Tag: Requalification

  • Bingui l’assure, le trafic de stup’, ce n’est pas sa came

    Bingui l’assure, le trafic de stup’, ce n’est pas sa came

    Les jours se suivent et se ressemblent à la barre de la 7e chambre correctionnelle de Marseille… Après l’audition du présumé numéro 2 du clan Yoda, c’était au tour de Félix Bingui, le chef « incontestable » d’un des plus gros réseaux marseillais de stupéfiants selon les enquêteurs qui l’ont suivi à la trace durant deux ans, de 2021 à 2023, de nier fermement ce vendredi 29 mai tout ce dont on l’accuse.

    L’Alésien de 35 ans, au casier judiciaire déjà fourni avec 13 mentions, en détention provisoire après avoir été interpellé au Maroc, est mis en examen pour trafic de stupéfiants, association de malfaiteurs et blanchiment lié au trafic de stupéfiant. Le tout en récidive. Il risque jusqu’à 20 ans de prison. Passé au grill des questions de la présidente, il argumente, pied à pied dans la chaleur étouffante du tribunal. Sur les 19 co-prévenus, il en connaît « 6 ou 7 », les côtoie « du quartier ». Loin d’être à la tête d’un réseau assure-t-il, quand la présidente cite des écoutes du dossier selon lesquelles il tient les points de deal de « la Paternelle », « la Cabu’ » et « les Micocouliers ».

    Quand les enquêteurs font le portrait d’un homme à poigne, à qui on rend des comptes, qui règle les conflits entre personnes si nécessaire, récolte le fruit de la vente de drogue, est impliqué dans la fourniture d’armes, il réfute encore. « Je n’ai jamais été quelqu’un de violent », martèle-t-il. Le trafic de stup’, ce n’est pas sa came. Tout ça ne serait que ragots trouvés sur les réseaux sociaux. Mieux, la Paternelle, il n’y a « jamais mis les pieds ». La guerre entre la DZ et Yoda pour s’approprier les points de deal marseillais, c’est de l’affabulation, « y a un Snap qui a fait je ne sais pas combien de vues sur Marseille… »

    De la chance aux jeux

    Quand la femme de son beau-frère, Omar B., l’accuse dans une conversation interceptée par les policiers, avec la femme d’Amir A., d’avoir donné le go pour l’assassinat de leurs compagnons le 3 mai 2023 à Salou en Espagne, il s’agace. « Elle est tarée », balance-t-il. Et ce n’est pas son beau-frère qui était visé, « il n’avait rien à voir » affirme-t-il. « Les échos que j’ai eus, c’est que c’était une troisième personne qui était avec eux qui les a quittés deux minutes avant », répond-il refusant de donner un nom.

    Lui s’est contenté de « toucher » parfois pour sa consommation « de la beuh plus que du shit. » Ces allers-retours entre le Maroc, l’Espagne et ses brefs séjours successifs à Marseille, dans des hôtels de luxe, qu’il ne réserve pas lui-même parce qu’il n’a « pas toujours de carte bleue », pas plus que les 19 voitures de location avec lesquelles il se déplace, c’est pour pointer, aller voir sa mère pas du tout parce qu’il se sent menacé. Tout de même, « quand on voit la pluralité de lignes de téléphone, de véhicules loués, cela donne le sentiment que vous ne voulez pas être tracé… », analyse la présidente du tribunal. « Cela n’a rien à voir avec tout ça », rétorque-t-il, « sinon je serai même pas venu à Marseille. Je ne me suis jamais caché. Je n’ai pas fui j’étais juste chez moi au Maroc, j’en avais marre de la France ».

    Ses revenus pour les voyages en Thaïlande, à Dubaï, les achats d’articles de luxe dont des montres, « des répliques » oppose-t-il, il les tire de son activité de locations de voitures menée depuis sa cellule, « je suis sorti de détention presque avec 70 000 euros » ose-t-il, de paris sportifs, à raison par exemple de 100 euros misés pour 19 000 euros gagnés d’un coup. Pas de la veine mais un savoir-faire : « C’est pas le loto non plus. » Il y a aussi les parties de poker qu’il organise dans un local attenant à l’alimentation de la rue Thubaneau (1er) dont, là non plus, il n’est pas propriétaire. De quoi faire ajouter au procureur une requalification de blanchiment simple et en bande organisée en fin d’audience…

  • À Avignon, la rue Thiers a fait peau neuve et va reprendre vie

    À Avignon, la rue Thiers a fait peau neuve et va reprendre vie

    Il est un peu moins de 11h ce vendredi matin et les ouvriers, gilets orange sur le dos, procèdent aux derniers ajustements des travaux de la rue Thiers, tandis que les rayons du soleil se faufilent entre les bâtiments aux différentes teintes de beige et de gris. Dernières plantes mises en terre et petits trous à boucher pour que tout soit prêt pour l’inauguration, ce samedi, de la deuxième phase de requalification.

    Après plusieurs mois de travaux, du croisement avec la rue Philonarde jusqu’au croisement avec la rue Guillaume Puy, le changement est là. La route goudronnée et les trottoirs ont laissé place à un cheminement au même niveau. S’ajoutent aussi des « appuis vélos » supplémentaires, une reprise de l’éclairage public, un choix de plantes adapté au changement climatique ou encore une meilleure infiltration de l’eau grâce aux espaces végétalisés.

    Des changements qui réjouissent les quelques commerçants ouverts en cette matinée, malgré les difficultés rencontrées. Tel que Philippe Le Veve, gérant bar-tabac Thiers, qui, tout en constatant « une perte assez énorme de 30% du chiffre d’affaires » pendant la « très longue » période, ce qui l’a obligé à « travailler à flux tendu », estime tout de même que « c’est très beau ». « On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs », concède également Evelyne Bourret, de l’institut Beauté Marine, à quelques pas de là, qui se dit toutefois « très satisfaite » du résultat. Du côté de la municipalité, on assure qu’un suivi a été mis en place avec les habitants et les commerçants, notamment avec le coordinateur de l’entreprise Tecelys, qui réalisait les opérations, présent quotidiennement sur place. « C’étaient des travaux compliqués car ils se faisaient en demi-chaussée. Mais tout s’est bien passé, à part quelques soucis, comme dans tous les travaux », précise ce dernier, citant par exemple le perçage d’une conduite de gaz enterrée trop peu profondément. Ce qui a provoqué une coupure momentanée.

    Poursuite prévue

    La suite de la requalification sera donc entre les mains de la prochaine équipe municipale. « On ne peut pas s’arrêter là en si bon chemin. Il faut terminer », explique Jean-Marc Bluy, adjoint au maire délégué au centre-ville. « Plus rien ne fonctionnait dans la rue. L’objectif de cette requalification est de la redynamiser. Quand on voit ce qui se passe avec la rue Carnot, réhabilitée ces dernières années, c’est l’objectif ici aussi. On espère un redémarrage », poursuit-il. La suite doit s’organiser en deux phases supplémentaires : la première de la rue Guillaume Puy à la rue Buffon, puis de la rue Buffon à la porte Thiers pour terminer. L’issue des travaux est estimée à fin 2026 ou courant 2027. La totalité des aménagements est estimée à environ 3,7 millions d’euros.

  • Point d’étape à Croix-Sainte pour Gaby Charroux

    Point d’étape à Croix-Sainte pour Gaby Charroux

    Les deux prochaines semaines sont déterminantes », affirme Gaby Charroux face aux participants à la réunion publique organisée à la mairie annexe de Croix-Sainte jeudi soir. L’édile martégal a d’emblée tenu à préciser son refus de participer aux débats des médias locaux : « pour des raisons politiques ».

    « Nous n’avons rien à échanger avec des gens qui étaient au conseil municipal, dont certains qui étaient avec nous au départ, et qui sont partis tôt ou tard », tance Gaby Charroux à l’égard de ses anciens partenaires. Le candidat considère que « les débats ont été pitoyables », et s’estime « en bonne compagnie des autres maires qui ont refusé ces débats », à Istres, Salon, Aix ou Cassis. « Vous savez ce que nous portons », tranche-t-il.

    Gaby Charroux fait notamment référence au « bouclier martégal », soit « les services publics gratuits ou à prix bas » comme « la cantine la moins chère du département, à 2,35 euros quand le repas revient à 14 euros à la Ville » ou encore « la médiathèque gratuite, pour laquelle on peut se dire que c’est normal mais non, en France certaines sont payantes ». Au total, il compte « 231 nouvelles propositions » dont le Centre d’initiation à la culture, une bourse pour accompagner la création artistique ainsi qu’une « concertation avec les jeunes pour savoir ce qu’ils veulent » en matière de loisirs sur la commune.

    Propositions et luttes

    Ces propositions sont adjointes de plusieurs luttes, plus idéologiques. Alors qu’un habitant déplore « les fuites d’eau mal réparées à Mas de Pouane », Gaby Charroux rétorque que « les bailleurs doivent s’y mettre », parlant d’une « bataille » avec eux, notamment « Erilia à Boudème et 13 Habitat à Notre-Dame-des-Marins ». Un autre participant, cuisinier pour la Ville, affirme être « fier de cuisiner du frais tous les jours et de faire découvrir le goût à nos enfants ». Cet aspect est inscrit au programme, distribué dans la soirée, à côté de « tendre à 50% de produits bio en préservant les circuits courts » et d’« un plan santé nutrition ».

    Gaby Charroux, a tenu à couper court à toute controverse à ce sujet. « Certains qui se présentent aux élections disent que la plaine agricole de Saint-Julien va devenir constructible. Non ! Nous voulons la protéger, après 100 ans à être cultivé », assène-t-il.

    Autre sujet du prochain mandat, le contournement autoroutier. « Nous serons présents à tous les instants où ça va se dessiner » promet Henri Cambessédès (SE), 1er adjoint, affirmant que « la requalification de Croix Sainte est ce qui nous intéresse le plus, pour obtenir une ville apaisée sans tous les camions de matières dangereuses », passant non loin.

  • Point d’étape à Croix-Sainte pour Gaby Charroux

    Point d’étape à Croix-Sainte pour Gaby Charroux

    Les deux prochaines semaines sont déterminantes », affirme Gaby Charroux face aux participants à la réunion publique organisée à la mairie annexe de Croix-Sainte jeudi soir. L’édile martégal a d’emblée tenu à préciser son refus de participer aux débats des médias locaux : « pour des raisons politiques ».

    « Nous n’avons rien à échanger avec des gens qui étaient au conseil municipal, dont certains qui étaient avec nous au départ, et qui sont partis tôt ou tard », tance Gaby Charroux à l’égard de ses anciens partenaires. Le candidat considère que « les débats ont été pitoyables », et s’estime « en bonne compagnie des autres maires qui ont refusé ces débats », à Istres, Salon, Aix ou Cassis. « Vous savez ce que nous portons », tranche-t-il.

    Gaby Charroux fait notamment référence au « bouclier martégal », soit « les services publics gratuits ou à prix bas » comme « la cantine la moins chère du département, à 2,35 euros quand le repas revient à 14 euros à la Ville » ou encore « la médiathèque gratuite, pour laquelle on peut se dire que c’est normal mais non, en France certaines sont payantes ». Au total, il compte « 231 nouvelles propositions » dont le Centre d’initiation à la culture, une bourse pour accompagner la création artistique ainsi qu’une « concertation avec les jeunes pour savoir ce qu’ils veulent » en matière de loisirs sur la commune.

    Propositions et luttes

    Ces propositions sont adjointes de plusieurs luttes, plus idéologiques. Alors qu’un habitant déplore « les fuites d’eau mal réparées à Mas de Pouane », Gaby Charroux rétorque que « les bailleurs doivent s’y mettre », parlant d’une « bataille » avec eux, notamment « Erilia à Boudème et 13 Habitat à Notre-Dame-des-Marins ». Un autre participant, cuisinier pour la Ville, affirme être « fier de cuisiner du frais tous les jours et de faire découvrir le goût à nos enfants ». Cet aspect est inscrit au programme, distribué dans la soirée, à côté de « tendre à 50% de produits bio en préservant les circuits courts » et d’« un plan santé nutrition ».

    Gaby Charroux, a tenu à couper court à toute controverse à ce sujet. « Certains qui se présentent aux élections disent que la plaine agricole de Saint-Julien va devenir constructible. Non ! Nous voulons la protéger, après 100 ans à être cultivé », assène-t-il.

    Autre sujet du prochain mandat, le contournement autoroutier. « Nous serons présents à tous les instants où ça va se dessiner » promet Henri Cambessédès (SE), 1er adjoint, affirmant que « la requalification de Croix Sainte est ce qui nous intéresse le plus, pour obtenir une ville apaisée sans tous les camions de matières dangereuses », passant non loin.

  • Pépites patrimoniales à Marseille : deux ventes et un bail

    Pépites patrimoniales à Marseille : deux ventes et un bail

    Dévoilement lundi des lauréats de l’appel à projets baptisé « Pépites patrimoniales », destiné à « réinventer des usages » à des édifices municipaux à l’abandon pour les rouvrir aux Marseillais.

    Trois biens sur les six propositions ont trouvé leur lauréat. D’abord, le fleuron Art Déco du 90 boulevard des Dames (2e) dessiné en 1928 par l’architecte Jean Rezan pour le siège de la compagnie de navigation Paquet. Racheté en 1972 par la Ville, c’était sa direction des ressources humaines jusqu’en 2020. Le lauréat est le groupement conduit par Adim Provence (Vinci Construction) avec l’entreprise de restauration Girard, l’agence Rougerie + Tangram, Indigo Energie, EODD, ICD Energies, Alpes Contrôles, le Collectif Marseille Devant ! et d’autres futurs exploitants. Tangram avait racheté en 2015 au Département le beau bâtiment des Affaires maritimes, rue des Phocéens, pour le rénover et y installer son agence.

    Surprise de taille, c’est une « vente sous conditions » de l’édifice qui est annoncée pour un prix non encore dévoilé et un montant de travaux inconnu à ce stade. Aucun calendrier prévisionnel n’est publié. Le montage contractuel qui reste à élaborer devra être validé par une délibération du conseil municipal de la prochaine mandature. D’où l’incertitude sur ce projet de reconversion en un lieu totem nommé « Les Dames » dédié au cinéma, à la formation des métiers du 7e Art. Benoît Payan s’est réjoui que cette belle endormie « soit dédiée à des métiers d’avenir, à une filière qui a besoin d’avoir un bâtiment totem que seront “Les Dames” dans le respect de l’histoire de ce bâtiment. On va aussi permettre à des jeunes en formation, à des apprentis, des compagnons de dévoiler leurs talents, et pour nous c’est quelque chose de magnifique. Ce n’est pas rien d’avoir le droit de rêver et vous nous avez montré que c’est possible », a-t-il dit aux lauréats.

    Même configuration pour le lauréat du 62, corniche Kennedy (7e), une maison en contrebas du pont du Vallon des Auffes qui sera cédée pour le projet retenu « La Pointe » porté par Joseph Legrand, Stephen Grives, Michel Athenour et La Confraglation, avec MOA Architecture, Marsxelles, Polymer, Pièce à part, BET Collet et Index Structures. Il s’agit, après requalification lourde du site, de créer « un lieu ouvert, culturel et convivial » avec une offre de restauration, une programmation culturelle, l’accueil d’artistes, des espaces ouverts au quartier.

    Quant au Pavillon de partage des eaux des Chutes-Lavie de 1901, le projet « Les gardiens de la mémoire et de l’eau à Marseille » est retenu. Il est porté par le collectif Objectif Tore avec Valentine Pilliard, Corrado de Giuli Morghen (l’architecte du patrimoine bien connu qui a restauré le Palais Longchamp et les fabriques du parc), Isabelle Miard et John Morin pour un lieu pédagogique autour de l’eau. Pour ce joyau architectural, un « bail de longue durée » associé à une phase préparatoire de construction avec les habitants serait l’option retenue.

    En revanche, ni la bastide de Château-Gombert (13e), ni la Villa Athéna (13e), ni le 63 rue Sauveur-Tobelem (7e) n’ont trouvé de lauréat, faute de propositions ou de projets qualitatifs.

  • À Port-de-Bouc, Laurent Belsola veut bâtir « la ville de demain »

    À Port-de-Bouc, Laurent Belsola veut bâtir « la ville de demain »

    Une équipe « ouvrière, populaire, ancrée et non parachutée ». C’est ce qu’a présenté le maire sortant qui brigue un second mandat, Laurent Belsola, salué par le conseiller municipal qui repart à ses côtés, Gilbert Caneri, devant une salle Youri-Gagarine comble et acquise à sa cause, jeudi.

    Comme lui, ils sont 18 de l’ancienne majorité à s’engager de nouveau pour écrire cette « nouvelle page ». Laurence Casandri, conseillère municipale déléguée au handicap et aux droits des femmes, figure en deuxième position de la liste et fera de l’inclusion son cheval de bataille. Son premier combat : « L’ouverture d’une classe Ulis [unité localisée pour l’inclusion scolaire, Ndlr.] collège. » Patrice Chapelle reprendra la délégation de la culture. Floriane Sotta, David Guiot, Martine Muller et Akrem M’Hamdi complètent le haut de liste, suivis de Cathy Vaxès, petite fille de l’ancien maire de 1990 à 2005, Michel Vaxès. La directrice de la mission locale veut mettre ses « compétences » et son « réseau professionnel au service des administrés et notamment des jeunes administrés pour favoriser leur émancipation, faciliter leur accès à l’emploi et à l’autonomie ».

    Parmi les autres visages connus qui complètent la liste, Naïma El Ghazzar, très impliquée dans le club de plongée et à la SNSM, Éric Jovenet du chantier naval, ou encore Matthieu Perfetti, qui fait rayonner la commune pendant Noël avec les illuminations qu’il installe dans son jardin.

    La santé comme priorité

    En cas d’élection, cette nouvelle équipe entend poursuivre le travail engagé depuis des années par les différentes majorités communistes. Laurent Belsola l’annonce : « La santé n’est pas une compétence municipale, mais ce sera notre priorité pour le mandat. » Le maire-candidat explique avoir d’ores et déjà racheté le centre Michel-Borio, autrefois centre de la mutualité Oxance, pour un euro symbolique, et dit vouloir le redynamiser « pour que l’hôpital de Martigues puisse s’y déployer »  : « Les discussions sont très avancées. » La liste emmenée par Laurent Belsola entend convertir les locaux de l’ancienne Caisse primaire d’assurance maladie en résidence senior.

    L’équipe veut s’atteler à continuer de « recoudre la ville », avec la fin des réhabilitations des quartiers prioritaires Bellevue, la Lèque et les Aigues Douces et la requalification de la RN568 en boulevard urbain. Mais aussi en renforçant l’attractivité avec le développement du tourisme culturel et industriel, la mise en place d’un village de Noël gastronomique en lien avec les restaurateurs, la rénovation des bâtiments du Respelido pour y installer un nouveau commerce de proximité ou le déplacement des sardinades vers le port pour créer un ensemble avec les artisans de bouche.

    Enfin, côté tranquillité publique, la liste de gauche compte se battre pour obtenir un commissariat mixte abritant la police municipale, mais aussi un détachement de la police nationale de Martigues. Les projets sont nombreux, mais l’équipe est motivée.

  • Au Rove, Paul Sabatino mise sur l’expérience et la proximité

    Au Rove, Paul Sabatino mise sur l’expérience et la proximité

    Pas de « promesses irréalistes » mais « un discours de sincérité ». Le gymnase du Rove affichait complet pour la présentation de la liste de Paul Sabatino. Dans une salle pleine et ambiancée par Jean-Marc Sichi, habillé en « M. Loyal », le maire sortant a d’abord salué « l’âme du Rove » et rendu hommage à son prédécesseur Georges Rosso, disparu l’an dernier. L’occasion de rappeler le bilan de l’équipe sortante, la requalification de la traversée du village, les parkings, la rénovation des équipements scolaires et sportifs, l’extension de la vidéoprotection, et le futur dojo. Avec ses 5 328 habitants et 87% de terres classés, le Rove demeure « un village à taille humaine ».

    Un cadre qu’il entend préserver avec une équipe rajeunie et diversifiée, faite d’élus expérimentés et de nouveaux visages issus de tous les quartiers, unis dans « la conviction que la commune mérite une équipe soudée, compétente et sincère ». La liste « Continuons ! » s’inscrit dans cette ligne. « Continuer, c’est consolider. Renforcer. Adapter. C’est avancer, s’inscrire dans un sillon profond sans jamais perdre de vue l’essentiel : l’intérêt communal et général », insiste-t-il.

    « Le maire de tous »

    Quinze élus sortants vont poursuivre l’aventure, souligne-t-il, saluant leur fidélité et leur sens du service public. Parmi eux : Michel Bartoli « amené à prendre plus de responsabilités », Marie-Claude Bonnet, Christiane Cadière, ancienne DGS ou Viviane Rosso, très applaudie et « la plus expérimentée » de l’équipe. Les profils des quinze entrants sont variés (actifs, retraités, acteurs associatifs ou professionnels engagés) pour « croiser les regards et préparer l’avenir ». On pense à Ilhem Delmas Zeghadi, chercheuse arrivée il y a peu comme Laurent Rivoire, aux enfants du Rove François Caballero, Chantal Gouiran, Sylvie Raha ou Jean-Marie Giordano, et à ces figures Noël Kouici, « homme de combat et personnalité du port » ou André Secci, enfant de Niolon et mythique dirigeant de l’USPEG. Lisa Voyatzis, parent d’élève, est la benjamine de la liste.

    Dans un contexte financier « sain », avec une dette maîtrisée et des comptes équilibrés, Paul Sabatino s’est engagé à ne pas augmenter la fiscalité communale. La méthode reposera sur la concertation, le renforcement des services publics au service de la jeunesse, du cadre de vie, de la tranquillité publique et du soutien aux associations. « Le 15 mars, le choix sera clair : celui de l’expérience, de la proximité et du vivre-ensemble », conclut Paul Sabatino, prêt à rester « le maire de tous ».

  • Une ancienne friche laisse place à une nouvelle résidence pavillonnaire

    Une ancienne friche laisse place à une nouvelle résidence pavillonnaire

    Fini la friche, l’ancienne entreprise de BTP laisse place au logement neuf. Un nouveau lotissement a vu le jour le long de la nationale 569, en face du domaine de la Mériquette. Le Clos des Carabins, porté par Bouygues immobilier, a été inauguré mercredi 4 février par son promoteur, ses partenaires, la Ville et le sous-préfet d’Istres Christophe Borgus.

    La résidence se compose de 28 logements pavillonnaires, dont neuf en location sociale portés par le bailleur Erilia et 19 en location intermédiaire gérés par Inli’Paca. D’après le promoteur Bouygues immobilier, la résidence a été conçue autour de trois enjeux : « contribuer à la réindustrialisation par une offre de logement répondant aux besoins des bassins d’emploi », « réaliser des logements accessibles au plus grand nombre en zone tendue » par le panachage de locatif social et intermédiaire, et insérer le projet sur un site déjà existant.

    Valoriser le foncier sans artificialiser les sols

    Le programme s’insère dans le paysage urbain du nord de Fos-sur-Mer, dans la zone pavillonnaire des Carabins. L’emprise du programme remplace celle d’une ancienne entreprise du BTP. « La résidence a permis une requalification complète du site, transformant une emprise industrielle en un nouveau lieu de vie apaisé, végétalisé et ouvert sur son environnement » illustre le promoteur, qui parle de « valoriser le foncier existant tout en limitant l’artificialisation des sols et en contribuant ainsi à un urbanisme plus durable ».

    Le directeur régional de Bouygues immobilier Olivier Ferroni estime que « cette opération illustre la collaboration entre acteurs privés et publics », constituant « un modèle économique exemplaire permettant de proposer une offre variée de logements en phase avec les besoins des familles ».

    Son supérieur Olivier Durix développe : « Bouygues Immobilier développe des solutions résidentielles indispensables à l’accueil des entreprises et de leurs salariés, en tant qu’acteur des territoires », considérant que « la réussite de la politique nationale de réindustrialisation repose aussi sur le logement » alors que des dizaines de milliers d’emplois nouveaux sont annoncées d’ici à 2030 sur la zone, déjà tendue sur le plan de l’habitat.

  • À Istres, Bernardini présente un programme de bâtisseur

    À Istres, Bernardini présente un programme de bâtisseur

    S’il fallait ne retenir qu’un mot des 31 pages du programme de François Bernardini (DVG), ce serait « développement ». Alors que le territoire de l’Ouest des Bouches-du-Rhône est à un tournant de son histoire industrielle, Istres prend sa place dans la transition. À eux seuls, les projets d’Hynaero (production d’hydravions bombardiers d’eau) et de Sabena Technics (maintenance des avions ravitailleurs MRTT) devraient créer 600 emplois directs. « La construction est le corollaire immédiat du développement », affirme le maire (DVG) candidat à sa succession, « autrement on se ferme des portes ».

    Parmi les dossiers structurants, citons la requalification du Prépaou, pensée avec les bailleurs sociaux afin d’aérer le quartier et de rassembler au sein d’un seul et même bâtiment le centre social, les locaux de la mairie annexe, ceux de France Services et une salle polyvalente, ou encore la reconstruction de l’Ehpad les Cardalines dans le secteur du Boisgelin, là où le candidat (LR) Robin Prétot envisage plutôt de créer un parc. « Le permis d’aménager a été accordé et purgé de tous recours, les travaux débuteront au premier semestre 2026 », évacue François Bernardini.

    Animer le centre-ville

    Le maire remet également sur la table le projet du golf de Rassuen et de son écoquartier, mis à l’arrêt pour des raisons environnementales, dont les balbutiements remontent à 2015. « Nous essayons de convaincre l’administration que nous avons un excellent dossier. On est en train de mettre la bride sur un projet qui ne coûterait rien et qui apporterait une sécurité extraordinaire à ce site », une friche industrielle. Le candidat affirme qu’une enquête publique devrait être lancée, sans en préciser la date.

    Côté centre-ville, François Bernardini admet que les résultats des commerces ne sont « pas satisfaisants ». « Ce n’est pas faute d’efforts », assure-t-il, citant la création d’un poste de manager, l’acquisition de fonds de commerce et les nombreuses subventions. L’édile pointe des changements d’habitude de consommation et la topographie de la commune qui n’offre que des espaces réduits en rez-de-chaussée. « Il ne faut pas considérer le commerce comme le seul élément d’animation du centre-ville », affirme-t-il. Pour le prochain mandat, François Bernardini ambitionne de créer une résidence d’artistes dans le centre ancien, ainsi qu’une résidence intergénérationnelle en colocation.

    Toutes les propositions sont à retrouver dans le programme du candidat ou sur son site.

  • La préfète à l’égalité des chances veut maintenir l’effort

    La préfète à l’égalité des chances veut maintenir l’effort

    Avec la campagne des municipales, des financements pas encore votés et un invraisemblable maquis de dispositifs, difficile pour Isabelle Épaillard de rentrer dans les détails de ses actions. Alors que dans les quartiers, les acteurs de terrain ne cesse de dénoncer le manque de moyen, elle affiche sa volonté de poursuivre l’action de l’État.

    Champions

    de la rénovation urbaine

    Avec 19 projets de rénovation urbaine dans les Bouches-du-Rhône, le département est particulièrement avancé en la matière se félicite Isabelle Épaillard. « Ce sont 850 millions d’euros investis par l’État », détaille-t-elle. Avec 80% des budgets engagés, « on a pratiquement réalisé ce qu’on doit faire d’ici le 30 juin 2026 », ajoute-t-elle, « on va enclencher les marchés, on va voir les grues ».

    Les co-propriétés dégradées dans le viseur

    Les quatre opérations de requalification des copropriétés dégradées d’intérêt national (ORCOD-IN) au Mail, à la Maurelette, à Consolat et aux Rosiers, sont aussi une de ses fiertés. Même si le stade de la signature des conventions n’a pas encore été franchi. La tâche est immense en la matière avec 60 000 logements concernés dans le département dont la moitié à Marseille. « 71% des logements communaux sont en copropriétés, 80 dans une situation difficile, 30 particulièrement dégradées sur la métropole dont 28 sur Marseille », enchaîne la préfète qui disposera d’un diagnostic affiné à la fin du premier trimestre 2026 avec le concours de la Ville et de la Métropole dans le cadre de la SPLAIN. Quand à Frais-Vallon ou Bel Ombre, les collectifs se montent pour dénoncer la mauvaise gestion de leurs résidences, Isabelle Épaillard promet de mieux accompagner les propriétaires concernés par les ORCOD-IN avec un plan de formation spécifique confié à l’Adil (Agence départementale d’information sur le logement).

    Des avancées

    sur le logement social

    Avec 116 000 demandes de logement social dans le département par an, le besoin reste important insiste Isabelle Épaillard. Au 19 janvier sur l’ensemble du département, 3 974 logements sociaux ont été agréés, sans compter 857 autres dossiers devant se concrétiser. À comparer au 3 346 en 2024, 2 523 pour 2020, « on se rapproche des objectifs » estime la préfète alors que dans le cadre Programme local de l’habitat (PLH) la métropole devait atteindre les 4 500 logements sociaux par an.

    Aller plus loin

    sur la prévention

    La préfète veut « aller plus loin » sur la prévention après avoir investi 6 millions d’euros l’an dernier sur les 20 millions alloués à la politique de la ville. Concrètement 300 contrats adultes relais ont été mis en place avec le financement de 5 associations et la contribution des bailleurs sociaux. Un contrat de travail aidé de deux fois 3 ans maximum. Elle mise aussi sur les 11 cités éducatives installées dans le département, 8 sur Marseille, pour 3 millions d’euros d’investissement. L’idée : faire se rencontrer habitants et acteurs d’un quartier. « Par exemple, dans le 3e arrondissement on a mis en place l’école ouverte où une fois par trimestre, les parents peuvent venir voir comment ça fonctionne », illustre Isabelle Épaillard. Pour le reste, elle assure travailler avec la préfète de police à des actions. Il faudra aussi « travailler mieux sur la protection de l’enfance », estime-t-elle. Une compétence du conseil départemental…