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  • Les 78 ans de la Nakba, dans les mémoires et le présent

    Les 78 ans de la Nakba, dans les mémoires et le présent

    Devant la Cité administrative d’Avignon, sur le cours Jean-Jaurès, une douzaine de drapeaux palestiniens flottaient, portés par un mistral frais de début de soirée, ce vendredi 15 mai, soit exactement 78 ans après la Nakba. Le mot, qui signifie « la catastrophe » en arabe, renvoie à l’expulsion massive des Palestiniens de leurs terres par les forces israéliennes en 1948.

    Organisé par l’association Stop génocide 84, environ une centaine de personnes se sont rassemblées pour l’occasion. Et pour Carol Alarcon, l’une des membres de l’organisation qui a pris la parole, « la Nakba n’est pas juste la suite historique de la guerre qui accompagne la création de l’État d’Israël à la suite de la colonisation britannique » et « désigne plus que le processus qui a produit et accompagné les déplacements de populations sous la contrainte, les dépossessions massives, les occupations illégales qui s’en sont suivies ».

    Plusieurs revendications sont portées par le collectif. À savoir le « respect des droits humains et du droit international en Palestine », la fin de « la colonisation, de l’apartheid » et « le droit au retour des réfugiés », ce à quoi correspond la résolution 194 de l’ONU, prise quelques mois après la Nakba, en décembre 1948.

    Et les militants pointent également la responsabilité des pays européens dans la poursuite de la guerre. « Des entreprises privées ou bien les États-Unis, la France, l’Allemagne ou le Royaume-Uni participent, par des soutiens militaires et politiques, ce qui affaiblit profondément l’application du droit international », poursuit Carol Alarcon, qui réclame la suspension de l’accord entre l’UE et Israël ainsi que les échanges d’armes et de composants militaires.

  • « Mobilisation populaire » pour les communes

    « Mobilisation populaire » pour les communes

    « Communes en danger, services publics menacés : en 2026, mobilisons-nous pour la solidarité ! » Dans une résolution adoptée ce week-end à Marseille, le Conseil national du Parti communiste français dénonce « la mise sous tutelle et l’abandon » que les collectivités locales subissent de la part de l’État : « À l’heure où “un grand acte de décentralisation” est avancé, nous affirmons que toute nouvelle étape de décentralisation doit se faire dans le respect des principes d’unité et d’indivisibilité de la République »

    Alors que « l’inacceptable budget 2026 » prévoit une baisse de 8 milliards d’euros, pris aux collectivités après les 5 milliards de 2025, la direction du parti déplore « un hold-up sur nos vies quotidiennes », rappelant qu’en 20 ans, le désengagement de l’État représente 82 milliards, essentiellement pris aux communes. Une « cure d’austérité » d’autant plus inacceptable qu’en parallèle, « des milliards sont budgétisés pour la course à la guerre et les profits des marchands d’armes », poursuit le texte pointant à nouveau les propos tenus au Congrès des maires par le Chef d’État-Major des Armées.

    Considérant que « l’argent existe », les communistes appellent, contrairement à la droite et extrême droite qui « ont fait le choix du capital et des plus fortunés », à la mobilisation la plus large contre ces choix budgétaires et demandent la création pour les collectivités territoriales d’un « fonds d’avances pour les services publics 100 milliards dès 2026 financé par la Caisse des Dépôts et consignations ».

    À la veille des élections présidentielle et législatives de 2027, le texte invite à porter lors des élections municipales les 200 propositions des « Contributions des communistes aux projets municipaux des villages et villes pour 2026 » visant à mettre en œuvre la démocratie participative, l’égalité femmes-hommes, la construction de logements, la lutte contre les déserts médicaux, la sécurité avec une police de proximité, la gratuité des transports, la gestion publique de l’eau et des déchets, les politiques de solidarité etc. « Plus d’élu·es et de maires communistes, et une intervention populaire durable pour porter des avancées, c’est une gauche plus forte, à l’offensive pour défendre la commune et les services publics », martèle la résolution. « À quatre mois du premier tour, dans beaucoup de villes et villages nous sommes d’ores et déjà rassemblés et en campagne. Dans les autres communes, nous tendons la main à toutes celles et ceux qui veulent construire avec nous les rassemblements qui permettront de l’emporter. » Et de conclure, « en 2026, ensemble, faisons des élections municipales un moment de mobilisation populaire pour de nouvelles avancées sociales, écologiques, démocratiques et pour l’égalité des territoires ! »