Tag: RTT

  • Les soignants de l’hôpital de Martigues refusent de perdre leurs conquis

    Les soignants de l’hôpital de Martigues refusent de perdre leurs conquis

    Les soignants de l’hôpital de Martigues dénoncent une volonté de faire des économies sur le dos des agents. Ce jeudi, alors que les partenaires sociaux devaient rencontrer la direction, des dizaines de personnels en grève ont envahi la salle des Pinèdes à l’initiative d’une intersyndicale CGT et CFDT. À l’origine de la fronde : la crainte d’une mise en œuvre des recommandations de l’Agence nationale d’appui à la performance suite au rapport de la Chambre régionale des comptes publié en octobre 2025, qui soulignait les problématiques financières de l’établissement.

    Son directeur Loïc Mondoloni concède : « La bonne nouvelle, c’est que la situation s’est bien améliorée : le niveau de déficit a été réduit de 40%. Mais il y a des choses non conformes à la loi et ça, il faut le régler quels que soient les impacts budgétaires. Fin 2025, j’ai reçu une injonction d’un procureur financier de revenir à la règle. J’engage ma responsabilité en tant que gestionnaire public. »

    Le principal sujet à traiter est celui de la pause méridienne. « On veut nous enlever 40 minutes de temps de travail alors qu’on mange en bossant », s’agace Laure Privat, secrétaire générale du syndicat CGT. Avec une conséquence directe, évoquée comme une hypothèse pour le moment : la suppression de RTT. « Pour un temps plein, ça équivaudrait à peu près à 9 jours de repos en moins sur l’année », détaille Manon, infirmière au bloc opératoire.

    « On veut de l’équité. »

    Le décret du 4 janvier 2002 stipule qu’une pause « d’une durée de 20 minutes est accordée lorsque le temps de travail quotidien est supérieur à 6 heures consécutives » sauf si les agents restent à la disposition de leur employeur, auquel cas cette pause est considérée comme du temps de travail effectif. « On est toujours à disposition », s’agacent les personnels. La direction entend « poser des principes » puis « discuter des exceptions avec les équipes » dès le mois de septembre. « Il y a des services où il n’est pas question de décompter ces 40 minutes parce qu’il faut une continuité. » Pour les personnels, hors de question de différencier les conditions de travail en fonction du poste. « On veut de l’équité. »

    Nathan Cabiac, secrétaire général CGT, affirme qu’il n’est pas envisageable de toucher aux RTT des soignants. « Aujourd’hui on a du temps de travail qui n’est pas pris en compte : quand on arrive avant pour la relève, le quart d’heure qu’on note jamais mais qu’on donne par conscience professionnelle, le temps d’habillage, de déshabillage… Ce temps, il faut le prendre en compte et il compense largement le temps de pause méridienne. » La direction s’est engagée à ne pas toucher aux jours de repos mais prévient : « La question de la pause devra être posée. »

    Celle du forfait des astreintes sera aussi à l’ordre du jour. La rentrée promet d’être mouvementée. Les soignants du bloc opératoire ont entamé une grève reconductible pour amplifier la mobilisation.

  • Une assemblée générale à l’hôpital de Martigues à l’appel de la CGT

    Une assemblée générale à l’hôpital de Martigues à l’appel de la CGT

    « On nous a annoncé la fin de la pause méridienne comptée dans le temps de travail », dénonce Laure Privat, secrétaire générale du syndicat CGT de l’hôpital de Martigues. C’est notamment pour cette raison, que le syndicat appelle à une assemblée générale des agents jeudi contre « les mesures qui dégradent nos vies ».

    En l’occurrence, il s’agit de plusieurs décisions prises par la direction de l’hôpital de Martigues suite aux rapports de la Chambre régionale des comptes Paca fin octobre 2025, et plus récemment de l’Agence nationale de la performance sanitaire (Anap).

    Une pause travaillée

    Le retrait de la pause de mi-journée dans le temps de travail est l’une des décisions parmi les plus fortement contestées. « Comment ça va être organisé ? » se demande Laure Privat, expliquant qu’ « aujourd’hui, quand on est en pause, on pose la fourchette dès qu’il y a un besoin. On répond au téléphone, aux appels des patients… ». « C’est pour ça qu’elle est comptée dans le temps de travail, car c’est du réel, c’est du travail. On ne peut pas nous sortir 40 minutes du service, nous dire de quitter l’hôpital et faire notre vie » développe la responsable syndicale.

    En clair, entre 20 et 40 minutes de temps de travail compté en moins pour la même présence sur place, d’après le communiqué du syndicat, en fonction de l’organisation du temps de travail en sept ou douze heures. En conséquence, certains agents peuvent perdre jusqu’à 10 jours de RTT selon le poste.

    L’assemblée générale de jeudi à 14h au self, pendant l’heure d’information syndicale, servira donc à « construire le rapport de force pour obtenir le retrait de ces mesures » d’après le communiqué du syndicat.