «  il peut apparaître des litiges ou contestations sur lesquelles nous pouvons intervenir ».

    La CCI du pays d’Arles a ainsi programmé un rendez-vous dédié aux entreprises touchées. « Cela permettra d’expliquer tous les dispositifs qui existent », y compris « une aide psychologique », détaille Stéphane Paglia. Comme un « guichet unique pour que l’activité économique reprenne le dessus sur les événements », d’après la maire Séverine Dellanegra (SE), dans « l’idée de faire du sur-mesure et de réunir tous ceux qui peuvent apporter des réponses dans leur champ de compétence », selon le conseiller régional Cyril Juglaret (LR). Le rendez-vous est donné à la CCI du pays d’Arles jeudi à 18h.

  • Inondations : le bilan s’alourdit, la vigilance demeure

    Inondations : le bilan s’alourdit, la vigilance demeure

    Le bilan s’alourdit. Les forts orages de lundi et mardi ont fait deux nouvelles victimes, à Lançon-Provence. Une femme de 86 ans et sa petite-fille de 26 ans, originaire d’Ariège, ont été retrouvées sans vie, mercredi soir, dans la cave inondée d’une maison située au bord de la RD19.

    La maire (DVD) Julie Arias se dit profondément touchée, et regrette la fuite de ces informations par les services de la préfecture avant même que les proches ne soient avertis. « Quelque chose de dramatique s’est joué hier, la vie entière de toute une famille a basculé pour toujours. […] Au nom de la commune et des Lançonnais, je leur adresse toutes mes condoléances. »

    Mardi matin, un homme de 75 ans avait déjà perdu la vie, emporté par les eaux qui ont dévasté le quartier de Massane, à Saint-Mitre-les-Remparts. Le colonel Franck Briend, directeur adjoint du Sdis 13, réagit : « J’ai une pensée pour les familles des trois personnes décédées depuis le début de l’événement, c’est dramatique. Nous n’avons heureusement pas d’autre personne pour le moment, mais on ne peut pas exclure qu’il n’y ait pas d’autre victime en allant découvrir maison par maison si tout le monde va bien. J’en appelle à la prudence, le phénomène n’est pas terminé, l’électricité présente un risque et il y a encore des zones inondées. Chacun doit prendre ses précautions pour éviter de se mettre en danger. La priorité, c’est la vie humaine. »

    Plus de communication,

    ni d’électricité

    Depuis lundi soir, les pompiers ont réalisé près de 2 700 opérations de secours, principalement « axées sur le sauvetage et les mises en sécurité qui ont concerné plus de 1 000 personnes », souligne le colonel. À l’heure actuelle, 1 200 sapeurs-pompiers sont toujours déployés dans les Bouches-du-Rhône, épaulés par les moyens de la Sécurité civile et l’appui d’une dizaine de départements venus en renforts, pour « aider les populations » et permettre un « retour à la normale » après les inondations. « On a aussi un objectif d’accompagner la remise en œuvre des circulations principales pour désengorger les communes », poursuit Franck Briend. Les secteurs d’Arles et Saint-Martin-de-Crau préoccupent encore le Sdis 13.

    Dans cette commune de l’Ouest des Bouches-du-Rhône, près de 400 habitants ont dû être secourus et évacués mardi, avant d’être accueillis dans un espace mis à disposition par la mairie. Dans la nuit de mercredi à jeudi, Saint-Rémy-de-Provence a ouvert les portes de sa salle communale aux 180 sinistrés restants. Si la situation s’améliore, Saint-Martin-de-Crau revient de loin. La ville a été « coupée du monde », raconte le premier adjoint au maire, Julien Besançon. « C’est devenu une île pendant 48h. » Les principales voies d’accès ont été inondées, le poste d’alimentation électrique des 6 500 foyers également, et les communications ont été coupées pendant 4 heures, mercredi, en raison de la panne d’Orange. Mercredi soir, 3 500 logements ont pu retrouver le courant. Jeudi midi, le reste des habitants attendaient encore l’arrivée de 20 groupes électrogènes d’Enedis, dont l’acheminement a été retardé par l’état des routes. La situation a été rétablie dans la soirée.

    Néanmoins, la maire Séverine Dellanegra (SE) détaille : « Il y a encore des quartiers qui ont jusqu’à 80 cm d’eau, notamment au Mas Boussard et au Cabrau, mais le nombre précis d’habitations est encore difficilement chiffrable ». Des méga-pompes ont commencé les opérations d’absorption. La zone industrielle a également été affectée. « Il y aura un impact économique, affirme l’édile. Nous mettrons des dispositifs en œuvre dès la semaine prochaine, en lien avec la Chambre de commerce et d’industrie et la Chambre d’agriculture, pour pouvoir évaluer les dégâts et accompagner les entreprises et les commerces concernés. »

    LES ÉLUS EN PREMIÈRE LIGNE

    Gaby Charroux, maire (PCF) de Martigues

    « La préfecture m’a assuré que nous aurons la reconnaissance de catastrophe naturelle, qui passera en commission le 27 octobre. Des habitants m’ont dit que l’expert de leur assurance ne paissait que fin novembre. Mais des gens sont à la rue ! J’ai demandé à resserrer le calendrier de passage des experts et qu’on ouvre un guichet unique d’aide aux sinistrés, dès la semaine prochaine, à l’hôtel de ville. »

    Propos recueillis par Antonin Maja

    Frédéric Bolano, adjoint (PCF) à la prévention et à la sécurité de Port-de-Bouc

    « La solidarité port-de-boucaine a encore une fois montré sa force : des agents sont revenus de vacances à leur initiative, la SNSM, la Réserve communale étaient présentes, le Secours populaire a séché et habillé les réfugiés de Gagarine, deux étudiantes se sont occupées des enfants, les commerçants ont offert des pizzas… Nous faisons le tour des sinistrés depuis deux jours pour les aider à déclarer leur sinistre. »

    An. M.

    Séverine Dellanegra, maire de Saint-Martin- de-Crau

    « On a largement dépassé le scénario catastrophe du schéma des crues de la Crau qui a été élaboré il y a dix ans. Avec cet épisode, on est plus du tout à jour. La pluviométrie record, la nappe phréatique exceptionnellement pleine et le phénomène très territorialisé ont empêché un drainage optimal. Il va falloir avoir une réflexion sur les causes détaillées qui nous ont menés à cette situation et en tirer les conséquences. »

    A.M.

    Vincent Goyet, maire de Saint-Mitre- les-Remparts

    « On a eu un événement exceptionnel, qu’on n’avait pas connu depuis 1938. Face à ça, on va recalibrer nos installations pour qu’on soit correctement organisé, même face à des orages de moindre ampleur. On ne peut pas se contenter de roubines agricoles avec une activité agricole en déprise totale. Il faut pouvoir restructurer le réseau pour mieux gérer ces risques avec l’aide de la Métropole au titre de la compétence inondation Gemapi. »

    A.M.

  • La maire de Saint-Martin-de-Crau reçue à l’Élysée

    La maire de Saint-Martin-de-Crau reçue à l’Élysée

    « J’ai porté la voix de toutes les personnes et institutions qui pourraient être impactées par la solution de ligne très haute tension aérienne ». Au lendemain d’un rendez-vous à l’Élysée, Séverine Dellanegra, la maire (SE) de Saint-Martin-de-Crau ne cache pas sa satisfaction d’avoir pu faire « entendre la voix des territoires » au plus haut de l’État sur l’épineux sujet de la ligne THT. L’édile a en effet été reçue par le cabinet d’Emmanuel Macron, ce mardi. De quoi lui permettre de réaffirmer haut et fort sa position « partagée par la plupart des élus locaux, la Région, les parcs nationaux et chambre de commerce et d’industrie (CCI) ». « On partage la position de l’État sur l’importance de l’électrification de la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer, nous sommes évidemment favorables à sa décarbonation et réindustrialisation », explique Séverine Dellanegra. Avant d’apporter de la nuance : « Mais nous nous opposons à la solution aérienne actuellement proposée. Pour Saint-Martin-de-Crau et la Camargue, ça serait un désastre environnemental et écologique : elle viendrait couper en deux notre réserve naturelle de la Crau ».

    Concertation et patience

    Elle s’appuie notamment sur « les besoins industriels qui se réduisent et dont les délais se reportent ». Des besoins moindres et plus tardifs, qui permettraient donc de gagner du temps dans l’élaboration du projet de la ligne THT, selon elle. « Le projet industriel le plus engagé est celui de Marcegaglia pour 2030-2032… On n’a pas donc besoin de 400 000 volts de plus d’ici 2030. Si on prend le temps, on peut faire une solution alternative qui apporterait une meilleure réponse qu’une grande ligne aérienne unique », développe-t-elle. Concrètement, l’élue a demandé aux services de l’État « une grande table ronde réunissant tous les acteurs impliqués dans le dossier ». Mais aussi que l’État « commande une étude détaillée sur la solution alternative proposée, souterraine et de 200 000 volts ». Laquelle coûterait « un peu petit plus chère que l’initiale », selon Séverine Dellanegra, mais « pas deux fois plus cher comme on l’entend parfois ». Reste à savoir si ces demandes seront bien prises en compte : « Avoir été reçue c’est déjà un signal fort dont on avait besoin. Il y a eu une vraie écoute », conclut-elle.

  • [C’est l’été] Laurent Belorgey, oléiculteur : « S’adapter, c’est un défi »

    [C’est l’été] Laurent Belorgey, oléiculteur : « S’adapter, c’est un défi »

    « Après des études d’ingénieur, je suis parti dans une banque au Luxembourg. Pas vraiment destiné à faire un métier agricole. Au décès de mon père en 2002, je fais des allers-retours hebdomadaires sur l’exploitation pendant un an. Viens ensuite l’heure du choix » explique Laurent Belorgey. Et de préciser : « Je me souviens très bien, c’était au mois de mai à Marseille. J’ai pris la corniche pour me rendre à la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et je me suis dit que c’était vraiment trop beau. Le Luxembourg y a que des banquiers et des assureurs. Faut être honnête, ce n’est pas la vraie vie ».

    En constante adaptation

    Au mois de septembre de l’année suivante, il rentre au pays avec sa petite famille. La Lieutenante est le nom de son exploitation à Saint-Martin-de-Crau près d’Arles qui doit son nom à la femme d’un lieutenant qui, sous le règne du roi Henri IV, à la suite des guerres de religion avait repris le domaine. « Mon histoire familiale commence là, sur cette propriété transmise depuis deux siècles. à l’origine, il y a avait du foin, des oliviers plantés en 1961 par mon grand-père Jean et puis un troupeau ovin IGP agneau de Sisteron label rouge » détaille Laurent. En 1963, Jean rachète avec quelques amis et voisins un moulin pour transformer les olives en huile et préparer des olives de bouche. « A partir de 1992, mon père Marc Bélorgey poursuit le développement de l’oliveraie familiale et participe au plan de relance de l’oléiculture française », retrace-t-il. En 2008, suite à une décision de l’ARS, une partie du troupeau doit être abattue, le reste est cédé à un berger.

    La passion pour moteur

    Une variété locale d’olivier est longue à produire, presque une dizaine d’année, Laurent le sait, alors il continue de planter des oliviers comme son grand-père et son père. « Si dans l’imaginaire, un olivier n’a pas besoin d’eau, il faut savoir que poussé à l’extrême, il ne produit plus. Il est hyper résiliant mais pour avoir des olives, il faut de l’eau et au bon moment » précise l’oléiculteur. Equipé de dendrométres pour mesurer la respiration de l’arbre, et les flux de sève et d’outils multispectraux… Il faut arroser juste.

    Son foin de Crau voit aussi de fait son système d’irrigation s’améliorer. Convaincu que « le tabouret tient mieux avec 3 pieds », Laurent avec un voisin s’intéresse aux amandiers à partir de 2017, et il commence à en planter. « La monoculture est trés compliqué dans l’agriculture. on est en première ligne du changement climatique. On le voit sur les dates de récoltes, de floraison. » L’olivier a besoin d’être pollinisé, un décalage sur la floraison impacte forcément la chaîne de l’écosystème. Aujourd’hui 80 hectares d’amandiers, 50 d’oliviers et 80 de foin composent le domaine. « La récolte est avancée de 15 jours actuellement. S’en rendre compte c’est une chose, s’adapter, c’est un défi. » Une seule certitude reste : il n’y a pas d’agriculture sans eau. Mais attention « Ce n’est pas du gaspillage, l’évapotranspiration des arbres, donne un climat plus frais dans la Crau. On doit être 5 degrés de moins que dans la Crau sèche, où il n’y a pas de foin. L’eau, c’est un cycle. »

    En agriculture, mieux vaut être passionné mais pas que. « La résiliance, le fait d’aller au bout des projets, de se donner tous les moyens pour y aller, c’est un travail de tous les jours » confie Laurent. Mais il ne faut pas oublier l’humilité. « On est face à la nature, on ne peut pas tout expliquer, tout maitriser. On est obligé de s’adapter en permanence. On doit faire avec le climat. » Laurent se pose quelques minutes puis poursuit « avec les fortes chaleurs de mai, on a fait du foin comme jamais au niveau qualité depuis 10 ans. » Ensuite vient l’interrogation : « Mais pour les oliviers ? Ils venaient juste de fleurir, je ne suis pas certain du coup de chaud sur les fleurs et sur les petites olives qui venaient à sortir. »

    Laurent garde en tête la nécessité de la polyculture et l’attachement à produire des beaux produits. « Voir les gens prendre du plaisir à consommer ce qu’on produit. C’est ma plus grande satisfaction. C’est concret. »

    Des huiles labellisées AOP

    Les quatre variétés d’oliviers, reconnues par l’appellation de la Vallée des Baux de Provence A.O.P sont cultivées au domaine de la Lieutenante : la Salonenque, la Béruguette, la Verdale des Bouches-du-Rhône et la Grossane.

    Grand cru noir ou vert ou encore huiles aromatisées sont proposées.

  • Une sapeur-pompier de Saint-Martin-de-Crau en Gironde

    Une sapeur-pompier de Saint-Martin-de-Crau en Gironde

    « J’ai toujours voulu être utile aux autres », témoigne Sophie Houles. L’assistante de direction au sein de la mairie de Saint-Martin-de-Crau raconte s’être portée volontaire dès le début des feux en Gironde, il y a maintenant neuf jours. Sapeur-pompier volontaire depuis quatre ans, la quarantenaire jongle entre son métier à la mairie et ses « missions sur des urgences vitales ».

    Sophie Houles est partie ce jeudi matin à cinq heures pour « prendre la relève », « cela fait des jours que ça dure et tout le monde est épuisé ». La sapeur-pompier explique : « Je peux partir grâce à la convention de la mairie avec le Sdis. » Cet accord permet aux sapeurs-pompiers volontaires de bénéficier d’une autorisation exceptionnelle d’absence pour partir soutenir leurs collègues sur les feux.

    Être au service des autres

    « En élevant seule des enfants, je ne pouvais pas me permettre d’être sapeur-pompier », confie Sophie Houles. Aide à domicile pour personnes âgées, puis dans une maison de retraite, et aujourd’hui assistante de direction à la mairie, elle raconte, depuis son enfance, « avoir toujours eu cette envie d’apporter mon petit truc, même si c’est minime ». C’est ce qui l’a poussée à se porter volontaire chez les sapeurs-pompiers.

    « J’aime beaucoup la nature et les animaux, c’est aussi ça qui m’a poussée à me porter volontaire », confie-t-elle. « Forcément, ça me touche de voir tous ces hectares de forêts partir en fumée », ajoute Sophie Houles. Cela représente également un « défi professionnel » pour cette originaire du Sud qui a peu fait face à des feux dans sa carrière.

    Bien qu’elle n’ait jamais parlé à ses enfants de cette envie de faire partie des soldats du feu, sa fille s’est engagée à 14 ans comme sapeur-pompier professionnel. Elle était dans le Var pour combattre les feux jusqu’à ce début de semaine.

    « L’anxiété et la peur, on les met de côté lorsqu’on part sur ce type de mission », assure-t-elle la voix ferme. Ce qui prime pour elle, c’est « ce que je vais pouvoir apporter sur le terrain ».

    Gabrielle Cartellier

  • [C’est l’été] La tournée d’été fait vibrer les arènes de Saint-Martin-de-Crau

    [C’est l’été] La tournée d’été fait vibrer les arènes de Saint-Martin-de-Crau

    Malgré un important incendie, désormais circonscrit, survenu dans la zone industrielle et qui a nécessité la présence de la maire, Séverine Dellanegra, la soirée a été maintenue. L’élue a rejoint les arènes une fois le feu maîtrisé. Son adjoint aux festivités, Mickaël Démarque, était également présent. Les élus ont notamment salué l’engagement et le courage des sapeurs-pompiers mobilisés sur ce sinistre. Le public a ensuite vibré au son de Jukebox Connexion avant de reprendre en chœur les grands classiques de Jean-Jacques Goldman interprétés par le groupe tribute Goldman. La fête s’est poursuivie dans une ambiance chaleureuse et dansante avec DJ Jo Spencer, pour le plus grand plaisir des spectateurs.

  • Les salariés d’Adil Logistique inquiets d’un projet de reprise

    Les salariés d’Adil Logistique inquiets d’un projet de reprise

    La mobilisation a porté ses fruits. Ce jeudi 25 juin, 80% des quelque 110 salariés des entrepôts Adil Logistique, situés dans la zone d’activités Clesud à Miramas (qui stockent notamment les marchandises des magasins Gifi), étaient en grève. « La direction nous a convoqués hier lors d’un Comité social et économique extraordinaire pour nous annoncer une possible reprise par Katoen Natie », affirme le délégué syndical CGT Jean-Baptiste Guimard. La multinationale belge a récemment racheté Bils-Deroo, qui gérait déjà la logistique de Gifi dans le Nord.

    « D’ici le mois de juin 2027 maximum, les quatre dépôts pourraient être fermés et on serait obligés de partir dans ceux de Saint-Martin-de-Crau, à 30 minutes d’ici », poursuit le représentant CSE Mohammedi Hakli.

    Des négociations sur

    les transferts de contrats

    La CGT a immédiatement posé un préavis pour exiger l’ouverture de négociations autour des indemnités de départ et des transferts de contrats de travail. « Des avancées ont été obtenues sur le taux horaire, s’ils sont repris, rien ne garantit que ces acquis suivent, plaide Jérémy Zucchelli, secrétaire général de l’UL CGT de Miramas. Il faut que les salariés qui viennent de loin puissent avoir le choix de ne pas être envoyés à Saint-Martin-de-Crau. Une de nos revendications c’est par exemple une indemnité de trois mois de salaire par année d’ancienneté.»

    Les représentants des salariés ont été reçus par la direction dans la matinée. Elle devrait leur transmettre un calendrier de négociations incessamment. La grève n’est donc pas reconduite. De son côté, Adil Logistique assure que rien n’est signé. « C’est un projet de cession, rien ne change aujourd’hui. »

  • PFAS : Fos change son alimentation en eau

    PFAS : Fos change son alimentation en eau

    Les pouvoirs publics jouent la carte de la transparence, après des mois de silence. Ce 24 juin, la Ville de Fos-sur-Mer a organisé une réunion publique au sujet de la qualité de l’eau distribuée à la population, qui dépend de la nappe phréatique de la Crau. Ce rendez-vous fait suite aux révélations de Marsactu sur une contamination partielle de cette réserve (qui alimente 270 000 personnes) aux polluants éternels (PFAS).

    Ces composants chimiques très stables, développés dans les années 1950 pour l’industrie, sont depuis peu scrutés en raison de leur toxicité pour l’homme. Depuis le 1er janvier, une directive européenne impose la surveillance des 20 plus toxiques dans l’eau de consommation.

    C’est au cours d’une campagne exploratoire préalable à cette réglementation que l’Agence régionale de santé (ARS) s’est aperçue, en mars 2025, d’un quasi-dépassement des seuils dans le forage de Fanfarigoule, qui alimente la commune de Fos depuis 1974. Cécile Moriano, responsable du service santé environnement de l’établissement, explique : « La médiane était assez proche de la limite [fixée à 0,1mg/L, Ndlr.] : 0,08mg/L. Nous avons pris des mesures de gestion de manière réactive. » Depuis février 2026, la population fosséenne est alimentée par le puits de Tapiès, dont les niveaux de pollution sont « 20 fois inférieurs au seuil », selon le maire d’extrême droite Philippe Maurizot. Ces travaux d’interconnexion représentent un investissement d’un million d’euros réalisé par la Métropole.

    Par principe de précaution, les villes de Fos-sur-Mer et de Saint-Martin-de-Crau ont toutes deux pris un arrêté municipal d’interdiction de consommation de l’eau des forages privés à des fins alimentaires.

    Le forage de Ventillon, alimentant les bassins ouest du Grand port maritime de Marseille (GPMM), est lui aussi concerné par cette pollution aux PFAS, qui dépasse 6 à 7 fois les valeurs réglementaires. La consommation d’eau a été interdite par un arrêté préfectoral sur le site, où des filtres ont depuis été installés. Le parquet de Marseille a ouvert une enquête préliminaire suite à une plainte déposée par l’établissement portuaire en 2025.

  • La Boule des Canourgues champion !

    La Boule des Canourgues champion !

    Ce week-end à St-Martin-de-Crau, les Salonais ont battu en quart de finale La Boule des calanques puis en demi-finale la dream team locale. En finale la Boule des Canourgues va disposer de l’AB St Tronc et ainsi remporter le titre de champion départemental. Un titre qui propulse le club au championnat régional l’an prochain. Sous peu un autre rendez-vous ! En attendant le club accueillera les Varois de La Crau pour le compte de la coupe de France de Jeu Provençal le vendredi 26 juin à 16h.

  • Teixier répond à Dellanegra et appelle au dialogue

    Teixier répond à Dellanegra et appelle au dialogue

    Les deux opposantes, qui s’étaient affrontées pendant les municipales, ne se ménagent pas. Depuis la première séance chaotique à la communauté d’agglomération Arles-Crau-Camargue-Montagnette (ACCM), qui a vu Patrick de Carolis (Horizons) réélu président à une voix près, Tania Teixier (SE) et la maire de Saint-Martin-de-Crau Séverine Dellanegra (SE) se renvoient la balle quant à la responsabilité de cette scission au sein de l’intercommunalité.

    Pour rappel, cette dernière avait refusé quatre vice-présidences. Son élue d’opposition, elle, a finalement écopé du volet économique et est en charge du développement des zones d’activités économiques. Elle affirme : « Patrick de Carolis m’a proposé une vice-présidence. Si je la refusais, notre commune n’aurait jamais été représentée. Pour moi c’était une question de devoir. »

    Tania Teixier appelle au dialogue et demande à Séverine Dellanegra de « raison garder ». « Je ne comprends pas que quelqu’un qui vantait les mérites de l’ACCM et qui briguait sa présidence veuille aujourd’hui en sortir, si ce n’est par ego. D’autant que pour sortir d’un EPCI il faut l’aval du préfet. »

    « C’est pas comme ça qu’on va faire avancer les dossiers, moi je lui tends la main », affirme la conseillère municipale et élue à l’agglomération.

    À l’ACCM, elle envisage de mettre en place un « grand plan d’actions sur la propreté dans les zones d’activités parce que, que ce soit à Saint-Martin, à Tarascon ou à Arles, j’ai bien conscience qu’il y a un vrai problème d’insalubrité, de dépôts sauvages ».