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  • La mobilité des Avignonnais, défi majeur pour les acteurs locaux

    La mobilité des Avignonnais, défi majeur pour les acteurs locaux

    Ce jeudi 26 mars, il n’y avait pas que des étudiants et des enseignants à l’université d’Avignon. Car se tenait dans les locaux de l’établissement la 4e édition du Forum de la mobilité, organisé en partenariat avec France Travail.

    Un sujet majeur dans le département. Car en dehors des grandes communes, Avignon en tête, l’accès aux transports en commun est difficile et de nombreux foyers n’ont pas de voiture. « D’après des études, 30% des personnes ont abandonné une opportunité professionnelle car il y avait un problème de mobilité pour s’y rendre. Aujourd’hui est l’occasion de montrer qu’il y a des accompagnements et des aides pour que ce ne soit plus le cas », explique Sophia Kantach, conseillère France Travail. « Et cela concerne tout le monde. Il faut enlever ces freins », abonde sa collègue à France Travail, Solange El Kasser.

    La coopération avec l’université ne doit rien au hasard : l’établissement rencontre lui-même des problématiques liées aux déplacements. « On s’est rendu compte que 50% de notre bilan carbone vient des déplacements. On cherche à éloigner le plus possible les étudiants et salariés de la voiture individuelle », précise Stéphane Sammartino, enseignant-chercheur et chargé de mission sur la mobilité à Avignon Université. Différentes pistes sont étudiées sur les deux campus, dont celui de l’Agroparc, situé à quelques kilomètres. Parmi les projets : des casiers pour laisser des affaires sur place et ainsi favoriser l’usage du vélo.

    Étoile ferroviaire

    La mobilité était également un des grands thèmes des dernières élections municipales en Cité des papes. Avec le plan Faubourg qui a notamment été vivement critiqué. Ou encore la gratuité des transports en commun, sujet notamment porté par les candidats de gauche et, depuis plusieurs années, par les élus écologistes. Les adeptes du vélo, comme Marie-Lise, bénévole pour l’association Roulons à Vélo, se réjouissent « d’un bel effort » sur le développement des pistes cyclables, ces dernières années. Un travail de collaboration entre la municipalité et l’université qui devrait se poursuivre. « C’est un partenariat de longue date. L’université est un vecteur d’attractivité avec 10 000 étudiants sur le territoire. Ce qui oblige à travailler sur la mobilité de ces personnes et à les accompagner, car c’est un sujet complexe. De montrer qu’Avignon est une ville où il est facile de bien vivre », pointe Olivier Marquet, directeur de la mobilité à la Ville d’Avignon.

    Des améliorations sont à attendre, notamment avec le développement du projet de RER métropolitain, dans lequel la Ville d’Avignon était jusqu’ici pleinement mobilisée. La poursuite de cet engagement n’est cependant pas assurée avec la nouvelle mandature. Le dossier final doit être déposé auprès des services de l’État en cette fin d’année 2026. Ce Serm, pour Services express régionaux métropolitains, devrait également desservir le Gard et le nord des Bouches-du-Rhône. Des études ont été lancées par plusieurs collectivités pour un total de 1 million d’euros. L’État en porte la moitié, le reste étant partagé par la Région (200 000 euros), le Grand Avignon (110 000), la Ville d’Avignon (50 000) et, de manière moindre, par les Départements de Vaucluse et du Gard, ainsi que les intercommunalités de Carpentras, Luberon Monts de Vaucluse, Sorgues du Comtat, Pays des Sorgues et Monts de Vaucluse et Terres de Provence – au nord des Bouches-du-Rhône.

  • Grand Avignon : une enquête inédite sur les déplacements est en cours

    Grand Avignon : une enquête inédite sur les déplacements est en cours

    À l’époque, même la LEO n’était pas encore dans les cartons. C’est dire si l’enquête en cours sur les mobilités, qui vient d’être lancée, est d’une ampleur inédite. Car, en termes d’analyse de déplacements, le grand bassin de vie d’Avignon a un lointain repère en 1980, qui ne « portait que sur la ville d’Avignon », rappelle le Grand Avignon. La collectivité chapeaute donc une grande enquête mobilités * depuis le début du mois et jusqu’en avril.

    Comme nous en tracions déjà les grandes lignes cet été (notre édition du 07/08), « la plus grande enquête de mobilité jamais réalisée sur le territoire », s’étend sur 11 agglomérations [dont deux du Gard et celle du nord des Bouches-du-Rhône], soit 131 communes et 610 000 habitants. Soit la 16e aire urbaine la plus vaste de France.

    « Des enquêteurs et télé enquêteurs interrogeront un échantillon représentatif de 10 000 habitants pour mieux connaître les pratiques de déplacements tous modes confondus (marche, vélo, transports collectifs, voiture, covoiturage, etc.) », développe le Grand Avignon. L’étude, d’un montant estimé d’1 million d’euros, a été actée lors du conseil communautaire de mars, l’État et la Région la finançant à 75%.

    67% des déplacements se font en voiture

    « Les résultats offriront une connaissance fine de la mobilité des habitants sur le territoire et alimenteront les nombreux projets, notamment le futur Service express métropolitain (SERM) avignonnais et les démarches de planification des politiques publiques », projette le Grand Avignon. Si, comme le prône Joël Guin, président (SE) du Grand Avignon, avec l’enquête, « nous pourrons continuer de renforcer les transports dans nos intercommunalités, faciliter les trajets et encourager des modes de déplacement plus pratiques, plus économiques et plus écologiques », quelques données sont déjà connues : 67% des déplacements du quotidien s’effectuent en voiture alors qu’en Vaucluse, 60% de ces déplacements font moins de 5km. De quoi déjà livrer quelques pistes pour réduire la part de la voiture.

    Cette enquête s’appuie sur un modèle de référence nationale élaboré par un organisme d’État, le Cerema, pour analyser les déplacements de toutes les catégories de population aux différentes échelles d’un territoire. « Les enquêtes ménages déplacements sont à la mobilité ce que le recensement de la population est à la démographie », se targue Laure Verneyre, directrice territoriale Méditerranée du Cerema. Concrètement, des enquêteurs mèneront des entretiens en face à face ou téléphoniques. Le questionnaire, d’une vingtaine de minutes, est anonyme, gratuit et sans publicité. Les résultats sont attendus dans un an.