Cela fait désormais 10 ans que le centre hospitalier Toulon-La Seyne (CHITS) a acquis son premier robot de chirurgie. Renouvelé en 2021, celui-ci permet des avancées majeures : récupération postopératoire facilitée, diminution des complications et des douleurs, amélioration des résultats grâce à une meilleure précision… Elles ont été célébrées, jeudi, à l’hôpital Sainte-Musse.
Plusieurs spécialités sont concernées : chirurgie viscérale, thoracique, urologie et ORL. Certaines opérations sont désormais essentiellement réalisées par ce biais, notamment pour les cancers : « 100% pour la prostate, 90% pour le colon, 80% pour le rein », détaille Pierre-Olivier Faïs, urologue et chef du pôle de chirurgie.
« On a augmenté de 25% le recours à la robotique, qui offre un meilleur confort et supprime les tremblements de mains », ajoute Georgiana Dinescu, chirurgienne viscérale. Un outil rapidement intégré par les jeunes médecins, formés à son utilisation lors de leurs études, qui « génère un surcoût de 1 000 à 2 000 euros par opération, compensé par des séjours à l’hôpital plus courts », affirme Pierre-Olivier Faïs, qui précise que « ça reste l’homme qui transmet le mouvement au robot ». L’automatisation totale « pourrait être envisagée à l’avenir » grâce à l’IA, mais « plus pour des opérations classiques sans spécificité anatomique », complète Georgiana Dinescu.
Le CHITS vient aussi d’acquérir un robot dédié à la chirurgie orthopédique, permettant d’inciser et « cartographier » un genou pour personnaliser au millimètre les poses de prothèse. Et il aimerait en acquérir un deuxième en chirurgie viscérale, pour pouvoir doubler le nombre de 300 opérations réalisées en 2025.


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