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  • Matraques et bombes lacrymo pour les agents de la RTM

    Matraques et bombes lacrymo pour les agents de la RTM

    Des armes non létales, mais des armes tout de même. Comme annoncé voilà près d’un an, la présidente de la Métropole, Martine Vassal (DVD) a officiellement équipé ce mardi 13 janvier les agents du Groupement d’assistance et de protection (GAP) de la RTM de matraques télescopiques et de bombes lacrymogènes. Seuls 9 des 99 traminots de cette brigade dédiée à la sécurité ont pour le moment été formés, par une agence composée d’anciens militaires nous précisera Christian, membre du GAP depuis sa création en 2022, qui insiste sur le côté dissuasif et de médiation de sa mission.

    Mais tout devrait aller très vite se félicite l’élue, déjà satisfaite que tous bénéficient déjà de caméras piétons depuis le 19 décembre. De quoi réduire de 40% les incivilités à leur égard et lutter contre le fameux « sentiment d’insécurité ».

    Surtout, la candidate à la mairie de Marseille a vu là une belle occasion de pilonner sur son thème favori. « C’est une belle séquence qui renoue avec la façon de faire de la politique, avec ma majorité et mes élus, quand nous faisons des promesses, nous les tenons », martèle-t-elle, quand « la sécurité est la première de nos libertés ». Et de préciser qu’il aura « fallu se battre » pour obtenir les habilitations tant convoitées, où le soutien de « deux ministres très engagés, Bruno Retailleau et Philippe Tabarot » aura permis d’aboutir.

    Un continuum de sécurité

    En attendant les métros climatisés cet été, on saura que les agents du GAP pourront désormais dégainer s’ils jugent que leur intégrité physique ou celle des voyageurs est menacée, précise Catherine Pila, présidente de la RTM.

    Également présent, le préfet de région, Jacques Witkowski, satisfait. « Un pas vient d’être franchi, vous entrez de plain-pied dans le continuum de la sécurité », résume-t-il, considérant « vain d’opposer les forces de sécurité les unes aux autres ». Pour lui, « il faut plutôt les additionner », chacun « à sa place ». Car police nationale et CRS sont déjà présents sur le réseau. Et « les résultats sont bons » affirme-t-il, taclant Benoît Payan, maire DVG de Marseille et candidat à sa succession, qui n’a de cesse de réclamer des moyens : « Comme quoi avec 40 policiers en ville, on arrive encore à faire des choses ! » Et qu’on ne voit pas là le morcellement d’une activité régalienne de l’État. « On ne répond pas toujours aux questions de sécurité par plus d’effectifs », assène le préfet. Il prône l’utilisation de « moyens modernes » comme les caméras de rues, considérant « le débat d’atteinte à la liberté individuelle » éteint quand elles sont devenues « un élément de fiabilité de la sécurité du quotidien » et que « les concitoyens appellent à avoir encore davantage ». L’ex-gendarme Witkowski assume son côté répressif, « désolé, mais on ne se refait pas », avec du Audiard : « Quand on négocie avec un 11.43 en pogne, on est nettement plus crédible. »

  • [Sondage La Marseillaise] Pour la droite, le Rassemblement national est « l’assurance-vie » de Benoît Payan

    [Sondage La Marseillaise] Pour la droite, le Rassemblement national est « l’assurance-vie » de Benoît Payan

    À deux mois des élections, la course à l’hôtel de ville s’annonce disputée. Le sondage La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA, publié lundi, place Benoît Payan (DVG) et Franck Allisio (RN) en tête du 1er tour avec 30% des intentions de vote chacun. Martine Vassal, la candidate (DVD) de l’alliance de la droite, en recueille 23%. Sébastien Delogu (LFI) est lui crédité de 14%.

    Dynamiques croisées

    La réaction de l’équipe de campagne de Martine Vassal n’a pas tardé. Dans un communiqué, elle appuie sur la volatilité de l’électorat. « Les sondages se suivent et ne se ressemblent absolument pas. En deux mois, on a eu trois candidats différents en tête, on voit bien que c’est une élection très incertaine qui sera sûrement la plus serrée de l’histoire », appuie Romain Simmarano (Ren), porte-parole de la candidate. Sur les réseaux, ce dernier poste un tableau faisant la moyenne des sondages précédents. Une façon d’atténuer l’impact. Mais le document met en valeur deux dynamiques qui se croisent : celle de sa candidate qui perd six points depuis son entrée en campagne en septembre et celle de Franck Allisio qui en gagne autant sur la période.

    « Il faut se souvenir que notre liste était à 21% il y a un an. Cette élection n’est pas jouée, tout est très ouvert, voilà ce que disent ces sondages », répond Romain Simmarano. Pris en étau entre une extrême droite dont Martine Vassal a admis partager des valeurs, et une gauche sortante dont le socle est plus large qu’en 2020, la droite essaie de s’ouvrir une voie pour être dans « le match » de cette élection.

    « Le grand fantasme de Benoît Payan d’installer un match avec le RN se met en place. En 2020, il a utilisé Michèle Rubirola en bouée de sauvetage, en 2026, ce sera Allisio », note Maxime Boudet, porte-parole de Renaissance Marseille. « Il a bien compris que c’est pour lui une assurance-vie, car le RN ne peut pas gagner », renchérit Romain Simmarano, pour qui l’alliance des macronistes aux LR reste « la seule voie médiane, raisonnable et ambitieuse ».

    L’entourage de Martine Vassal appelle aussi à recentrer le débat. « Ne nous trompons pas d’élection », écrit son équipe, plaidant pour une confrontation des « idées » autour de Marseille, de sa sécurité et de son rayonnement. « La campagne commence, on va pouvoir parler projet et vision. La propreté, la RTM, ce n’est plus l’enjeu », estime Maxime Boudet, souhaitant voir le centre macroniste prendre toute sa part. « Les résultats de Berland en 2020 montrent que sont les voix qui manquent aujourd’hui à Martine Vassal. On doit aller chercher les électeurs du centre. Renaissance peut rapporter ces voix à Martine Vassal ». Ces mêmes voix qui s’étaient déjà refusées en 2020 ?

  • Fin de grève à Arkema et une « victoire collective » pour la CGT

    Fin de grève à Arkema et une « victoire collective » pour la CGT

    Pas d’effusion de joie mais une « victoire sur la forme » pour les salariés marseillais d’Arkema. Ce mardi a marqué la fin du mouvement social entamé le 11 décembre dernier sur le site marseillais de l’entreprise de chimie. Les travailleurs ont voté la fin de la grève en assemblée générale après treize jours de grève à l’appel de la CGT, sur fond de bras de fer pour des augmentations de salaires.

    « Nous ne sommes pas complètement satisfaits des résultats des négociations. La proposition de la direction générale est entendable mais on est surtout satisfaits de l’avoir obligé à renégocier », expose Sébastien Jonas. Preuve de la difficile équation à laquelle ont fait face les grévistes : « La reprise n’a été votée que d’une courte majorité, ça s’est joué à 6 voix près. Les salariés sont partagés ». Pour rappel, la CGT avait appelé à la grève suite à des négociations annuelles obligatoires (NAO) jugées « méprisantes » où la direction ne proposait que 1,2% de hausse de salaire et un « talon », c’est-à-dire l’augmentation plancher de salaire, à 35 euros, la plus basse depuis 2002 selon les calculs syndicaux. Suite au bras de fer, ce talon passe à 50 euros, ce qui bénéficie « largement aux salaires médians » de l’entreprise [lire notre article du 23/12, Ndlr.]. Cerise sur la gâteau avant les fêtes de fin d’année : la CGT arrache aussi une « prime de résultats de 400 euros » alors qu’elle n’était pas prévue à l’origine.

    « Des convictions »

    « On est fiers du travail collectif et de la mobilisation qui a été menée. Pour tenir 13 jours d’arrêt de fabrication, il faut avoir des convictions », positive Sébastien Jonas. Si son organisation revendiquait 160 euros de hausse de salaire pour tous, elle faisait face au départ à une direction générale « qui ne voulait pas réouvrir les NAO ». D’où la satisfaction « de l’avoir forcé à bouger ». Autre « victoire » syndicale : des bougés au niveau des emplois. « Il n’y a pas d’engagement écrit mais on avance sur la question des départs à la retraite non remplacés. La direction en évoque 150, mais on a maintenant bon espoir de réduire largement ce chiffre », développe le syndicaliste.

    En contact direct avec les autres sites en grève de l’entreprise grâce à un système de visioconférence, les salariés marseillais ont fait remonter leur décision à la coordination CGT. Avant que cette dernière appelle officiellement à « suspendre le mouvement de grève ». Puisque la majorité des assemblées générales qui se tenaient au même moment dans les usines homologues se sont aussi prononcées en faveur de la reprise du travail. « Les résultats des assemblées ont été serrés sur tous les sites, tous sauf un ont voté contre la reconduction », expose Sébastien Jonas. « On a gagné la bataille psychologique, on les a fait revenir à la table des négociations », se félicite Emmanuel Grandjean, coordinateur CGT, lors de la visioconférence.

    Au pic du mouvement, les travailleurs de plus d’une dizaine d’usines suivaient la grève, avec des appels aux débrayages de quelques heures pour certaines ou un arrêt total de la production pour d’autres. Une première depuis belle lurette pour l’un des leaders mondiaux des matériaux de spécialités : la dernière grève d’ampleur à Marseille remontant à 2021. D’où la conclusion de la coordination CGT qui évoque « une victoire collective », insistant sur « l’unité des sites » dans cette bataille.

  • Des hausse de salaires en négociation à Arkema

    Des hausse de salaires en négociation à Arkema

    « On les a fait revenir à la table des négociations et c’est une première victoire ! » Ce lundi, la CGT d’Arkema fait part de bonnes nouvelles dans le bras de fer qui l’oppose à la direction générale du chimiste français. En grève depuis le 11 décembre dernier suite à des négociations annuelles obligatoires (NAO) jugées « méprisantes » par l’organisation syndicale, le mouvement social est peut-être à un tournant. « La grève s’est poursuivie ce week-end et continue jusqu’à ce mardi où nous allons tenir une assemblée générale sur le site puis entre les usines qui sont dans le mouvement », expose Sébastien Jonas, secrétaire de la CGT Arkema Marseille. Avant de se féliciter : « Il y a eu une forme de réouverture des négociations avec la direction générale dimanche soir. La prime de résultats pourrait passer à 400 euros, en lieu et place de 0. Et le talon, c’est-à-dire l’augmentation plancher, passerait à 50 euros contre 35 initialement. » Si le conditionnel est de mise pour l’heure, reste que le syndicaliste confirme bien que « des discussions » sont en cours.

    Concrètement, cette proposition n’est pas complètement à la hauteur des demandes de la CGT, qui revendique une hausse de salaire de 160 euros pour tous. Et la direction générale table toujours sur une augmentation de seulement 1,2%. Mais la nouvelle proposition mettrait plus que du beurre dans les épinards des travailleurs. « La hausse de l’augmentation minimale avantage les salaires médians, ça toucherait les ouvriers et employés plutôt que les hauts salaires », développe Sébastien Jonas.

    La menace du chômage technique plane toujours

    D’autant que les travailleurs, grévistes ou non, étaient sous la menace d’une mise en chômage technique puisque la production sur plusieurs sites, dont celui de Marseille, est à l’arrêt depuis plus de 10 jours. « Il y a une application du chômage technique disparate et prudente. L’usine de Saint-Auban est concernée par exemple. À Marseille, il y a eu des lettres envoyées vendredi mais il y a une certaine frilosité à le mettre en œuvre », détaille Sébastien Jonas. Le syndicaliste renvoie au Comité social et économique (CSE) extraordinaire qui s’est tenu jeudi dernier (lire notre article du 19/12). Une instance durant laquelle la CGT avait prévenu qu’elle « attaquerait en justice la mesure ».

    Pour l’heure, ni la suspension ni la reconduction du mouvement n’est actée. « On adopte une position relativement neutre avant l’assemblée générale. On va faire part des propositions de façon transparente et la base décidera », conclut Sébastien Jonas.

  • Les salariés d’Arkema reconduisent la grève jusqu’à mardi à Marseille

    Les salariés d’Arkema reconduisent la grève jusqu’à mardi à Marseille

    Un Comité social et économique (CSE) extraordinaire doit se tenir ce jeudi après-midi avec la question d’une potentielle mise en chômage technique d’une partie des salariés du site.

    À Arkema, en grève pour une vraie hausse de salaire

    Plusieurs autres sites de l’entreprise de chimie sont également dans le mouvement partout en France, suite à des négociations annuelles obligatoires (NAO) dont les résultats sont jugés « méprisants » par la CGT.

  • À Arkema, en grève pour une vraie hausse de salaire

    À Arkema, en grève pour une vraie hausse de salaire

    « Rien ne rentre et rien ne sort. » Devant l’usine d’Arkema du quartier de Saint-Menet à Marseille, ce lundi, plusieurs dizaines de salariés tiennent un piquet de grève nec plus ultra. Un grand écran et une sono pour être connectés avec leurs homologues d’autres sites dans le pays qui sont en mouvement également, un chapiteau pour se protéger du mistral et un barbecue qui tourne à plein régime…

    Voilà depuis jeudi dernier qu’ils ont débuté une grève, reconduite très largement jusqu’à jeudi prochain sur le site lors d’une assemblée générale qui s’est déroulée à midi. « On demande la réouverture des NAO [négociations annuelles obligatoires] et une vraie hausse de salaire, de 160 euros sur le salaire de base pour tout le monde ! », résume Rémi Thuaire, délégué syndical du site, salarié posté polyvalent dans le secteur amination qui fait les 3×8.

    Ce dernier ne cache pas son énervement quant au déroulement des NAO : « La direction prévoit une hausse générale de seulement 1,2%, c’est méprisant quand on connaît les finances du groupe. Et avec un talon (augmentation minimale) de 35 euros bruts, c’est le plus bas depuis 2002 ! » Son organisation syndicale met en avant le fait qu’Arkema aurait bénéficié de plus d’une dizaine de millions d’euros d’exonérations de cotisations sociales cette année.

    Une proposition jugée « correcte » par la direction

    « La situation financière du groupe est très saine, les propositions pour les salaires sont très faibles. Et on nous annonce des dividendes d’un très bon niveau. L’action est à 8% de rendement… », explique Sébastien Jonas, secrétaire du syndicat CGT Arkema Marseille. Avant de s’indigner : « On va distribuer 100% de notre résultat net après impôts, notre bénéfice, à nos actionnaires ! ». Concrètement, la CGT revendique 160 euros d’augmentation pour tous et espère bien que la direction « revienne à la raison ». Philippe Gomez, directeur du site explique que l’entreprise a regardé « deux paramètres » pour justifier cette proposition de hausse d’1,2%, qui est jugée « correcte » : « L’inflation et les résultats du groupe, en deçà de ce qui était prévu ». Il prend pour exemple « l’action du groupe en baisse cette année ». Avant de noter « qu’un retour à la table des négociations n’est pas prévu à ce jour ».

  • Pour les écolos, l’incinérateur est inadapté aux polluants éternels

    Pour les écolos, l’incinérateur est inadapté aux polluants éternels

    Un incinérateur qui ne chauffe pas assez fort pour détruire les Pfas. Entendre les composés « per » et « polyfluoroalkylés », présents notamment dans les textiles, emballages alimentaires, mousses anti-incendie ou encore les revêtements antiadhésifs. Pour Sébastien Barles, conseiller communautaire écologiste, responsable du collectif écolo-citoyen Vaï Marseille, et Paul Poulain, ingénieur prévention, le centre Évéré, basé depuis 15 ans à Fos-sur-Mer, n’est pas adapté à l’élimination de certains déchets devenus omniprésents dans les ordures ménagères.

    « En chauffant à 850 degrés, il ne prend pas en compte la résistance au feu des Pfas qui, pour être détruits, doivent brûler entre 1 100 et 1 400 degrés », pose Paul Poulain. De quoi garantir une minéralisation de ce genre de déchets, précise une étude de l’Ineris parue en 2023.

    L’ingénieur prévention dans les assurances et auteur de Tout peut exploser, Enquête sur les risques et les impacts industriels (Fayard), insiste sur la dangerosité de ce polluant méconnu. « 4 700 substances au total listées par l’OCDE », précise-t-il, citant une étude de 2018, mise à jour en février 2025. Si un plan d’action interministériel sur les Pfas a été mis en place en 2024, la réglementation au niveau national et européen de ces substances reste embryonnaire.

    Des bases de données limitées

    Paul Poulain entend alerter et sensibiliser le grand public aux risques sanitaires de ce genre d’installation et au-delà des émissions des zones industrielles. « Ce n’est pas comme si on avait des doutes », considère-t-il, se basant sur une étude de Santé publique France, parue ce 4 décembre, sur l’état de santé des populations autour des grands bassins industriels où la zone de Berre, Fos et Marseille a été prise en compte. Les conclusions de l’établissement public ne sont pas aussi tranchées. Ce dernier indiquant que « des résultats ont montré une association entre une exposition liée à des industries (…) et des surrisques pour certains indicateurs de santé », mais qu’ils sont à « mettre en perspectives, au vu des limites identifiées des bases de données utilisées et du design même de l’étude, qui ne permet pas d’établir de lien causal entre l’exposition industrielle et l’apparition des pathologies étudiées ». Il souligne néanmoins « l’importance de maintenir et renforcer la surveillance environnementale des installations industrielles ».

    Concrètement, « nous avons écrit au préfet de région sur la question du contrôle et de l’accès à l’information », indique Sébastien Barles, pour qui cette question s’inscrit également dans un contexte électoral. « Ce sera un sujet de l’élection métropolitaine, niveau auquel nous comptons organiser des états généraux des déchets », espère l’élu. Paul Poulain ne cache pas non plus ses ambitions. « Je vais rejoindre Vaï pour les municipales, je serai sur la liste dans les 15e et 16e arrondissements, secteur de Marseille le plus impacté » par la pollution estime-t-il, dénonçant au passage une « inégalité territoriale ».

  • Cyclisme : les Pommiers doivent jongler entre développement et pérennisation

    Cyclisme : les Pommiers doivent jongler entre développement et pérennisation

    L’heure du bilan de la saison, qui vient de s’achever, a sonné pour le Vélo Club la Pomme, samedi, lors de leur assemblée générale annuelle, en présence de son président d’honneur Jean-Pierre Carminati. Le club phare du 11e arrondissement de Marseille a accompli une année réussie sur de nombreux points, au travers de son projet « Ambition la Pomme 2028 ». « Ça commence à sérieusement prendre forme sur tous les aspects, que ce soit dans la féminisation du club, où il y a des chiffres vraiment positifs, sur la gestion des budgets, sur les sections encadrées qui ont toutes performé et sur le développement d’une section handisport », liste Claire Lafforgue, directrice sportive de l’équipe U19 et responsable du pôle formation. La Jurassienne d’origine, débarquée dans la cité phocéenne en début d’année, a pu se réjouir des excellentes résultats de la catégorie U17, qui a terminé deuxième meilleure équipe française. Groupe dans lequel figurait Matisse Bonnet, qui va intégrer le programme junior de l’équipe professionnelle Décathlon CMA-CGM.

    Pérenniser le sport-santé

    Au-delà de l’aspect purement sportif, où le club ne cesse de se développer, les Pommiers souhaitent pérenniser leur ancrage social. « Tous les voyants sont au vert pour nos organisations l’année prochaine », glisse Guy Epinat, vice-président du club aux 300 licenciés désormais, dont les opérations de sport-santé comme « Roulons pour la santé de l’homme » et les célèbres Bosses de Provence en sont les fers de lance.

  • Vers l’inscription au titre des monuments historiques

    Vers l’inscription au titre des monuments historiques

    Assumant de forcer un peu les choses, la ministre de la Culture, Rachida Dati, avait exprimé lors de son premier déplacement à Marseille le 16 janvier 2025 sa volonté de protéger la Bonne Mère, prenant de court le diocèse plutôt réticent. Après tout, la Bonne Mère n’offre-t-elle pas déjà une protection ?

    La seule protection juridique dont jouit à ce jour la Colline de Notre-Dame de la Garde, c’est celle de « site classé » comme le Vieux-Port, la corniche Kennedy ou encore la Pointe Rouge. La Ville de Marseille l’avait demandé et obtenu en 1917 pour prévenir l’atteinte occasionnée par les carrières de la butte qui compromettaient la solidité de la Basilique, et qui produisaient « les résultats les plus désastreux contre l’esthétique d’un des plus jolis sites de Marseille ». Une protection qui ne vaut pas grand-chose, le béton sauvage coulant dans son dos.

    Après des mois d’échanges avec les services du cardinal-archevêque Jean-Marc Aveline qui a donné son accord, le dossier de protection au titre des monuments historiques a avancé. La commission régionale de l’architecture et du patrimoine s’est réunie jeudi et a donné un avis favorable avec vœu de classement. Le nouveau préfet de région officialisera le périmètre de l’inscription dans un arrêté qu’il pourrait signer dans quelques semaines.

    La protection de la basilique de la Bonne Mère se justifie par son histoire, sa charge symbolique et spirituelle. C’est un édifice emblématique du grand paysage marseillais et de son patrimoine. La Basilique a été érigée entre 1853 et 1870 sur un site où se trouvait un ouvrage fortifié sous François Ier destiné à protéger la ville après le siège de 1524 par les troupes de Charles Quint et une chapelle remplaçant un monument daté de 1214, propriété des moines de l’abbaye Saint-Victor. Cette combinaison entre le militaire et le religieux a ancré dans l’esprit des Marseillais cette double protection spirituelle et matérielle.

    Pour les historiens de l’art, Notre-Dame de la Garde constitue en outre un jalon important dans le développement du style romano-byzantin en France au XIXe siècle, issu des recherches néo-romanes commencées à Saint-Paul de Nîmes, aux côtés de la cathédrale de la Major à Marseille. La conception et les qualités imaginées et réalisées par le premier architecte, Henry-Jacques Espérandieu (1829-1874), se combinent avec la variété et l’esthétique des décors de mosaïque et de marbre, dus à son successeur Henry Révoil (1822-1900), dans une œuvre d’art total.

  • Un accord stratégique signé pour l’extension de Fos 2XL Nord

    Un accord stratégique signé pour l’extension de Fos 2XL Nord

    Une extension de 120 mètres linéaires de quai et 3,3 hectares de terre-pleins permettant l’accostage simultané de deux navires porte-conteneurs parmi les plus longs du monde, soit 400 mètres…

    Hervé Martel, président du directoire du port de Marseille Fos, et David Elbez, directeur des investissements des terminaux France et Afrique du groupe MSC/TIL, ont signé ce mardi 25 novembre, à Fos-sur-Mer, un accord sur le lancement de l’extension du terminal Fos 2XL Nord, exploité par Seayard, indique dans un communiqué le Grand port maritime de Marseille (GPMM).

    Cet aménagement fait partie du projet Fos 3XL, qui « intègre la création d’un quai public de 330 mètres et 16 hectares de terre-pleins, dédié au traitement des barges fluviales conteneurs et à l’accueil de navires car-carrier sur le même linéaire exploité par Seayard et sous convention MSC », précise le GPMM.

    À l’horizon 2031, ces aménagements permettront d’augmenter la capacité d’accueil, de réduire l’impact environnemental en favorisant le report fluvial et de soutenir la croissance des trafics de conteneurs, détaille la direction du GPMM, qui se félicite d’un « partenariat inédit » s’appuyant « sur un montage financier novateur associant fonds publics et privés ».