Et parmi ceux-ci, les marmites du Diable sont un spectacle à ne pas manquer. Sur la commune de La Faurie, à vingt minutes de voiture de Veynes, le torrent de Durbonas a creusé de curieuses cavités rondes dans la roche. L’eau court ainsi entre ces vasques naturelles dont la couleur oscille entre l’ocre et l’albâtre tandis que le torrent, vire du jade au bleu turquoise. Depuis le parking des Marmites, une boucle de 6km permet de rejoindre le monastère orthodoxe de Dormition-de-la-Mère-de-Dieu, et, à quelques minutes en voiture on peut aussi aller arpenter le sentier des falaises des Gorges d’Agnelles.
Tag: rivière
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![[C’est l’été] Visitez les grottes de Thouzon](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/00d07d1deb44eac1f904da7df2fa0578.jpg)
[C’est l’été] Visitez les grottes de Thouzon
Seules grottes de France à se trouver en plaine, les grottes de Thouzon font partie des trésors patrimoniaux du Vaucluse. Elles ont été découvertes en 1902 par des ouvriers qui travaillaient dans la carrière de pierres sur la colline.
Leur aménagement immédiat à cette époque leur a permis de rester intactes jusqu’à aujourd’hui. Et le moins que l’on puisse dire c’est que lors de ces périodes de fortes chaleurs, la visite de ses grottes où la température avoisine les 15°C est une activité bienvenue à partager en famille.
Chaque jour, plusieurs créneaux de visites sont proposés au public pour découvrir d’étonnantes stalactites jaunes et or, trésor du lieu.
Un trésor de 20 millions d’annéesPendant 45 minutes et sur un parcours de 200m vous cheminerez sur le lit fossile d’une ancienne rivière souterraine et plongerez au cœur de l’histoire de cet endroit unique en Provence formé il y a 20 millions d’années. Pour terminer, un spectacle sons et lumières viendra clôturer la visite.
De 7,50 à 12,50 euros. Gratuit -3 ans
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Aménager les rivières pour sauver les anguilles à Marignane
Sauver l’anguille : des seuils aménagés pour des rivières vivantes », c’est le nom du projet financé par la Métropole, l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et la Région Sud pour préserver la biodiversité aquatique.
Il s’agit de rétablir progressivement le passage de l’anguille européenne dans les cours d’eau du territoire en agissant sur les seuils hydrauliques : les effaçant si possible ou en les aménageant lorsque le contexte le nécessite. Ces structures, qui régulent le niveau des rivières et des canaux constituent un obstacle aux déplacements naturels des espèces aquatiques migratrices, en l’occurrence l’anguille européenne.
Dans le cadre de ce projet, la métropole Aix-Marseille-Provence a confié à l’établissement public Ménélik une intervention sur le seuil Saint-Pierre, situé sur le cours d’eau de la Cadière à Marignane.
Une espèce en danger critique d’extinctionDans le cas du seuil Saint-Pierre, c’est la protection des anguilles européennes qui est visée par les aménagements. L’espèce est gravement menacée par de multiples facteurs comme la disparition des zones humides, les pollutions de l’eau, le parasitisme, le turbinage, la prédation, le braconnage, la pêche professionnelle et de loisir. Par-dessus tout, c’est la fragmentation des rivières par l’intervention de l’homme qui réduit drastiquement son taux de survie, la rendant incapable de se déplacer dans les rivières selon son propre cycle de vie. En effet, l’anguille doit remonter les cours d’eau pour grandir, un seuil peut devenir un véritable obstacle.
Les aménagements consistent notamment en la création d’une rampe spécialement conçue pour les anguilles dont la surface rugueuse permettra à ces dernières de se déplacer au-dessus du seuil Saint-Pierre.
Les travaux préparatoires ont débuté en mai 2026, et le seuil va être partiellement repris, accompagné par la création d’une rampe adaptée entre juillet et mi-août 2026. Dès novembre, les berges seront revégétalisées de manière durable et en cohérence avec l’écosystème local.
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Dans les Hautes-Alpes, plusieurs bassins-versants en vigilance sécheresse
Les bassins-versants du Drac, du Buëch et de la Haute-Durance ont été placés en vigilance sécheresse. C’est la décision prise ce mardi par le comité départemental de gestion de l’eau des Hautes-Alpes. Trois bassins auxquels s’ajoute celui de la Méouge, en vigilance depuis le 25 juin. Le comité explique que les débits des cours d’eau présentent des « niveaux bas pour un début de saison estivale », en raison « des fortes chaleurs et les précipitations plutôt localisées de fin juin ont entraîné une dégradation progressive de l’humidité des sols et des débits ». Or, la situation ne devrait pas s’améliorer dans les prochains jours prévient l’organisme : « Les prévisions météorologiques pour les jours à venir annoncent un temps plutôt chaud et sec, avec possibilité d’averses orageuses ce week-end, ne permettant pas d’envisager une amélioration de la situation. »
À ce stade, le niveau de vigilance « n’impose pas de restrictions temporaires des usages de l’eau ». Le comité invite néanmoins les usagers (particuliers, entreprises, collectivités, agriculteurs, etc.) à « limiter volontairement leurs prélèvements », et encourage « l’adoption de comportements de gestion économe de la ressource en eau » afin de « ralentir ou de réduire autant que possible la dégradation de la situation hydrologique ».
Au bord des cours d’eau, les fédérations de pêche sont en vigilance, et scrutent le débit. « Pour l’heure, on est encore à 2m³/s de débit du Buëch à Serres, donc seulement en vigilance, rapporte Pierre Choffel, président de l’association agréée de pêche du Buëch. Le seuil d’alerte est à 1m³/s, mais je pense que cet été on va y avoir droit s’il n’y a pas de gros épisodes d’orages qui viennent arroser les prairies. » L’autre risque, explique Pierre Choffel, c’est que la température des cours d’eau se réchauffe, ce qui menace la biodiversité qui peuple les rivières. « Un cours d’eau qui dépasse les 25°C, pour la truite fario, c’est létal », prévient-il.
De nouvelles vagues
de chaleurs attenduesÀ échelle nationale, le mois de juin a été le plus chaud jamais enregistré par Météo-France, la vague de chaleur, de deux jours plus courte a été plus intense que celle de l’été 2003, les 40°C ont été dépassés au moins une fois sur plus de 40% du territoire. Le déficit de précipitations atteint près de 50% sur l’ensemble du mois. En juin 2026, 16% des cours d’eau de l’Hexagone étaient à sec, contre 6% en juin 2025. La situation des cours d’eau, déjà très fragilisés, ne devrait pas s’améliorer, avec le dérèglement climatique ces épisodes sont appelés à se multiplier. Les prévisions Météo-France anticipent un été marqué par de nouvelles vagues de chaleur.
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Chiens intoxiqués au lac : la cyanobactérie hautement suspectée
Une cyanobactérie, voilà le très probable responsable de l’intoxication de cinq chiens, dont trois en sont décédés, en mars et avril, après s’être baignés dans le lac de Pelleautier. C’est ce qu’indique l’ASA du Canal de Gap, qui gère le plan d’eau et qui y a interdit l’accès à la baignade. Pour Philippe Combrouze, hydrologue spécialiste de ces micro-organismes, leur présence anormalement élevée vient d’un apport excessif de phosphore et d’azote. « Cela provient soit de nos eaux usées, insuffisamment traitées, soit d’une certaine forme d’agricultrice, que je n’appelle plus agriculture mais agro-industrie, qui conduit à déverser dans les milieux beaucoup de nutriments, sous forme de lisier ou d’engrais. »
Chaque année, avec le retour des beaux jours et des baignades, des dizaines de cas d’intoxications ont lieu dans l’hexagone.
Or, les concentrations de cyanobactéries ne sont pas près de s’arrêter selon Philippe Combrouze : « Le réchauffement climatique favorise leur développement. On a de plus en plus de périodes de sécheresse. En agriculture par exemple, on va avoir un épandage de lisier sec, qui ne circule pas sur le bassin-versant. Ces périodes de sécheresse se terminent souvent par des orages et inondations. D’un coup, vous avez un lessivage du bassin-versant qui amène ces nutriments vers un milieu aquatique récepteur. Cet apport brutal va y créer ces concentrations de cyanobactéries. » Sans solution connue pour les éliminer, la prévention reste le seul remède selon l’hydrologue.
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![[EQDD] Pyrénées : sauver les ruisseaux pour sauver les rivières](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/06/f00ff90d012ec5a122f536bfa6008cd2.jpg)
[EQDD] Pyrénées : sauver les ruisseaux pour sauver les rivières
Hausse de la température de l’eau, diminution des débits, augmentation de la pollution… Il y a urgence à agir. Ces véritables châteaux d’eau naturels jouent un rôle vital : ils alimentent les rivières, soutiennent les débits en été, filtrent naturellement l’eau et maintiennent la biodiversité. Lorsque ces zones sources sont touchées, ce sont tout le bassin et l’ensemble des usages qui en subissent les conséquences. Parmi les leviers à actionner : la protection des zones humides en évitant qu’elles soient piétinées par les troupeaux, l’arrachage des espèces invasives, le traitement biologique du lactosérum lors de la fabrication du fromage, etc.
Par Etienne Czernecka Sud Ouest
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![[EQDD] À Isola, ils réalisent un atlas de la biodiversité communale](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/06/ca2ea434259d1c943fa66659d6a97fd0.jpg)
[EQDD] À Isola, ils réalisent un atlas de la biodiversité communale
L’objectif est de recenser faune et flore, du village aux sommets, afin de mieux connaître et protéger les milieux naturels, tout en aidant les décisions d’aménagement. L’initiative met en lumière la richesse écologique locale, à la croisée d’influences méditerranéennes et montagnardes, mais aussi la fragilité de certains milieux (zones humides, cours d’eau) face aux activités touristiques et au changement climatique. En mobilisant habitants, élus, chasseurs et acteurs du tourisme autour d’actions concrètes, l’ABC a vocation à préparer un territoire en pleine mutation mais aussi, renouer le dialogue. Au-delà de l’inventaire scientifique, le projet vise à recréer du dialogue et à concilier développement de la station de ski et préservation de la biodiversité. Un plan d’action et une cartographie finale seront remis à la commune.
Par Flora Zanichelli Nice Matin
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La rivière des Amoureux nettoyée à Toulon
Avec une récolte comme toujours très conséquente, la pluie et le vent se plaisant à faire atterrir dans ce fleuve côtier quantité de sacs plastiques, bouteilles, ballons et tout ce qu’on abandonne encore trop souvent sciemment sur la chaussée par pure incivilité.
Un inventaire à la Prévert qui doit aussi sensibiliser le grand public aux petits gestes du quotidien bons pour la collectivité et la planète. Parce qu’ici, comme c’est partout indiqué sur la voirie, c’est déjà la mer.
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![[Biodiversité] Les bienfaits en cascade de la mare de Crévoux](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/05/8a5313958bf542691c7b64d7a845b9da.jpg)
[Biodiversité] Les bienfaits en cascade de la mare de Crévoux
La visite permet d’apprécier l’utilité de ces petits milieux, célébrés à l’occasion de la fête des mares, du 6 au 14 juin. « C’était devenu un dépotoir, avec cinq voitures laissées là, une caravane et du fumier agricole », raconte Anne Pons, conseillère municipale de Crévoux.
L’opération a coûté 2 500 euros à la commune, un prix modeste pour Anne Pons au regard des bienfaits apportés. Restaurée, la mare a vu revenir plusieurs animaux, comme la grenouille rousse, et des espèces de chauve-souris. « On avait un habitat pauvre en biodiversité car c’était très homogène, fermé, avec peu de lumière qui entrait, explique-t-elle. On a diversifié les milieux, avec plus de luminosité, et des espèces sont revenues comme par exemple une libelle, la nymphe à corps de feu ».
Les adoux, l’or local
La mare n’a pas été la seule à être restaurée : c’est tout le réseau de cours d’eau qui a été réaménagé, notamment les adoux qui se jettent dans le torrent de Crévoux. « Je ne sais pas si vous savez, mais vous avez de l’or entre les mains », a affirmé Florian Chirat, animateur à la Fédération de pêche, au moment de présenter ces petits cours d’eau. Avant d’ajouter : « Ce qui rend un adoux précieux, c’est ça stabilité. Contrairement à un ruisseau, ce ne sont pas les précipitations qui le nourrissent, mais les résurgences d’eau. L’adoux a donc toujours le même débit et reste frais toute l’année ».
Ce spécialiste explique que l’adoux est une zone refuge pour la faune, et un lieu de reproduction sécurisé pour les poissons qui y vivent, comme la truite fario, une espèce locale unique selon lui : « Sa présence remonte à la dernière glaciation, il y a vingt mille ans, quand la truite s’est réfugiée en mer Méditerranée et est ensuite remontée. Depuis, elle ne s’est plus croisée avec d’autres populations et est une espèce endémique du torrent de Crévoux. »
En continuité de la restauration de la mare, la fédération de pêche et l’association de pêche La Gaule embrunaise ont dont restauré ces cours d’eaux voisins. « C’était une zone bouchée, où le ruisseau coulait tout droit. Créer des méandres module le courant, le ralentit et permet aux truites de frayer, de remonter jusqu’aux adoux », explique Dewis Davudian, de la fédération de pêche.
Préserver les adoux, c’est permettre aux espèces locales de disposer d’un refuge en cas d’épisodes d’enneigement ou de crues, appelés à se multiplier avec le dérèglement climatique.
Reste désormais à veiller à l’année sur ces cours d’eaux. Pour cela, Dewis Davudian sait sur qui compter : « On a entre quinze et dix-sept mille pêcheurs. Ensemble, ils sont des sentinelles, des yeux qui nous remontent des informations sur les cours d’eau ».
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Durance, les raisons d’une crue peu habituelle mais sans dégâts
La Durance est sortie de son lit dans la nuit de ce mercredi 28 au jeudi 29 janvier, et a débordé sur la départementale 900 à Caumont. Ce qui a poussé le Département de Vaucluse à mettre en place une déviation en début de matinée.
Mais aucun dégât, de maisons inondées ni de blessés n’ont été constatés suite à cet épisode. La décrue, amorcée dans la nuit, était déjà bien engagée à la mi-journée ce jeudi. Le pic aux abords d’Avignon s’étant tenu vers 1h du matin avec un débit de 900 mètres cubes d’eau par seconde. « C’est un épisode assez courant », commente Bertrand Jacopin, directeur des études et des travaux du Syndicat mixte d’aménagement de la vallée de la Durance (SMAVD). Tout en constatant que « c’est la première fois que ça déborde avec un débit aussi faible » et que « des agents sont sur place pour identifier le mécanisme ».
Les fortes pluies sur le secteur de Sisteron sont pointées du doigt par les autorités comme responsables de la montée du niveau de l’eau.
Ce n’était donc pas une crue particulièrement virulente, mais le SMAVD reste particulièrement vigilant quant aux évolutions de ces prochaines semaines. « On a vu qu’avec des pluies fortes mais pas énormes, il y a de belles réactions en rivière. Même si on fait attention tout le temps et que l’on anticipe », assure Bertrand Jacopin. Nous sommes actuellement en pleine période de surveillance accrue, qui s’étend d’octobre jusqu’en mai. 300 000 personnes sont exposées à un risque d’inondation le long du fleuve.
![[C’est l’été] Les marmites du diable à La Faurie](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/899d4b9bde498408c6d9421852e43239.jpg)