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  • La centrale de Gardanne, point de convergence des luttes

    La centrale de Gardanne, point de convergence des luttes

    Quoi de mieux pour lancer un nouveau mandat syndical que d’essayer de faire vivre la convergence des luttes ? C’était toute la volonté de la CGT de la centrale de Gardanne, lors de son 5e congrès qui se déroulait ce vendredi, à la Halle Léo-Ferré. Volonté qui s’est concrétisée par la présence de moult représentants syndicaux d’horizons divers, à l’instar de Serge Coutouris, secrétaire général adjoint de la fédération des Ports et Docks, de Marc Pietrosino, secrétaire général de l’UD CGT 13 ou encore de représentants de la CGT Énergie Corse.

    Concrétisation aussi avec l’organisation d’une table ronde, animée par La Marseillaise, au sujet de la convergence des luttes en cours dans le département ou encore de la répression syndicale. « La convergence, on y a participé bien avant de l’organiser à notre tour. Les anciens de la centrale s’en souviennent : on était avec les ex-Fralib, la réparation navale puis la CPMM [Coopérative de presse et de messagerie méditerranéenne] », campe Jean-Michel Roccasalva, secrétaire général sortant de la CGT de la centrale de Gardanne. La veille, une délégation de la centrale était d’ailleurs sur le front de Fibre Excellence Tarascon.

    Le syndicaliste, figure de la lutte de la centrale ces dernières années et qui passe la main à un co-secrétariat général composé de Jean-Charles Pascal et de Mickael Bounoua, résume : « Tout n’est pas gagné, mais on fait partie des luttes gagnantes, grâce à la convergence. »

    « L’isolement fait perdre »

    Nicolas Guglielmacci, pour la CPMM, la coopérative ouvrière qui a repris l’activité de la messagerie de presse marseillaise la SAD après une âpre lutte, abonde : « On a su se trouver des ennemis communs : on avait envahi un casino parce qu’il vendait des magazines et que Kretinsky en est actionnaire. » Daniel Kretinsky étant le propriétaire de la centrale de Gardanne. D’où le constat : « Quand nos adversaires voient que les différents conflits sont soutenus, cela aide à aboutir. » Le lien avec l’autre sujet de la table ronde, la répression syndicale, est tout trouvé : « Les attaques que subissent les travailleurs prennent différents visages. Si on ne répond pas collectivement, ce sont des brèches qui s’ouvrent pour que le capitalisme nous fragilise », commente Pascal Galéoté, secrétaire général de la CGT du Port de Marseille. D’où la conclusion de Jean-Michel Roccasalva : « L’isolement fait perdre et la prochaine direction du syndicat s’efforcera à ce qu’on continue à participer aux différentes luttes du département. »

  • La CPMM mise à l’honneur au 54e congrès de la CGT

    La CPMM mise à l’honneur au 54e congrès de la CGT

    Faire rayonner la CPMM. » C’est l’objectif de la présence d’une délégation de la coopérative, en charge de la distribution de la presse sur une partie de la Région Sud, et issue d’une lutte de haute volée, au 54e congrès de la CGT à Tours. « On voulait interpeller les délégués au congrès sur les risques pour la démocratie en lien avec la pérennité de notre coopérative », résume Maxime Picard, président de la CPMM, aux côtés de Nicolas Guglielmacci et d’Hélène Honde. Tous trois chevilles ouvrières de la reprise par ses salariés de l’ancienne société SAD, liquidée judiciairement en 2020 avec la fin de Presstalis (ancienne messagerie nationale de presse), leur présence est plus que symbolique. « Avec la CGT, il y a une histoire commune : les anciens salariés ont monté un projet de reprise avec leur syndicat et d’autres organisations CGT », rappelle le président.

    Une histoire qui se poursuit : « Il y a actuellement un combat mené par l’ensemble de la CPMM. Sur les 24 millions d’euros d’aides exclusivement fléchées sur la distribution de la presse, les dépositaires dont la CPMM, ne reçoivent absolument rien », dénonce Maxime Picard. De quoi mettre en péril son modèle économique, et donc l’accès à une presse pluraliste. D’où la volonté de « sensibiliser sur les enjeux politiques autour de la distribution de la presse et l’accès à l’information ». Leur présence avec un stand a donc fait coup double puisqu’une palette d’offres était mise à disposition des congressistes, dont une participation Mondial La Marseillaise des CSE. En clair, permettre d’aider à « l’équilibre économique de la coopérative » tout en prônant les valeurs de la structure sociale et solidaire.

  • CPMM. Un combat pour la liberté de la presse

    CPMM. Un combat pour la liberté de la presse

    Le maintien du pluralisme de la presse écrite et sa diffusion auprès de tous les citoyens, (…) sur le territoire français, doivent être pleinement garantis par l’État. » En plein examen du Projet de loi de finance 2026, la CGT a réaffirmé jeudi dans un communiqué son engagement à défendre « cette mission d’intérêt général » assurée par le service public postal pour la distribution aux abonnés et le système de diffusion pour la vente au numéro via les diffuseurs de presse.

    Deux sociétés coopératives d’intérêt collectif, la CPMM à Marseille et Oyé Distribution à Lyon, créées par d’anciens salariés du Livre CGT du groupe Presstalis, sont au cœur de ce dispositif vital pour une filière qui traverse de profondes difficultés, entre baisse continue des ventes, fermeture des points de ventes, et hausse des coûts du transport et de l’énergie mettant en péril la viabilité de ces coopératives.

    « C’est une bonne chose que la population accompagne les salariés choisissent de prendre leur avenir en main, c’est le modèle que nous avons choisi », apprécie Maxime Picard, le PDG de la CPMM qui distribue sur les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse. « C’est dans nos fondamentaux de conserver l’emploi et nos savoir-faire. Qui mieux qu’un salarié peut connaître son métier, son secteur et reprendre en main les outils ? Et puis pour la CPMM, c’était aussi un combat démocratique pour que la presse soit accessible partout et pour tous », insiste l’ex-délégué CGT. « De la même manière que les salariés de Duralex veulent pérenniser leur entreprise, nous avons besoin puisque l’activité de distribution de la presse est déficitaire en raison des coûts de la livraison du dernier kilomètre, des surcoûts liés au travail de nuit, d’une autre répartition des aides de l’État. Les aides à la distribution doivent revenir directement aux outils de distribution qui en supportent les surcoûts. »

    C’est en ce sens que la CGT au niveau confédéral réclame aussi que les Sociétés agréées de distribution de la presse rémunèrent ces sociétés coopératives d’intérêts collectifs « à hauteur du niveau de celui de la SAD à savoir 10% de taux de commission », afin de garantir aux éditeurs un accès équitable à ces deux réseaux, à des tarifs solidaires.