Tag: Saint-Cyr-sur-Mer

  • L’équipe de Saint-Cyr à gauche pour une ville plus solidaire

    L’équipe de Saint-Cyr à gauche pour une ville plus solidaire

    Avant de décrire ses ambitions pour Saint-Cyr-sur-Mer et ses habitants, la capitaine de l’équipe Saint-Cyr à gauche, Sylvie Vinceneux, a présenté les membres* de son équipe, composée de 17 femmes et 16 hommes qui « représentent la diversité générationnelle, sociologique et de parcours ». Seulement huit d’entre eux sont encartés politiquement (quatre au PS et quatre au PCF). « Ils sont tous profondément attachés à ce que la politique réponde aux besoins de nos concitoyens avec des services publics de qualité et pour que l’indispensable transition écologique ne laisse personne au bord du chemin », explique-t-elle.

    L’occasion, pour la tête de liste, de rappeler les priorités de la gauche, en matière de logement, par exemple. Elle met en avant le nombre « de travailleurs essentiels » rencontrés sur la commune qui, face à la pénurie de logements, « sont obligés de vivre dans les villes environnantes ». Sylvie Vinceneux insiste : « Refuser de construire du logement social quand 70% de la population y est éligible, c’est pousser vers la sortie de jeunes couples d’actifs et conduire, peu à peu, la ville à péricliter. »

    Saint-Cyr à gauche propose donc un programme ambitieux pour tous, sur ce sujet, concernant aussi bien la location que l’accession à la propriété.

    * Les premiers noms sont Sylvie Vinceneux (PCF), Dominique Olivier (PS) , Claire Ayard professeure (SE), Joel Duret (SE), Sitti Said Hachim (SE) et Richard Pivarot (SE).

  • Sylvie Vinceneux à la rencontre des commerçants de Saint-Cyr

    Sylvie Vinceneux à la rencontre des commerçants de Saint-Cyr

    Journée de tractage pour Sylvie Vinceneux et ses colistiers. Mercredi après-midi, la responsable de la commission nationale du logement du PCF, est allée à la rencontre des commerçants saint-cyriens, afin de connaître leurs inquiétudes et besoins. Tout en leur soumettant quelques idées, qu’elle exposera plus largement lors de la présentation de sa liste, qui aura lieu ce samedi, à 11h15, au Café de France.

    La liste présentée samedi

    Si la question du prix du stationnement fait l’unanimité, des améliorations sont attendues, ou a minima souhaitées dans d’autres secteurs, notamment, sur la question des loyers commerciaux : « C’est une aberration qu’il n’y ait pas un prix fixe du mètre carré. Avec les promoteurs et certains propriétaires, on est à Saint Tropez ici, c’est un braquage ! », s’indigne Pilar, coiffeuse dans la rue Victor Hugo, où elle se trouve « isolée. Il y a encore des Saint-Cyriens qui nous découvrent. Des commerçants se sont unis pour faire des animations, mais ici, on n’a rien », dénonce-t-elle.

    Une rue que John, qui vient de lancer sa boutique de prêt-à-porter et décoration, souhaite voir évoluer : « Il faudrait un coup de propre dans la rue qui n’a pas bougé depuis 20 ans. Il suffit qu’il y ait un camion en livraison pour créer une pagaille monstre. Il y a des trous partout, des racines qui ressortent et qui sont dangereuses pour les passants », déplore-t-il. Autant de doléances entendues par Sylvie Vinceneux, qui veut proposer davantage d’animations, mais aussi « a minima un dimanche piéton par mois » pour créer davantage d’émulation.

    « C’est notre deuxième tournée. On est étonné des réactions assez fortes sur le manque de dialogue avec la municipalité. Pour nous c’est vraiment important car une commune doit être facilitateur, travailler avec la chambre de commerce », explique la tête de liste, qui évoque aussi « un problème de pouvoir d’achat. Il faut tout faire pour faire connaître les spécialités, les nouveaux commerces… »

    Un phénomène qui a également trait à la question des loyers, évoquée précédemment et priorité de la candidate, tant sur l’aspect commercial que sur le logement : « Il peut y avoir des préemptions de locaux vides. Ça demande des moyens, aussi pour créer de l’emploi dans le tourisme, l’agriculture, l’artisanat… En plus de la création de logements sociaux, il faut tenter de peser sur l’encadrement des loyers, même si c’est compliqué. C’est le rôle d’un maire d’être audacieux et toquer à toutes les portes », soutient Sylvie Vinceneux, qui présentera samedi à 11h15 au Café de France, les grandes lignes de son programme, et sa liste, portée par le PCF et le PS avec le soutien des Écologistes, et de nombreux colistiers non encartés.

  • La liste Saint-Cyr à gauche donne le tempo pour une ville plus solidaire

    La liste Saint-Cyr à gauche donne le tempo pour une ville plus solidaire

    « La liste “Saint-Cyr a gauche, vers une ville juste et solidaire” s’était fixée d’avoir une liste et un programme avant Noël , c’est fait », se félicite Sylvie Vinceneux (PCF), à qui revient la responsabilité de conduire en première ligne la bataille des municipales dans cette petite ville de l’ouest Var, marquée par des décennies de gestion de droite.

    « Aujourd’hui, on a nos 33 membres, dont un petit quart seulement appartient à des partis politiques. Les autres, ce sont des citoyens vraiment à l’aise avec les valeurs de la gauche, qui sont pour des politiques publiques plus importantes, une démocratie renouvelée et des mesures en faveur de l’écologie », souligne la chef de file en dévoilant uniquement le numéro 2, Dominique Olivier (PS), actuellement conseiller municipal d’opposition.

    Concernant les mesures phares du programme, Sylvie Vinceneux cite en priorité celui du logement, dans une ville qui a la particularité de concentrer sur son parc immobilier 47% de résidences secondaires, et un déficit en production de logements sociaux, avec un taux de 9%, contre les 25% prévus par la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain).

    La liste Saint-Cyr à gauche propose donc la mise en place d’une taxe sur les résidences secondaires, déjà adoptée par la plupart des communes littorales. Et de travailler sur l’acquisition et l’amélioration de l’habitat ancien en centre-ville, pour le réhabiliter et le remettre aux normes du logement social. Des petits programmes de construction sont également envisagés.

    Donner du pouvoir d’achat

    Un effort important serait par ailleurs consacré à la rénovation énergétiques des bâtiments administratifs, ainsi qu’aux aides dédiées aux particuliers, afin d’améliorer les performances de logements dont beaucoup pourraient être qualifiés de passoires thermiques.

    L’autre point essentiel que l’équipe souhaite mettre en avant concerne la santé, dans une commune où la population est l’une des plus âgées et où le nombre de médecins généralistes par habitant est inférieur à la moyenne départementale. Parmi les praticiens encore en activité, 40% devraient partir à la retraite dans les deux ans.

    D’où la nécessité, insiste Sylvie Vinceneux, d’implanter un centre de santé ouvert 7 jours sur 7, avec des permanences en soirée. Elle ajoute : « C’est quelque chose que l’on veut construire aussi avec les professionnels de santé. »

    Concernant la future gare de Saint-Cyr, qui deviendra le terminus du futur RER toulonnais, la gauche – qui avait milité pour un autre site proche de la sortie de l’autoroute afin de permette de faire un pôle multimodal – insiste aujourd’hui, vu l’avancée du dossier, sur la nécessité de concevoir sur l’emplacement retenu des accès et un stationnement adaptés, ainsi qu’une liaison avec des lignes de bus et des navettes intra-muros. « Aujourd’hui, il n’y a aucun transport en commun pour se déplacer en ville », dénoncent les progressistes.

    La vie économique de la cité est également pris en compte dans ce programme alternatif, avec notamment le renforcement des animations commerciales afin de soutenir l’activité tout au long de l’année et non pas uniquement pendant la saison estivale.

    Une zone d’agriculture protégée (ZAP) est également à l’étude pour développer ce secteur plus largement que la viticulture, déjà très implantée.

    « On souhaite vraiment montrer que la commune est l’échelon le plus près des citoyens, qu’une ville peut être protectrice, peut donner du pouvoir d’achat aux familles », conclut Sylvie Vinceneux. C’est le message qui sera porté lors des rencontres sur le marché tout au long de la campagne.

  • La gauche embraye pour les municipales à Saint-Cyr

    La gauche embraye pour les municipales à Saint-Cyr

    Ce vendredi, la gauche (PCF et PS), l’Association Saint-Cyr citoyenne, écologique et sociale, ainsi qu’un groupe de citoyens ont annoncé leur candidature commune au sein de la liste « Saint-Cyr à gauche, vers une ville juste et solidaire », menée par Sylvie Vinceneux, responsable de la commission nationale logement du PCF. Comme d’autres colistiers, elle figurait sur la liste « Un nouvel élan pour Saint-Cyr », conduite en 2020 par Dominique Olivier (PS), élu municipal depuis 2015, qui fera partie de l’aventure en position non-éligible.

    Le logement en priorité

    « Seule femme tête de liste », Sylvie Vinceneux aura pour concurrents la liste de la majorité sortante conduite par Pierre Luciano (DVC), adjoint du maire Philippe Barthélémy (qui ne se représentera pas), le conseiller municipal d’opposition Yvan Maubé (DVD) et Philippe Serre (ex-PS devenu macroniste), tête de liste à gauche en 2014. Pas de liste RN en vue. Mais l’enjeu autour de ses électeurs, majoritaires lors des législatives de 2024, est primordial : « Beaucoup votent pour eux et cherchent des coupables. On s’adresse aussi à eux et on prouvera que le RN n’est pas la réponse », annonce Sylvie Vinceneux.

    Dans un « contexte de cadre budgétaire contraint qui aura des répercussions au local », la liste veut faire évoluer « une ville vieillissante et repliée sur elle-même, avec un manque de démocratie locale » où « 43% population a plus de 60 ans » et qui connaît « une baisse démographique depuis une dizaine d’années, ce qui peut avoir des effets néfastes ».

    Pour ce faire, le logement est une priorité : « 45% sont des résidences secondaires. Il y a beaucoup d’Airbnb et seulement 9% de logements sociaux alors que 70% des habitants y ont droit. Les prix ne permettent pas aux jeunes actifs de rester », détaille Sylvie Vinceneux, qui relève aussi « près de 6% de passoires thermiques ». À ce titre, le projet de constructions de logements sociaux dans le quartier Pradeaux-Gare ne doit cependant « pas exproprier une cinquantaine de familles. On proposera un contre-projet », annonce la tête de liste. Ainsi, « la solidarité » est mise en avant pour « venir en aide aux plus fragiles, dont les seniors », et lutter contre « un taux de pauvreté de 10%, avec 14% de familles monoparentales ».

    Parmi les autres sujets abordés, celui de l’écologie et de la justice sociale, avec une « préoccupation particulière pour l’agriculture, les plages et le littoral, notre bien commun », dans une ville qui devra « bâtir sans bétonner ». Dans cette logique, a aussi été abordée la question des mobilités, notamment celle de la nouvelle gare, sur laquelle « il paraît impossible de revenir en arrière quant à l’implantation », mais « qui doit répondre aux besoins en termes d’accès et de stationnement, permettre de fluidifier la circulation à Saint-Cyr et y être reliée par des transports en commun ».

    Enfin, des propositions sur des sujets communautaires (gestion de l’eau, des déchets…) seront mis au débat, avec la volonté « d’informer la population plutôt que de passer des projets en catimini », conclut Sylvie Vinceneux, qui invite « les Saint-Cyriennes et Cyriens partageant nos valeurs à nous rejoindre ».

  • « Le PCF prendra toute sa place dans la liste de gauche à Saint-Cyr »

    « Le PCF prendra toute sa place dans la liste de gauche à Saint-Cyr »

    La Marseillaise : Où en est-on du rassemblement de la gauche à Saint-Cyr-sur-Mer pour 2026 ?

    Sylvie Vinceneux : Nous y travaillons activement et nous comptons y prendre toute notre place. À ce titre, j’ai été désignée comme cheffe de file du PCF pour la commune. Initialement, le Parti socialiste devait conduire la liste d’union de la gauche, mais le conseiller municipal sortant, qui avait été candidat en 2020, ne se représente pas. Lorsqu’il y a eu les premières négociations, en novembre, nous avons dit qu’on laissait la place au PS, pour des raisons historiques et de légitimité. Donc c’était acté. Mais avant-hier, celui qui devait conduire la liste a renoncé.

    Seriez-vous prête à assumer cette responsabilité ?

    S. V. : Bien entendu, mais on se heurte, pour l’instant, à quelques résistances. Pourtant, si on regarde les résultats des élections législatives, on constate que notre liste a obtenu environ 400 voix de plus que celle dirigée par le PS. Lors de la prochaine réunion, le 19 septembre, nous allons aborder ce point de manière collective. Mais, je le répète, nous sommes prêts à prendre toute notre place et nous avons un certain nombre de propositions à mettre sur la table.

    Justement, quelles sont les priorités que vous avez définies pour Saint-Cyr ?

    S. V. : Le logement, pour commencer. C’est catastrophique, personne ne peut plus se loger. Ce qui est certain, c’est qu’aucun Saint-Cyrien ne verra jamais ses petits-enfants dans la maison d’à côté, parce qu’ils ne pourront pas acheter. Une étude, dans le cadre du PLH [plan local de l’habitat, Ndlr] intercommunautaire, va sortir. Il faut compter à peu près 850 000 euros pour loger une famille de quatre personnes. Et sur le marché locatif, il n’y a pas grand-chose. Parce que la caractéristique de Saint-Cyr, c’est d’avoir 49% de logements qui sont des résidences secondaires. Le maire actuel ne veut absolument prendre aucune disposition. On est une des rares communes à ne pas appliquer la taxe sur les résidences secondaires. Sans compter que la ville est en carence de logement social. La solution est de faire des petites opérations et non pas une grosse concentration, comme celle prévue dans le projet de déplacement de la gare.

    Vous avez également des propositions pour faciliter l’accès aux soins…

    S. V. : Oui, mais pas par des maisons de santé qui se montent presque toutes les semaines, où sont pratiqués des dépassements d’honoraires et qui ne sont ni ouvertes tard le soir ni accessibles 7 jours sur 7. Nous, ce que l’on défend, ce sont des centres de santé accessibles à tous avec sa carte Vitale. Même au Beausset, la mairie a poussé pour qu’il y en ait un. Et à La Cadière, il vient de se faire.

    Aujourd’hui, si on a une urgence médicale, on est obligé d’aller à l’hôpital de La Ciotat.

    Et concernant la prise en charge de la dépendance ?

    S. V. : Il existe une résidence pour personnes âgées valides, mais il n’y a plus de place. On a besoin d’un autre établissement de ce style-là, pour commencer. Mais, aussi, d’avoir une réflexion sur un Ehpad public. Aujourd’hui, il y en a deux privés, où il faut débourser minimum 3 000 euros par mois. C’est quelque chose qui inquiète les gens et dont on nous parle tout le temps sur le marché.

    Et pour ce qui est de la défense des terres agricoles ?

    S. V. : Le mantra du maire LR, qui ne se représente pas, était toujours : un tiers entreprise-artisanat, un tiers logement et un tiers agriculture. En réalité, le troisième tiers, à chaque fois, est complètement mité. Il y a des constructions qui arrivent à se faire sur des terrains agricoles parce qu’on a, d’un seul coup, donné un permis à un ayant droit. Cela ne favorise pas l’installation de jeunes agriculteurs. Nous défendons la mise en place d’une zone d’agriculture protégée. Nous souhaitons renforcer le partenariat avec les agriculteurs pour développer les circuits courts, notamment pour approvisionner les cantines scolaires.

    Comment comptez-vous associer la population à la construction de ce programme ?

    S. V. : Le problème qu’on a à Saint-Cyr, qui est un vrai problème démocratique, c’est qu’on n’a aucun accès aux salles publiques. Le maire refuse, en s’appuyant sur un règlement complètement débile interdisant aux partis politiques l’accès à ces salles communales. Je vais saisir le préfet. On va voir si ça bouge.

    C’est pour ça que, pour l’instant, on est un peu en circuit fermé. Mais on va essayer de travailler sur des questionnaires, en porte-à-porte et sur le marché, pour interroger la population.