Tag: rue

  • Le Festival des fanfares remet le son

    Le Festival des fanfares remet le son

    Au programme : une vingtaine de fanfares venues de Montpellier, de France, mais aussi de l’étranger, pour deux jours de musique de rue. Le vendredi 12 juin, les fanfares se déploieront dès 20h dans plusieurs quartiers et communes partenaires. Des concerts sont annoncés à Port Marianne, autour du bassin Jacques-Cœur, mais aussi aux Arceaux, à Sainte-Anne, au parc Clémenceau, ainsi qu’à Clapiers, Castelnau-le-Lez et
    Saint-Georges-d’Orques.

    Le samedi 13 juin, le festival retrouvera ses quartiers historiques de Beaux-Arts et Boutonnet. La journée commencera avec des vide-greniers musicaux, notamment sur l’Esplanade de la musique et au parc Babut. À 16h, les fanfares seront présentées place Émile-Combes, avant une grande soirée de concerts de 19h à 1h. Gratuit et ouvert
    à tous, le festival des fanfares garde son esprit de fête de village : un rendez-vous sonore, joyeux et collectif.

  • La propreté urbaine prise à bras-le-corps par la Ville de Martigues

    La propreté urbaine prise à bras-le-corps par la Ville de Martigues

    « La propreté de la Ville est un enjeu majeur », affirme d’emblée l’adjoint Jean-Marc Villanueva face aux Martégaux présents à la réunion publique des quartiers du centre de Ferrières, de l’Île et de Jonquières mercredi soir. « Certaines incivilités persistent comme les dépôts sauvages, auxquels s’ajoute le dysfonctionnement du service de ramassage des déchets qui fait l’objet d’une discussion permanente avec la Métropole », déplore l’élu.

    La Ville a initié plusieurs actions de végétalisation citoyenne dans les rues du centre en réaction, entre autres mesures, tout comme des barrières avec signalétique qu’a bien remarqué cette habitante de la rue du docteur Sérieux. « C’est marqué pas de dépôt de poubelle sinon c’est 135 euros d’amende, mais est ce qu’il y a eu des verbalisations ? Je ne vois pas de différence depuis », se plaint Emmanuelle Achili.

    Le directeur adjoint de la police municipale, Naguib Mehadji, répond que « la plus grosse difficulté est de pouvoir constater les infractions. Parfois on retrouve des infos par exemple sur des cartons laissés avec l’étiquette, ce qui permet d’intervenir directement ». S’il ne peut pas donner de chiffre précis sur la verbalisation, l’agent a une « bonne nouvelle car les 38 caméras du centre-ville nous permettent de dresser un PV lorsque les dépôts sont faits avec un véhicule grâce aux plaques ».

    La question de la compétence est régulièrement posée dans ces cas. La conseillère municipale (PCF) Marceline Zéphir, déléguée de l’Île et de Ferrières, rappelle que « la Ville assure la propreté urbaine, avec 59 agents ». En cas de problème, « Martigues l’Appli et Allô Martigues servent au signalement. 735 ont été enregistrés cette année sur le seul secteur de l’hypercentre », précise l’élue.

    Facture en plus des PV ?

    En réponse à un autre habitant de la rue Galinière sur l’Île, le directeur général des services techniques de Martigues, Laurent Blanès, indique qu’« une résolution est prévue au prochain conseil municipal pour prévoir une facture de remise en état du site en plus de la verbalisation pour les contrevenants » qui déposent leurs déchets improprement.

    Autre problème, cette habitante excédée par « le caca des chiens sur la place Maritima » sur l’Île, en particulier de celui « d’un malinois non attaché ». Le maire (PCF) Gaby Charroux parle de « plusieurs situations critiques avec certains propriétaires de chiens » et promet que la police municipale « va regarder » ce cas, comme les autres du même acabit.

  • [En immersion avec les jeunes de la Martine 1/4] Un rallye citoyen qui fait étape à la mairie

    [En immersion avec les jeunes de la Martine 1/4] Un rallye citoyen qui fait étape à la mairie

    Ils sont très exactement 18, âgés de 12 à 17 ans, venus du centre social la Martine, à Marseille (15e) à débouler ce matin-là à la mairie des 15e et 16e arrondissements, rue de Lyon. Sous la houlette de Kader Allem, coordinateur jeunesse, Jhani, Yacine, Kalil, Léo, Élise ou Sami sont venus en savoir plus sur l’institution dans le cadre d’un « rallye citoyen », démarré en mars dernier. Le but : les rendre véritablement acteurs de leur cité.

    « On est toujours en train de leur dire qu’il faut être citoyen mais la citoyenneté ne se décrète pas, elle se vit », explique Kader. Un travail de longue haleine dans des quartiers où être jeune relève parfois de la gageure.

    Franche et directe, madame la maire, Nadia Boulainseur (DVG), joue volontiers le jeu, bombardée de questions. « Comment vous gérez les quartiers ? », « Comment vous comptez améliorer notre cadre de vie ? » « C’est vous qui entretenez les city stades ? » « C’est quoi votre quotidien ? » Patiemment, l’élue rappelle les compétences d’une mairie de secteur : état civil, animations des centres aérés, « entretien des équipements transférés »… Mais au-delà, il y a aussi « la bonne volonté de l’équipe en place » pour agir détaille Nadia Boulainseur. Et de défendre ses choix, comme celui d’une politique culturelle « ambitieuse ».

    Pas de diplôme de maire

    Elle donne l’exemple de la maison de musique, ouverte à Saint-Henri (16e). « Avec des cours de piano, de violon. On m’a dit que cela ne fonctionnerait pas », se souvient l’élue. « Mais moi j’ai habité à la Granière, au K62, je sais ce que les habitants de ces quartiers veulent et surtout ne veulent pas », poursuit-elle. L’équipe municipale a détecté le frein, « il était financier » témoigne Nadia Boulainseur. « Alors on a fait un tarif symbolique à 5 euros et dégressif dans les fratries. Et aujourd’hui, on travaille à tripler les cours », développe-t-elle fièrement.

    Au fur et à mesure des échanges, elle revient sur la nécessité de faire avancer la question du logement, des transports… « C’est pas normal que les jeunes disent quand ils vont dans le centre-ville, qu’ils descendent à Marseille, qu’ils ne se sentent pas Marseillais », s’indigne-t-elle devant une assistance qui approuve.

    « Et le maire de Marseille, il vous gère à vous aussi ? À quoi il sert finalement ? », balance sans ambages Chemsy. « À valider les permis de construire, assurer l’entretien des parcs quand ils font plus d’un hectare, à gérer la police municipale même si les maires sont aussi OPJ, officier de police judiciaire », répond la maire qui se marre.

    Puis, stupeur quand la troupe apprend qu’il suffit d’avoir 18 ans et de se présenter pour être maire. Tout le monde étant persuadé qu’il faut un diplôme. « Mais alors moi si je veux, je peux me présenter ? Et être élu ? » insiste un ado. Nadia Boulainseur s’embarque alors dans une explication simplifiée de la loi PLM, pour aborder la question de la majorité et on devine qu’une partie de l’assistance décroche un peu… Elle tient à faire passer le message : « Cette mairie est la vôtre, moi je ne fais que passer… »

    Être acteur de sa vie

    Mais vient le fond de toute l’affaire : « Pourquoi c’est important d’être citoyen ? », lâche timidement Yasmine. « Parce qu’il ne faut pas laisser les autres choisir pour toi ! Et puis après quand on ne s’intéresse pas, il ne faut pas se plaindre même si je comprends qu’on puisse être dégoûté par la politique. Mais il faut être acteur de sa vie », estime l’élue revenant sur son propre parcours. « À l’époque j’habitais la Granière et le bailleur a fait faillite, il a vendu les logements. Mes parents n’avaient pas les moyens d’acheter, on a dû partir dans le 11e. Je me suis retrouvée dans un bidonville avec 15 familles d’Arabes, 15 familles de gitans, l’idée étant de nous laisser loin de tout », raconte-t-elle. Elle martèle : « Si j’avais dû me dire c’est mort, je ne serais pas en face de vous aujourd’hui. Il ne faut jamais baisser les bras. Même si c’est plus difficile pour vous, on ne va pas se mentir, et aussi pour les filles en particulier. » Mais elle en est persuadée : « Vous pouvez déjouer tous les plans. » Après plus d’une heure de questions-réponses, les ados repartiront ravis. Prochaine étape, un voyage à Paris à l’Assemblée nationale en décembre prochain. Une visite « trop stylée » imaginent-ils déjà.

  • Dix nuits de répit pour les familles expulsées à Montpellier

    Dix nuits de répit pour les familles expulsées à Montpellier

    La lutte a commencé à payer. Après une semaine à braver le froid, la trentaine de personnes (dont 15 enfants) expulsées d’un squat le 27 octobre et qui depuis dormaient dehors, ont enfin été mises à l’abri. Depuis mardi 4 novembre et jusqu’au jeudi 13, ces familles françaises, ukrainiennes, arméniennes, albanaises, angolaises, libériennes ou algériennes à la rue sont relogées dans un hôtel d’Euromédecine. « Un hôtel où vous n’iriez pas passer vos vacances », tempère Samuel Forest, de l’association Solidarité partagée. Mais qu’importe, il s’agit d’une première victoire collective arrachée de haute lutte. « On est très contents pour toutes ces personnes. Ce n’est pas possible qu’en France on laisse des enfants dormir à la rue ».

    Comme cela a été rappelé par le travailleur social Antoine Feletti (Sud santé sociaux) lors du rassemblement de soutien du lundi 3 novembre devant la préfecture de l’Hérault, il incombe à l’État de s’assurer que « toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence » (article L345-2 du code de l’Action sociale et des familles).

    Or, c’est grâce à l’intervention de la Ville de Montpellier que cette solution provisoire a pu être trouvée. Reprochant à l’État ses carences, le maire M. Delafosse (PS) va lancer une procédure de remboursement auprès de ses services. « Nous saluons la proposition de la Mairie de Montpellier, qui a finalement pris ses responsabilités », se réjouit Un toit, un avenir.

    Soutien de députés

    Depuis le 27 octobre, l’ensemble des soutiens (citoyens, assos, syndicats, partis) dénoncent l’inertie des services déconcentrés de l’État. « Il y a une réelle volonté de ne pas prendre en charge. Tout le monde est choqué par cette situation », déclarait au micro Samuel Forest le 3 novembre devant les grilles de la préfecture. Un « choix politique » que Nathalie Oziol, députée LFI en campagne, attribue au gouvernement macroniste « qui avait promis qu’il n’y aurait plus un seul SDF ! ». Reproches semblables du côté de l’autre candidat aux Municipales, Jean-Louis Roumégas, qui pointe le manque d’un millier de places d’hébergement d’urgence. Le député écologiste s’inscrit en faux contre l’argument de la préfecture qui invoque le statut de personnes qui seraient sous Obligation de quitter le territoire français (OQTF). « Ce n’est pas la majorité des cas. Et quand des enfants dorment à la rue, on ne leur demande pas leurs papiers ».

    L’affaire qui fait grand bruit n’est pas close. « L’hébergement provisoire ne saurait remplacer un véritable relogement pérenne et digne », insiste Un toit, un avenir. « On espère un accompagnement de la part de la mairie avec des structures adaptées », confie Samuel Forest. Inquiet pour l’avenir de Solidarité partagée, il n’espère plus rien de la préfecture. Laquelle « défie quiconque de donner les leçons à l’État en la matière », dénonce une « instrumentalisation politique » et semble avoir l’association dans le viseur (saisine du procureur contre l’organisateur). Ce à quoi Samuel Forest rétorque : « Je leur demande juste de faire leur travail, si c’était le cas, nous n’aurions pas à nous occuper de ces familles ».

  • HMP laisse les propriétaires verrouiller les Chutes-Lavie

    HMP laisse les propriétaires verrouiller les Chutes-Lavie

    La petite rue de la Pépinière sert d’accès, pour des centaines d’habitants, à une crèche, un jardin et un centre d’animation municipal ainsi qu’aux commerces depuis trois décennies. Elle est désormais condamnée par un portail, récemment soudé. Lors d’une assemblée générale, les 38 copropriétaires, le bailleur social HMP (Habitat Marseille Provence) devenu PML (Provence Métropole Logement) qui reste majoritaire au CA de la cité avec 130 logements sociaux, ont décidé de sa fermeture « pour raison de sécurité ».

    Le 15 octobre, forts d’une pétition de 500 signatures, les habitants du quartier ont manifesté contre cette décision qui les oblige à faire un long et dangereux détour dans leurs activités quotidiennes. Soutenus dans leur démarche par la mairie de secteur, la mairie centrale, les associations Marsmob et le mouvement Debout, ils souhaitaient faire entendre raison aux copropriétaires de l’ancienne cité HLM progressivement privatisée. La nouvelle présidente de PML, Solange Biaggi, avait accepté de les recevoir mercredi.

    Un sujet qui fédère

    Presque deux heures de tentatives de conciliation semblent être restées vaines. C’est « extrêmement déçus », que les représentants du collectif, de l’association pour les mobilités de demain et de locataires de PML sont ressortis du rendez-vous avec la direction du bailleur et les représentants des copropriétaires. « Nous n’avons eu que très peu d’ouverture pour dialoguer sereinement », résume Arnaud de Marsmob, notant un certain « mépris » devant les arguments exposés. « On nous répond qu’une concertation a été faite auprès de 13 locataires qui se sont montrés d’accord avec la décision du conseil » s’étonne Nadia Mendil, locataire elle-même pénalisée par cette privation d’accès et qui n’a jamais été consultée.

    Le bailleur social semble « s’aligner sur la volonté des 38 propriétaires de condamner la rue à la circulation piétonne, même avec des créneaux horaires », regrette amèrement Nathalie Prost pour le collectif qui a proposé une médiation. Sans réponse sous quinzaine, le collectif jouera sur l’effet boule de neige : « 30% des cités marseillaises sont concernées par des voies privées » qui, revendiquées comme telles amènent à l’impasse. Contactée, la direction de PML n’a pas donné suite.

  • [Entretien] Guillaume Le Jeune : « je voulais m’intéresser à l’histoire de la ville où je suis né et où j’ai grandi »

    [Entretien] Guillaume Le Jeune : « je voulais m’intéresser à l’histoire de la ville où je suis né et où j’ai grandi »

    La Marseillaise : Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire l’histoire de Marseille ?

    Guillaume Le Jeune : C’était un exercice personnel à l’origine. Je voulais m’intéresser à l’histoire de la ville où je suis né et où j’ai grandi. Je la connaissais assez peu finalement. J’ai lu beaucoup de livres et je me suis rendu compte qu’on comprenait différemment la ville quand on prenait un peu de hauteur. Ça n’a pas toujours été une ville pauvre. Ça a été un centre national, continental, méditerranéen pendant des années. Si on se rend compte que la ville a été autre chose il n’y a pas si longtemps, la marche paraît moins haute pour remettre la ville au niveau de ce qu’elle a été par le passé. C’est ma conviction de Marseillais que l’on n’est pas à la place à laquelle on devrait être.

    Comment avez-vous travaillé pour retracer toute l’histoire de la cité phocéenne ?

    G.L.J. : J’ai pris ça avec beaucoup d’humilité, je ne suis pas historien. Ça a été très scolaire au début. Donc, je me suis appuyé sur plusieurs livres : L’histoire de Marseille de Judith Aziza, Marseille de Roger Duchesne et Jean Contrucci ou encore le livre édité par la Ville.

    Quelle forme cet ouvrage, en autoédition, prend-il ?

    G.L.J. : Ce livre est entre le manifeste, l’essai et le récit d’histoire. C’est un medley, très scolaire et très factuel. Et par-dessus, je rajoute une couche légère. J’y ajoute ce que m’évoque toute cette temporalité de Marseille. J’en tire quelques conclusions à la fois personnelles, mais aussi documentées, sur ce qu’est la ville aujourd’hui.

  • Une nouvelle résidence sociale pour étudiants rue Saint-Pierre

    Une nouvelle résidence sociale pour étudiants rue Saint-Pierre

    Derrière la grue qui a pris place depuis quelques semaines rue Saint-pierre, élus de la ville de Marseille et promoteurs se sont réunis ce vendredi pour poser la première pierre symbolique de la résidence Op’timone. Dans 15 mois, c’est au croisement de cette rue et de la rue Crillon que devrait s’élever cette nouvelle résidence sociale pour étudiants.

    « Ce projet répond à un vrai besoin de logements étudiant. On sait qu’en France certains étudiants changent d’orientation ou abandonnent leurs études à cause de difficultés à se loger », insiste Jean-Philippe Trede, directeur général de Fac Habitat. Ce sont donc 87 logements qui devraient sortir de terre dans ce quartier où la demande est forte avec notamment la faculté de médecine à quelques centaines de mètres. La résidence proposera des studios ou des T2 avec ou sans balcons et sera pourvue d’un jardin, une laverie, une chaufferie et d’espaces communs. Le rez-de-chaussée devrait être occupé par des commerces.

    Un terrain qui n’a pas été choisi au hasard. « La rue Saint-Pierre est importante dans la vie étudiante, puisqu’elle relie la plaine à la Timone, affirme Didier Jau, maire (EELV) du secteur 4/5. C’est dans cette vie étudiante foisonnante que va s’inscrire cette résidence. » Un projet qui accompagne la transformation de la rue Saint-Pierre promise pour 2027 par la Métropole. « Ces projets vont permettre un renouvellement du quartier », affirme le maire de secteur.

    « Ce projet est la preuve que des partenariats publics, privés peuvent se faire pour l’intérêt commun », insiste Raphaël Emin, directeur général de Demathieu Bard Immobilier. Après la construction du gros œuvre par ce promoteur, la gestion sera donnée à Axentia et Fac Habitat, une association de gestion de résidences étudiantes. Dans tout ce processus, la Ville de Marseille a été un partenaire important.

    La résidence sera ouverte pour tous les étudiants sous conditions de ressources. Les loyers n’ont pas encore été définis, « mais ils devraient être autour de 540 euros toutes charges comprises : électricité, eau et wifi. Et les logements seront évidemment éligibles aux APL », explique Jean-Philippe Trede.

    L’immeuble devrait sortir de terre à la rentrée 2027, et les dossiers pourront être déposés 6 mois avant son ouverture.