C’était attendu, c’est désormais chose faite. Président de la communauté d’agglomération depuis sa création en 2017, Roger Didier a été réinvesti à cette fonction par le conseil communautaire, composé de 59 élus et conseillers municipaux des 17 communes membres. Le maire de Gap a récolté 44 des 58 suffrages exprimés. S’il ne s’est pas présenté, Elie Cordier, tête de file de l’opposition de gauche à Gap a cependant été crédité de 10 votes. Son groupe d’union de la gauche gapençaise, représenté par sept conseillers communautaires, n’a pas présenté de candidature. Elie Cordier a dit tenir à « ne pas importer au sein de la communauté le débat de la vie municipale gapençaise », tout en appelant ses pairs à « voter librement, pour un candidat, si ce n’est une candidate, présentant un état d’esprit rassembleur ».
S’en sont suivies les élections respectives des 13 vice-présidents du conseil. Au poste de premier vice-président, Roger Didier a annoncé la candidature de Christian Hubaud maire de Pelleautier. Elie Cordier a lui annoncé celle de Sophie Delphino, élue d’opposition à Gap, arguant qu’« en 2026, il serait temps de respecter la parité au sein du conseil communautaire ». C’est toutefois Christian Hubaud qui a remporté le siège de premier vice-président avec 41 voix contre 12 pour sa concurrente.
Les élus de gauche ont demandé plus de parité
Tout au long de la soirée, Elie Cordier et les membres de l’opposition gapençaise ont témoigné leur inquiétude quant au non-respect de la parité, avec dix hommes élus à la vice-présidence contre seulement trois femmes, sans compter le président du conseil lui-même. L’élu de gauche a proposé, sans concertation préalable et avec l’accord spontané de ces dernières, les candidatures de Blandine Allamanno, maire de Curbans, au poste de 12e vice-président et de Sophie Deschamps, 1ère adjointe à Sigoyer, au 13e. Sans succès. Claudie Boyer, élue d’opposition à Gap, a tenu à rappeler qu’en 2020 déjà, une seule femme avait été élue au conseil contre douze hommes, et que le taux de 2026, certes en augmentation, reste très loin de la parité. « La moitié de la population est sous-représentée dans les instances politiques, l’égalité est pourtant une exigence démocratique », a-t-elle conclu. « Ce souci d’avoir plus de femmes dans l’exécutif est positif, et il faudra que nous y travaillions ensemble pour faire plus, je prends acte de vos appels », s’est engagé le sénateur des Hautes-Alpes, Jean-Michel Arnaud, mentionné à plusieurs reprises par Elie Cordier pour ses engagements en faveur de la parité en politique.