Tag: ressources

  • Les candidats sollicités sur un pacte pour « Marseille propre »

    Les candidats sollicités sur un pacte pour « Marseille propre »

    Un dispositif de nettoyage et de collecte cher et inefficace… Les résultats du « plus grand baromètre citoyen jamais réalisé sur la propreté et les déchets à Marseille » dévoilés ce mardi 17 février par le collectif Basta sont finalement peu surprenants. Sur les 3 743 personnes qui ont répondu aux 48 questions, 79% trouvent la ville « très sale », 70% ne supportent plus les crottes de chiens, 40% ne connaissent pas les jours de passage de la collecte et 60% jugent « très prioritaire » de sanctionner les professionnels qui ne respectent pas les règles.

    Se basant sur les données de la Métropole, le collectif a établi que la quantité de déchets par habitant et par an est supérieure à la moyenne régionale, avec 342 kg contre 285, que le tri est à la traîne avec 38 kg d’emballages triés par an et par habitant à Marseille contre une moyenne régionale de 57 kg. Le tout pour un coût qui explose, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères se montant à 245 euros par habitant et par an contre 140 au national, Marseille restant la ville la plus taxée de la Métropole. Face à ces piètres performances, « nous, collectif apartisan mais politique, au service des Marseillaises et des Marseillais, voulons mettre fin à une mauvaise gestion », explique Félix de Monts, de Basta.

    Pression citoyenne

    Après cette étude, un pacte pour Marseille propre, 5 chapitres pour 25 propositions, sera soumis aux candidats. Parmi elles, qu’un élu marseillais soit responsable de la propreté, de la collecte des déchets et des aménagements de voirie nécessaires, la mise en place d’un comité citoyen trimestriel avec une déclinaison par secteur. Et enfin l’organisation d’états généraux.

    « Je signe moi », s’emballe le candidat insoumis, Sébastien Delogu, quand Sébastien Barles, allié de LFI avec son collectif Vaï, se demande comment le pacte peut être opposable. « Moi aussi je signe », embraye Erwan Davoux, de « Marseille pour Tous » pour qui « on ne pourra pas avancer tant que le problème de gouvernance [entre Métropole et Ville] n’est pas résolu. » Une des représentantes du Printemps marseillais constate, elle, que plus de 90% des propositions sont raccord avec les celles de Benoît Payan tandis que du côté de Christophe Madrolle (Union des centristes et écologistes), candidat sur la liste de Martine Vassal (DVD), actuelle présidente de la Métropole, on joue la prudence. « On va le signer ce pacte », promet-il émettant des réserves sur un baromètre dont le collectif a convenu dans ses biais qu’il n’était pas représentatif de tous les Marseillais, avec une surreprésentation des habitants des 5e, 6e et 7e arrondissements au détriment des 13e, 14e et 15e, faute de ressources. « Il faut voir qui compose le futur comité car une résidence dans le 14e et le 8e, c’est pas pareil. Et plus de cantonniers c’est bien mais il faut revaloriser leur statut aussi », nuance-t-il.

    « Nous ne sommes pas candidats, nous voulons faire signer les gens et suivre les indicateurs. On sera là pour vérifier ce qui a été mis en place », martèle Félix de Monts. Le collectif n’excluant pas en dernier recours, de passer par la justice pour se faire entendre.

  • Une nouvelle phase pour l’hôpital de Montfavet à Avignon

    Une nouvelle phase pour l’hôpital de Montfavet à Avignon

    La santé mentale est à nouveau une grande cause nationale pour 2026, comme l’a décidé le gouvernement en fin d’année dernière. L’occasion pour le centre hospitalier de Montfavet d’entrer dans une nouvelle phase avec la présentation, le vendredi 30 janvier, lors des vœux de la direction, du nouveau projet d’établissement.

    Dans lequel « quelques pistes des moyens pour continuer à développer nos missions » ont été présentées, comme l’évoque Marie-Laure Piquemal-Ratouit, directrice de l’établissement. Avec notamment quatre axes principaux, à savoir : « Une organisation territoriale au plus près des besoins de la population, inscrite dans une logique de gradation de l’offre de soins, la formalisation de filières de soins pour des publics spécifiques et certaines prises en charge, une dynamique de collaboration partenariale avec les acteurs du territoire (sanitaires, social et médico-social…), la structuration de la recherche et la formation comme levier d’innovation des pratiques, un engagement en faveur de l’inclusion, de la participation et du respect des droits des usagers », précise le centre hospitalier dans un communiqué.

    Sauf que ce document « n’est même pas passé en instance des représentants du personnel », regrette Claire Moreno, secrétaire générale CGT du centre hospitalier et infirmière. Tout en concédant que « les personnes qui ont bossé dessus ont fait le maximum » et que « c’est joli sur le papier », elle regrette que malgré « une nouvelle année de la santé mentale, on ne nous donne pas plus de moyens et on nous ferme encore des unités ». Pour le syndicat, la répartition géographique des « pôles », à savoir des établissements rattachés à celui de Montfavet, est notamment à parfaire. « Une énumération de plein de jolies choses avec de jolies photos. Mais de notre côté, on n’a pas les moyens de réaliser tout ce qui est mis à l’intérieur », glisse-t-elle.

    Pénurie de médecins

    Des demandes de soins en santé mentale marquées par un déficit de médecins psychiatres seniors. « Et ce malgré la politique d’attractivité très dynamique que mène le CHM auprès des médecins en formation », regrette dans son discours la présidente du conseil de surveillance, Corinne Testud-Robert, également vice-présidente du conseil départemental de Vaucluse, en évoquant plus de quarante médecins formés sur l’établissement. « En 2026, nous avons besoin de réponses plus concrètes à nos demandes de ressources soignantes et médicales somatiques spécialisées, qui sont indispensables à une prise en charge de qualité des patients souffrant de troubles psychiques », appuie-t-elle.

  • Des vœux revendicatifs pour les portuaires CGT

    Des vœux revendicatifs pour les portuaires CGT

    Des portuaires de Marseille mais aussi de Fos-sur-Mer ont assisté nombreux ce jeudi 22 janvier aux vœux de la CGT. L’occasion pour leur secrétaire général, Pascal Galéoté, de contextualiser ce traditionnel exercice. D’abord, la situation internationale qui concerne au premier chef un port ouvert sur le monde.

    Santé, paix, solidarité, « ces mots peuvent paraître simples mais ils prennent aujourd’hui une résonance toute particulière dans un monde traversé par l’instabilité, les conflits et les dérives autoritaires » pose-t-il. Et de revenir sur un « Donald Trump qui se pose en arbitre du monde et en tuteur autoproclamé des nations ». Il rappelle à quel point le « discours politique s’est décomplexé, glissant sans retenue d’une droite conservatrice vers une extrême droite agressive, autoritaire et prédatrice ». Déplorant la multiplication des interventions militaires, en dehors « du droit international, du rôle de l’ONU et de la souveraineté des peuples », le syndicaliste souligne le cas du Venezuela, revient sur les velléités de Trump de capter les ressources fossiles du Groenland.

    La domination par la force. Une logique « que nous retrouvons en France » décline Pascal Galéoté déplorant « la concentration des pouvoirs, l’arrogance et l’autoritarisme » qui entraîne le pays vers « l’impasse démocratique ». Jusqu’à user du 49-3 faute de pouvoir voter un budget, après avoir « refusé de nommer un Premier ministre issu du Nouveau front populaire pourtant arrivé en tête aux dernières législatives ».

    Remise en cause du 1er mai

    Et de dénoncer le creusement des inégalités, les aides aux entreprises qui atteignent des sommets « sans aucune contrepartie sociale, salariale, environnementale ou industrielle ». Il enchaîne sur la remise en cause des « repères sociaux, des droits collectifs et de nos symboles ». Il entend par là le détricotage du 1er mai avec une proposition de loi LR, soutenue par les macronistes et le RN, pour autoriser ce jour-là le travail de certains secteurs, restaurants, fleuristes ou culture, en débat ce jeudi à l’Assemblée nationale. Pas question pour lui de « s’attaquer aux droits sociaux et à l’histoire ouvrière ».

    En matière de dérive, il revient aussi sur cette Une du journal La Provence le 14 janvier, sur les « grands procès de 2026 », le mettant au même niveau notamment que le chef du clan Yoda. Si depuis, le directeur de la rédaction, Olivier Biscaye, s’est fendu d’une adresse aux lecteurs, réfutant « l’idée d’avoir voulu porter atteinte à l’honneur » du responsable CGT, une rencontre a eu lieu ce jeudi matin indique Pascal Galéoté, entre « notre fédération, l’Union départementale » et « la numéro 2 de CMA et le directeur du pôle média ». « Profondément attaché à la liberté de la presse », il estime qu’elle « implique des responsabilités ».

    Fort de 42 500 emplois portuaires pour 54 métiers, soit « des dizaines de milliers de familles », il s’inquiète aussi de l’avenir, alors que la campagne des municipales bat son plein. « L’espace portuaire n’est pas un espace de loisirs », assène-t-il. Sans industrie, le port deviendrait « une coquille logistique fragile, soumise à la volatilité des trafics et à une concurrence internationale féroce », prévient-il, « la transition écologique ne peut se résumer à une opposition simpliste entre la fin du monde et la fin du mois ». Malgré un chiffre d’affaires en hausse de 245 millions d’euros, le bilan d’activité reste contrasté analyse-t-il, « le port doit beaucoup à ses activités passagers, à la réparation navale et à la fourniture de ses services essentiels comme l’eau et l’électricité ».

    « Une conjoncture instable », qui ne doit pas faire oublier que ce résultat est celui d’une « capacité collective à produire de la richesse » martèle Pascal Galéoté, fier de revendications qui ont permis la création de 37 emplois supplémentaires en 2025, « dont 4 négociés hier soir pour l’activité voyageurs », de « 87 nouvelles adhésions en 2025 pour atteindre les 867 syndiqués ».

    « L’espace portuaire n’est pas un espace de loisirs »

  • [Entretien] « L’État favorise l’agriculture ultra-productiviste »

    [Entretien] « L’État favorise l’agriculture ultra-productiviste »

    La Marseillaise : En quoi l’écologie est-elle synonyme d’émancipation et de transformation sociale ?

    Jean-Claude Boual : Inondation massive, feux monstres non maîtrisés, pollutions diverses ou encore dégradation de la qualité du sol et de l’eau… on voit bien que le système dans lequel on vit, qui consiste à faire du profit avant toute chose, entraîne des conséquences. On a besoin d’une transformation en profondeur de tout le système, avec des citoyens qui agissent en conséquence et en conscience.

    Quel est le rôle des politiques publiques ?

    J.-C.B. : Que ce soit au niveau de l’État, de l’Union européenne, ou même mondial il n’y a pas de volonté de changer les choses. Par exemple, au niveau de l’accord de Paris signé en 2016, on voit bien que les objectifs sont déjà dépassés. On est déjà au-delà des 1,5 degré et on sait qu’en Europe, ça va plus vite que sur l’ensemble de la planète. Copernicus, programme européen pour surveiller la planète, en est déjà à 2 degrés d’augmentation. De mon point de vue, les gens ont compris que les ressources n’étaient pas infinies, qu’on ne pourra plus avoir une croissance constante comme l’exige la rotation des capitaux.

    Pourquoi affirmez-vous que les questions écologiques et sociales sont liées ?

    J.-C.B. : Si on ne règle pas les questions des inégalités, il n’y aura pas l’engagement des gens. C’est une priorité en termes de politique publique. Dans notre pays, les salaires sont très bas parce que le rapport de force depuis plusieurs décennies est plutôt favorable au capital et au patronat. L’État favorise l’agriculture ultra-productiviste. La remise en cause du Pacte Vert sous la pression d’Ursula von der Leyen est un exemple de rétropédalage. Dans notre pays, on est face à une politique d’injonction de façon à noyer la réalité. Manger moins de viande, éteindre la lumière, couper le robinet d’eau, on culpabilise les gens. Mais le problème de fond est de se demander qu’est-ce qu’on propose ? Dans la philosophie qui consiste à compenser, on retrouve l’esprit de charité. On a une catastrophe, l’État donne de l’argent et le taux de profit est préservé. Ça coûte moins cher.

    De quelle écologie parle-t-on ? JC Boual. Edition Emile communication. 15€

  • Une plateforme pour donner un nouveau répit aux aidants

    Une plateforme pour donner un nouveau répit aux aidants

    Venir en aide à ceux qui aident. En décembre dernier, Ladapt Méditerranée, les Établissements médico-sociaux publics du Haut-Var et ceux du Var, sous l’égide de la Communauté 360 du Var portée par l’Union pour la gestion des établissements des caisses de l’Assurance Maladie (Ugecam), ont signé une convention pour le lancement de la Plateforme du Répit du Var.

    Une avancée majeure pour le soutien aux aidants familiaux de personnes en situation de handicap dans le département. Elle constitue une réponse en cohérence avec les orientations de l’Agence régionale de santé (ARS) et les politiques publiques de soutien aux aidants et de prévention de l’épuisement, avec le concours des acteurs institutionnels et médico-sociaux du territoire varois.

    Cette convention rassemble les partenaires institutionnels et médico-sociaux autour d’une ambition commune, impulsée par l’ARS : proposer aux aidants un parcours d’accompagnement lisible, accessible et coordonné. L’objectif est de garantir une couverture départementale complète et réduire les inégalités territoriales, afin que chaque aidant puisse accéder à des solutions de répit adaptées à ses besoins, et quel que soit son lieu de vie. En croisant les expertises et en mutualisant les ressources existantes, les partenaires apportent des réponses concrètes, coordonnées et adaptées aux besoins du terrain.

    Un numéro unique :

    0 800 360 360

    La Plateforme de Répit du Var a pour mission d’accueillir, écouter, informer, orienter et soutenir les aidants. En plus de conseils, elle propose aux aidants de l’écoute, du soutien psychologique et des groupes d’expression, des ateliers collectifs, mais aussi des solutions de répit adaptées aux besoins : temps libéré (interventions ponctuelles de courte durée permettant à l’aidant de souffler de 1 à 4 heures par jour, jusqu’à 5 jours par an), temps de répit (journées d’accompagnement de la personne aidée, offrant à l’aidant la possibilité de se libérer entre 5 à 8 heures, jusqu’à 8 jours par an), et des solutions de relayage (intervention d’un professionnel au domicile auprès de la personne aidée, permettant à l’aidant de s’absenter entre 1 et 5 nuits). Elle propose aussi des séjours de répit « aidant-aidé » dans un cadre agréable et adapté, pour se ressourcer en duo (jusqu’à 6 jours/5 nuits).

    La Plateforme s’appuie sur le numéro unique et gratuit de la Communauté 360 du Var, permettant aux personnes d’être rapidement orientées vers des solutions adaptées : 0 800 360 360, disponible du lundi au vendredi de 8h à 20h. À ce titre, les prescripteurs, professionnels de santé, travailleurs sociaux et acteurs de proximité sont invités à relayer l’information et à orienter les aidants vers la Plateforme.

  • Le Crédit municipal, une banque pour les travailleurs pauvres

    Le Crédit municipal, une banque pour les travailleurs pauvres

    Un chauffe-eau qui pète, une voiture qui lâche… Le Crédit municipal vient en aide aux « travailleurs pauvres », ceux qui n’ont pas accès au prêt bancaire, insiste son directeur, Benoît de Rosamel, 30 ans de carrière dans la banque, en poste depuis un an. Fier d’être à la tête de cette « très vieille dame qui a eu 350 ans il y a deux ans » et issue des Monts-de-piété dans l’Italie du Moyen Âge, il tient à en rappeler le fonctionnement « car son rôle s’est perdu, les gens ne savent plus que cela existe ou se disent que ce n’est pas pour eux », or « ce n’est pas plus humiliant qu’un crédit à la consommation ».

    Cet établissement bancaire de plein exercice, « satellite de la Ville », souligne Benoît de Rosamel, dont une part du résultat -environ 850 000 euros l’an dernier- est reversé au Centre communal d’action sociale (CCAS), se concentre sur deux activités : le prêt sur gage pour lequel les Crédits municipaux ont le monopole et le micro-crédit. « Un bien de valeur, quel qu’il soit, sauf l’immobilier, on l’expertise et on vous prête, dans les 10 minutes, sans conditions de ressources », précise le directeur du Crédit municipal qui ne compte pas moins de 16 000 clients actifs sur une base de 40 000.

    Permettre de « réaliser

    des projets »

    De quoi « permettre à 50 000 personnes à Marseille de vivre mieux ou de réaliser des projets ». Une centaine de personnes par jour ose pour le moment, passer la porte du 37, rue Saint-Bazile (1er). Le micro-crédit permet d’emprunter jusqu’à 8 000 euros sur une durée jusqu’à 84 mois pour un taux d’environ 4% sans frais de dossier, sachant que le contractant peut rembourser à tout moment sans pénalité. « On peut prêter des sommes très petites », témoigne Benoît de Rosamel.

    Cette année, le Crédit municipal renoue également avec sa grande vente aux enchères de prestige, organisée à l’hippodrome Borély le vendredi 5 décembre. Avec des pièces qui sortent de l’ordinaire comme ce lingot d’or ou ces montres et bijoux de luxe. Autre opération exceptionnelle pour Noël, un « dégagement » gratuit. Les clients du Crédit municipal bénéficieront de la restitution gratuite d’objets déposés en gage, jusqu’à 50 euros et pourront durant tous le mois de décembre récupérer leurs biens sans avoir à rembourser ni le capital emprunté, ni les intérêts, précise Christelle Gerlier, directrice générale déléguée.

  • Océan sensibilise les collégiens sur la question du genre

    Océan sensibilise les collégiens sur la question du genre

    Le sexe et le genre : deux choses très connexes mais qui ne sont pas exactement les mêmes. Le sexe est ce qui est déterminé biologiquement. Le genre, c’est la culture, l’ensemble des rôles, comportements et représentations d’une société. » C’est en ces mots qu’Océan introduit sa « Petite Conférence », que l’on pourrait qualifier d’ébauche de son futur spectacle (qu’il jouera à partir de mars 2026) adaptée à un jeune public sur proposition de la scène nationale Châteauvallon-Liberté, coproducteur de son spectacle.

    Détruire les idées reçues

    Pendant près d’une heure, l’artiste de 48 ans, qui a fait son coming out trans en 2018, répond, dans un discours emprunt de sociologie, de biologie, d’histoire et d’anthropologie, à un certain nombre de questions liées au genre et à la transidentité, en se mettant à hauteur de vue d’un adolescent de 14 ans. Définition de termes tels que « LGBTQIA+ » ou « cisgenre », récits historiques concernant des personnes transgenres (à l’image de Jeanne d’Arc, pourtant « symbole de l’extrême droite », tel qu’il le souligne) et des sociétés non-binaires, transposition des questions de genre au milieu du sport… Océan a balayé un large spectre, terminant sa représentation par une comparaison entre animaux et humains, tant sur le plan biologique que sexuel, de nombreuses espèces (comme le lion, certains poissons, le manchot…) ne pouvant être considérées comme cisgenres et hétérosexuelles.

    Objectif : faire comprendre que le genre est un construit social, et pas un fait uniquement biologique. « J’ai nourri cette conférence en écrivant mon spectacle. C’est de la vulgarisation scientifique, je voulais faire une sorte de boite à outils », détaille l’artiste. « L’idée est d’avoir un spectacle pédagogique et ludique, notamment dans des régions où on vote RN [sourire]. Et pour des jeunes aussi, qui n’ont pas accès au théâtre ou à ces infos. » D’autant plus intéressant pour détruire les préconçus : « On a pris des arguments récurrents : “c’est la mode”, “ça n’existait pas avant”… Vous voulez aller sur ce terrain ? Allons-y ! Cela donne aussi des ressources aux personnes queers, ce sont des discussions importantes pour leur donner de la force. »

    Du côté du collège, Céline Lico, professeure de français au collège et référente égalité et culture, se réjouit de cette intervention, qui « a confronté les élèves au spectacle vivant et aux questions de genre, abordées de manière très ponctuelles dans les programmes. C’était quelque chose qui n’était pas possible avant et qui a marginalisé beaucoup de monde. Les élèves ont besoin d’être représentés dans leur diversité. Nommer les choses c’est les faire exister ».

  • Scop-Ti. Les Français attachés à « une épargne vertueuse »

    Scop-Ti. Les Français attachés à « une épargne vertueuse »

    Depuis la reprise de Duralex par ses salariés en juillet 2024, Olivier Lerberquier est en contact régulier avec le directeur général de la verrerie, François Marciano, et Alexia Avril, l’ancienne déléguée CGT, désormais présidente du conseil d’administration. « Ils m’avaient sollicité à l’époque pour partager notre expérience et depuis, au fil de nos rencontres, on a aussi évoqué l’idée de faire des choses ensemble », raconte le président de Société française coopérative ouvrière provençale de Thés et Infusions (Scop-ti).

    Basée à Gémenos, Scop-ti a fêté ses dix ans et fait référence en matière de coopérative ouvrière avec sa marque 1336, symbolisant le nombre de jours de lutte des ex-salariés Fralib dont l’outil de production était menacé de délocalisation par la multinationale américaine Unilever.

    Ces « relations régulières » entre les responsables des deux coopératives devraient d’ailleurs très bientôt aboutir sur diverses collaborations. La boutique de l’emblématique verrerie installée à Orléans devrait prochainement proposer des produits 1336 dans ses rayons. Les boutiques en ligne de Duralex et Scop-ti, devraient de leur côté mettre en vente un pack de produits dans lequel la couleur du verre serait en adéquation avec l’infusion vendue. Enfin un verre collector dont « le chiffre que tout le monde regarde au fond » serait 13 336, est en réflexion.

    Sociofinancement

    Inutile de préciser que le succès du financement participatif de Duralex est forcément vu d’un bon œil par Olivier Leberquier, même si son souci du détail l’amène à la nuance. « Ils en avaient besoin et c’est une très bonne chose, mais on parle ici de titres participatifs, défiscalisés, avec une rémunération à hauteur de 8% », souligne-t-il rappelant que les choses sont différentes par exemple de la campagne de sociofinancement, une levée « don pour don », initiée par Scop-ti dont le montant cumulé s’élève à 452 000 euros.

    « Ce qui est intéressant au-delà de la somme globale, c’est ce que cela traduit dans l’attachement des Français à une utilisation vertueuse de leur épargne. Or ils ne le savent pas parce qu’on ne le leur dit pas mais cet argent sert souvent à financer des fonds de pension américains ou des projets de recherche qui épuisent les ressources naturelles à l’autre bout de la planète. Des choses auxquelles ils pourraient être totalement opposés », observe Olivier Leberquier rappelant que plus de 2 000 milliards sont placés en assurance vie en France. « Alors on ne va pas compter sur la BNP ou la Société Générale mais il y a des banques de l’économie sociale et solidaire comme le Crédit Mutuel, le Crédit coopératif, la Caisse d’épargne, le Crédit Agricole qui pourraient être des leaders dans ce domaine, et dire : l’épargne des Français on s’en sert pour l’économie, principalement en France, et surtout pour les entreprises vertueuses comme les coopératives. L’engouement pour Duralex montre bien que les citoyens y sont attachés. Dès l’instant qu’ils peuvent intervenir directement, ils le font. »

  • Quand l’éloquence rencontre l’écologie au lycée Marie-France de Toulon

    Quand l’éloquence rencontre l’écologie au lycée Marie-France de Toulon

    Favoriser l’éloquence des jeunes grâce à l’écologie : c’est le principe de la Fédération l’Air et Moi, programme pédagogique créé en 2009 et qui se targue d’avoir sensibilisé plus d’un million d’enfants à la question de la qualité de l’air. « On est parti du constat qu’on respire 15 000 litres d’air par jour et que la pollution de l’air provoque 9 millions de décès par an », pointe Victor Hugo Espinosa, concepteur et pilote du projet.

    Lundi, 90 élèves de terminale commerce, vente et STMG du lycée Marie-France de Toulon (qui avait déjà participé à AirLoquence en 2021) ont pu en bénéficier. à travers des échanges autour de l’éco-anxiété et de la qualité de l’air, encadrés par M. Espinosa, en s’appuyant notamment sur une exposition mobile, les élèves se sont entraînés à prendre la parole en public.

    Pour ce faire, ce dernier utilise « l’humour. On décale les choses par le rire. Ça a permis à certains de réussir à parler en public. Tous seront confrontés à des stages, à l’emploi, et ça peut leur porter préjudice. Tout le monde a appris de petites choses ». Une méthode qui porte ses fruits, si bien « qu’elle est reprise par d’autres structures. Les ressources sont disponibles sur notre site et notre exposition sera affichée dans d’autres établissements », se félicite le porteur du projet.

    Pourquoi lier éloquence et éco-anxiété ? « Car un jeune qui parle à d’autres aura plus d’impact qu’un adulte », affirme M. Espinosa. Mais aussi car le simple fait de parler soulage : « Avec le Covid, beaucoup de jeunes ont subi un choc. Il faut trouver un sens à sa vie et la transmission peut en être un. » En particulier à une époque dans laquelle l’enjeu climatique est clé : « On repart avec des idées sur ce qu’on peut faire au quotidien », avance Julie, une des élèves.

    Une vidéo pour la COP 30

    Pour Aurore Arnal, professeure de SVT à l’origine de la venue du projet, « les exercices ouvrent les consciences. L’air n’est pas au programme, mais ça permet de faire le lien avec la préservation des énergies ». « C’est bien de sortir de la salle de classe, de ne pas rester sur un secteur et de faire comprendre l’interdépendance des personnes avec leur environnement », complète le proviseur, Yann Deniau.

    Cette journée donnera lieu à une vidéo – complétée par une future intervention dans un lycée avignonnais – qui sera diffusée au pavillon Francophonie lors de la COP 30 au Brésil, en 2026. « Chaque année, je fais une vidéo lycée et une vidéo enfants. Il n’y a pas de COP sans action locale. Ce qu’on fait, c’est une petite bouteille à la mer », conclut Victor Hugo Espinosa.

  • Une nouvelle résidence sociale pour étudiants rue Saint-Pierre

    Une nouvelle résidence sociale pour étudiants rue Saint-Pierre

    Derrière la grue qui a pris place depuis quelques semaines rue Saint-pierre, élus de la ville de Marseille et promoteurs se sont réunis ce vendredi pour poser la première pierre symbolique de la résidence Op’timone. Dans 15 mois, c’est au croisement de cette rue et de la rue Crillon que devrait s’élever cette nouvelle résidence sociale pour étudiants.

    « Ce projet répond à un vrai besoin de logements étudiant. On sait qu’en France certains étudiants changent d’orientation ou abandonnent leurs études à cause de difficultés à se loger », insiste Jean-Philippe Trede, directeur général de Fac Habitat. Ce sont donc 87 logements qui devraient sortir de terre dans ce quartier où la demande est forte avec notamment la faculté de médecine à quelques centaines de mètres. La résidence proposera des studios ou des T2 avec ou sans balcons et sera pourvue d’un jardin, une laverie, une chaufferie et d’espaces communs. Le rez-de-chaussée devrait être occupé par des commerces.

    Un terrain qui n’a pas été choisi au hasard. « La rue Saint-Pierre est importante dans la vie étudiante, puisqu’elle relie la plaine à la Timone, affirme Didier Jau, maire (EELV) du secteur 4/5. C’est dans cette vie étudiante foisonnante que va s’inscrire cette résidence. » Un projet qui accompagne la transformation de la rue Saint-Pierre promise pour 2027 par la Métropole. « Ces projets vont permettre un renouvellement du quartier », affirme le maire de secteur.

    « Ce projet est la preuve que des partenariats publics, privés peuvent se faire pour l’intérêt commun », insiste Raphaël Emin, directeur général de Demathieu Bard Immobilier. Après la construction du gros œuvre par ce promoteur, la gestion sera donnée à Axentia et Fac Habitat, une association de gestion de résidences étudiantes. Dans tout ce processus, la Ville de Marseille a été un partenaire important.

    La résidence sera ouverte pour tous les étudiants sous conditions de ressources. Les loyers n’ont pas encore été définis, « mais ils devraient être autour de 540 euros toutes charges comprises : électricité, eau et wifi. Et les logements seront évidemment éligibles aux APL », explique Jean-Philippe Trede.

    L’immeuble devrait sortir de terre à la rentrée 2027, et les dossiers pourront être déposés 6 mois avant son ouverture.