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  • À Marseille, une action « Bloquons tout » vite réprimée par la police

    À Marseille, une action « Bloquons tout » vite réprimée par la police

    Patatra. Le blocus qui devait s’organiser, jeudi matin au pied de la CMA CGM (2e), dans le cadre du mouvement « Bloquons tout », né sur les réseaux sociaux, a été réprimé avant même d’avoir commencé. À 6h30, quelque 200 militants qui s’étaient donné rendez-vous au métro Joliette (2e) abandonnaient déjà l’éventualité d’une action au pied de l’empire Saadé, d’après eux « surprotégé » par les forces de police.

    Aux alentours de 7h, le cortège a finalement décidé de se déplacer vers les Terrasses du port (2e), où un blocus de l’A55 était envisagé. Mais les policiers, mobilisés en nombre sur la zone, ont immédiatement stoppé les militants qui ont été poussés hors de la route moins d’une minute après leur arrivée. Les forces de l’ordre ont dans la foulée utilisé plusieurs bombes lacrymogènes afin d’encercler le cortège et de procéder à un contrôle d’identité général. Au total, selon la police, 100 personnes ont été contrôlées et 22 interpellées. « Tu n’es pas seul ! », scandent les militants lorsque certains manifestants sont écartés. « Les personnes mises à l’écart ne sont pas systématiquement interpellées. En général, elles le sont parce qu’elles refusent de décliner leur identité. Si elles refusent toujours de coopérer au bout de 4h, elles sont emmenées en garde à vue », explique un policier présent sur place. Les forces de l’ordre ont fouillé l’intégralité des militants contrôlés, photographié leur pièce d’identité et récupéré leurs équipements de protection (gants, lunette de plongée, masque FFP2…). Des bombes de peinture et pétards ont également été confisqués aux militants.

    Violence et revendications du blocus

    Si les bombes lacrymogènes, utilisées dès 7h10, ont permis aux policiers d’encercler la majorité des manifestants, certains sont parvenus à s’extraire du groupe, parfois violemment repoussés par les forces de l’ordre. Dans une vidéo enregistrée par l’Agence France Presse et diffusée en masse sur les réseaux sociaux, on aperçoit un policier pousser avec son pied une manifestante avant de lui exiger de se « casser ». « Oui je me casse », répond la jeune femme avant qu’un policier ne la pousse de nouveau et qu’elle tombe au sol. Une vidéo qui a suscité, sur les réseaux, une vive émotion, notamment chez Clémence Guetté, députée du Val-de-Marne (LFI). « Partout ce matin, la répression frappe et cogne sans distinction ni retenue. Les images qui nous parviennent sont honteuses », s’est indigné l’élue sur X.

    « On est là pour dire au gouvernement qu’on n’est pas d’accord avec ce qu’il se passe au niveau national comme international, détaille Lucie, militante de 23 ans présente à la tentative de blocus. On exige notamment que les ultrariches donnent davantage à l’état ». Et son amie, Line, d’ajouter : « On reviendra même si ça s’est mal passé aujourd’hui, on ne se laissera pas faire ». « On essaie de créer un rapport de force car on voit bien que les manifestations traditionnelles n’ont pas d’effet. L’intensité de la présence policière montre que le ministère de l’Intérieur n’est pas serein », justifie Luidji, en fin de manifestation.

    D’autres blocus étaient en parallèle organisés à Marseille, notamment devant l’usine d’armement Eurolinks (13e), qui a fourni des composants militaires à Israël depuis le 7-Octobre.

  • Des blocus rapidement réprimés par la police

    Des blocus rapidement réprimés par la police

    Douze blocus étaient annoncés, ce mercredi, dans les Bouches-du-Rhône, dans le cadre du mouvement citoyen « Bloquons tout », né sur les réseaux sociaux. Une opération en partie endiguée par les forces de l’ordre, mobilisées en très grand nombre dans le département et dans le reste du pays, comme l’a souligné très tôt le ministre de l’Intérieur démissionnaire Bruno Retailleau, rappelant que « 80 000 gendarmes et policiers » seraient sur le pont dans la journée.

    À Marseille, en centre-ville, le point de rendez-vous fixé à 6h30 sur la place Castellane s’est très rapidement déporté sur le boulevard Vincent-Delpuech (6e), reliant l’A50 à l’avenue Jules-Cantini, où s’est installé un bref blocus. À 7h15, la police retirait déjà les barricades disposées sur la route, que les manifestants avaient désertée pour rejoindre le boulevard Sakakini (5e), qu’ils bloqueront peu de temps avant que les forces de l’ordre n’interviennent et que la circulation reprenne normalement, aux alentours de 9h. Le même cortège s’est ensuite rendu à l’entrée du tunnel Prado-Carrénage pour tenter de bloquer le rond-point de l’Europe. Un blocus qui sera encore une fois réprimé. En parallèle, les centaines de manifestants rassemblés à la Porte d’Aix dès 6h30, ont également été repoussés et ont ensuite rejoint la passerelle de la Joliette, qu’ils sont parvenus à bloquer un temps, avant d’être de nouveau repoussés par les forces de l’ordre. Les manifestations sauvages, organisées après la manifestation officielle, dans l’après-midi, ont été réprimées par les CRS, qui à plusieurs reprises ont fait usage de gaz lacrymogènes.

    La préfecture se félicite

    « Nous avons mis en place un dispositif très agile, mobile et réactif grâce à plusieurs jours d’anticipation, ce qui permet au mouvement d’être moins virulent que prévu », se félicite la préfecture de police de Marseille en fin de matinée. « Même si nous avons constaté quelques velléités à bloquer des axes routiers importants, tel que l’A 50, l’A 55 et l’A7, les blocus ont échoué grâce à un dispositif adapté », ajoutent les représentants de l’institution. Au total dans les Bouches-du-Rhône, le bilan à 15h était de 9 interpellations, dont 2 à Arles et 7 à Marseille. Les motifs avancés sont : « Violences sur personne dépositaire de l’autorité publique, rébellion, jet de projectiles, vol, incendie de poubelle et dégradations. »

    À Toulon, le préfet annonçait en fin de matinée qu’aucun réel blocage, à La Valette, au lycée Dumont d’Urville et aux Arcs n’a perduré.