Après la venue l’an dernier du collectif japonais anti-arme nucléaire Nihon Hidankyo et le témoignage d’une victime in utero de la bombe d’Hiroshima, les défenseurs de la paix en Cévennes souhaitaient poursuivre le travail de conscientisation. Jennifer Willens, première adjointe (PCF) à Saint-Martin-de-Valgalgues, commune qui a rejoint l’ONG « les maires pour la paix », a donc été à l’initiative d’un festival pour faire vivre la paix. « Dans les médias, on ne parle que de la guerre. Quand est-ce qu’on utilise le mot de paix ? Quasiment jamais. Donc nous, on veut l’inverse. Plus on parle d’un sujet, plus il est présent dans les consciences des citoyens », explique l’élue qui s’était rendue au Japon l’an dernier pour les commémorations des 80 ans d’Hiroshima.
L’idée a donc été de lancer un festival autour du 21 septembre, Journée internationale de la paix. Quatre
communes ont choisi d’y participer : Saint-Martin-de-Valgalgues donc, Cendras, La Grand-Combe et Saint-Julien-les-Rosiers. Mais Jennifer Willens espère que cette première édition sera le début d’une longue aventure et que de nouvelles communes rejoindront le mouvement. « L’idée, c’est que chaque commune s’empare de ce sujet et que le mouvement grandisse dans chaque commune. J’espère que ce festival sera un tremplin pour que d’autres communes nous rejoignent », confirme l’élue.
Le festival s’ouvrira donc le samedi 19 septembre à Saint-Martin avec le spectacle gratuit « Una historia americana » de Vidala. « C’est un spectacle qui rappelle l’histoire de l’Amérique en chanson. Leur travail, c’est de raconter l’histoire des peuples d’Amérique latine et d’essayer de montrer leur résistance et leur résilience sur de la musique rythmée », présente Jennifer Willens. Le lendemain (10h30) sera projeté à la salle Biosphéra de Cendras l’animé L’oiseau bonheur de Seiji Arihara qui retrace l’histoire de « Sadako, une petite Japonaise qui avait deux ans quand la bombe d’Hiroshima a explosé et qui est morte des conséquences des radiations ». La projection sera suivie d’un débat et d’un repas à la mairie*.
Si tout n’est pas encore calé avec l’Éducation nationale à cette heure, des actions devraient tout de même se dérouler dans les classes de La Grand-Combe le lundi 21 septembre. Puis le soir, le festival se clôturera avec une soirée à Saint-Julien-les-Rosiers autour d’un débat consacré aux pistes pour agir localement en faveur de la paix. Un apéritif sera ensuite offert par la municipalité.
Si le festival, porté par les communes, se termine le 21 septembre, le Comité Alès-Cévennes du Mouvement de la paix propose deux rendez-vous dans la foulée : le mardi 22 (18h30) à Cendras avec la pièce de théâtre Les mains propres puis le mercredi 23 à la salle du Capitole d’Alès (18h30) avec une conférence de Farah Safi, professeure de droit spécialiste du droit international.
* Réservation au 06.09.83.27.30.
