Tag: rocade

  • Les Gapençais sceptiques face au projet de rocade

    Les Gapençais sceptiques face au projet de rocade

    Près de 80 habitants de Gap ont participé, ce mardi, à la réunion publique sur la partie sud de la rocade, dont l’enquête publique se clôturera le 9 octobre. « C’est un contournement souhaité depuis longtemps, a introduit le maire Roger Didier (DVD). Il n’est plus possible d’avoir des poids lourds qui circulent au centre-ville ! »

    Pierre Charlot, ingénieur en charge de la portion sud, a rappelé les objectifs du projet : faire sortir le trafic qui n’a rien à faire en ville, assurer la sécurité du centre et y privilégier les mobilités douces. « Ce n’est pas qu’un projet pour les Marseillais qui viendront skier à la station des Orcières, c’est aussi pensé pour les Gapençais, pour qui la circulation en vélo ou à pied est actuellement compliquée », assure-t-il.

    Pensé dès les années 70, le projet a depuis évolué et prévoit l’aménagement de deux voies limitées à 70km/h, avec une voie verte. Le tout pour un coût de 28,9 millions d’euros, répartis entre l’État, la Région, le Département et la Ville.

    Les habitants dont la résidence se trouvera au plus près de la rocade se sont montrés particulièrement inquiets : « Comment va-t-on traverser cette route ? Avez-vous pensé à la sécurité ? Au bruit ? » La Ville assure que ces éléments sont réfléchis. Elie Cordier, de l’opposition municipale de gauche, a tenté de nuancer le débat : « Tout le monde, initialement, est d’accord sur la nécessité du projet. Mais les habitants ont besoin d’être rassurés avec des réponses, des analyses d’impacts et des chiffres clairs. »

    Les travaux sont prévus dès 2027. L’avancée de la partie centrale, gérée elle par l’État, reste incertaine depuis un glissement de terrain de 2025.

    Agathe Di Lenardo

  • À Gap, les habitants invités à s’exprimer sur la rocade

    À Gap, les habitants invités à s’exprimer sur la rocade

    Pensé dès les années 1970 pour désengorger le centre-ville, le projet d’aménagement de la rocade de Gap avance. L’enquête publique sur la section Sud de la rocade a débuté le 7 septembre et s’étend jusqu’au 9 octobre. Elle a pour but d’informer le public sur le projet, mais aussi d’assurer sa participation en lui permettant de donner son avis.

    Avec un coût total estimé à 28,3 millions d’euros, il est prévu pour la section Sud un aménagement de 2,4 km entre le carrefour du Sénateur et la route de Marseille (RN85). Une piste cyclable longera tout le long de cette rocade. Un pont sera aussi construit au-dessus de la voie de chemin de fer, ainsi qu’une passerelle piétons-cycles.

    « Ne pas perdre

    une minute de plus »

    « En dépit des difficultés techniques qui affectent la section centrale de la rocade, portée par l’état, la suite du projet, dont la Ville de Gap a obtenu la maîtrise d’ouvrage unique, avance », a indiqué la Ville de Gap dans un communiqué, en début de semaine.

    « L’objectif est de ne pas perdre une minute de plus dans ce dossier », explique le maire de Gap, Roger Didier. Il rappelle que parallèlement à cette enquête publique, les services techniques travaillent sur la section Nord. « Notre volonté est de lancer la concertation publique d’ici la fin de l’année ou au tout début de l’année prochaine. La priorité reste de mettre en service la section Nord le plus rapidement possible après l’ouverture de la section centrale, que l’état annonce pour la fin de l’année prochaine. » À la suite d’un glissement de terrain en septembre 2025, les travaux de la partie centrale ont été interrompus. Ils ont repris depuis le 20 juillet 2026.

    Le dossier d’enquête publique est consultable à la mairie ou sur le site de la préfecture. Le public peut porter ses observations en mairie ou via pref-rocadesudgap@hautes-alpes.gouv.fr

    Agathe Di Lenardo

  • La relance de la LEO reste au point mort

    La relance de la LEO reste au point mort

    C’est l’un des dossiers majeurs, voire « le numéro 1 », ouvert par Olivier Galzi dès son élection comme maire (DVD) d’Avignon puis comme président du Grand Avignon : relancer la liaison Est-Ouest (LEO), rejetée dans sa version initiale par ses prédécesseurs au point que, en novembre dernier, l’État stoppait les crédits prévus pour la phase 2. Une semaine à peine après son accession au Grand Avignon, Olivier Galzi rencontrait à Paris, Philippe Tabarot, ministre des Transports. « Il a été acté que le dossier est rouvert et tout sera fait pour récupérer les crédits », s’enorgueillissait le maire à la sortie de la réunion.

    Sauf que depuis, la LEO reste au point mort. Selon nos informations, aucun courrier d’intention du ministre n’est arrivé sur le bureau d’Olivier Galzi ni encore moins d’engagement financier. Contacté, le ministère des Transports n’a pas donné suite dans l’immédiat. Côté Grand Avignon, on préfère aussi le silence à ce stade. « Nous communiquerons sur les prochaines étapes en temps voulu », répond l’agglo. Ce qui sous-tend bien que la situation n’a guère évolué favorablement, bien que le « sujet reste majeur ». Ce statu quo vient confirmer les difficultés financières et techniques d’un projet qui reste toujours vivement critiqué. Depuis le début, Olivier Galzi a, lui, bien conscience que le tracé n’est plus « optimal » mais s’en accommode par « pragmatisme », craignant sinon de ne rien voir « avant 20 ou 30 ans ».

    L’État prêt à renoncer

    à la maîtrise d’ouvrage ?

    « Je ne dis pas que cela va être simple, parce qu’il y a des procédures qui ont dû s’arrêter, des financements qui sont partis », prévenait en avril Philippe Tabarot. Dans la foulée, fin avril, le préfet de Vaucluse se montrait aussi très prudent, notamment dans l’attente de nouvelles études de faisabilité sur une version minorée de la LEO, passant d’une 2×2 voies façon autoroute comme sur la phase 1, à une 2×1 voie en ceinture verte avec croisement d’autres routes et feux rouges. En service depuis octobre 2010, la tranche 1 (Courtine-Rognonas) de la LEO devait être suivie d’une seconde étape (Rognonas – carrefour de l’Amandier à Avignon) et d’une troisième jusqu’aux Angles avec un nouveau pont sur le Rhône. Un projet routier, déclaré d’utilité publique en 2003, dont les autorisations sont proches d’être caduques.

    Lors de la relance, Olivier Galzi mettait en avant un consensus politique, vantant le soutien des Départements de Vaucluse et des Bouches-du-Rhône, de la Région et de Terre de Provence, l’agglo du nord des Bouches-du-Rhône. L’ensemble réuni dans un pack territorial, aux côtés également de syndicats patronaux et organisations économiques (Medef, U2p, CPME). Une réunion de ces acteurs, prévue le 23 septembre, a été ajournée en octobre. « Nous pourrons apporter plus de précisions à l’issue de celle-ci », temporise la Région, sollicitée pour savoir si elle était toujours prête à maintenir son engagement financier (38 millions d’euros, soit 27% du coût de la phase 2 initiale estimée en 2014 à 142 millions). Côté Vaucluse, on semble davantage dans les starting-blocks : « Dès que le projet repart avec l’engagement de l’État, le Département est prêt à remettre sa participation prévue », indique la collectivité. Soit 21 millions d’euros.

    Pour rappel, l’État restait le principal financeur (54 millions d’euros, soit 38% du montant global) et porteur du projet. Mais jusqu’à quand ? D’après nos informations, fin juillet, la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) a manifesté son intention de se retirer de la maîtrise d’ouvrage faute de temps face à d’autres priorités de transports. Si rien n’est acté, les signaux ne sont pas vraiment au vert. En avril, Olivier Galzi espérait glisser la LEO sur une ligne budgétaire du projet de loi de finances 2027. À terme, si l’État remet du carburant, il faudra aussi que le Grand Avignon soit certain d’abonder. L’agglo avait fléché quelque 18 millions d’euros dans la mouture initiale.

  • Remobilisés, les opposants à la LEO ont des contre-propositions

    Remobilisés, les opposants à la LEO ont des contre-propositions

    Si Olivier Galzi s’enorgueillit d’un pack territorial, engageant représentants économiques et collectivités locales, pour relancer la LEO, le maire aura de la résistance en mêlée. Farouche opposante au projet, l’association de sauvegarde de la ceinture verte d’Avignon (ASCVA) a annoncé, fin juin, avoir « officiellement relancé sa mobilisation » contre la volonté du maire de « remettre sur la table le tracé ancien, inefficace et très largement contesté depuis son origine ». Le 25 juin, l’ASCVA a organisé une réunion d’information, réunissant une soixantaine de personnes.

    Il a été notamment question des « nombreux obstacles administratifs, juridiques, environnementaux et financiers qui se dressent encore devant les promoteurs de ce projet antique, inefficace et ruineux ». L’ASCVA prévient : « Nous ne laisserons pas sacrifier notre patrimoine agricole et naturel et l’avenir de nos quartiers, sans lutter ! ».

    Dans ce combat, elle peut compter sur le soutien de Confluences citoyennes. Le mouvement politique lancé par l’ex-adjoint à l’urbanisme Paul-Roger Gontard (La Convention) a produit un livre blanc de 50 pages sur la LEO. Le document, loin d’être un pur pamphlet anti-LEO, interroge sur « son efficacité réelle » et surtout ouvre des perspectives dans un esprit de « ni immobilisme, ni passage en force ». « Les difficultés de circulation à Avignon sont réelles, mais elles ne peuvent être résolues par une approche simpliste, réduite à une seule infrastructure routière pensée il y a plus de vingt ans », estime Confluences citoyennes.

    La LEO actuelle serait donc « moribonde » et « un acharnement excessif que de faire croire qu’elle peut être utile au territoire, rapidement et à un coût maîtrisé ». Confluences citoyennes plaide pour des solutions à court, moyen et long termes issues « d’une stratégie à l’échelle du bassin de vie, et non d’une réponse isolée ». Développement des continuités cyclables sur les axes domicile-travail les plus chargés, créer un réseau de transports en commun plus structuré, réaliser le barreau de Rognonas (1 km en sortie de la phase 1 de la LEO), jonction A7-A9 à Orange, RER métropolitain et alternative au tracé sur la rive gauche de la Durance sont autant de pistes soulevées.

  • À Béziers, la rocade en service en mai

    À Béziers, la rocade en service en mai

    Après quinze longues années, le chantier de la rocade de Béziers devrait s’achever en mai. Ce projet routier de 15 km de deux fois deux voies permettra ainsi de désengorger la ville et de gagner 10 minutes en heure de pointe pour traverser l’agglomération biterroise.

    Les derniers travaux sont en passe d’être réalisés. Ils portent sur un tronçon de 1,8 km de la section ouest, reliant l’échangeur de Maraussan à l’Ardide. Pour ce faire, un nouveau rond-point a été crée, qui servira d’échangeur, la rocade passera dessous. Celui-ci sera mis en service en janvier, une fois la pose des glissières de sécurité et de la signalisation réalisée.

    Trois nouveaux ponts ont été nécessaires pour ce vaste chantier. Deux sont d’ores et déjà terminés, à savoir les deux ponts pour la dénivellation du futur rond-point de l’Ardide. Le dernier, sur le Lirou à côté du pont existant, se poursuit. Viendront ensuite les terrassements et les finitions pour une inauguration prévue en mai prochain.

  • Châteaurenard : Vincent Lescot esquisse sa liste et son programme

    Châteaurenard : Vincent Lescot esquisse sa liste et son programme

    C’est entre les cuves du domaine des Blaquières à Châteaurenard que l’ancien adjoint (DVD) Vincent Lescot a présenté, ce dimanche matin, ses premières mesures et colistiers pour les prochaines municipales. Un scrutin qui s’annonce agité dans la ville de quelque 16 000 habitants du nord des Bouches-du-Rhône, séparée d’Avignon par la Durance.

    Face au maire sortant (DVD) Marcel Martel, qui s’est déclaré le 9 octobre dernier, ils sont quatre en lice, avec Christophe Thévenon qui reprend le flambeau à gauche, le candidat de l’opposition municipale Christophe Dijon (DVD), ancien adjoint de l’ex-maire (LR) Bernard Reynès, le premier déclaré Vincent Lescot, et la candidate du RN, Chantal Alex, ancienne collaboratrice du député d’extrême droite de la circonscription Romain Baubry. Dans une ville qui lui avait donné la moitié des suffrages dès le premier tour des dernières législatives, le parti lepéniste peut menacer l’hôtel de ville.

    « Mon ambition est claire, refermer les blessures de cette ville, apaiser les tensions », débutait ce dimanche matin Vincent Lescot, « persuadé que Châteaurenard mérite mieux ». Parmi ses mesures, il mise en premier sur la sécurité, avec une brigade de nuit pour la police municipale, plus de vidéosurveillance, une brigade équestre conjointe avec les communes voisines… Au-delà de la rénovation des arènes et écoles, du souhait d’un nouvel Ehpad ou de l’identification de terres agricoles, il ne retient pas ses coups contre la municipalité d’Avignon pour son arrêté anti-poids lourds et souhaite repartir sur le projet initial de la rocade LEO. Donnant rendez-vous en février pour présenter sa liste complète et son programme.